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( 924977 )
30/07 Sts Abdon et Sennen, martyrs par ami de la Miséricorde (2021-07-29 22:13:13)

( 924978 )
Méditation du Cardinal Lépicier sur Saint Joseph, Epoux de la Très Sainte Vierge par ami de la Miséricorde (2021-07-29 22:14:18)
[en réponse à 924977]
CHAPITRE V - PERFECTIONS CORPORELLES DE SAINT JOSEPH
Profession de charpentier exercée par saint Joseph
D'autre part, les occupations du saint Patriarche ne semblent pas rentrer dans le cycle des arts libéraux qui relèvent plutôt de la culture de l'esprit que des forces physiques, puisque, à la première prédication de Jésus, les Juifs s'étonnaient d'entendre tant de sagesse de la bouche de la part d'un homme qui n'avait ni étudié, ni fréquenté les écoles; car ils disaient :
« D'où vient à celui-ci cette sagesse? »« D'où lui viennent donc toutes ces choses? » « Comment celui-ci connaît-il les lettres, lui qui n'a pas étudié ? »
De même donc qu'il faut exclure, dans le cas de saint Joseph, l'exercice de professions trop matérielles, ainsi ne faut-il pas non plus penser à un art libéral auquel se serait adonné le saint Patriarche et qui aurait pu faire penser à une culture acquise dans les livres ou sur les bancs des écoles.
Pareillement, il nous faudra rejeter, comme des contes de vieilles femmes, ce que nous lisons dans un très ancien, mais aussi très puéril ouvrage apocryphe, intitulé l'Evangile de l'Enfance, là où il est dit que Jésus, lorsqu'il eut accompli sa septième année, exerça la profession de potier ou de teinturier, de manière soit à former différentes espèces d'animaux, qu'il mettait ensuite en mouvement en présence de ses compagnons, soit à donner, selon son bon plaisir à des morceaux d'étoffes mises dans une cuve à teinture, la couleur que lui-même désirait donner à chacun d'eux.
Ces productions fantaisistes, fruit d'une imagination crédule, mais enfantine, n'ont rien à faire avec l'esprit si sobre et si plein de dignité des saints Evangiles.
Concluons donc, avec Gerson, que l'occupation de saint Joseph consistait à manier le bois, pour en faire différents objets ; opinion, disent les Bollandistes, qui est communément acceptée.
Signification spirituelle de la profession exercée par saint Joseph
Un pieux auteur dont les écrits, sous le pseudonyme de saint Augustin, sont parvenus jusqu'à nous, a très bien expliqué la signification mystique de la profession de charpentier exercée par saint Joseph et par Jésus, son fils putatif.
« Joseph,, écrit-il tout en étant charpentier sur terre, était censé être le père de Notre-Seigneur et Sauveur. D'un pareil travail il ne faut pas exclure Dieu, qui est vraiment le Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ, car il est lui-même charpentier.
En effet, il est l'artisan, qui a bâti, avec une puissance, non seulement merveilleuse, mais encore ineffable, la machine de ce monde; comme un sage architecte, il a suspendu le ciel dans la subtilité, il a établi la terre sur son poids, il a enchaîné la mer dans son sable.
Il est l'artisan, qui réduit à une juste mesure le faîte de l'orgueil et qui élève jusqu'au ciel l'extrême bassesse.
Il est l'artisan, qui, dans nos mœurs, retranche les œuvres superflues et conserve tout ce qu'il y a d'utile. Il est l'artisan dont Jean-Baptiste brandit la hache pour la mettre à notre racine, afin que tout arbre, excédant la mesure d'une juste discrétion, soit coupé par sa base et livré aux flammes; au contraire, tout arbre qui se maintient dans la mesure de la vérité, est, par cette même hache, destiné à former la bâtisse céleste. »
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

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Méditation du Cardinal Lépicier sur Saint Joseph, Epoux de la Très Sainte Vierge par ami de la Miséricorde (2021-07-29 22:43:23)
[en réponse à 924978]
CHAPITRE V - PERFECTIONS CORPORELLES DE SAINT JOSEPH
Signification spirituelle de la profession exercée par saint Joseph
En exerçant, avec son Père putatif, un art servile ou mécanique, remarque le docte cardinal Cajetan, Jésus venait à confirmer la grande vérité, que lui-même ne s'était adonné ni à l'étude des lettres et des sciences, ni à celle de la doctrine de la loi, afin que ses compatriotes pussent se convaincre que sa science n'était pas acquise par des méthodes humaines.
De son côté, saint Ambroise voit, dans le fait que le père temporel de Jésus-Christ était un charpentier, une image de son Père éternel, qui, comme un bon charpentier, travaille à aplanir, à polir, nous dirions presque, à raboter nos vices, mettant la hache à la racine des arbres stériles, enlevant les excroissances nuisibles, et formant tout le genre humain à différents usages, par la diverse qualité des ministères.
À quel âge saint Joseph s'est-il uni en mariage à la très sainte Vierge ?
Saint Epiphane, suivi par quelques auteurs, a cru que saint Joseph avait déjà quatre-vingts ans passés, quand il s'unit en mariage avec la très sainte Vierge, et cette opinion semble avoir inspiré le pinceau d'un grand nombre de peintres. Mais l'opinion la plus commune et certainement la plus autorisée veut que le saint Patriarche fût alors un homme dans toute la vigueur de l'âge, tout au plus entre trente et quarante ans.
Et cette opinion est certainement la plus raisonnable, si l'on considère que ce mariage était destiné, d'abord à pourvoir à l'honneur de la Vierge Mère et à celui de son divin Fils, et ensuite à procurer à la sainte Famille les choses nécessaires à la vie et à protéger la Vierge Immaculée dans les longs et difficiles voyages qu'elle dut entreprendre.
Dans ces conditions, il fallait que le saint Patriarche ne fût pas tellement avancé en âge, qu'on ne pût lui attribuer la naissance du divin Enfant, et que lui-même fût incapable de nourrir et de protéger la vie de Marie et celle de Jésus, comme c'eût été le cas, s'il s'était uni à la sainte vierge dans un âge très avancé.
Il fallait, de plus que, dans ce mariage, le plus digne et le plus noble qui fût jamais, il existât une juste proportion d'âges entre les deux époux. Les mœurs de ce temps, comme celles d'aujourd'hui, admettaient difficilement une union matrimoniale entre un mari d'un âge avancé et une jeune fille, ou vice-versa. De telles unions, dans l'antiquité, comme dans les temps modernes, sont presque inséparables du ridicule.
Du reste, c'est le sentiment commun des Pères et des écrivains sacrés, que saint Joseph était encore dans la fleur de l'âge quand il s'unit en mariage avec Marie. S'ils ne le disent pas expressément, ils le laissent entendre par le fait de reconnaître que, comme Marie son épouse, il était lui-même lié par le vœu de chasteté, circonstance qui ne s'expliquerait pas, si le saint Patriarche fût alors arrivé à l'extrême vieillesse : car ce n'est certes pas alors le moment de s'astreindre par un vœu à l'observation de cette vertu.
Quant à saint Epiphane, ce qui l'a poussé à embrasser l'opinion que nous lui savons, ce fut sa préoccupation de défendre, contre les détracteurs de Marie, la perpétuelle virginité de la Mère de Dieu. À cette fin, il crut bon d'ajouter un nombre indéterminé d'années. au saint Epoux de la Mère du Sauveur.
Ajoutons que l'Évangéliste saint Matthieu, parlant de saint Joseph en relation avec Marie, l'appelle vir Mariæ; expression qui ne peut se rapporter à un homme d'un âge avancé, le mot vir signifiant un individu dans la force de l'âge. Retenons donc que, quand le saint Patriarche s'unit à Marie, il n'était pas le vieillard qu'on aime parfois à représenter dans les peintures populaires.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

( 925030 )
Ces saints ont craché sur les idôles par Eti Lène (2021-07-30 12:27:54)
[en réponse à 924977]
Lu dans mon missel : "Sous l'empereur Dèce,, saint Abdon et Sennen, originaires de Perse, furent accusés d'ensevelir dans leurs propriétés les corps des martyrs laissés sans sépulture. Arrêtés et sommés de sacrifier aux idoles, ils s'y refusèrent, proclamant avec courage la divinité de Jésus-Christ. Jetés en prison, ils en furent sortis pour se voir enchaînés au char de l'empereur et promenés à travers la ville devant les statues des dieux sur lesquelles ils crachèrent en signe d'exécration, ce qui leur valut d'être exposés aux ours et aux lions; les bêtes féroces n'osèrent cependant pas les toucher. Enfin, après les avoir immolés par le glaive, on traîna leurs dépouilles devant l'idole du soleil, mais ils furent secrètement enlevés de ce lieu, pour être ensevelis par les soins et dans la maison du diacre Quirinus."