Le Forum Catholique

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images/icones/carnet.gif  ( 924349 )A. Cionci: On reviendra aux catacombes tel que prédit par Benoît XVI par Chicoutimi (2021-07-24 06:29:07) 

Voici un texte d'Andrea Cionci publié dans le Libero et traduit par le père Walter Covens sur son blog Praedicatho:

Il a aboli la messe en latin, bien sûr. Les catho-conservateurs éludent la question : Ratzinger a-t-il abdiqué ou non?

On en reviendra à la célébration clandestine de l'ancienne messe, "dans les catacombes", comme l'a dit Benoît XVI.

Par Andrea Cionci, le 17 juillet 2021

"L'affrontement final entre les modernistes et les conservateurs portera sur la messe en latin": nous l'avions déjà écrit en février et maintenant, conformément à la feuille de route, il s'est produit ponctuellement. Dès son retour de l'hôpital, dans le silence des médias (à quelques exceptions près), Bergoglio a donné suite à ce que l'on craignait depuis quelques mois: le coup de grâce à l'identité catholique. Le motu proprio "Summorum Pontificum" publié par le pape Benoît XVI en 2007, qui avait consciencieusement restauré (et libéralisé) la messe en latin, a été annulé. Bannie des églises paroissiales, la messe catholique par excellence, celle qui s'est développée harmonieusement depuis les temps apostoliques, ne peut être célébrée qu'exceptionnellement sur demande à l'évêque. Donc, pratiquement, PLUS JAMAIS.

C'était déjà difficile sous Ratzinger : bien que ce soit un droit des prêtres, les évêques ne l'ont jamais encouragé; mais maintenant la messe "vetus ordo" va disparaître complètement (du moins visiblement), étant donné le climat de soumission craintive des cardinaux envers Bergoglio. Cependant, elle recommencera à être célébrée "dans les catacombes", de manière clandestine, exactement comme Benoît XVI l'a prédit, car au moins certains prêtres ne renonceront pas facilement à la messe de Jésus-Christ.

Mais où sont le "dialogue", les "ponts", la "miséricorde" ? La justification avancée par François est que la messe vetus ordo "produit des divisions"; la dure réalité est cependant que les catholiques orthodoxes, comme des naufragés sur un radeau, se sont rassemblés ces dernières années autour de la messe latine - la seule à offrir des "garanties de catholicité" absolues - après les bouleversements doctrinaux, magistériels et liturgiques opérés par Bergoglio lui-même.

Quiconque a eu l'occasion d'assister à une messe ancienne s'est rendu compte qu'il s'agit pratiquement de la liturgie d'une autre religion: une célébration sacrificielle, théocentrique, pleine de beauté et de mystère, très éloignée de celle, anthropocentrique, de Paul VI, qui a été écrite à une table avec des protestants pour la faire ressembler, autant que possible, à un "souper" luthérien. La messe tridentine, avec ses vêtements splendides, ses bougies, son encens et le prêtre face à l'autel, a toujours été considérée comme de la fumée aux yeux des modernistes, qui ont toujours été pro-luthériens et peu enclins à croire à la transsubstantiation.

En fait, le motu proprio de François est aussi un GRAVE OUTRAGE au pape Benoît XVI, qui est toujours vivant et lucide: Summorum Pontificum avait été l'acte le plus significatif de son pontificat et Bergoglio l'a annulé sous ses yeux.

Mais la mesure n'est pas surprenante si ce n'est pour ceux qui continuent - à chaque fois - à "tomber des nues" et à se scandaliser: il s'agit d'une étape clairement inévitable dans l'opération de démantèlement de l'identité catholique en vue d'une nouvelle religion mondialiste, "inclusive" et syncrétiste puisque, selon les déclarations de François, "il n'y a pas de Dieu catholique" et qu'il ne faut pas gaspiller la crise pour "construire un nouvel ordre mondial".

Si les modernistes font la fête, le "petit reste" fidèle au seul Benoît XVI sourit, trouvant là sa pleine confirmation; la position la plus pénible sera celle des traditionalistes/conservateurs liés à la messe latine qui, tout en critiquant férocement Bergoglio, le reconnaissent comme le pape légitime.

Ceci, malgré la renonciation de Ratzinger, qui prend juridiquement l'eau de tous côtés, malgré les indices très lourds, dont les phrases brevetées de Benoît XVI, qui laissent penser qu'il n'a JAMAIS démissionné et qu'il reste le seul vrai pontife. Une surdité incompréhensible: des juristes, des théologiens, des canonistes, des latinistes, des journalistes ont écrit des dizaines de livres et d'articles et ont fait des déclarations importantes pour démontrer que la renonciation de Ratzinger n'est pas valide, pour mettre en évidence comment Benoît lui-même envoie des messages continus pour nous faire comprendre, des prêtres ont été excommuniés, des évêques ont dit des choses très graves, mais le sujet est comme s'il n'existait pas, comme s'il s'agissait d'une question secondaire.

Au contraire, la clé de tout est là : si Benoît XVI n'a pas abdiqué, François est un antipape, il n'a jamais existé en tant que pontife et tout son travail s'évapore. Vice versa, s'il n'y a pas de lumière sur l'abdication de Benoît, APRÈS FRANÇOIS, UN AUTRE ANTIPAPE SUIVRA, et l'Eglise, telle que nous la connaissons, sera finie pour toujours. De nombreuses personnes pensent qu'"un pape meurt, un autre arrive", mais elles se trompent lourdement. Vous comprenez qu'il ne s'agit pas de "pinailler". Eh bien, en ignorant, année après année, le quaestio magna, aujourd'hui la question est devenue brûlante, et nous devons dire adieu à l'ancienne messe.

"Ubi Petrus, ibi ecclesia" : clarifier qui est le vrai pontife est un débat terriblement inéluctable que, pourtant, presque tous les catholiques, laïcs et religieux, font semblant de ne pas voir, souvent par souci d'une vie tranquille. Comme si le fait de suivre un pape ou un anti-pape faisait finalement peu de différence. Comme si le Saint-Esprit pouvait se prêter à assister un antipape parce que "c'est comme ça".

"Il n'y a qu'un seul pape", dit Ratzinger depuis huit ans sans jamais expliquer lequel des deux, ce qu'a également confirmé récemment l'archevêque Gänswein, et ce ne pourrait être que lui, de manière réaliste, mais le sujet reste tabou, avec une stratégie d'évitement médiatique qui verse dans le ridicule. (Le cas journalistique le plus passionnant du millénaire, "percé" en entier, mah).

Parmi les milliers d'indices clairs fournis par le pape allemand, le plus significatif est la phrase (qui a fait le tour du monde) que nous avons identifiée dans le livre d'entretiens "Dernières conversations" (2016) où Benoît fait une référence évidente à sa prétendue démission: "Aucun pape n'a démissionné depuis mille ans et même au premier millénaire, c'était une exception". Étant donné que 6 papes ont abdiqué au cours du premier millénaire et 4 au cours du second, Ratzinger nous dit explicitement, avec une référence historique savante, qu'il a seulement renoncé à des fonctions pratiques, mais qu'il n'a pas du tout abdiqué, tout comme ces très rares papes qui, au cours du premier millénaire, ont été chassés par des antipapes, mais sont restés papes.

Ainsi, les conservateurs qui reconnaissent François comme pape - le fameux "una cum" - sont aujourd'hui écrasés par un âpre conflit intérieur. En effet, l'article 892 du Catéchisme de l'Église catholique prévoit que l'Esprit Saint assiste également le pontife de manière ordinaire, et pas seulement lorsqu'il parle (très rarement) ex cathedra. Ergo, le Saint-Esprit assiste inévitablement François non seulement sur la Pachamama, les bénédictions aux couples homosexuels, les affections avec la franc-maçonnerie et mille autres "innovations" doctrinales, mais aussi sur l'abolition de la vraie, classique, traditionnelle Messe catholique de rite romain, celle laissée par Jésus-Christ et les Apôtres.

Ce qu'il leur reste aujourd'hui, c'est une messe post-conciliaire non seulement affectée par les anciens abus liturgiques, mais "mise en œuvre" avec les récents changements de Bergoglio: les "frères et sœurs" politiquement corrects, un Notre Père modifié et une "rosée" inquiétante invoquée dans la deuxième prière eucharistique pour consacrer le pain et le vin. Les chrétiens parlaient de rosée au 3ème siècle, puisque la théologie du Saint-Esprit, qui viendra un siècle plus tard, n'existait pas encore. Inexplicable, donc, la restauration d'une métaphore complètement obsolète, qui, toutefois, COMME PAR HASARD, est partagée avec la franc-maçonnerie. La rosée est en fait un élément alchimique-ésotérique de première importance, qui a toujours été chéri par les francs-maçons.

Il y a donc trois cas de figure : soit le catéchisme est faux, soit le Saint-Esprit s'est "modernisé-maçonnisé" et n'aime pas la messe en latin, soit François n'est pas le pape. Désolé, mais la logique est objective.

Maintenant, selon la feuille de route qui a commencé il y a huit ans et qui a peut-être été prophétisée il y a 4000 ans, jusqu'à Padre Pio, nous pourrions même nous risquer à quelques prédictions: les prochaines étapes devraient aller dans le sens d'envoyer la Transsubstantiation, le tout dernier rempart catholique, aux oubliettes, en créant la soi-disant INTERCOMMUNION avec les protestants. Une fois l'identité catholique définitivement démolie, ce sera au tour d'une "Conférence internationale interreligieuse", ou quelque chose de similaire, de créer un espace où la fameuse religion du Nouvel Ordre Mondial pourra être réalisée. Une conspiration ? Ça suffit, s'il vous plaît. La plupart des théories de conspiration les plus fantaisistes dans la sphère catholique ont jusqu'à présent été réalisées selon un dessein précis, et celui-ci est prouvé.

Nous verrons donc quel sera le "seuil de tolérance à la douleur" des conservateurs et combien de temps la question clé de la démission de Benoît XVI continuera d'être ignorée par le haut clergé.''

Source
images/icones/carnet.gif  ( 924350 )Lettre de Bernard Antony adressée à François par Chicoutimi (2021-07-24 06:43:52) 
[en réponse à 924349]

Lettre de M. Bernard Antony, président de l’AGRIF, adressée à François:

''Pape François,

Tout indique, à bien le lire, qu’avec votre Motu proprio Traditionis Custodes, vous venez, sans aucun doute, de perpétrer l’acte à ce jour le plus décisif de votre pontificat.

Cela n’a pas du être rien en effet, pour vous, pape régnant, que de décider d’annuler la mesure essentielle promulguée en 2007 par votre prédécesseur : le Motu proprio Summorum Pontificum.

Surtout, alors que ce dernier, le pape émérite Benoît XVI, tant admiré dans l’Eglise et au-delà pour sa lumineuse intelligence et sa foi, est toujours vivant, menant non loin de vous, au Vatican même, une retraite dans la prière et de méditation sur le devenir de l’Eglise. Surtout aussi que l’élaboration de ce Motu Proprio s’était manifestement inscrite dans la continuité de la volonté pacificatrice et de renouveau de la diversité liturgique voulue par saint Jean-Paul II.

Pape François, au lendemain de votre élection au Siège de Pierre vous aviez malicieusement émis pour les médias que vous vous reconnaissiez comme étant «un poco furbo», c'est-à-dire «rusé» en langue française. Cela renforçait la légitimité qui est celle de tout fidèle de ne pas accueillir avec une inconditionnelle soumission tous les faits et gestes du pape. D’autant plus que vous exprimiez aussi l’importance que vous accordez à la Praxis, ce mot spécifique du vocabulaire marxiste-léniniste désignant la prépondérance de l’action sur la pensée.

Et d’ailleurs, tous les observateurs, de droite ou de gauche, de votre carrière dans l’Eglise jusqu’à votre élection, s’accordaient à dire que, le souci de la liturgie n’était pas une de vos préoccupations majeures.

Pape François, il n’est aujourd’hui personne pour croire sérieusement que c’est réellement par souci d’unité liturgique que vous avez fait dégringoler sur l’Eglise votre Motu Proprio Traditionis Custodes. On se souvient au contraire de vos faits et gestes en faveur de toute la diversité de différents cultes des religions païennes, consacrés à la Pachamama en Amazonie ou au Grand Manitou en Amérique du Nord.

Non, assurément, ce n’est pas une passion d’unitarisme liturgique qui a pu motiver votre décision de prononcer ainsi un interdit majeur contre la liberté de la liturgie traditionnelle de l’Eglise catholique, c'est-à-dire contre la Messe séculaire, dite de Saint Pie V, à laquelle sont attachés un nombre toujours croissant de fidèles de l’Eglise latine de par le monde; en raison de ce qu’elle est pour eux la plus lumineusement expressive du renouvellement sur l’autel du Sacrifice du Christ.

Non vraiment, Pape François, nous croyons que ce n’est pas seulement pour une raison d’unification liturgique que vous avez fulminé ce véritable interdit violent de la liberté du culte traditionnel rétablie par votre prédécesseur.

Non, votre interdit, votre ukase, est le fait d’une décision principalement politique, mûrement réfléchie, le fait aussi de votre aversion si souvent inscrite sur votre visage à l’égard de ceux qui ne suivent pas votre politique. Or ce sont en effet souvent ceux qui sont attachés également à la conservation des dogmes et à celle du patrimoine civilisationnel de l’Eglise catholique.

Pape François, depuis votre militantisme dans l’Organización Única del Trasvasamiento Generacional (OUTG), mouvement de jeunesse du péronisme, vous avez clairement manifesté vos prédilections politiques.

On se souvient aussi de votre si ostentatoire compassion pour le dictateur communiste Fidel Castro, ce bourreau cruel non seulement de ses ennemis mais de tant de ses compagnons de combat comme le poète Armando Valladares.

Mais votre plus affligeante politique aura été celle «de l’abandon-trahison» de l’Eglise fidèle de Chine, ainsi dénoncée avec ces mots par l’héroïque Cardinal Zen Archevêque émérite de Hong Kong; Eglise livrée par un accord d’entière soumission à la férule du parti communiste de Xi-Jinping.

Et vous rêviez, pape François, d’être invité par ce gigantesque dictateur. Mais pour ce dernier, après que vous lui ayiez tout concédé jusqu’à ne pas réagir devant la falsification des écritures exigée par le parti, remplacé par des textes maoïstes, désormais vous ne servez plus à rien!

Pape François, les arguments que vous utilisez contre les fidèles de la liturgie traditionnelle pour en justifier l’interdiction sont proprement indignes! Ils relèvent de tristes procédés de manipulations et d’amalgames.

Souvenez-vous : vous aviez déclaré, aux journalistes dans un avion vous ramenant à Rome: «Mais qui suis-je pour juger?»

Mais qui êtes vous donc pour juger aujourd’hui comme vous le faites, d’après ce rapport d’évêques inquisitoriaux-tchékistes, les fidèles des messes traditionnelles? Sont-ils méprisables parce c’est chez eux que l’on rencontre le plus de familles nombreuses? Parce que c’est chez eux que surgissent de plus en plus de vocations? Parce que c’est chez eux, dans leurs familles la plupart du temps bien peu fortunées que l’on se sacrifie pour que les enfants soient élevés dans des écoles de conviction catholique? Parce que c’est dans leurs paroisses que l’on accueille si souvent des Africains en recherche d’une bonne éducation chrétienne pour leurs enfants? Parce que c’est dans ces paroisses l’on ne rejette pas, mais qu’on les aime, les héroïques convertis de l’islam?

Il est vrai que vous, pape François, c’est pour les migrants musulmans que vous avez ostensiblement manifesté votre charité préférentielle.

A propos de l’islam vous avez d’ailleurs professé à Abu-Dhabi l’étonnant propos selon lequel la diversité des religions est le fait de la volonté divine.

Et voilà donc qu’aujourd’hui vous avez manifesté qu’il ne saurait y avoir de diversité pour vous au sein de l’Eglise catholique s’il s’agit d’y maintenir cette séculaire liturgie!

Ce qui vous inquiétait le plus des multiples phénomènes d’autodestruction qui secouent l’Eglise ce n’était donc pas le schisme de fait de l’Eglise d’Allemagne telle que façonnée au fil des ans par votre cher ami le Cardinal Marx, ce n’était pas le pullulement des réseaux LGBTQ jusqu’au Vatican, non c’était la persistance et même la renaissance de la messe codifiée jadis par votre grand prédécesseur Saint Pie V, c’était que des communautés où elle est célébrée, sorte chaque année un grand nombre de jeunes prêtres.

Pape François, de votre consternant Motu proprio nous tirons la triste confirmation que vous êtes un idéologue et un dialecticien, un grand Diviseur. Et pour tout dire un méchant homme. Mais certes vous êtes le pape et les fidèles n’ont que le choix d’attendre que la Divine Providence veuille faire que votre successeur soit meilleur.''

Source
images/icones/neutre.gif  ( 924388 )Franchement nul par Roger (2021-07-24 12:39:27) 
[en réponse à 924350]

Un politicien extrémiste prétend donner des leçons au successeur de Saint Pierre !

C est exactement ce qu il faut faire pour convaincre Rome que la messe est le drapeau d un mouvement politique

Il ne manque plus qu un communiqué du duc d Anjou !
images/icones/heho.gif  ( 924397 )Mouais par Vexilla Galliae (2021-07-24 13:53:58) 
[en réponse à 924388]

C'est un peu hypocrite... Aller à la messe de toujours, puis courir dans votre bureau de vote le plus proche, qui plus est pour donner une voix au marxiste Mélenchon, au radical-socialiste Bertrand ou au saint-simonien Macron n'a aucun sens... Oui, vous devriez leur préférer le duc d'Anjou.

La Sainte Messe est l'acmé de la vie chrétienne, certes, mais elle s'accompagne, et doit s'accompagner de convictions, de gestes, de paroles chrétiennes ou, tout au moins, compatibles avec la Foi...

Mieux vaut un extrémiste cohérent à un catholique petit-bourgeois et incohérent, nuisant gravement à sa propre religion, tant il la rend insupportable par son exemple. « Je vomirai les tièdes », nous dit le Christ.

Vous entrez là dans le jeu des modernistes : pour qu'ils nous aiment ou nous supportent et nous laissent la Vraie Messe, devenons-nous même des modernistes sur le fond, pour conserver la Tradition sur la forme... Non merci.

Oui, sur le fond, François et sa clique ont raison. La grande majorité des dits traditionalistes, qui ne veulent pas de la messe de Paul VI, ne veulent pas non plus du nouveau catéchisme, de la foi moderniste, des ambiguïtés sur la doctrine, du relativisme œcuménique, etc. Le problème... c'est qu'ils voient cela comme un problème... Rien de nouveau sous le soleil.
images/icones/neutre.gif  ( 924405 )C est le cœur du problème par Roger (2021-07-24 15:14:01) 
[en réponse à 924397]

Les gens qui pensent comme vous devraient ils s exprimer pour ou contre le MP TC puisque de toutes façons ils considèrent que les papes et les évêques sont dans l erreur depuis 55 ans.

En vous exprimant vous apporter de l eau au moulin des autorités légitimes de l Église en établissant un lien entre le rejet du magistère depuis 1965 et la défense de la Tradition catholique.

Vous discréditez les positions de Jean Paul II et Benoît XVI et vous adhérez à celles de François et de Mgr Lefebvre...
images/icones/2a.gif  ( 924412 )On ne peut voir les problèmes par Jean-Paul PARFU (2021-07-24 15:28:54) 
[en réponse à 924405]

Simplement à partir de sentiments comme la respectabilité bourgeoise ou le légalisme !
images/icones/fleche3.gif  ( 924417 )Oui, François a fait preuve ici d'une grande qualité par Vexilla Galliae (2021-07-24 15:56:25) 
[en réponse à 924405]

, à savoir la clarté (une fois n'est pas coutume).

La dite « herméneutique de la continuité » est problématique sur le fond. C'est un tour de passe-passe, pensé par un esprit brillant et bienveillant, pour réconcilier les deux pans de l'Église, mais, historiquement, c'est une théorie bancale, voire fumeuse...
images/icones/1a.gif  ( 924455 )Et ? par Japhet (2021-07-24 22:34:33) 
[en réponse à 924405]

Vous souhaitez nous interdire de débattre de ce sujet ? Un débat cher monsieur c est quand il y a des avis différents ! Vous êtes d un sectarisme rare. Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ?
images/icones/c_nul.gif  ( 924408 )C'est quoi l'extrémisme exactement ? par Jean-Paul PARFU (2021-07-24 15:25:19) 
[en réponse à 924388]

Bernard Antony a été à l'origine de la reprise du pèlerinage de Chartres en 1983 et de la fondation du quotidien "Présent". Membre du bureau politique du FN pendant des années, député et conseiller régional FN, il est également à l'origine de "l'Agrif" qui intervient avec l'aide d'avocats comme Me Triomphe contre le racisme anti-chrétien.

Son mouvement "Chrétienté solidarité", à l'origine opposé aux sacres, a donné naissance, par scission, à "Renaissance catholique", favorable aux sacres.

Yves Daoudal est l'un des principaux intervenants de sa revue "Reconquêtes".

Alors qui est un extrémiste ? Bernard Antony ou Bergoglio qui est un personnage haineux, qui veut détruire la messe de toujours, et adore la Pachamama ?
images/icones/carnet.gif  ( 924352 )Communiqué d’Esprit de la liturgie concernant Traditionis Custodes par Chicoutimi (2021-07-24 07:18:06) 
[en réponse à 924349]

Communiqué d’Esprit de la liturgie sur le motu proprio Traditionis Custodes

17 juillet 2021

''La publication par le pape François du motu proprio Traditionis Custodes est une source de grande souffrance pour Esprit de la liturgie comme pour tous ceux, fidèles de l’une ou l’autre forme du rite romain, qui sont attachés à la pensée de Benoît XVI en matière de liturgie.

Il n’est pas envisageable d’adhérer à la volonté explicite du Souverain Pontife de voir disparaître l’usage ancien au profit de l’usage réformé, tant que la situation de fait de cet usage réformé est celle d’une rupture avec la tradition liturgique latine.

Cette rupture se fait selon trois axes : premièrement, une grande partie des éléments les plus antiques de la liturgie traditionnelle (oraisons, lectures, antiennes), est absente de la liturgie réformée; deuxièmement, les options les plus couramment choisies dans la liturgie réformée ne correspondent pas à la tradition liturgique latine (abandon du grégorien, de l’orientation, plus généralement du hiératisme); troisièmement, même si les abus liturgiques au sens strict se font plus rares que par le passé, ils sont encore assez fréquents pour qu’on souhaite s’en prémunir.

Cette rupture, Esprit de la liturgie a toujours voulu contribuer à la réduire, encouragée par l’appel de Benoît XVI à recevoir les usages nouveaux avec une herméneutique de réforme dans la continuité. Le Motu Proprio Traditionis Custodes, au contraire, entérine cette rupture.

Dans la situation présente, la possibilité de célébrer la Messe, l’Office divin et les Sacrements selon l’usage ancien est un témoignage, ô combien vivant, de la tradition liturgique latine, qui doit continuer d’informer l’ars celebrandi de l’usage réformé et ses éventuelles réformes ultérieures.

La généreuse liberté donnée par le pape Benoît XVI à tout fidèle du rite latin de bénéficier des livres liturgiques en usage en 1962 avait arrêté net la “guerre des missels” qui empoisonnait la vie de l’Église depuis les années 1970. C’est dans le cadre de cette coexistence, largement paisible, que notre association s’est proposée d’encourager une réflexion qui aille au-delà d’une prise de position pour l’un ou l’autre missel, et permette de promouvoir un vrai sens liturgique et traditionnel dans les célébrations de l’Église latine aujourd’hui. Elle était en cela encouragée par l’affirmation de l’égale dignité des deux formes du rite romain, affirmation que Traditionis Custodes répudie dès son premier article. Le motu proprio ramène ainsi la liturgie préconciliaire, et l‘Église avec lui, quarante ans en arrière, et déterre au passage la hache de guerre liturgique.

L’association Esprit de la liturgie, son blog, son groupe Facebook et sa revue, continueront de promouvoir l’ars celebrandi traditionnel du rite romain, son esthétique, son chant et sa symbolique, dans l’usage ancien comme dans l’usage réformé, toujours convaincue de la profonde vérité de ces paroles de Benoît XVI dans la lettre accompagnant le motu proprio :

“L’histoire de la liturgie est faite de croissance et de progrès, jamais de rupture. Ce qui était sacré pour les générations précédentes reste grand et sacré pour nous, et ne peut à l’improviste se retrouver totalement interdit, voire considéré comme néfaste. Il est bon pour nous tous, de conserver les richesses qui ont grandi dans la foi et dans la prière de l’Eglise, et de leur donner leur juste place.”

Le comité d’Esprit de la liturgie

Source
images/icones/fleche2.gif  ( 924384 )Ils ne veulent pas que le catholicisme soit à contre-courant. par Scrutator Sapientiæ (2021-07-24 12:34:31) 
[en réponse à 924349]

Bonjour Chicoutimi,

Le texte que vous nous donnez à lire m'inspire, indirectement, la réflexion suivante.

J'ai la conviction que les clercs (néo-)catholiques (post-)conciliaires ne veulent pas que le catholicisme soit explicitement et spécifiquement à contre-courant, avant tout dans le domaine de la religion en général et en direction des religions non chrétiennes en particulier.

Or, la liturgie tridentine n'est ni inadaptée, ni obsolète, ni attentatoire à l'unité dans la Foi et à l'unité de l'Eglise, mais elle est à contre-courant, face à la conception dominante de l'évolution des mentalités à laquelle bien des clercs se sont ralliés.

Je dirais même qu'elle est à contre-courant parce qu'elle valorise et véhicule tout un "référentiel", au service de certaines catégories et de certains comportements, dans le domaine de la connaissance de la Parole de Dieu, de la compréhension du message de Dieu, de la célébration de la liturgie divine et de l'adoration des Personnes divines.

Par ailleurs, la résistance de la liturgie tridentine est objectivement désagréable, alors que, presque partout, le "curé - guitare" de l'après-Concile sous Paul VI a échoué, au point de rendre possible une auto-exculturation qui s'est inscrite dans la longue durée.

Bonne journée.

Scrutator.