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Les progressistes méprisent ils le peuple? par Roger (2021-08-05 09:14:49)
Au Nicaragua, l archevêque à désapprouvé pour motif sanitaire l l'organisation d une procession traditionnelle (voyez cela sur le blog d Yves Daoudal).
On peut se demander si le mépris du Peuple n est pas au centre de la pensée progressiste qui repose plutôt sur l idee qu une caste de brahmanes (prêtres, francs-maçons, parti révolutionnaire...) sait ce qui est bon pour le peuple.le Peuple ne sait pas en revanche ce qui est bon pour lui.
Cette caste en déduit évidemment le droit d éduquer et même de rééduquer le peuple pour le libérer.
Je me demande si cette pensée n rst pas ultra traditionnelle voir simplement archaïque...en tout cas elle est anti démocratique...
Ca pourrait expliquer pour partie au moins à la fois l indifférence ou l hostilité manifestée dans certains milieux à l egard de la piété populaire, de la démocratie à Hong Kong, de la situation des catholiques chinois comme de la messe traditionnelle ???

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Ils ont de qui tenir par Candidus (2021-08-05 10:20:51)
[en réponse à 925537]
Voyez leurs grands ancêtres, les philosophes des Lumières. Voltaire a écrit : "Il est à propos que le peuple soit guidé et non pas instruit. Quand la populace se mêle de raisonner, tout est perdu."
Ce mépris du peuple apparaît dans toutes les inovations introduites par le progressisme : Art Contemporain, Nouvelle Cuisine, Nouveau Roman, la mouvance bobo, l'idéologie écologiste...
Pour les progressistes, le peuple, ce sont les bouseux qui votent RN et sont incapables d'apprécier le plug annal (si vous ignorez ce que c'est ne le googliser surtout pas) de la Place Vendôme.

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Le peuple est un prétexte par Jean-Paul PARFU (2021-08-05 10:38:24)
[en réponse à 925537]
Les Révolutionnaires parlaient du peuple, parce qu'ils ont d'abord opposé "le Tiers-état" au roi. Ils opposaient à la légitimité dynastique, une autre légitimité, celle de la nation politique. Il s'agissait pour eux d'opposer à la légitimité traditionnelle, une nouvelle légitimité, ou de placer à côté de la légitimité traditionnelle, une autre légitimité, une légitimité nouvelle. Puis, avec les Montagnards et les Jacobins, on est passé du Tiers-état au peuple, c'est-à-dire, en réalité, à leurs partisans et même à leurs partisans des sections parisiennes.
Par ailleurs, de manière générale, il faut savoir ce qu'on entend par peuple ? Le peuple, c'est quoi : les classes inférieures de la population ou toute la population d'un pays ? Dans ce dernier cas, le peuple est-il l'ensemble des personnes vivant sur un territoire ou les personnes ayant la nationalité du pays qui correspond à ce territoire ?
Plus précisément, le peuple est-il une collection d'individus qui n'ont rien à voir les uns avec les autres et sont totalement interchangeables, des numéros dépendant de la même administration, ou une hiérarchie de familles, comme aimait à l'écrire Jean Madiran, voire la nation ethnique des Allemands ?
En un mot, le peuple est-il le peuple au sens commun du terme ou simplement un prolétariat, c'est-à-dire une masse déracinée prête à l'action révolutionnaire : hier la classe ouvrière, aujourd'hui les immigrés ?
Pour les Progressistes, pour la Gauche, c'est clair, il faut entendre "le peuple" dans ce dernier sens. Et ce prolétariat doit être dirigé par "despotisme éclairé", autre notion née au XVIIIème siècle. C'est ce que les Marxistes appelaient, de leur côté, "la dictature du Prolétariat".
Les Progressistes détestent, bien sûr, le peuple au sens que lui donne l'ordre naturel. Ils détestent donc le peuple à forte identité ethnique et culturelle. Et ils détestent aussi, c'est clair, les processions.
Nous avons vu comment la Révolution a traité les Vendéens et comment l'historiographie jacobine, révolutionnaire, les présente et aujourd'hui encore, y compris et à commencer par l'Université.