En 2007, le motu proprio a été perçu non comme un geste d’élargissement mais comme une invitation implicite à revenir à l’ecclésiologie préconciliaire via la restauration du rite tridentin.
L’ecclésiola
Dès lors, pourquoi, dans ces conditions, plutôt que de tenir à distance les baptisés, et ainsi d’entretenir une représentation obsolète de l’Eglise, avec sa bipartition – pourquoi ne pas profiter de ce confinement pour confier l’Eucharistie aux fidèles baptisés, aux familles qui le désirent ?
Pourquoi ne pas profiter de ce confinement pour responsabiliser les baptisés plutôt que de les maintenir dans cette posture passive vis-à-vis des pasteurs et d’une pastorale pensée par et finalement pour les pasteurs ?
Un peu de cohérence : on ne peut pas d’un côté chanter les louanges du Peuple de Dieu, renchérir sur la dignité des baptisés, défendre à grands cris la beauté de la famille, chrétienne ou non, et en même temps refuser que les foyers chrétiens puissent devenir de petites églises domestiques – des Ecclésiola.
Imagine-t-on le "poids de grâce" que cela constituerait pour les multiples familles, qui accueillant l’Eucharistie y trouveraient leur force dans la violence de l’épreuve et deviendraient autant de reposoirs au cœur du monde, des quartiers, des campagnes, et non plus dans la solitude d’une église verrouillée ?
Tirons la chasse.
Tirons la chasse.