Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=924517
images/icones/carnet.gif  ( 924517 )Messe en latin: pourquoi François est-il passé en force ? par Jean Kinzler (2021-07-25 15:47:11) 

«Dieu seul le sait» N°29 - Messe en latin:pourquoi François est-il passé en force ?

Fallait-il toucher au subtil équilibre institué par Benoît XVI ? Mettre en péril la paix chèrement acquise dans l'Église catholique sur le plus inflammable des débats, celui de la liturgie ? N'était-il pas plus convenable d'attendre que le pape émérite ne soit plus là pour acter la destruction de la réforme la plus importante à son cœur ?

Ces trois questions - il y en aurait d'autres, se posent après que le pape François ait publié le 16 juillet 2021 un Motu Proprio (décret d'application juridique du droit canonique) intitulé « traditionis custodes », « gardiens de la Tradition », ici (en italien) qui « abroge » le Motu Proprio du 9 juillet 2007, ici (en français). Le pape régnant explique ses motivations dans une lettre d'accompagnement disponible ici (selon la traduction de l'épiscopat français.)
Benoît XVI avait donné à la messe dite de Saint Pie V, le statut de rite « extraordinaire », libéralisant son usage par accord tacite entre le curé et des catholiques...



L’un d’entre vous aurait cet article en intégralité ? Merci de le placer sur le FC, si c'est possible.

Lien:https://www.lefigaro.fr/actualite-france/dieu-seul-le-sait-n029-messe-en-latin-pourquoi-francois-est-il-passe-en-force-20210725
JK
images/icones/carnet.gif  ( 924518 )Extrait : par Gaspard (2021-07-25 16:08:17) 
[en réponse à 924517]

Merci beaucoup Jean Kinzler pour tous vos posts. Pour ce long article de Jean-Marie Guénois dans Le Figaro, en accès payant, je mets simplement un court extrait, non seulement pour respecter la loi mais aussi pour respecter ce journal et tous les journaux et magazines en général : ils ne peuvent exister que si on les achète. Sinon ce sera le règne des GAFAM et de leurs algorithmes décidés par une poignée de personnes. Bonne fin de dimanche.
*

François n'abroge pas le rite pré-conciliaire, il n'en a pas le droit, ni le pouvoir. Son objectif est d'éradiquer l'usage et l'idée que ce rite puisse subsister « à côté » ou « en parallèle », comme une « alternative » possible, voire une « option » ouverte en complément du rite conciliaire, dit « de Paul VI ».

Cette pratique et cette conception se sont installées depuis 2009 dans certaines mentalités catholiques et en particulier au sein des jeunes générations. François veut combattre cette vision des choses jusqu'à la faire disparaître.

Il n'y parviendra pas parce que l'enquête mondiale qui a préparé cette décision et les conseillers liturgiques qui l'entourent n'ont pas d'expérience concrète des communautés réelles rassemblées par ce type de liturgie, dont la motivation a décuplé après ces mesures de restriction.

images/icones/1a.gif  ( 924519 )Ses conseillers par AVV-VVK (2021-07-25 16:21:22) 
[en réponse à 924518]

Donc, changeons le nom du M.P. en "Motu ejorum".
images/icones/fleche2.gif  ( 924520 )le mot "M.P." par AVV-VVK (2021-07-25 16:31:18) 
[en réponse à 924519]

Correction
images/icones/hein.gif  ( 924523 )Quel Figaro par Alexandre (2021-07-25 17:32:05) 
[en réponse à 924518]

Cet article paraîtra-t-il dans l'édition imprimée de demain ?
Ou bien a-t-il déjà paru dans celle d'hier ?
images/icones/neutre.gif  ( 924524 )Réponse par Gaspard (2021-07-25 19:02:33) 
[en réponse à 924523]

J'ai l'impression que cette "Lettre" de Guénois est uniquement en ligne et ne sera pas imprimée.

Autre extrait :

J'ai cherché à savoir auprès de personnes très informées si le pape émérite avait été « consulté » ou au moins « informé » de la décision de son successeur. Je n'ai pas eu de réponse. Ce qui peut vouloir dire oui comme non. Je vais continuer à chercher car ce point, apparemment anecdotique, est très significatif.

images/icones/fleche3.gif  ( 924525 )Les grands journaux CE SONT les GAFAM par Ptitlu (2021-07-25 21:43:44) 
[en réponse à 924518]

Rappel sur le fonds Google pour l'innovation notamment qui finance même l'Humanité

Sans oublier ceux qui appartiennent à des milliardaires : le Figaro c'est Dassault, le Monde un Tchéque qui s'appelle Kretinsky, BFM et RMC c'est Drahi grand copain de Macron (il a casé un de ses très proches dans son équipe de campagne), RMC et Cnews Bolloré qui est de l'autre bord, Le Parisien Aujourd'hui c'est Arnault, autre ami de Brigitte, donateur et sponsor pour 2022, qui n'hésite pas à bourrer le mou pour lui et son pass sanitaire dans les journaux (et là on ne le traite pas de dictateur comme Bolloré)

L'information libre elle existe, mais certainement pas dans les jouets des milliardaires.
images/icones/interdit.gif  ( 924521 )Non merci par Meneau (2021-07-25 16:51:45) 
[en réponse à 924517]

Si c'est un article exclusivement réservé aux abonnés, alors merci de NE PAS le mettre en intégralité sur le FC, sauf à avoir obtenu la permission de l'auteur ET de l'éditeur.

Cordialement
Meneau
images/icones/colombe2.png  ( 924568 )« Le Motu Proprio du pape François est une formidable épreuve [...] par Vexilla Galliae (2021-07-26 13:03:13) 
[en réponse à 924517]

Elle nous permet de quitter un certain libéralisme mondain. Cette fois-ci, on ne peut plus se contenter d’invoquer « les nombreuses maisons dans la demeure du Père » et autres arguments de tolérance éculés : « mon cheminement passe par la messe saint Pie V, d’autres apprécient la messe en français, chacun son truc, je veux juste défendre la liberté… » On ne peut plus se cacher derrière cet égalitarisme bon chic bon genre, il s’agit d’assumer le choix du missel ancien, plus vivant que jamais au rythme où vont les vocations et les conversions d’adulte au sein des communautés traditionnelles. [...] »

La suite de l'article signé Julien Langella :

https://www.academiachristiana.org/post/le-rosaire-et-le-manche-de-nos-fourches
images/icones/hum2.gif  ( 924584 )Il est sceptique sur le MP mais parie sur l'avenir par Polydamas (2021-07-26 15:52:20) 
[en réponse à 924517]

En utilisant le droit de citation...


Commençons par un point fondamental : François n'abroge pas le rite pré-conciliaire, il n'en a pas le droit, ni le pouvoir. Son objectif est d'éradiquer l'usage et l'idée que ce rite puisse subsister « à côté » ou « en parallèle », comme une « alternative » possible, voire une « option » ouverte en complément du rite conciliaire, dit « de Paul VI ». Cette pratique et cette conception se sont installées depuis 2009 dans certaines mentalités catholiques et en particulier au sein des jeunes générations. François veut combattre cette vision des choses jusqu'à la faire disparaître. Il n'y parviendra pas parce que l'enquête mondiale qui a préparé cette décision et les conseillers liturgiques qui l'entourent n'ont pas d'expérience concrète des communautés réelles rassemblées par ce type de liturgie, dont la motivation a décuplé après ces mesures de restriction. C'est fut une décision «hors sol». Une analyse logique, cohérente, rationnelle, mais prise en laboratoire, sur la base de dossiers, d'avis, loin des communautés concernées et des fidèles qui les animent.

(...)

François semble ne pas connaître la réalité de ces jeunes fidèles (mi-tradi, mi-charismatiques) qu'il juge à l'aune de quelques jeunes prêtres et séminaristes qu'il accuse de « rigidité » : les super « cathos » qu'il vise et qu'il ne se prive pas de fustiger pour leur manque de souplesse, sont sans doute « rigides » pour certains. Mais... ce sont ses propres petits enfants spirituels ! Comme ils sont aussi les petits-enfants de Benoît XVI et arrière petits-enfants de Jean-Paul II.
Cette jeune génération – minoritaire –, plus ou moins « tradi » engagée sur le plan social comme sur le plan spirituel, ne se reconnaît plus dans les combats conciliaires et anti-conciliaires de leurs aînés. Ces jeunes forment le laboratoire de l'Église catholique de demain et se vivent comme tels : ils sont la génération François-Benoît !

(...)

Il me semble qu'à long terme, c'est-à-dire dans une quinzaine d'années quand la génération François-Benoit, jeunes familles, jeunes prêtres actuels, voire jeunes évêques, sera à maturité et majoritaire dans une Église minoritaire dans la société, la synthèse action sociale - vie de sainteté (ici aussi, un trait d'union et non pas d'exclusion) qu'ils voudront vivre ne sera plus un débat mais peut-être l'unique façon de vivre une foi catholique et chrétienne dans un monde français où en l'occurrence, l'islam dominera le champ religieux.

Et où chrétiens et musulmans se disputeront ou se partageront le rôle religieux sur la place publique, dans une société post-moderne hagarde et abrutie par les écrans plats et leur flux, ignorante sur les questions religieuses... Ou dans une société en recherche totale, comme on le voit aujourd'hui avec la quête d'autres modes de vie moins urbains.

(...)

Au fond, ce Motu Proprio François contre le Motu Proprio Benoît n'est pas un combat d'arrière-garde mais le dernier des combats de l'ère post-conciliaire. En cela il est spectaculaire et magistral.
Deux visions s'opposent. Je tiens à disposition des textes étonnants du cardinal Ratzinger et de Benoît XVI sur la liturgie qui aideront peut-être ceux qui pensent toujours qu'il y a continuité sur ce plan entre les deux pontificats…

(...)

Mais la fécondité de cette confrontation est encore devant nous. Elle n'est pas dans les textes mais dans les générations de cathos qui seront encore là dans vingt ans quand la « génération conciliaire » ne sera plus.