Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=925327
images/icones/tele.gif  ( 925327 )Pas de passe liturgique dans l’Eglise Catholique par XA (2021-08-02 20:02:43) 

Pas de passe liturgique dans l’Eglise Catholique, c'est le titre du dernier billet de l'abbé Viot sur son blog.



Ayant reçu avec la gravité qui s’impose le nouveau motu proprio Traditionis custodes de notre Pape François, je m’étais fixé comme ligne de conduite de n’en rien dire publiquement, sans me priver d’échanger avec quelques confrères amis sur cette importante question. J’estime en effet que son application relève exclusivement des évêques.

Ce qui m’oblige aujourd’hui à sortir partiellement du temps de silence que je m’étais fixé, c’est en tout premier lieu l’angoisse de fidèles et de prêtres que j’estime, très attachés à la messe de Saint Jean XXIII, qui croient que l’extinction de cette forme du rite romain est maintenant programmée, comme peut effectivement le laisser entendre la lettre du Pape aux évêques accompagnant le motu proprio. Cette peur se manifeste d’autant plus que règne une grande inquiétude concernant l’unité catholique, tant par les nouvelles qui nous viennent d’Allemagne que par le récent et indécent tapage des suffragettes de l’ordination presbytérale devenant de plus en plus affligeant ! Il est vrai que les bénitiers de nos Églises sont en ce moment vides pour cause de pandémie et que leurs pieds, qui selon un de leurs livres y trempaient, sont en manque, tout comme, semble-t-il, leurs aspirations ! Ce sera le sujet de mon prochain blog.

Réfléchissons d’abord sur le motu proprio. Il annonce des mesures restrictives, à l’évidence, vis-à-vis de la célébration en forme extraordinaire. Il vise la manière d’organiser ces messes et les conséquences qui en découleraient, selon certains rapports. La possibilité de célébrer et de participer à cette forme de messe n’est nullement remise en cause pour l’instant. Elle est plus strictement encadrée.

En effet, dans la lettre aux évêques expliquant le pourquoi de son motu proprio, le Pape François estime que, d’après une vaste enquête ordonnée par le Saint-Siège, le motu proprio Summorum Pontificum a donné lieu à des abus qu’il entend corriger. Le Saint-Père a dû tout naturellement prendre conseil de l’Institut liturgique Saint-Anselme de Rome où travaillent certes des personnes éminentes, mais pas spécialement connues pour leur compréhension des raisons qui poussent certains catholiques à tenir à l’ancienne messe. Car ces spécialistes ne veulent y voir qu’une remise en cause de Vatican II. Je ne sais pas quelles sont les positions des milieux italiens, je connais en revanche les milieux français où l’ancienne messe est pratiquée, puisque je la célèbre une fois par mois dans une paroisse parisienne qui pratique les deux formes du rite romain. Je n’y ai jamais ressenti d’esprit de dissidence, même si quelquefois une critique contre le Concile pouvait être émise. Mais j’ai aussi entendu de sévères critiques de Vatican II chez les partisans de la forme ordinaire, dont certains depuis plusieurs années n’hésitent pas à demander un Vatican III ! Aussi les liturges de Saint-Anselme ont-ils dû donner beaucoup d’importance à certaines réponses de l’enquête pontificale, pourtant minoritaires, qui insistaient sur les conséquences négatives de l’usage de la messe pré-conciliaire, car tous ceux qui ont eu accès aux résultats de cette enquête disent qu’elle manifestait, en majorité, la satisfaction des évêques vis-à-vis d’une situation pacifiée, grâce au motu proprio « Summorum Pontificum ».

Mais il semble que cela ne convienne pas aux éléments les plus intransigeants de l’Institut Saint Anselme, dont le professeur Andrea Grillo qui ne fait pas mystère de sa volonté de voir disparaître la messe de Saint Jean XXIII. Son opposition à l’ancienne liturgie n’est un secret pour personne , elle est liée à la compréhension moderniste de Vatican II qui a connu en France le succès que l’on sait, et qui semble aujourd’hui avoir l’oreille de certains évêques italiens. Ce théologien présente le Concile Vatican II, comme un changement radical par rapport à la Tradition catholique formulée par le Concile de Trente et poursuivie par Vatican I. La messe dite de Paul VI serait le pur produit du décret sur la liturgie du dernier Concile « Sacrosanctum consilium », ces deux documents (décret conciliaire et messe) manifestant une opposition absolue à tout ce qui se faisait avant. Ainsi Benoît XVI aurait commis la lourde erreur d’autoriser l’usage de deux rituels en 2007, parce que ceux-ci s’opposaient, l’un comme expression du Concile de Trente, l’autre comme celle de Vatican II. Que peut-on déduire d’un pareil raisonnement sinon que pour le professeur Andrea Grillo, le Concile Vatican II est un Concile de rupture ? Dans ces conditions, il n’est plus catholique et la messe qui en est issue ne saurait être pratiquée. Un pareil raisonnement est pour moi inacceptable !

De plus, je ne puis oublier la manière pénible avec laquelle on imposa la nouvelle messe en 1969, qui laissa un goût amer chez plus d’un catholique, y compris parmi ceux (et c’était la grande majorité) qui approuvaient Vatican Il. La messe ancienne garda de nombreux partisans et les a conservés. La caricaturer en la qualifiant de messe cléricale n’est pas digne d’un théologien et oser résumer, comme le fait le professeur Grillo dans les termes que je vais citer, les quatorze années d’expérience de Summorum Pontificum est contraire à la vérité « Le résultat a amplement démontré que le moyen de la double forme de l’unique rite romain n’est pas seulement une construction théologiquement abstraite sans fondement théorique solide, mais aussi un remède institutionnellement incontrôlable, ecclésialement quelque peu lacérant et spirituellement insidieux ». Quelle injure inacceptable, et imméritée pour le Pape émérite Benoît XVI !

Il n’est pas possible, dans la Tradition catholique, que le Saint-Père puisse contredire son prédécesseur sur le fond (qui touche la doctrine et la foi), et ce serait faire injure au Pape François de laisser entendre qu’il l’ignore ! C’est pourquoi je persiste à croire, comme je l’ai laissé entendre depuis le début de mon propos, qu’il faut recevoir aujourd’hui son document comme ne concernant que la forme (qui a entouré la mise en œuvre de Summorum Pontificum). À moins qu’on nous signifie rapidement que le professeur Andrea Grillo a remplacé Monseigneur Bugnini ! Et encore…. ! Mais tenons nous en au présent, à chaque jour suffit sa peine.

Et je reviens au dernier motu proprio et à la lettre aux évêques. Pour la célébration en forme ordinaire, le Pape invite à plus de sérieux et à la cessation d’abus déjà dénoncés par son prédécesseur. Dans sa lettre aux évêques, le Pape François écrit : « Comme Benoît XVI, je stigmatise moi aussi le fait que dans de nombreux endroits on ne célèbre pas de façon fidèle aux prescriptions du nouveau Missel, mais qu’il soit même compris comme une autorisation ou même une obligation à la créativité, qui conduit souvent à des déformations à la limite de ce qui est supportable ».

Pour la célébration en forme extraordinaire, le Pape veut sévir contre ce qui serait ressenti par certains comme une contestation de la validité de la messe de Paul VI et comme une remise en cause de Vatican II. Ces dispositions ne peuvent apparaître que comme temporaires, au même titre que celles du précédent motu proprio. Le Pape François lui-même le prouve en abrogeant certaines dispositions, preuve que son texte, comme celui de son prédécesseur a une portée limitée dans le temps, liée aux circonstances, et dans un certain nombre de domaines. Ce sont eux que je ressens d’abord comme d’ordre disciplinaire, faisant partie d’une situation qui évoluera forcément. Ceux qui croient que la promulgation de Summorum Pontificum était une excellente chose en 2007, ne doivent pas tomber dans le piège d’une polémique contre le texte du Saint Père qu’il serait plus que néfaste de déclencher . Selon les indications du nouveau motu proprio et en accord avec leur évêque, ils doivent veiller au maintien des messes en forme extraordinaire et à leur bonne fréquentation. Plus que jamais ils doivent dans toutes les circonstances possibles se rapprocher de leur évêque diocésain, par exemple en concélébrant avec lui lors de la messe chrismale . Et s’il a toute autorité pour l’organisation des messes selon la forme ancienne et nouvelle , je rappelle aussi qu’il dispose du canon 87 qui lui permet de suspendre les dispositions d’une loi émanant de l’autorité supérieure, pour le bien des âmes. Et j’indique enfin qu’il est plus que probable qu’il faudra attendre la réunion de novembre 2021 à Lourdes de la conférence épiscopale pour connaître la position de certains évêques sur cette délicate question. Il ne serait pas bon de brusquer qui que ce soit.

À l’heure actuelle, beaucoup d’informations concordent pour indiquer que la grande majorité des évêques de France ne veut pas rallumer une guerre liturgique et souhaite le statu quo. Certaines réactions le prouvent. Aujourd’hui, les évêques sont plutôt les protecteurs des traditionalistes (et c’est vrai pour les deux formes du rite) vis-à-vis de ce qui peut émaner de certains bureaux romains, situation qui peut surprendre certains, mais qu’il faut cependant prendre en compte. Et il ne faut pas oublier le long terme.

Car le grand enjeu concerne les séminaires des instituts Ecclesia Dei, la manière dont ils seront traités par les bureaux romains, et celle dont ils seront reçus désormais dans les diocèses. On ne doit donc rien compromettre ! Nous manquons de prêtres, et les séminaires de ces différents instituts forment de nombreux jeunes prêtres.

Il est donc urgent, comme dit l’Évangile à propos de celui qui veut construire une tour, de s’asseoir pour réfléchir dans le silence et la prière. Tout comme de ne rien faire ou dire qui accréditerait l’idée de rébellion larvée et de rêve d’Église parallèle, idée monstrueuse pour tous les catholiques attachés à la Tradition, qui respectent les formes liturgiques reconnues par l’Église, l’autorité du Pape, des évêques et des conciles. Le Pape donne ici, sous forme de motu proprio, une feuille de route qui oblige les uns et les autres à s’interroger sur leur manière de célébrer et de participer à la messe, et d’obéir aux prescriptions du Magistère. Et cela vaut pour tous ceux qui pratiquent tant la forme ordinaire que l’extraordinaire. Mais cette dernière est actuellement suspectée ! Cela ne devrait pas empêcher de faire valoir, par l’exemple, tranquillement et fermement le droit de vivre dans l’Église catholique au rythme de la messe en forme extraordinaire, dans le respect des limites fixées par l’autorité catholique légitime. Cette discipline, que chacun devrait s’imposer ne permet pas la critique du Concile Vatican II, d’autant plus qu’il a été parfaitement expliqué en 1992. Le Catéchisme de l’Église catholique de saint Jean Paul II a donné une interprétation définitive de ce Concile en engageant l’autorité pontificale. Si toutes les sensibilités catholiques s’y reconnaissent, comme elles le doivent, et si chaque partie prend au sérieux les inquiétudes du Pape François, on est en droit d’espérer, avec l’aide de Dieu, que la célébration des deux formes du seul rite romain continuera dans la paix fraternelle pour enrichir spirituellement l’Église et conforter son unité ! Un nouveau motu proprio pourra alors peut-être voir le jour ? Présentons cette espérance à la Bienheureuse Marie Toujours Vierge, le 15 août prochain en célébrant sa glorieuse Assomption !

source
images/icones/bravo.gif  ( 925334 )Un commentaire pondéré par AVV-VVK (2021-08-02 20:43:29) 
[en réponse à 925327]

et dévot. Pas surprenant de la part de ce prêtre [français], tantôt sévère, tantôt modéré (cf. Le Club des...)
images/icones/c_nul.gif  ( 925364 )Je n'aime pas du tout par Nemo (2021-08-03 08:49:38) 
[en réponse à 925327]

Mais alors pas du tout.
L'auteur, on le voit par son texte, est intelligent.
Mais sa vision de l'Eglise qui fait de moi un toutou fidèle à son maître le pape, n'est pas ma vision du catholicisme.
Le pape est un méchant homme, j'ai le droit de le penser et de le dire.
On ne peut critiquer Saint-Anselme et porter le pape sur les autels.
Ce pape qui du reste ne se gène pas pour critiquer un autre pape encore vivant.

Je note des trucs rigolos :

Plus que jamais ils doivent dans toutes les circonstances possibles se rapprocher de leur évêque diocésain, par exemple en concélébrant avec lui lors de la messe chrismale.
Marronnier classique qu'on a oublié de mettre dans le motu proprio mais qu'il nous rajoute en prime.

Une des perles est sans doute :

Cette discipline, que chacun devrait s’imposer ne permet pas la critique du Concile Vatican II, d’autant plus qu’il a été parfaitement expliqué en 1992.

J'ai le droit de ne pas aimer Vatican II. Il y a eu de mauvais conciles dans l'Eglise. Vatican II n'a pas atteint son but en 50 ans : pas besoin d'être grand clerc pour en conclure qu'il ne l'atteindra jamais, qu'il s'applique encore moins à notre époque qu'à la deuxième moitié du XXème siècle. On aimerait un peu plus de modernité chez l'abbé Viot : nous sommes attachés à la messe traditionnelle, il s'attache aux années 60 et à un méchant pontife qui détruit tout.

J'espère que j'ai le droit de dire sans être excommunié que je n'aime pas le sel affadi de l'abbé Viot.

A-t-il des oeillères qui l'empêchent de voir que ce motu proprio vise la disparition à moyen terme de la messe traditionnelle, ce que tous les observateurs sérieux, conservateurs ou progressistes, constatent ?
Avec des avocats comme l'abbé Viot nous n'irons pas loin.
images/icones/1f.gif  ( 925365 )Une fois encore... par Pétrarque (2021-08-03 09:05:59) 
[en réponse à 925364]

Totalement d'accord avec vous, Némo.

J'ai apprécié le courage de l'abbé Viot dans d'autres circonstances, mais je ne peux pas le suivre ici.

La concélébration en rite réformé n'est rien d'autre qu'un chantage à la soi-disant communion et un moyen cynique pour circonvenir les instituts traditionnels.

"Monter des chapelles" comme le claironnent certains depuis trois semaines est, en outre, bien joli, mais il faut pour cela deux choses :

- de l'argent
- des prêtres

Pour l'argent, cela peut certainement se trouver. On a déjà "monté des chapelles" par le passé. Quant aux églises à prendre, elles ne manquent pas.

Mais les prêtres ? Qui desservira des chapelles ouvertes en opposition aux ordinaires ? La FSSP ? L'ICRSP ? L'IBP ?

Il leur faudrait pour cela refranchir le Rubicon et s'installer dans la dissidence.

Je ne suis pas du tout certain qu'ils y pensent.
images/icones/fleche3.gif  ( 925369 )Il faut surtout par Ptitlu (2021-08-03 10:10:50) 
[en réponse à 925365]

Des fidèles résolus.

Pour beaucoup, l'entre deux bancal qui existait était très confortable et ne blessait pas leur besoin de conformisme petit bourgeois.

Il faudra en faire le deuil.

Quant aux prêtres, vous en avez oublié. Et plus évidents pourtant que les instituts.

Il y a un pendant à "montez des chapelles", c'est "montez des écoles" évidemment, d'autant que le fait de quitter l'enseignement d'état ou assimilé (sous contrat) n'a jamais autant eu le vent en poupe, bien au delà des viviers traditionnels du hors contrat religieux ou non. La coronafolie a finalement du bon.
images/icones/1a.gif  ( 925366 )Entièrement d'accord avec vous par Lux (2021-08-03 09:12:16) 
[en réponse à 925364]

Monsieur l'abbé, vous faites preuves comme l'explique Nemo d'un cruel manque de lucidité et d'une parfaite incompréhension des racines du combat traditionaliste.

Il vous faut lire ou relire les deux tomes de La messe interdite de Jean Madiran. Jamais le combat pour la messe et la foi n'aurait abouti avec une telle soumission à un pape et à des évêques qui, depuis les années 1950-1960, se sont majoritairement détournés, sur le fond comme sur la forme, de la Tradition de l'Eglise.

J'ajouterais que cette tendance consistant à se tourner vers les évêques pour se protéger du pape relève d'une amnésie sidérante. Depuis les années 1950, les évêques dans leur globalité ont toujours été plus progressistes que le pape, si bien que de Pie XII à Benoît XVI, les traditionalistes ont pu parfois se référer au pape contre des évêques.

La situation n'a pas changé, ne rêvons pas ! Sauf transitoirement, les évêques dans leur globalité ne nous préserveront pas des foudres du pape, ils les accompagneront avec plus ou moins d'allant.

Il est saisissant de constater l'incapacité que nous avons, pas seulement à ce sujet, à tirer les leçons de l'histoire.

La seule chose qui marche, c'est le combat : celui de Jean Madiran, de Mgr Lefebvre, de Dom Gérard, de tous ces curés s'étant battus pour la messe de toujours jusqu'à leur dernier souffle. Le résultat est là : nous avons la messe, et, malgré la difficulté, la Tradition de l'Eglise reprend des couleurs. En relançant une belle offensive contre cette dernière, le pape nous invite maintenant à continuer en ce sens, sur la trace de nos glorieux aînés ; en aurons-nous le courage ?
images/icones/neutre.gif  ( 925368 )Pas certain par Roger (2021-08-03 09:39:53) 
[en réponse à 925366]

Je crois que Jean Paul II et Benoit XVI voulaient absolument éviter un schisme et ont tout fait pour trouver une solution au conflit avec Econe.

Il me semble que François comme Paul VI souhaite surtout conserver les progressistes et ne craint pas de priver l Eglise de prêtres et de fidèles trop conservateurs.

Ca pourrait même faciliter ses projets de réforme.

C est le moment pour nous d'être actif au sein de l Eglise en effet.
images/icones/pelerouin1.gif  ( 925371 )A ceci près par Jean-Paul PARFU (2021-08-03 10:15:59) 
[en réponse à 925368]

toutefois que :

1) c'est la liturgie réformée qui est venu troubler, en 1969-1970, l'ordre de l'Eglise ;

2) le Pape n'a pas à souhaiter conserver, ou non, tel ou tel type de fidèles dans l'Eglise. L'Eglise et ses fidèles n'appartiennent pas au Pape ou ne sont pas à la disposition du Pape. En tout état de cause, le Pape n'est pas propriétaire de l'Eglise !
images/icones/neutre.gif  ( 925383 )Cher maître par Roger (2021-08-03 11:52:01) 
[en réponse à 925371]

Votre papophobie devient elle systématique?
images/icones/rose.gif  ( 925387 )Certainement pas ! par Jean-Paul PARFU (2021-08-03 12:32:14) 
[en réponse à 925383]

Je ne suis pas "papophobe" et encore moins systématiquement (pourquoi mon Dieu ?). Je suis, par contre, "papolâtrophobe" !
images/icones/neutre.gif  ( 925400 )Eh bien cher maître par Roger (2021-08-03 15:13:15) 
[en réponse à 925387]

Reconnaissez au pape le pouvoir d'excommunier ceux qu il juge non catholiques !
images/icones/1j.gif  ( 925406 )Euh ... par Jean-Paul PARFU (2021-08-03 16:28:49) 
[en réponse à 925400]

Parlez-vous d'une excommunication au sens figuré du terme ou d'une excommunication au sens juridique du terme ?

Dans ce dernier cas, l'excommunication est soumise à des conditions juridiques. En tout état de cause, l'excommunication n'est pas le fait du prince ou de la mauvaise humeur du pape ! Je vous rappelle que Mgr Lefebvre, par exemple, a toujours considéré les peines qui le frappaient, et notamment l'excommunication, comme "non valables" !

Par ailleurs, ce n'est pas le pape qui fait qu'on est catholique ou pas. On est catholique si l'on est baptisé et si l'on a la foi catholique !
images/icones/1b.gif  ( 925558 )Papolâtrophobe, par NLC (2021-08-05 11:55:16) 
[en réponse à 925387]

et peut-être un chouïa Franciscophobe !

Cela dit, je pourrais vous comprendre.
images/icones/iphone.jpg  ( 925398 )Pour 1992… par Athanase (2021-08-03 14:50:37) 
[en réponse à 925364]

L’abbé Viot vise peut-être le Catéchisme de l’Église catholique qui sorti dans la même année donne, effectivement, une explication et même une correction de certains points de Vatican II. Ne crachons pas sur la soupe, car cet effort fut reconnu par la Fraternité Saint-Vincent Ferrier.
images/icones/iphone.jpg  ( 925438 )Au 21e siècle : sauver l’Eglise ou un concile ? par Nemo (2021-08-03 18:54:19) 
[en réponse à 925398]

Que de temps perdu, la grande majorité a fui les églises, tournons la page et oublions ce concile (qui a raté ses objectifs) comme on en a oublié beaucoup d’autres pourtant bien plus pertinents. Il y a d’autres richesses, intemporelles elles, à mettre en avant pour l’évangélisation. Même si la Fraternité St-Vincent Ferrier trouve le concile génial, ce dont je doute fort.
images/icones/5b.gif  ( 925446 )Vous ne m'avez pas compris ! Oui, sauver l'Eglise par Athanase (2021-08-03 22:03:45) 
[en réponse à 925438]

Cher Nemo,

Comme vous je pense qu'il n'est pas irrévencieux de dire qu'un concile peut échouer. Si Vatican II doit être évalué du point de vue pratique, c'est un échec: moins de fidèles et de clercs, en l'espace de 60 ans. D'un point de vue humain, celui du "gain", c'est clairement une déception. En étant plus méchant, je dirais que c'est un désastre, car il n'a pas su, ni voulu endiguer une vague dévastatrice.

Comme vous aussi, je pense que la solution devrait être celle de l'oubli. Car à un moment, on remarquera que le fidèle s'en fiche (sait-il seulement ce qu'est un concile ?) et que l'on passe son temps à l'interpréter, etc. C'est bien le signe d'un échec. A tout le moins, le Concile n'a pas donné l'apaisement qui eût été nécessaire.

Sur le plan théologique, Vatican II a peu défini, même si nous lui devons une Constitution sur l'Eglise et un point où le Concile tranche: la sacramentalité de l'épiscopat. Quelques rappels utiles aussi, comme la prise en compte du patrimoine liturgique et spirituel des Eglises orientales.

La Fraternité Saint-Vincent Ferrier a juste précisé que le CEC de 1992 apportait des précisions, voire des corrections par rapport à Vatican II. Sur Dignitatis Humanae, le CEC apporte des clarifications. En ce sens, c'est bien là qu'il faut toujours privilégier l'après-concile: dès qu'un texte apporte des précisions que n'avaient pas les textes antérieurs. Ce dont justement François ne veut pas. Pour lui, le Concile, c'est un événement déstabilisateur: celui des années 60, dont il ne fait pas le deuil. Je n'ai jamais dit que la FSVF trouvait le Concile génial - ni moi non plus: il faut juste rappeler à tous les "hérméneutes" modernistes qui aiment relativiser le passé de l'Eglise que Vatican II doit être aussi contextualisé.

C'est tout, cher Ami.

images/icones/rose.gif  ( 925555 )Forme-S ordinaire-S et forme extraordinaire par NLC (2021-08-05 11:49:03) 
[en réponse à 925327]

Depuis ce fameux MP - dont les initiales TC ne cessent de m'amuser - et moi qui suis pourtant comme je le disais dès ma présentation BI (ritualiste s'entend), une évidence m'apparait criante : lorsque l'on connait et pratique (parfois) le NOM, comme c'est mon cas, il est évident que parler de "forme ordinaire" au singulier est un non sens.
Si j'étais méchant je dirais qu'il existe autant de "formes ordinaires" que de célébrants, ce qui serait un poil exagéré. Mais il existe en tous cas AU MOINS 4 "formes ordinaires" puisqu'il y a 4 "prières eucharistiques" (sans compter les autres), et si on y ajoute les différentes formules possibles à divers moments de la messe, on arrive à une kyrielle (;-)) de possibilités, et je ne parle même pas des libertés prises avec les rubriques.

Ma légendaire naïveté me ferait espérer que parmi les différentes formules possibles à tel ou tel endroit on y ajoute la formule traditionnelle, ce qui ferait du missel de 1962, encore appelé "forme extraordinaire" qu'une des nombreuses formes de la "forme ordinaire".

Était-ce ce à quoi pensait notre cher pape émérite lorsqu'il parlait d'enrichissement mutuel ?