Le Forum Catholique

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images/icones/neutre.gif  ( 925151 )“Traditionis Custodes est la conséquence de votre refus de Vatican II” par Candidus (2021-07-31 22:29:13) 

A ceux qui défendent Traditionis Custodes en nous expliquant que c’est la conséquence de nos réticences à l’égard de Vatican II, je suggère que nous posions la question suivante :

"Et vous, acceptez-vous les décisions du IVème concile du Latran ? Le concile a décrété dans son Canon 68 que les Juifs et les Musulmans devraient porter une marque ou un habit particulier afin d’être facilement identifiés par les chrétiens et décourager ainsi la fraternisation. Devons-nous admettre sans réserve la pertinence de cette mesure ou faut-il conclure que les décisions pastorales prises par un concile oecuménique peuvent quelquefois ne pas être, ou avec le passage du temps ne plus être, judicieuses ?"
images/icones/1n.gif  ( 925156 )Vous réfléchissez par Tibère (2021-07-31 22:45:43) 
[en réponse à 925151]

avec des catégories traditionnelles. Pour un néomoderniste à la sauce bergoglienne, il n'y a pas des conciles, il y a le Concile et c'est tout.

C'est ce que nous dit le tyran de Sainte-Marthe avec son motu proprio Traditionis Custodes avec de vrais morceaux de méchanceté dedans. Ses sectateurs pensent également la même chose. Pour ces gens-là, l'Eglise véritablement évangélique a commencé en 1962 voire en 1969.
images/icones/2a.gif  ( 925270 )1789 et 1962... par vistemboir2 (2021-08-01 21:15:54) 
[en réponse à 925156]

Pour certains, la France n'existe que depuis 1789 et pour d'autres l’Église ne date que de 1962...

Ce sont peut-être les mêmes : révolutionnaires et conciliaristes, au fond, même tour d'esprit ! Pour les premiers, à la place de la France, la République et son idéologie droitdelhommesque ; pour les seconds, à la place de la religion catholique, la "religion" onusienne et "humaniste".

Dans les deux cas, même combat : Du passé, faisons table rase ! " et "l'Homme à la place de Dieu, pour établir le Paradis sur Terre" (sous la "protection" de Pachamama !)
images/icones/neutre.gif  ( 925273 )Très juste cher vistemboir par Roger (2021-08-01 22:14:29) 
[en réponse à 925270]

Il y a chez certains catholiques une sorte de cancel culture visant à ne plus parler du tout de ce qui se faisait avant 1962 (même pour le critiquer).
images/icones/attention.gif  ( 925166 )Attention par Japhet (2021-08-01 06:32:48) 
[en réponse à 925151]

Il ne semble pas permis de répondre à votre question autrement que par la négative. Une réponse positive constituerait une infraction pénale.
images/icones/iphone.jpg  ( 925174 )La fétichisation du Concile par Athanase (2021-08-01 08:31:07) 
[en réponse à 925151]

n’est certainement pas la meilleure façon d’aborder le Concile. Vatican II est un amalgame de dispositions faiblement (car volontairement) doctrinales, d’observations conjoncturelles et de remarques dans l’air du temps. Personnellement, je dirais qu’il y a un seul point doctrinal que Vatican II a réellement tranché : la sacramentalité de l’épiscopat. Le terme « enseigne » ou « définit » est rare dans les textes.


Le saint Concile enseigne que, par la consécration épiscopale [54], est conférée la plénitude du sacrement de l’Ordre, que la coutume liturgique de l’Église et la voix des saints Pères désignent en effet sous le nom de sacerdoce suprême, la réalité totale du ministère sacré [55]. La consécration épiscopale, en même temps que la charge de sanctification, confère aussi les charges d’enseigner et de gouverner, lesquelles cependant, de par leur nature, ne peuvent s’exercer que dans la communion hiérarchique avec le chef du collège et ses membres. En effet, la Tradition qui s’exprime surtout par les rites liturgiques et par l’usage de l’Église, tant orientale qu’occidentale, montre à l’évidence que par l’imposition des mains et les paroles de la consécration, la grâce de l’Esprit Saint est donnée [56] et le caractère sacré imprimé [57], de telle sorte que les évêques, d’une façon éminente et patente, tiennent la place du Christ lui-même, Maître, Pasteur et Pontife et agissent en sa personne [58]. Aux évêques, il revient d’introduire, par le sacrement de l’Ordre, de nouveaux élus dans le corps épiscopal.


(Lumen Gentium, 21)