Le Forum Catholique
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( 926843 )
Un évêque suisse veut donner un autre nom au mariage H-F par Jean Kinzler (2021-08-22 13:53:01)
AU CAS OÙ LE "MARIAGE" GAY SERAIT APPROUVÉ EN SUISSE
L'évêque de Coire suggère de donner un autre nom au "mariage classique" entre l'homme et la femme
L'évêque de Coire (Suisse), Joseph Bonnemain, s'est prononcé à la télévision suisse contre toute discrimination des différentes formes de partenariat. Dans le même temps, il a de nouveau plaidé dans l'émission "Club" de SRF pour un changement de nom du mariage classique, mais cette fois sans proposer de terme, après avoir récemment provoqué des réactions très défavorables en suggérant le mot "bio-mariage".
19/08/21 7:37 PM
(Kath.net/InfoCatholic) Le 26 septembre, le peuple suisse se prononcera par référendum sur les modifications du Code civil qui ouvriraient le mariage aux couples de même sexe.
Sur le mariage, Mgr Bonnemain préconise "une différenciation significative". Pour lui, c'est une question de dénomination, de savoir si "des choses différentes sont appelées par le même nom". On pourrait imaginer de renommer ce que l'on appelle classiquement le mariage, c'est-à-dire le mariage traditionnel comme l'union d'un homme et d'une femme.
Bonnemain avait déjà évoqué cette préoccupation dans une interview accordée à la "Neue Zürcher Zeitung" au début du mois de juillet. L'évêque y avait initialement déclaré qu'il souhaitait personnellement voir le "mariage pour tous" rejeté dans les urnes. "Non pas en raison d'une position conservatrice, mais parce que je considère que, sur une base biblique, le terme de mariage dénote un certain type de partenariat. Il s'agit d'une relation de fidélité à vie entre un homme et une femme, ouverte à la vie", tel était son raisonnement. D'autres relations interpersonnelles ont également de la valeur, a-t-il dit, mais elles ne sont pas identiques au mariage.
Quant à la terminologie, M. Bonnemain a déclaré au journal : "Si le mariage pour tous se réalise, peut-être devrions-nous renommer le partenariat entre l'homme et la femme fondé dans la Bible. À titre d'exemples, il a suggéré "l'amour pour toujours" ou "le mariage biologique". Cette fois, il s'est abstenu de toute suggestion. Le terme "bio-mariage" était "malheureux", a admis l'évêque dans le "Club" de SRF. Mais il avait voulu provoquer un débat, qui a eu lieu.
Nous ne devons pas oublier le mariage en tant qu'union d'un homme et d'une femme et la famille dans laquelle les parents biologiques vivent "harmonieusement" avec les enfants et les grands-parents, a déclaré l'évêque. Bonnemain a également parlé du partenariat originel entre chrétiens, juifs et biblistes, qui doit être maintenu, cultivé et promu. Ce partenariat est un enrichissement pour tous, a-t-il dit.
Pour l'évêque, le mariage est plus qu'un phénomène culturel qui a changé au cours des siècles. Il existe comme un fondement dans le cœur humain, a déclaré Bonnemain vers la fin du programme. Il est ému par la question de savoir ce qu'il adviendra du mariage traditionnel à l'avenir. "Qu'allons-nous faire politiquement et juridiquement pour protéger et promouvoir ce type de partenariat que l'on a appelé mariage jusqu'à aujourd'hui et qui a été la base de la société pendant des millénaires dans toutes les cultures ?" était sa question.
https://www.infocatolica.com/?t=noticia&cod=41282
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( 926847 )
L'idée n'est pas si sotte par Candidus (2021-08-22 15:06:57)
[en réponse à 926843]
Nous assistons au travestissement du mariage sans pouvoir faire grand chose pour nous y opposer. En rejetant le "mariage pour tous", nous nous exposons de plus en plus à des persécutions et à des condamnations judiciaires. En attendant que Dieu remette de l'ordre dans tout cela, l'idée de différencier lexicalement ces différents types d'unions a sa pertinence.
Puisque les tenants du "mariage pour tous" se sont accaparés le mot "mariage" et que nous ne pouvons rien faire pour les en empêcher sur le plan légal, pourquoi ne pas utiliser l'expression "mariage sacramentel" ou conjugium, matrimonium, pour désigner notre mariage ?
Je n'imagine pas la république laïque nous interdire d'exclure -effectivement ou symboliquement - quelqu'un d'un acte cultuel, d'une réalité théologique.
Du coup, nous ne serions plus concernés par le "mariage civil" puisque notre mariage n'aurait plus grand chose à voir avec la pantomime qu'ils nomment "mariage".
Nos prêtres ne célèbreraient pas des "mariages" mais présideraient à l'acte sacramentel par lequel Dieu bénit la décision de donner la vie. Un sacrement, le canal de la grâce divine, ne concerne pas l'ordre légal administratif.
Cela serait le développement logique des réformes sociétales qui ont été récemment mises en oeuvre. D'ailleurs, est-ce que je me trompe ou une procédure n'a-t-elle pas été engagée devant les instances européennes pour faire condamner l'interdiction par la France du mariage religieux non précédé par un mariage civil ? Si c'est le cas cette initiative a toutes les chances d'aboutir.

( 926848 )
Je ne crois pas que vous mesuriez bien par Tibère (2021-08-22 15:12:26)
[en réponse à 926847]
que la République est ontologiquement anti-catholique. Elle est d'essence religieuse et poursuit, souvent sans que ses protagnistes en aient eux-mêmes conscience, un seul but : détruire totalement ce qui reste de chrétien dans notre société.
Il ne servira à rien de ruser et de jouer sur les mots. La patrouille de la police de la pensée vous rattrapera tôt ou tard.

( 926867 )
On peut par Jerailu (2021-08-22 19:28:58)
[en réponse à 926848]
bien essayer, je ne suis pas contre l'idée de jouer avec les cartes de l'adversaire, mais bien garder à l'esprit qu'il les truque !

( 926850 )
Cela porte déjà un nom, non ? par Pétrarque (2021-08-22 15:14:39)
[en réponse à 926847]
Le mariage désigne une fois pour toutes l'union légitime de l'homme et de la femme.
Celle-ci a deux fins essentielles :
- la génération des enfants
- le bonheur des époux.
Pour dénommer le reste des options, le choix demeure vaste : l'adultère, le concubinage, la fornication...
Ce ne sont pas les qualificatifs qui manquent...

( 926851 )
Oui, ce n'est en général pas une bonne idée par Meneau (2021-08-22 15:24:29)
[en réponse à 926850]
d'abandonner le vocabulaire à l'adversaire et d'accepter qu'on donne un autre sens à un mot.
Il ne faut pas céder face à la subversion linguistique.
Cordialement
Meneau

( 926852 )
On pourrait très bien par Non volumus ignorare (2021-08-22 15:25:26)
[en réponse à 926850]
donner aussi un autre nom aux évêques......et fais le sondage ensuite sur ceux auxquels on peut encore décerner le nom de bâtisseur...

( 926853 )
Ahah excellent par Tibère (2021-08-22 15:29:41)
[en réponse à 926852]
Pour certains évêques, le nom tout trouvé est : syndic de faillite.

( 926859 )
Mieux que ça !... par vistemboir2 (2021-08-22 16:45:32)
[en réponse à 926853]
"Liquidateurs" !

( 926854 )
Dans ce cas... par Candidus (2021-08-22 15:33:58)
[en réponse à 926850]
... d'ici peu, au rythme où vont les choses, vous devrez toujours avoir une valise prête, comme les dissidents au temps de l'URSS.
Vous avez bien sûr raison sur le plan des principes, mais une certaine flexibilité consistant à mettre en relief les contradictions de nos ennemis, peut aussi constituer une option valide pendant un certain temps ; mais la remarque de Tibère a sa pertinence : la police de la pensée finira bien par nous rattraper.

( 926855 )
Si l’église changeait le nom français du mariage par Vincent F (2021-08-22 15:48:52)
[en réponse à 926847]
Cela suffirait-il à se dispenser du mariage civil ?

( 926857 )
Je ne poserais pas le problème de cette manière par Candidus (2021-08-22 16:29:27)
[en réponse à 926855]
Si l'Etat change la définition du mariage -et c'est ce qu'il fait avec les lois "sociétales"- cela ne devrait-il pas faire disparaître la prétention de subordonner le mariage religieux à un mariage civil préalable ?
Les républicains nous rabachent les oreilles avec la sacro-sainte loi de séparation des Églises et de l'État, mais ils ne s'offusquent pas de cette anachronique subordination d'un acte cultuel à un acte administratif.
Une fois que cette liberté religieuse est acquise, l'Eglise doit manifester, d'une manière ou d'une autre, que ces deux réalités (mariage républicain et mariage catholique) n'ont pratiquement rien de commun. De la sorte, on ne pourra pas nous reprocher d'être contre le "mariage pour tous" ou plutôt de considérer que ce "mariage pour tous" n'est en fait que la "fornication organisée pour tous" SELON NOTRE DÉFINITION DU MARIAGE qu'il n'appartient pas à l'État laïque de juger.
Ces deux mariages sont tout simplement aux antipodes l'un de l'autre, ils n'ont de commun que le nom, d'où la question d'utiliser des noms différents pour les désigner. Si c'était nous qui fixions le lexique administratif, la question serait vite réglée, mais ce sont eux qui décident. La question mérite au moins d'être posée.

( 926856 )
Triste dimanche. par Yves Daoudal (2021-08-22 16:16:11)
[en réponse à 926847]
Je suis stupéfait de voir que même sur le Forum catholique certains sont prêts à tout abandonner. Pire encore, à avoir peur de passer pour des dissidents…
Le mariage est l’union d’un homme et d’une femme depuis Adam et Eve, comme le soulignait Jean-Paul II, et il est bien évident que personne ne peut rien y changer. Ni les invertis, ni le bodybuilder au T-shirt Calvin que François a imposé comme « évêque » à Coire (
1). Que cet « évêque » ne sache manifestement pas ce qu’est l’Eglise ni ce qu’est l’Eucharistie (
2) ne me paraît pas être une raison pour acquiescer à sa suggestion de supprimer le mariage.
Au passage, il faudra expliquer comment l’Eglise qui supprimera le mariage pourra obliger certains pays à modifier leur Constitution.
Pologne
Article 18
La République de Pologne sauvegarde et protège le mariage en tant qu'union de la femme et de l'homme, la famille, la maternité et la qualité de parents.
Lituanie
Article 38
La famille est le fondement de la société et de l'État. L'État sauvegarde et protège la famille, la maternité, la paternité et l'enfance. Le mariage se conclut par le libre consentement d'un homme et d'une femme.
Lettonie
Article 110
L'État garantit et soutient le mariage - c'est-à-dire l'union entre un homme et une femme -, la famille, les droits des parents et ceux de l'enfant. L'État accorde un soutien particulier aux enfants handicapés, aux enfants privés de soins familiaux ou qui ont subi des violences.
Hongrie
Article L.
1. La Hongrie protège l'institution du mariage en tant qu'union pour la vie en commun d'un homme et d'une femme établie par une décision délibérée, ainsi que la famille en tant que fondement de la vie de la nation.
Bulgarie
Article 46.
Le mariage est une union librement conclue entre un homme et une femme.
Moldavie
Article 48
La famille
1. La famille constitue l'élément naturel et fondamental de la société, elle a droit à la protection de la part de la société et de l'État.
2. La famille est fondée sur le mariage librement consenti entre l'homme et la femme, sur leur égalité et sur le droit et le devoir des parents d'assurer la croissance, l'éducation et l'instruction des enfants.
Russie
Article 72.
1. Sont de la compétence conjointe de la Fédération russe et des sujets de la Fédération russe :
g1) la protection de la famille, de la maternité, de la paternité et de l'enfance ; la protection de l'institution du mariage en tant qu'union d'un homme et d'une femme ; la création de conditions pour une éducation décente des enfants dans la famille, ainsi que pour que l'obligation pour les enfants majeurs de s'occuper de leurs parents

( 926858 )
Oui par Meneau (2021-08-22 16:36:46)
[en réponse à 926856]
Abandonner le sens des mots, c'est perdre la bataille des idées.
Faudra-t-il aussi inventer des nouveaux mots pour "homme" et "femme", sous prétexte que certains veulent appeler homme une femme et inversement ?
Cordialement
Meneau

( 926860 )
XX et XY par Candidus (2021-08-22 17:10:24)
[en réponse à 926858]
Là, plus aucune contestation ne devient possible.

( 926893 )
C'est probablement là par Gaius (2021-08-23 15:45:15)
[en réponse à 926858]
que réside le principal problème: comment définit-on un homme et une femme, sachant qu'il existe un pourcentage non négligeable de personnes intersexes, c'est-à-dire née avec des caractéristiques sexuelles qui ne sont ni totalement féminines, ni totalement masculines. Ces variations du développement sexuel peuvent concerner les chromosomes, les hormones, le sexe interne ou externe de la personne. Elles concernent entre 1 et 2 % des naissances.
Ce phénomène n'est pas pour rien dans la relativisation progressive de la distinction hommes/femmes que l'on pensait fondée sur la "loi naturelle".

( 926894 )
On ne fonde pas par Jean-Paul PARFU (2021-08-23 16:27:14)
[en réponse à 926893]
l'anthropologie, la morale et la théologie à partir de cas exceptionnels ou de malformations.
Par ailleurs et enfin, s'il n'y a plus "ni homme ni femme", c'est dans l'ordre surnaturel et en vue du Ciel où on ne se marie plus.
Dans l'ordre naturel, il y a toujours des hommes et des femmes, car l'homme n'est "ni ange ni bête et qui veut faire l'ange fait la bête" !

( 926895 )
Disons par Gaius (2021-08-23 16:35:35)
[en réponse à 926894]
que ces cas "exceptionnels" ont tout de même pour effet de rendre difficile une définition univoque des genres, partant d'affaiblir un discours fondé sur une loi naturelle considérée comme absolument intangible.

( 926899 )
Un chrétien par Jean-Paul PARFU (2021-08-23 17:44:34)
[en réponse à 926895]
à l'instar de son Maître, doit, le cas échéant, notamment si la foi et la morale sont en jeu, être un signe en butte à la contradiction.
L'Eglise est toujours au coeur du combat et doit prêcher à temps et à contretemps et ses ministres doivent, s'il le faut, témoigner jusqu'au martyre.
En un mot, nous ne devons pas continuellement tenter de recycler toutes les idées à la mode qui traînent dans notre pauvre monde.
L'idéologie du 'Genre", dont vous vous faites le héraut, est née sur les Campus américains où l'idéologie française de la déconstruction a rencontré "un post-protestantisme de puritains sans Dieu".
On ne fonde pas une anthropologie sur des cas particuliers et anormaux qui, a contrario, prouvent qu'il y a bien une norme. On la fonde sur l'ordre des choses, sur l'ordre naturel, sur ce que les Grecs appelaient : "le Cosmos". Pour être libre, l'homme doit accepter sa condition de créature et ne pas se perdre dans une volonté propre prométhéenne qui ne peut que le détruire !
Est moral un acte conforme à sa fin. L'oeil est ainsi fait pour voir et l'oreille pour entendre. Le sexe est fait pour la reproduction. Or la nature a prévu qu'il y ait des hommes et des femme et que seule la rencontre des sexes masculin et féminin permet la reproduction, et est donc conforme à sa fin. Le sexe pratiquée en dehors de sa finalité est, au mieux, un jeu où l'on essaye de contourner la nature, ou l'on essaye d'utiliser une potentialité en dehors de ce pourquoi la Nature et le Créateur l'ont pensée. On triche ou/et on ne prend pas la vie au sérieux. C'est immoral et c'est un péché !

( 926901 )
Ca ne pose problème par Meneau (2021-08-23 17:57:21)
[en réponse à 926893]
qu'à ceux, comme vous, qui les cherchent.
Ce n'est pas parce qu'il y a des moutons à cinq pattes qu'il faut arrêter d'appeler "mouton" l'ovidé quadrupède que tout le monde appelle mouton.
Cordialement
Meneau

( 926910 )
Quand même par Gaius (2021-08-23 21:00:48)
[en réponse à 926901]
la quadrupédie ne fait pas partie de la définition du mouton (animal domestique, mammifère herbivore ruminant appartenant au genre ovins de la sous-famille des Caprinés...).
Si en revanche vous admettez que l'humanité n'est composée que d'hommes et de femmes, il faut définir par exemple si individu présentant des chromosomes XX mais développant un phénotype anatomiquement et physiologiment masculin est un homme ou une femme. Idem pour un individu présentant la combinaison XY avec des caractères sexuels féminins. Idem lorsque le gène SRY apparaît sur le chromosome X, conduisant à un embryon XX, qui développe l'anatomie masculine.
D'où la conclusion selon laquelle distinction masculin/féminin ne reposerait pas sur des données naturelles indiscutables mais, pour une part non négligeable de la population, sur un choix à opérer entre divers critères (choix qui est de plus en plus souvent laissé à la volonté de la personne concernée, comme c'est le cas en Allemagne depuis 2018).

( 926914 )
Pouvez-vous aller au bout de votre pensée ? par Pétrarque (2021-08-23 22:18:07)
[en réponse à 926910]
S'il vous plaît ?

( 926916 )
J’allais poser la même question par XA (2021-08-23 23:15:24)
[en réponse à 926914]
J’avoue que je suis un peu stupéfait.

( 926939 )
Je ne suis pas sûr par Gaius (2021-08-24 12:51:33)
[en réponse à 926914]
d'y être allé jusqu'au bout. Simplement, j'ai été plusieurs fois confronté (professionnellement) à des procédures de changement de sexe. Je connais en outre personnellement trois personnes qui sont passées par là. Il s'agissait dans certains cas de corriger des opérations de réassignation effectuées sur des bébés aux organes ambigus). Je puis en tous cas garantir qu'il s'agissait à chaque fois d'un processus sérieux, avec accompagnement médical à long terme et mettant fin à des années de souffrance.
Si l'on prétend adopter une philosophie réaliste, on ne peut passer sous silence la réalité des personnes intersexes sous prétexte qu'elles seraient minoritaires. Cette réalité amène à s'interroger sur la définition des genres masculin et féminin: faut-il privilégier les critères chromosomiques, physiologiques, hormonaux (voir le cas célèbre de l'athlète sud-africaine Caster Semenya), psychologiques, sociaux...? En tous cas, si vous avez une définition univoque, j'en suis preneur.
Il y a plus de choses dans le ciel et sur la terre, Horatio, que n'en rêve votre philosophie.

( 926919 )
Gaius...voyons par Rothomagus (2021-08-24 02:19:37)
[en réponse à 926893]
sachant qu'il existe un pourcentage non négligeable de personnes intersexes
Non négligeable ?
Jamais vu et jamais connu personne qui en connaissait. Madame a pris la pilule sans doute à une certaine époque. Des malformations sont toujours possibles. Et un handicap n'a jamais retiré l'humanité de quiconque.
Sinon on distingue un homme et une femme d'un coup d'oeil, au besoin en les mettant tout nus, peu importe les chromosomes.
Les gens qui ont des problèmes identitaires, qui aimeraient être autre chose que ce qu'ils sont, qui fuient leur corps d'adolescent, ça existe depuis toujours. Le seul problème c'est que des gugusses dans la société ne leur disaient pas de persévérer en ce sens, d'aller voir des psys pour découvrir leur moi profond et autres billevesées. On fabrique une humanité monstrueuse en continuant ainsi, dans la pure continuité des dérives de l'enfant-roi.
Je dois travailler avec des personnes complètement malades de tout ça, fanatiques de l'écriture inclusive : c'est insupportable de devoir les écouter sans rien dire. Ils ont toujours raison sur tout et se sont fabriqués un monde avec leur vérité nouvelle, plaçant l'homme et la femme au centre, libres de leurs choix, de leurs pulsions, de leur sexualité etc. Il n'y a aucune place pour Dieu dans ce schéma. Rien n'est plus au dessus d'eux. On choisit sa vie, sa mort, comme on change de chemise. On redessine son identité au gré de l'image que l'on veut renvoyer à son entourage. Et, cerise sur le gâteau, on demande à l'Etat de tamponner tout ça. Et maintenant à l'Eglise.
Les députés disent toujours que "c'est compliqué, vous comprenez on ne pas toujours tout refuser etc". Les évêques s'orientent, quant à eux, vers l'idée d'une église accueillante et inclusive. Quoi de choquant ? direz-vous. C'est presque le slogan de McDo : "venez comme vous êtes". On ne s'occupe pas de Dieu, on s'occupe "des gens", qui sont déjà suffisamment autocentrés sur eux-mêmes comme ça, pour qu'on les y encourage encore un peu plus.
Si jamais la hiérarchie catholique rentre, comme elle l'a fait sous Vatican II, dans cette course qui consiste à suivre les évolutions de la société, elle court alors à sa perte. Elle sera toujours en décalage par rapport à l'inventivité humaine, sur le terrain.
Et puis, qu'attendre de la majorité de l'épiscopat sur l'identité humaine ? S'ils s'interrogent sur cette question c'est que l'épiscopat lui-même est en quête identitaire. Nos évêques sauraient-ils encore dessiner les contours de l'identité de l'Eglise dont ils sont les gardiens, et du peuple les pasteurs ?
Bien avant les transsexuels, nous avons eu les transrituels.
J'aurai du mal à dire ce qui m'inquiète le plus.

( 926923 )
Jamais vu et jamais connu ... par Cath...o (2021-08-24 08:04:13)
[en réponse à 926919]
Parce que vous croyez que c'est écrit sur leur front ? Je ne sais pas si le chiffre donné par Gaius est exact (Wiki tant aimé par certains ici donnerait plutôt une fréquence de une naissance sur 500), mais ce n'est tout de même pas négligeable. Statistiquement vous en avez sans doute déjà côtoyé sans le savoir ... En tout cas en crèche nous avons déjà eu le cas : c'est un des seuls métiers où nous entrons dans l'intimité du petit enfant, lors des changes, et oui, je vous confirme que cela existe bien.
Quant à votre réflexion sur la pilule je la trouve du plus mauvais goût : avec un tel jugement à l'emporte pièce je doute qu'une famille catho vous confie le problème que rencontre son enfant. Si c'est pour avoir les regards méfiants de toute la paroisse (c'est une mauvaise catholique, elle a sans doute pris la pilule), elle préfèrera garder le silence.
Il y a vraiment des jours où les tradis me font peur ...

( 926926 )
Chère Cath...O par Jean-Paul PARFU (2021-08-24 09:52:11)
[en réponse à 926923]
Le problème n'est pas de savoir s'il y a des malformations et s'il faut ou non traiter ces problèmes. Il n'y a pas d'un côté ceux qui connaissent la réalité de ces problèmes et qui sont compatissants et les autres.
Le problème est que Gaïus et les gens qu'ils approuvent prennent ce type d'exemples pour émouvoir d'abord, mais nous dire ensuite, c'est leur but réel, que, de manière générale, l'identité sexuelle n'est pas naturelle, parce que la nature, bien souvent, ne fixe pas elle-même d'identité. L'identité serait simplement culturelle ou un choix personnel.
Il veut donc nous dire que c'est l'individu qui choisit son sexe et sa sexualité. Il n'y a donc pas de règles naturelles qui s'imposent à lui. Il n'est pas fait ; il se fait. Il n'est pas homme ou femme, mais il le devient s'il le souhaite et il peut au cours de sa vie changer d'identité sexuelle. Il n'y a pas de nature, il n'y a pas de morale. Il n'y a donc même plus d'homosexualité ou d'hétérosexualité. C'est le discours de toujours de la Franc-Maçonnerie : "dissoudre et coaguler" à sa manière qui est prométhéenne et folle ! C'est du Simone de Beauvoir et du Gisèle Halimi, puissance un milliard !
Il part donc de cet exemple pour faire exploser toute la morale naturelle. Il le fait comme ceux qui se servent du cadavre d'un petit syrien sur une plage turc pour faire exploser les frontières et permettre la submersion migratoire de l'Europe et sa domination par l'islam. Et bien entendu, après avoir dit ces énormités, ils trouvent toujours des gens qui disent : "à c'est vrai, moi je l'ai vu à tel endroit et c'est triste, etc ...", ce qui leur permet de mettre un pied dans la porte !

( 926929 )
Et par Jean-Paul PARFU (2021-08-24 10:14:37)
[en réponse à 926926]
"les gens qu'il approuve", bien sûr !

( 926932 )
Merci par Luc de Montalte (2021-08-24 10:28:09)
[en réponse à 926926]
Très bien résumé.

( 926933 )
Admirablement résumé, cher Maître ! par Pétrarque (2021-08-24 10:38:06)
[en réponse à 926926]
Le primat de la compassion, le choc de l'émotion, l'excuse de l'exception.
Les vieilles recettes fonctionnent toujours : partir d'un fait isolé, parfaitement minoritaire, voire insignifiant, et l'ériger en cas de conscience universel propre à commander une posture ou à modifier une doctrine.
Quant à savoir si, dans le cas présent, nous sommes face à la bonne foi abusée ou au trollisme assumé, la question se pose de plus en plus...

( 926934 )
Très bien résumé effectivement mais par Tibère (2021-08-24 10:38:48)
[en réponse à 926926]
je le répète : ne perdez pas votre temps avec Gaïus. Il passe son temps, comme un bon troll qu'il est, à trouver les sujets dans lesquels attirer le gogo et dans un but unique : la provocation.
Il doit bien rire de vous voir vous échiner à tenter de redresser ses divagations tortueuses. Laissez-le tomber. Le troll, comme vous le savez, se nourrit des fausses polémiques qu'il lance. Vos arguments, sachez-le, sont margaritas ante porcos.
Si plus personne ne l'alimente dans ses délires, il s'éteindra de lui-même.

( 926937 )
Evidemment que ça existe ! par Meneau (2021-08-24 11:42:55)
[en réponse à 926926]
Vous avez bien résumé la dialectique pernicieuse qui propulse souvent ce genre de sujets sur le devant de la scène.
Ces anomalies existent, mais le fait qu'il y ait des anomalies n'est pas une raison pour modifier la norme. On traite les anomalies au cas par cas, c'est tout.
L'Eglise traite bel et bien ces cas sans qu'il soit besoin de redéfinir les termes "mariage", "homme" et "femme".
Dans le cas des hermaphrodites (je ne rentre pas dans le détail des différentes anomalies, dont l'impact sur les fonctions sexuelles et la prévalence sont différents d'un syndrome à l'autre - le syndrome de De la Chapelle dont parlait Gaius par exemple, c'est plutôt 1/20.000 et ils sont majoritairement déterminés mâles) il leur est aujourd'hui en général possible de sortir de l'indétermination sexuelle et de se fixer dans un sexe donné, en fonction du bilan sexuel (formes et fonctions) qu'ils présentent. Il leur est permis alors une fois fixés (donc hommes ou femmes de nouveau) de contracter un mariage valide avec des personnes au bilan sexuel complémentaire, sauf impuissance qui est un empêchement dirimant au mariage, et même si souvent ils sont infertiles (cette infertilité ne doit toutefois pas être cachée au futur conjoint si elle est connue).
Cordialement
Meneau

( 926873 )
Ce n'est pas à l'Eglise de changer par Rothomagus (2021-08-22 21:47:08)
[en réponse à 926856]
le nom du mariage.
Mais à ceux qui la singent en prétendant délivrer un pseudo sacrement civil, d'avoir l'honnêteté de l'appeler autrement.
Ce sont ces choses là qu'il faut renommer, qui sont ou seront des actes d'état civil. Avec un peu d'imagination, par exemple :
- Acte de mésunion ?
- Acte autorisant des vicieux à vivre conjointement ?
- Acte portant optimisation du foyer fiscal ?
- Acte d'autorisation de la fornication toute honte bue ?
- Acte portant reconnaissance publique d'une union libre entre deux personnes souffrant d'un tel mal-être qu'elles en ont bien besoin ?
Les Etats veulent mettre des tampons sur tout, et tout régenter, alors appelons un chat un chat. Et n'ayons pas peur d'être crus, cela fera prendre conscience aux gens de l'absurdité de la dérive des institutions qui se croient intelligentes en suivant l'air du temps.

( 926876 )
Contrat, tout simplement par Ptitlu (2021-08-22 23:39:18)
[en réponse à 926873]
Quant aux sujets capables de contracter et aux choses qui sont dans le commerce, il suffit de changer la loi de temps à autre, ça met beaucoup moins de monde dans les rues et les prétoires que les sujets sociétaux.
Et on garde "mariage" pour ce qui l'est vraiment, donc au sens du code de la famille en Biélorussie
(et bientôt de la Constitution) : "
le mariage est l’union volontaire d’un homme et d’une femme fondé sur les conditions décrites dans le présent code, est dirigé aux fins de fonder une famille et prévoit pour les époux des droits et des obligations mutuelles".
Ce qui est assez dingue en Biélorussie d'ailleurs c'est que le très peu traditionnel (pas d'application du motu proprio SP dans son diocèse jusqu'en 2020, et encore une fois par mois) archevêque de Minsk-Moghilev et son vicaire général ont préféré s'opposer à ces amendements à la constitution pour préférer déboulonner Lukachenko et soutenir ouvertement une candidate pro-iccidentale stipendiee par Soros dont le programme à court terme était aux couleurs LGBT.
Mais quand on voit les démarches synodales en Italie, Suisse, Allemagne, on comprend mieux...

( 926881 )
il y a le mariage naturel par Maneguen (2021-08-23 06:17:03)
[en réponse à 926876]
peut-être faut-il que nous ajoutions simplement "sacrement de mariage". En breton on a plusieurs mots.
"Dimeziñ" qui veut dire au sens large se marier mais aussi se fiancer .
"Eurediñ" se marier
"Priediñ" prendre époux
d'où "Priedelezh" mariage au sens de mariage religieux, de sacrement.
On ne peut pas nier qu'il existe différentes sortes de mariage qui ne sont pas chrétiens, mais qui ne violent pas la loi naturelle. Je suis assez d'accord avec cet évêque : chaque chose devrait avoir un mot lui correspondant: pour nous le mariage naturel ou animiste ou musulman sont des réalités que nous ne contestons pas, mais pour moi le pacs ou le mariage civil ce sont des actes officiels de concubinage, c'est tout. Ce mot est péjoratif mais c'est bien la réalité crue, ou alors en Bretagne on dit pour le Pacs ou en concubinage de fait qu'ils sont "en Gaec". Il me semble qu'il y a une expression désuète en français "être à la colle". Et pour les homos, là je suis bout, de la fornication publique entre invertis, sodomitiage ?

( 927522 )
Sans oublier... par gégé81 (2021-08-30 21:48:32)
[en réponse à 926856]
Sans oublier la Constitution de la République slovaque, dont l’article 41 définit le mariage comme « l’union entre un homme et une femme ».
Carte détaillée pour y voir plus clair sur la situation en Europe :
CLIC !

( 926862 )
j'approuve mais voici quelques idées par jejomau (2021-08-22 17:42:00)
[en réponse à 926847]
D'abord je conserverai le "mariage" pour l'union classique. Difficile de changer de toutes façons un mot aussi chargé de sens
Pour les autres, on pourrait avoir:
- le "copulage" pour "mariage copulatoire"
- ou encore , pour faire plaisir à l'évêque de Coire qui s'est cru bon d'inventer le "mariage bio", le "mariage-préservatif" ou bien "mariage-plastique" pour les nouvelles unions.
- on peut diversifier aussi. Par exemple dans le cas d'un pseudo mariage passionné, on aurait la dénomination d'un "mariage hard"
- pour deux jésuites défroqués, on a une touche "signe des temps" : ce serait le "mariage Martin"
Bon, j'espère avoir pu amener une contribution intelligente au débat nouveau ouvert par mes frères évêques en Christ...

( 926863 )
Non ! par Meneau (2021-08-22 17:57:57)
[en réponse à 926862]
Il ne faut même pas utiliser le mot mariage dans un quelconque composé pour désigner des unions qui ne sont en aucun cas un mariage. Sauf peut-être associé avec "parodie" ou autres mots similaires.
C'est bien le piège de la subversion du langage qui fait progressivement accepter un oxymore comme "mariage homosexuel". Un mariage, c'est un homme et une femme, point. Le reste, c'est autre-chose.
Cordialement
Meneau

( 926869 )
pas d'accord par jejomau (2021-08-22 19:47:28)
[en réponse à 926863]
Aucune discrimination envers mon frère gay christique! Que son mariage copulatoire soit pour lui source de gaité dans une église renouvelée par toi, par moi, par François en qui l'esprit du baby-foot résonne, inspiré par la terre-mère Gaïa.

( 926884 )
"Rendons un esprit pur aux mots mal écoutés" par Peregrinus (2021-08-23 09:05:14)
[en réponse à 926863]
Accepter la subversion du langage est bien la dernière chose à faire. Maurras avait ces très beaux vers dans
Antigone, vierge-mère de l'ordre :
Opposons donc la joie à tout symbole triste,
Rendons un esprit pur aux mots mal écoutés.
Au-delà de tous les débats que l'on peut avoir sur les doctrines de cet auteur (ce n'est pas le sujet de mon message), il me semble que ces vers sont un beau programme pour tous ceux qui veulent rendre témoignage à la vérité.
Peregrinus

( 926866 )
On pourrait aussi appeler par Jerailu (2021-08-22 19:27:58)
[en réponse à 926847]
ça l'union de toujours. La seule qui vaille vraiment le coup sur le plan naturel et élevée par NSJC sur le plan surnaturel.

( 926871 )
Surréaliste par Ptitlu (2021-08-22 20:11:30)
[en réponse à 926847]
D'accord avec Yves Daoudal.
Le mariage, c'est un homme et une femme. Y a pas à chercher midi à 14 heures, ni abandonner quoique ce soit parce que certains états (et demain certains évêques ?!) veulent en faire une pantalonnade.
Bon dimanche à tous et halte à la chienlit.

( 926882 )
oui ! "Mariage sacramentel" par Maneguen (2021-08-23 06:19:39)
[en réponse à 926847]
Très bien merci, j'y pensais aussi.

( 926887 )
Non !... par Sacerdos simplex (2021-08-23 11:27:58)
[en réponse à 926847]
1) Déjà, il faut traiter de ces sujets avec prudence dans la manière de s'exprimer, dans le choix des expressions : car nous vivons dans un environnement bien particulier, où le moindre petit écart peut vous conduire devant les tribunaux pour "incitation à la haine".
Un climat de "législatrie", idolatrie de la loi, où les mauvaises lois sont considérées comme intangibles, en tant qu'"acquis sociétaux" sur lesquels il ne saurait être question de revenir. Or toute loi républicaine peut être changée par une autre loi. D'ailleurs les députés passent leur temps - à plein temps !... - à changer des lois.
2) Comme l'ont fait remarquer certains (Merci Y.D. !...), ce n'est pas à nous de changer notre vocabulaire.
On pourrait envisager "vrai mariage", sous réserve de ce qui est dit au § 1.
3) "Mariage sacramentel" : non, cette expression désigne quelque chose de bien précis.
Or un vrai mariage, célébré à l'église, peut parfaitement ne pas être sacramentel, par exemple un mariage avec une non-baptisée (possible, avec dispense de l'Evêque).
De même, un mariage "naturel" entre deux non-baptisés de bonne volonté est un vrai mariage (certes, il pourra cependant être dissous "au profit de la Foi" si ensuite un des époux devient catholique ; mais tant que ce n'est pas fait, c'est un vrai mariage).

( 926902 )
"Vous êtes le sel de la terre par Eti Lène (2021-08-23 18:13:00)
[en réponse à 926843]
Si le sel s'affadit, avec quoi le salera-t-on ? Il n'est plus bon qu'à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes." Matthieu V 13
Le sel en effet pique, et a l'art de révéler la saveur des aliments. C'est un révélateur de ce qui est.
De même pour la lumière sous le boisseau. Le boisseau était un instrument de mesure antique.
"Homme et femme Il les créa." Genèse chapitre 1.