Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=923970
images/icones/carnet.gif  ( 923970 )Réflexions sur le motu proprio Tradionis Custodes par gégé81 (2021-07-20 22:10:03) 

La Nef
Réflexions sur le motu proprio Tradionis Custodes du pape François


L’incompréhension est ce qui domine en lisant le motu proprio Traditionis Custodes et la lettre aux évêques qui l’accompagne. On ne comprend pas la justification ni la nécessité d’un tel texte, et ce d’autant plus que le pape a légiféré sur la base d’un argument incomplet et d’informations fausses.

1/ L’argument incomplet. Affirmer que le motu proprio Ecclesia Dei de Jean-Paul II n’était motivé que pour « une raison ecclésiale de recomposer l’unité de l’Église » n’est pas exact. Certes, cela en était une raison majeure, mais il y en avait une autre omise par François : « tous les pasteurs et les autres fidèles doivent aussi avoir une conscience nouvelle non seulement de la légitimité mais aussi de la richesse que représente pour l’Église la diversité des charismes et des traditions de spiritualité et d’apostolat. Cette diversité constitue aussi la beauté de l’unité dans la variété : telle est la symphonie que, sous l’action de l’Esprit-Saint, l’Église terrestre fait monter vers le ciel » (Ecclesia Dei n. 5-a).

2/ Les informations fausses. Le pape François affirme que la générosité de Jean-Paul II et Benoît XVI aurait été utilisée par les tradis pour s’opposer à la messe de Paul VI et au concile Vatican II en mettant en péril l’unité de l’Église. Il écrit en effet : « L’occasion offerte par saint Jean-Paul II et avec encore plus de magnanimité par Benoît XVI de restaurer l’unité du corps ecclésial, dans le respect des diverses sensibilités liturgiques, a été utilisée pour accroître les distances, durcir les différences et construire des oppositions qui blessent l’Église et entravent son progrès, l’exposant au risque de la division. […] Mais je suis également attristé par l’utilisation instrumentale du Missale Romanum de 1962, qui se caractérise de plus en plus par un rejet croissant non seulement de la réforme liturgique, mais du Concile Vatican II, avec l’affirmation infondée et insoutenable qu’il a trahi la Tradition et la “vraie Église”. […] Il est de plus en plus évident, dans les paroles et les attitudes de beaucoup, qu’il existe une relation étroite entre le choix des célébrations selon les livres liturgiques antérieurs au Concile Vatican II et le rejet de l’Église et de ses institutions au nom de ce qu’ils considèrent être la “vraie Église”. Il s’agit d’un comportement qui contredit la communion, alimentant cette pulsion de division. »
Le vocabulaire même utilisé par François est celui de la Fraternité Saint-Pie X : la « vraie Église » ! Aucun tradi fidèle à Rome ne l’emploie ! Donc, son constat est vrai si on se limite à la Fraternité Saint-Pie X. Mais il est faux si on l’applique à la mouvance « Ecclesia Dei » dans sa grande majorité ; qu’il existe des cas répondant à ce que dit le pape est vrai, mais ils sont très minoritaires : pourquoi appliquer une punition collective pour la faute de quelques-uns, n’aurait-il pas suffi de sévir contre ceux-là ? Visiblement, nous ne connaissons pas le même monde tradi que le pape ou ses conseillers, car cela ne correspond tout simplement pas à la réalité ; ils le voient comme un monde homogène qui serait en fait celui de la seule Fraternité Saint-Pie X ! Qui conseille et éclaire le pape sur ces sujets ?
À partir d’informations biaisées sur la situation réelle, on fait croire que le pape répond à une demande qui n’est que celle d’une petite minorité qui a toujours été farouchement hostile à la forme extraordinaire.

3/ L’objectif du pape… et ses conséquences dramatiques prévisibles : « C’est pour défendre l’unité du Corps du Christ que je suis obligé de révoquer la faculté accordée par mes Prédécesseurs. L’usage déformé qui en a été fait est contraire aux raisons qui les ont conduits à accorder la liberté de célébrer la messe avec le Missale Romanum de 1962. » En voulant défendre l’unité, ce motu proprio va apporter incompréhension, désarroi, drames et finalement attiser les divisions au lieu de les réduire : il va aboutir à l’inverse de son objectif ! En un coup de crayon, il balaie 35 années d’efforts de Jean-Paul II et Benoît XVI pour apaiser la situation et apporter une paix certes imparfaite mais réelle. Même la synthèse de la CEF, pourtant peu bienveillante à l’égard du monde tradi, reconnaissait que Summorum Pontificum avait conduit globalement à une « situation apaisée », ce que notre enquête a largement confirmé (cf. le dossier sur les « tradis » dans La Nef n°338 de juillet-août 2021).
Il va réveiller la guerre liturgique, exacerber la résistance des tradis et, surtout, entraîner pas mal de départs vers la Fraternité Saint-Pie X (qui doit se réjouir de ce motu proprio qui va alimenter leurs troupes et confirmer ce qu’ils ne cessent de répéter depuis 1988, à savoir qu’on ne peut faire confiance à Rome, les confortant dans le refus de toute réconciliation) – ce que précisément Jean-Paul II et Benoît XVI avaient su éviter par leur attention à l’égard de ce monde tradi. Cela risque d’être un immense gâchis.
Ajoutons une remarque importante d’un point de vue historique et psychologique : Paul VI était prêt à des concessions sur la messe si Mgr Lefebvre n’avait pas rejeté Vatican II (c’est la fameuse déclaration du 21 novembre 1974 contre la « Rome moderniste » du concile qui a fait difficulté) ; mais Jean-Paul II et Benoît XVI avaient compris que l’apaisement liturgique était la condition nécessaire pour que les tradis les plus réservés sur Vatican II puissent s’ouvrir au concile et se l’assimiler. En resserrant l’étau sur la messe, François va aboutir au résultat inverse à celui légitimement recherché.

4/ Deux poids, deux mesures ? Le ton du motu proprio et de la lettre est d’une dureté et sévérité telles à l’encontre des tradis que l’on ne peut s’empêcher de penser qu’il y a deux poids, deux mesures : alors que François insiste si souvent sur la miséricorde, la mansuétude, le pardon… alors qu’il est si patient avec l’Église d’Allemagne qui est au bord du schisme, lui, le Père commun, ne montre pas l’ombre d’un signe d’amour ou de compréhension pour ceux qui sont pourtant une petite partie de son troupeau ! À travers ces textes, les tradis apparaissent comme nuisibles, en étant juste tolérés dans des « réserves d’Indiens » le temps qu’ils rentrent dans le rang, l’objectif affiché étant de les faire disparaître (sans jamais s’interroger pour savoir s’ils pouvaient apporter quelque chose à l’Église, en termes de jeunesse, dynamisme, vocations…). Y a-t-il tant de catholiques pratiquants convaincus en Occident qu’il faille prioritairement limiter drastiquement une partie d’entre eux ?
L’histoire récente a montré que mépriser ainsi les tradis, les persécuter n’aide pas à les faire évoluer ; au contraire, on attise la résistance des plus durs, ils deviennent plus rigides, cela va à l’encontre du but recherché de favoriser l’unité.
Rendons hommage ici à la Conférence des évêques de France pour leur communiqué du 17 juillet qui montre de l’estime pour les « tradis » : « Ils [les évêques] souhaitent manifester aux fidèles célébrant habituellement selon le missel de saint Jean XXIII et à leurs pasteurs, leur attention, l’estime qu’ils ont pour le zèle spirituel de ces fidèles, et leur détermination à poursuivre ensemble la mission, dans la communion de l’Église et selon les normes en vigueur. »

5/ Le mépris pour la grande œuvre de Benoît XVI ! Ces deux textes du pape reviennent sans nuance aucune sur l’œuvre de réconciliation de Jean-Paul II et surtout de Benoît XVI à partir d’une analyse des faits qui est fausse, et vont jusqu’à annuler l’apport essentiel du pape émérite qui avait distingué les deux formes ordinaire et extraordinaire du même rite romain ; ce faisant, le pape supprime du même coup toute existence juridique à l’ancienne forme extraordinaire (comme si elle n’existait plus), replongeant ainsi l’Église dans une querelle liturgique sans fin sur le statut juridique de la messe de saint Pie V. On revient au régime de la tolérance selon des modalités plus sévères que celles de 1988, celui de la « parenthèse miséricordieuse »… qui n’est plus guère miséricordieuse ! Soit un recul de plus de trente ans par un seul geste de gouvernement.

6/ Quelle stratégie de Rome peut-on lire en filigrane ? Les deux textes de François montrent très clairement que le pape veut éradiquer le monde tradi dans l’Église, faire en sorte que la messe de saint Pie V disparaisse : tout est fait pour empêcher que croisse cette mouvance (interdiction de tout nouveau groupe et parcours du combattant pour le prêtre diocésain qui voudrait célébrer avec l’ancien Ordo), ce motu proprio étant là le temps que les adeptes de la forme extraordinaire s’approprient le nouveau missel. Tout est fait pour qu’à terme la messe traditionnelle ne soit plus célébrée que dans la Fraternité Saint-Pie X et ses satellites. Il semble donc que la stratégie du pape est de pousser les récalcitrants vers la Fraternité Saint-Pie X, afin que tout le monde tradi s’y retrouve : ils seront ainsi parfaitement maîtrisés et isolés dans une réserve d’Indiens coupée de Rome et des diocèses mais avec laquelle on maintient un lien minimum pour éviter un schisme formel. Cela explique que le pape ne cherche plus de réconciliation avec la Fraternité Saint-Pie X, mais montre une grande générosité à son égard en leur reconnaissant la pleine validité des mariages et des confessions, en encourageant à les recevoir dans des églises lors de pèlerinages, etc. Tout cela est cohérent… et à l’exact opposé de tous les efforts passés de Jean-Paul II et Benoît XVI… pour l’unité de l’Église.

7/ Exclusivisme liturgique ? Ce motu proprio n’est-il pas l’occasion, pour les instituts qui refusent de célébrer la forme ordinaire (qui, précisons-le, sont minoritaires au sein de la galaxie « Ecclesia Dei »), de s’interroger très sérieusement sur le bien-fondé liturgique, théologique et ecclésial de ce refus ? Depuis 1988, les papes invitent à ne pas refuser le principe même de la célébration du nouvel Ordo (il est vrai que les positions de la Commission Ecclesia Dei ont été plus fluctuantes sur le sujet, ne contribuant pas à l’éclairer), ce qui ne retire en rien le charisme propre de ces instituts pour l’ancienne messe. Benoît XVI avait été très explicite dans sa lettre aux évêques de 2007 et, à cet égard, force est de constater que les lignes n’ont guère bougé depuis. En obéissant au pape sur ce point névralgique, ces instituts ne démontreraient-ils pas, par leur exemple même, que François se trompe dans son analyse ?

8/ Conclusion. Tout cela est triste car injuste, il est donc légitime de s’en plaindre, d’argumenter, de demander inlassablement une réforme de ce motu proprio ou une application la plus souple possible de ce texte, dans le respect de l’autorité et de la fonction du pape. Les évêques vont avoir un rôle essentiel à jouer, tout dépendra de la façon dont ils vont appliquer ce motu proprio – les premières réactions observées sont encourageantes, un grand merci à ces évêques soucieux de tout leur troupeau. C’est aussi à eux de faire remonter à Rome une information plus juste sur ce que sont réellement les tradis. L’histoire récente a montré qu’ils n’étaient pas habitués à se laisser faire sans réagir : espérons que la plupart ne retombent pas dans une « résistance » qui verse dans la révolte et la désobéissance ouverte : l’exemple à ne pas suivre est celui de Mgr Lefebvre et de la Fraternité Saint-Pie X, on voit où cela conduit… Il est dur de souffrir par l’Église, mais cela ne peut pas ne pas porter de fruits…

Christophe Geffroy

LA NEF, le 17 juillet 2021, exclusivité internet

Source : lanef.net
images/icones/radioactif.gif  ( 923987 )C'est le nœud du problème par Justin Petipeu (2021-07-21 00:08:43) 
[en réponse à 923970]


Tout est fait pour qu’à terme la messe traditionnelle ne soit plus célébrée que dans la Fraternité Saint-Pie X et ses satellites. Il semble donc que la stratégie du pape est de pousser les récalcitrants vers la Fraternité Saint-Pie X, afin que tout le monde tradi s’y retrouve : ils seront ainsi parfaitement maîtrisés et isolés dans une réserve d’Indiens coupée de Rome et des diocèses mais avec laquelle on maintient un lien minimum pour éviter un schisme formel. Cela explique que le pape ne cherche plus de réconciliation avec la Fraternité Saint-Pie X, mais montre une grande générosité à son égard en leur reconnaissant la pleine validité des mariages et des confessions, en encourageant à les recevoir dans des églises lors de pèlerinages, etc.



Voilà le but : pousser tous les tradis vers "la poubelle de l'ordinateur" (sans aucun mauvais second degré de ma part) ; C'est-à-dire on sait qu'ils sont là mais ils ne sont plus dans le logiciel, ni dans les programmes. Il me semble d'ailleurs que ce torchon a été rédigé dans un syndrome de panique. Il faut absolument éradiquer la messe tradi dans les paroisses. Il y a trop de porosité avec les fidèles et les prêtres NOM et toujours dans le même sens, qui n'est pas à l'avantage du NOM.
Effectivement, la reconnaissance de juridiction accordée à la FSSPX n'était pas du tout un acte de bienveillance, on s'en doute. C'était juste une préparation. Rendre possible la retraite des "fâcheux" dans la cabane au fond du jardin ; fermer à double-tour et jeter la clef.

Les arguments qui consistent à vanter les vocations des milieux tradis ne valent rien, puisque François lui-même se méfie beaucoup des séminaires remplis...S'il y a des vocations, c'est qu'il y a un problème et c'est évidemment un problème de rigidité et de pélagianisme ou que sais-je encore.

Geffroy parle d'exclusivisme liturgique. Si les évêques ne résistent pas à cette haine et à cette violence, je dirais plutôt que nous allons assister en direct à la naissance d'un rit personnel. Autrement dit, l'ex-"forme extraordinaire" deviendra le rit exclusif de la FSSPX. Vous voulez un rit dominicain ? Allez chez les Dominicains. Vous voulez un rit ambrosien ? Allez à Milan et aux quelques églises environnantes qui en ont le privilège. Vous voulez un rit romain tridentin ? Allez à la FSSPX.

J'ai passé 25 années comme fidèle à la FSSPX. Je crois savoir tout ce que je lui dois mais je sais aussi comment j'ai été accueilli lorsque j'en suis sorti. Pour l'Eglise diocésaine ou officielle, elle est invisible, inconnue et donc inoffensive. On lui ouvre en grand les sanctuaires à tel ou tel pèlerinage mais l'impact est faible. Le paroissien de base, la plupart du temps, n'en connait même pas l'existence.

C'est l'effet le plus immédiat et le plus tragique de ce texte. La messe traditionnelle ne sera ni une réserve d'indiens, ni même un zoo, comme a pu l'écrire la Porte Latine, mais plutôt un bibelot sur l'étagère d'une vitrine. Bref, c'est tout l'inverse de ce que souhaitait Mgr Lefebvre et aussi Mgr Fellay lorsqu'il demanda en l'an 2000 que chaque prêtre puisse célébrer le rit traditionnel comme condition aux discussions doctrinales. C'est un recul immense et je pense qu'au-delà des petite jubilations de certains à la FSSPX ("on vous l'avait bien dit"), tous les prêtres attachés à la forme traditionnelle s'en rendent compte.

L'affaire n'est pas terminée car ce texte écrit au coin de la mauvaise foi, de la méchanceté et de l'injustice est un pistolet à deux coups. Si par malheur les évêques ne résistaient pas à ce que l'on peut appeler un scandale - car comment appeler un texte pareil d'une fin de règne d'un pape de 84 ans ? - qui dégouline de mensonge et de haine, il est évident que la plupart des fidèles rejoindraient la FSSPX. Ceci fait, je vois bien dans la suite du projet une ré-excommunication en grande pompe au moment du ou des prochains sacres de la FSSPX. Mais il n'y aura pas d'Ecclesia Dei, cette fois-ci, et la boucle sera bouclée.

Que Dieu ait pitié de ton âme, François.

images/icones/iphone.jpg  ( 923988 )Très bon texte ! par Athanase (2021-07-21 00:39:56) 
[en réponse à 923987]

Sagace et pertinent.

Avec une bonne conclusion:


L'affaire n'est pas terminée car ce texte écrit au coin de la mauvaise foi, de la méchanceté et de l'injustice est un pistolet à deux coups. Si par malheur les évêques ne résistaient pas à ce que l'on peut appeler un scandale - car comment appeler un texte pareil d'une fin de règne d'un pape de 84 ans ? - qui dégouline de mensonge et de haine, il est évident que la plupart des fidèles rejoindraient la FSSPX. Ceci fait, je vois bien dans la suite du projet une ré-excommunication en grande pompe au moment du ou des prochains sacres de la FSSPX. Mais il n'y aura pas d'Ecclesia Dei, cette fois-ci, et la boucle sera bouclée.
images/icones/iphone.jpg  ( 923990 )Je parlais de votre texte ! par Athanase (2021-07-21 00:59:46) 
[en réponse à 923988]

Même si la fin de votre texte est sombre, je suis convaincu qu’il n’y aura nulle main tendue pour la FSSPX, car il n’y aura pas de « SAS » Ecclesia Dei.
images/icones/nounours.gif  ( 923989 )Anti-lefebvrisme primaire et minable par Goupillon (2021-07-21 00:48:19) 
[en réponse à 923970]


l’exemple à ne pas suivre est celui de Mgr Lefebvre et de la Fraternité Saint-Pie X, on voit où cela conduit


Conduit à quoi ?

Le pape décide de limiter la liturgie traditionnelle, mais le problème c'est la Fraternité Saint-Pie X...

La haine contre Mgr Lefebvre est non seulement indécente mais complètement hors sujet !

Geffroy prétend lutter contre les préjugés, mais en affirmant que des traditionnalistes iront à la FSSPX par suite du motu proprio, il s'amuse à se faire peur et conforte le prétexte de radicalisation allégué par le pape.

Je ne crois pas pour ma part à cette fuite supposée qui n'est qu'un chiffon rouge.
images/icones/1a.gif  ( 924009 )Défi de l'unité par Paul Reveriche (2021-07-21 09:20:43) 
[en réponse à 923970]

L'Eglise recherche nécessairement l'unité, et cette unité peut (potentiellement) être atténuée par la formation de groupes qui auraient une attitude "résistante". Résistance qui peut être notamment liturgique.

Le MP peut heurter mais il manifeste que la coexistence de plusieurs formes d'un même rite reste étrange, et il paraît normal au fond qu'on ne laisse pas perdurer éternellement aujourd'hui deux formes, demain pourquoi pas trois, etc.

Comme le souligne cet article, il serait intéressant que des prêtres célébrant habituellement la messe tridentine appliquent le rite rénové en respectant strictement les normes prévues (encore une fois ce n'est pratiquement jamais le cas).

Ainsi, ils donneraient du sens à ce MP, et le témoignage liturgique serait édifiant pour les "paroisses" qui sont maintenant dédiées à la messe de St Paul VI (et non pas dans un but obscur de faire mentir Rome...).
images/icones/interdit.gif  ( 924010 )Cette ligne n’est clairement pas par Le Webmestre (2021-07-21 09:26:33) 
[en réponse à 924009]

celle qu’entend promouvoir le Forum catholique.
Ce sont des catholiques comme vous qui ont contribué à la situation actuelle.
Je vous avais prévenu.
Prenez contact avec Pro Liturgia. Ils seront heureux de vous publier.
Mais ici, c’est fini.

images/icones/nounours.gif  ( 924020 )L'unité est un cache-misère par Goupillon (2021-07-21 10:55:12) 
[en réponse à 924010]

Cet appel à l'unité lancé par des diviseurs fait sourire.

Quelle est l'origine de la division ? Avant 1969 il y avait une seule forme de la messe et l'unité liturgique était globalement une réalité. C'est la nouvelle forme de la messe, elle-même polymorphe selon les endroits, qui a suscité l'éparpillement et la division.

Faut-il rappeler l'évidence que s'il n'y avait pas eu la nouvelle messe nous ne serions pas ici à discuter de la division liturgique ?

La vérité est que la forme extraordinaire a progressé dans de nombreux pays et qu'à force les paroisses personnelles de forme extraordinaire risquaient de pousser comme des champignons. Au bout d'un moment, si on laisse la pleine liberté à la forme extraordinaire, il est bien possible que la forme ordinaire recule.

Et c'est cela que les idéologues redoutent. En laissant en concurrence les deux formes, le danger pour eux est que peu à peu la forme extraordinaire l'emporte. C'est comme l'école à la maison ou le hors contrat : l'Éducation nationale supprime la liberté d'enseignement pour endiguer la fuite et garder le monopole.

Ce motu proprio est de la basse politique et en creux l'aveu d'une faiblesse de la part du tyran. L'invocation de l'unité est censée camoufler le profond cynisme de cette vilaine affaire. Mais c'est tellement grossier qu'il faut être naïf ou complice pour ne pas le voir.
images/icones/pelerouin1.gif  ( 924024 )L'unité n'est qu'un prétexte: se venger par Athanase (2021-07-21 12:02:00) 
[en réponse à 924020]

Le Pape, son entourage, se vengent à travers cette affaire. Ils ne font pas que déplorer le manque d'unité, la division de l'Eglise, puisqu'ils divisent eux-mêmes en créant une situation de crise. Ils n'agissent plus en chrétiens. Ce qui est grave. Ils peuvent invoquer François d'Assise, mais ils le trahissent. Le fait de déplorer la situation de biritualisme pourrait se comprendre, mais pas la haine. Nous en sommes à un autre stade. On est dans le mensonge et la duplicité de la part d'une équipe aux abois et peut-être paranoïaque. On est ailleurs.
images/icones/neutre.gif  ( 924012 )défi ou prétexte de l'unité ? par Donapaleu (2021-07-21 09:33:24) 
[en réponse à 924009]

Il y a plusieurs rites exclusifs actuellement dans l'Eglise catholique et il y a et jusqu'au NOM plusieurs rites dans l'Eglise latine.
images/icones/neutre.gif  ( 924017 )Que vous semblez loin... par Pueri Dominum (2021-07-21 10:39:06) 
[en réponse à 924009]

...du cœur du problème !

Je vous invite à lire la lettre ouverte aux catholiques perplexes de Mgr Lefebvre pour essayer de mieux appréhender les enjeux de la Tradition au sein de l'Eglise.

Pueri Dominum.
images/icones/5b.gif  ( 924066 )[réponse] par Toussaint (2021-07-21 15:44:03) 
[en réponse à 924009]


il serait intéressant que des prêtres célébrant habituellement la messe tridentine appliquent le rite rénové en respectant strictement les normes prévues



Le problème c'est qu'il n'y a pas de "normes" dans le rite dit rénové. L'ordinaire a toute latitude pour choisir entre plusieurs options. Et il y a tellement d'options possibles qu'il n'y a pas une célébration qui ressemble à une autre.
La seule option qui est interdite, c'est le missel de 1962...
images/icones/1n.gif  ( 924021 )C'est la faute de la Fsspx selon Christophe Geoffroy par Mandrier (2021-07-21 11:11:23) 
[en réponse à 923970]

Un texte fascinant : le pape produit un texte qui vise à terme l'extinction de la messe de Saint Pie V, mais pour Christophe Geoffroy, le plus grand danger c'est la FSSPX. Peut-être même est-ce la faute de cette fraternité qui doit "se réjouir" de ce motu proprio taillé pour elle selon ce grand philosophe...

C'est quand même grotesque et cela évoque ceux qui devant un attentat islamique se désolent car cela "va faire monter l'extrême droite"
images/icones/4b.gif  ( 924072 )J'ai eu la même réaction que vous par Tibère (2021-07-21 16:07:39) 
[en réponse à 924021]

Christophe GEFFROY, tout à sa hargne contre la FSSPX, n'a rien trouvé de mieux que de lui donner un coup de patte.

Pathétique dans les circonstances actuelles.
images/icones/1g.gif  ( 924123 )Sans oublier par Peregrinus (2021-07-22 13:43:47) 
[en réponse à 924072]

Christophe Geffroy ne se contente pas de mettre en scène - comme d'habitude - sa hargne contre la FSSPX ; il y ajoute, dans son point 7, une pique d'une rare inélégance à l'encontre du refus du biritualisme par les instituts ED. Mais là encore, comme le faisait remarquer Nemo, il n'y a pas vraiment de quoi être surpris, malheureusement.

Peregrinus
images/icones/coeurbrise.gif  ( 924022 )Le raisonement est bon mais par Japhet (2021-07-21 11:40:49) 
[en réponse à 923970]

Cette analyse est tout à fait pertinente, je crois qu'il s'agit en effet de l'intention du pape. Mais là où j'emets une reserve c'est sur le fait fait que ce soit une catastrophe. C'est une catastrophe apparente mais elle cahe un signe providentiel (voir le point de vue de l'abbé Barthe), à savoir une clarification doctrinale.

Quand tous les catholiues fidéles au magistere de toujours auront rejoins la FSSPX et qu'il ne restera plus au sein de l'administration Romaine offcielle que des tenants de l'héresie moderniste....le comabt sera en passe d'être gagné.

d'un côté 20 siecles de magistere de l'autre 60 ans d'hérésie.
Les clercs doivent montrer le chemin, franchir le cap...et les fidèles suivront.