Le Forum Catholique

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images/icones/livre.gif  ( 923406 )Famille Chrétienne : Mgr Battut par Nemo (2021-07-17 08:34:02) 

Article de Mgr Battut

Article de Famille Chrétienne

Mgr Batut : « Des gens sans scrupules se sont servis du Motu proprio de Benoit XVI »
Ancien curé d’une paroisse « biritualiste » à Paris, Mgr Jean-Pierre Batut, évêque de Blois, reconnait que le motu proprio du pape François sur la messe tridentine est « rude » mais nécessaire. Les dépassements ont été trop nombreux, estime-t-il.

Que répondre à ceux qui estiment que le motu proprio de François remet en cause purement et simplement la forme extraordinaire de la messe ?
La célébration de la forme extraordinaire n’est pas interdite par ce motu proprio. Cela reste possible sous certaines conditions certes plus strictes. Quel est le signal envoyé par François ? Il estime que l’attachement à la forme extraordinaire ne doit pas empêcher la découverte des richesses de la liturgie de l’Eglise depuis le Concile. Le devoir des fidèles, par amour de l’Eglise, c’est de rester ouverts à cette découverte même s’ils continuent à fréquenter des messes en forme extraordinaire.
Comprenez-vous les réactions blessées issues des milieux traditionnalistes ?
C’est vrai que ce texte peut paraître rude car c’est un appel à l’obéissance. Mais il s’agit d’une obéissance qui fait appel à l’intelligence. Il faut essayer de comprendre les raisons profondes de cette décision. François prend acte avec gravité de l’échec du pari de Benoît XVI. Ce dernier pensait en effet que son motu proprio aiderait, au fil du temps, à faire accepter les richesses liturgiques de Vatican II. Mais tel n’a pas été toujours le cas malheureusement.

Comment cela ?
Le motu proprio de François intervient à la suite d’une large consultation des évêques du monde entier. Dans un certain nombre de cas, des dysfonctionnements notables ont été enregistrés. Ce n’est évidemment pas le cas dans tous les diocèses du monde (et pas dans le mien par exemple). Mais on a enregistré dans plusieurs endroits des passages de lignes blanches continues. Cela a généré une vraie « inquiétude » de la part du pape.
Quelles lignes blanches ?
Ce qui angoisse le pape François, ce sont tous les dépassements contraires au motu proprio de son prédécesseur. Le premier dépassement, c’est la mise sur le même plan des deux formes du rite romain comme si la forme extraordinaire n’était qu’une forme ordinaire « bis » en quelque sorte. La forme extraordinaire ne peut devenir la forme ordinaire de ceux qui en font le choix. Cette façon de faire est en contradiction avec l’affirmation de Benoît XVI qui a souligné que l’actuel missel romain actuel est la forme ordinaire de la prière de l’Eglise. Le second dépassement n’est pas évoqué dans le document du pape, mais il s’est produit fréquemment en France et sans doute ailleurs. De la messe en forme extraordinaire on est passé à tout le reste : le bréviaire, les sacrements, le catéchisme, etc. Ces éléments sont passés en « contrebande » avec la forme extraordinaire.

Le dernier dépassement est le plus grave. Il consiste à se comporter comme si le Concile Vatican II lui-même - dont est issue la messe de Paul VI – était disqualifié. Certains milieux ont compris à tort que la forme ordinaire constituait une forme liturgique de seconde catégorie, une sous messe… Des gens sans scrupules se sont servis du Motu proprio de Benoit XVI. Ces personnes (qui souvent n’ont même pas lu le Concile) ont dit en substance : « Rome a déjà cédé sur la messe donc Rome va bientôt aussi revenir sur le Concile Vatican II… Nous ne faisons qu’anticiper le reniement par Rome du Concile et nous le jetons aux orties. »
Pour autant, le pape reconnaît que certains célèbrent la forme ordinaire avec certaines libertés qui sont contraires à la lettre du Concile ?
François répète en effet que la forme liturgique actuelle n’est pas modifiable au gré du célébrant. Il dit qu’il faut s’en tenir à ce qui est demandé dans les rubriques pour en dégager toute la profondeur spirituelle et théologique.  Autrement dit, ce n’est pas parce que François a cette position ferme sur la forme extraordinaire qu’il soutient des interprétations excentriques de la forme ordinaire.
images/icones/neutre.gif  ( 923410 )Vaste blague par Eti Lène (2021-07-17 08:52:52) 
[en réponse à 923406]


François prend acte avec gravité de l’échec du pari de Benoît XVI.

Quel échec ? Expliquez-nous.

Le concile et la nouvelle messe, c'est comme le communisme ou la vaccination. Quand ça ne marche pas, c'est qu'il en faut encore plus.

L'unité ecclésiale n'est exigée que pour les tradis. Les idolâtres, les protestants, les orthodoxes, là, aucun problème. Restez comme vous êtes.

Mais qui est comme Dieu et qui est comme Notre Seigneur Jésus-Christ qui a fondé sa sainte Eglise ? Est ce que les clercs sont supérieurs à ce que Dieu a décrété de toute éternité ? St Pierre : "Il n'est pas d'autre nom sous le ciel (Notre Seigneur Jésus-Christ) par lequel nous puissions être sauvés."

L'autorité ne se décrète pas ex nihilo. Elle s'appuie sur le bien commun et la raison, dont le Seigneur est la source.

Mgr Battut, s'il faut aller dans les garages comme dans les années 70-80, beaucoup plus de gens sont prêts à le faire plutôt que de suivre le LGBTQisme de François, et à vous abandonner. Vous allez rester seul à vendre les biens qui restent et à profiter de cette rente que vous ont laissé nos ancêtres. C'est un joli programme pour votre vie. Profitez-en bien tant qu'il est temps.
images/icones/fleche3.gif  ( 923411 )Réflexe pavlovien par Johanis (2021-07-17 08:58:30) 
[en réponse à 923406]

Je pense qu'il s'agit du réflexe pavlovien (de la bien-pensance catholique)d'approuver et de justifier le pape quoiqu'il fasse et quoiqu'il dise.
images/icones/1d.gif  ( 923412 )Article savoureux par Nemo (2021-07-17 09:01:04) 
[en réponse à 923406]

Mgr Battut se présente ici en expert de l'usus antiquior.

C'est assez cocasse. Mgr Battut célèbre très bien, avec piété et dévotion non feintes, l'ancien rite et a plusieurs fois reconnu sa richesse. Ca c'est un bon point, une vérité indéniable, ce ne fut pas toujours le cas des curés de Saint-Eugène.

Mais à Saint-Eugène, Mgr Battut avait voulu créer le samedi matin une grand-messe en latin, plain-chant et polyphonie, dos au peuple, dans le rite réformé. Echec cuisant. Personne de la chorale ne voulut y aller, presque pas de fidèles et ce sur plusieurs samedi de suite. L'expérience fut abandonnée. Effarement de Mgr Battut lorsqu'un fidèle qu'il pensait équilibré lui a dit calmement qu'il préférait une messe basse traditionnelle en français et face au peuple à son nouveau rite chanté avec pompe.

Arrivé à Lyon comme évêque auxiliaire, il a réussi à faire croire au primat des Gaules qu'une année de propédeutique en séminaire avec messe traditionnelle, qui ne déboucherait sur rien d'autre qu'un séminaire nouveau rite allait attirer les foules. Nouvel échec cuisant de cette nouvelle entreprise à blanchir les tradis.

Et Mgr semble découvrir que le missel traditionnel et le bréviaire se complètent et s'interpénètrent mutuellement, que les sacrements procèdent de la même tradition.

Quant au concile Vatican II, je suis amusé de voir qu'il n'a toujours pas compris que les intuitions et orientations de cette "boussole" ne nous ont toujours pas convaincu quand on voit ses fruits à plus de cinquante ans de distance.

Bref, un évêque nommé curé de Saint-Eugène peu de temps après Summorum Pontificum et ayant passé plus d'un an auprès des tradis et qui n'a toujours rien compris. Ce sont ces gens qui nous gouvernent avec une boussole détraquée... Prions le Saint Esprit.
images/icones/fleche3.gif  ( 923703 )Mgr Batut et content ? par Ptitlu (2021-07-19 11:45:41) 
[en réponse à 923412]

Un lecteur du Forum catholique souligne que Mgr Batut célèbre très bien l’ancien rite et a plusieurs fois reconnu sa richesse



Commentaire :

L’évêque de Blois fait partie de ces milieux qui jalousent le succès croissante de la messe traditionnelle, succès devenu criant lors du Covid, puisque les paroisses ont perdu 30% de leurs fidèles qui ne sont pas revenus, tandis que les milieux traditionalistes ont vu accroître leur affluence. Plutôt que de se demander pourquoi la pratique croît chez l’un et baisse chez l’autre, certains souhaitent limiter la liberté des premiers. On le voit à Dijon, comme on l’a vu il y a quelques temps en Bourgogne, lorsqu’un curé un fait des pieds et des mains pour supprimer la messe traditionnelle du coin qui attirait non seulement à la messe mais aussi au catéchisme…
images/icones/carnet.gif  ( 923414 )Gardien de la trahison : un commentaire argentin par Peregrinus (2021-07-17 09:14:43) 
[en réponse à 923406]

Caminante Wanderer propose trois brèves réflexions sur le récent document romain (ma traduction, légèrement abrégée).

1° Que s’est-il passé ?

Avec la publication de Traditionis custodes, nous avons vu le Bergoglio le plus cruel et malveillant de ces derniers temps ; le Bergoglio que nous autres Argentins avons bien connu comme archevêque de Buenos Aires. Personne, à mon avis, n’imaginait que son motu proprio pourrait contenir tant de rage et tant de haine. Haine de ses ennemis et haine de la foi catholique. Bergoglio ne s’est pas contenté de briser quelques vitrines une nuit de novembre ; Bergoglio a décrété l’extermination des fidèles traditionalistes. C’est la Solution finale, puisque tout le document tend à ce que ces fidèles meurent d’inanition et ne puissent pas se reproduire. Elle laisse au sol une foule de victimes : catholiques blessés et violentés, au moment même où l’Église se désagrège et où la plus grande partie de ceux qui se considèrent catholiques – clergé et fidèles – ne sont plus que des zombies, des morts qui se croient vivants.

Ainsi, comme Benoît XVI avait dit, en se référant des fidèles amoureux de la tradition, que « tous ont leur place dans l’Église », François vient de dire qu’ils n’en ont plus. Il n’y a pas de place pour nous dans l’Église francisquiste, mais en revanche il y a de la place et des tendresses pour les adultères, les homosexuels et les hérétiques de tout crin. Et ce n’est pas une figure de style ou une boutade : c’est une réalité, et le nier revient à nier l’évidence.

L’expérience du pape Benoît XVI de l’ « herméneutique de la continuité » a échoué lamentablement, et le motu proprio de François a été sa pierre tombale. C’est qu’exprime en toutes lettres Traditionis custodes : la lex orandi de l’Église actuelle – il est question de l’Église de Vatican II – est le novus ordo. La messe traditionnelle, en revanche, correspond à la lex orandi d’une Église qui n’existe plus. Il est logique, par conséquent, que les fidèles qui entendent continuer à vivre cette liturgie n’aient pas de place dans la nouvelle Église. Je suis ici un simple raisonnement, sans me perdre en suppositions. C’est la terrible réalité à laquelle nous sommes confrontés ; l’expression la plus complète du rupturisme de l’École de Bologne, qui est maintenant canonisée. Giuseppe Alberigo serait en extase depuis le lieu où il se trouve.

C’est pourquoi […] le problème, c’est Vatican II. C’est ce qu’avec clarté et courage l’archevêque Vigano a dit dans les derniers temps. Il ne s’agit plus de rafistoler des documents confus ou d’arrondir les angles, ni d’en appeler à des herméneutiques d’efficacité douteuse. Le concile Vatican II a signifié une rupture avec la Tradition de l’Église catholique. Je ne sais pas quelle est la solution, mais il est urgent qu’il en apparaisse une, car l’Église « officielle » est en train de couler à pic. Cela ne fait aucun doute.

2° Que va-t-il se passer ?

Je ne suis pas devin ni voyant, mais on peut faire quelques conjectures. Et commençons par un fait dont nous bénéficions : Bergoglio a publié son motu proprio dans son moment de plus grande faiblesse (je ne peux pas m’expliquer pour quel motif il a attendu quasiment neuf ans avant de le faire) ; Sandro Magister le disait il y a quelques jours : le pape est seul ; même ses amis l’ont abandonné. Les appartements de Sainte-Marthe sentent la mort ; Bergoglio est un homme faible et moribond. Le document aurait rendu un tout autre son s’il était sorti un ou deux ans après son élection, quand il était au faîte de sa gloire et jouissait d’un grand crédit dans l’Église et dans le monde.

Cette faiblesse peut provoquer la révolte plus ou moins agressive d’un grand nombre. Les déclarations de l’archevêque de Los Angeles ou les réflexions d’un prêtre de Tolède, par exemple, sont des signes encourageants, et il me semble de plus que de très nombreux prêtres de la base qui ne se sont pas précisément traditionalistes sont furieux. Bergoglio a déjà perpétré trop de forfaits ; une bonne partie des catholiques ont perdu patience, et la révolte en sera d’autant plus facile. Ce ne sont pas les années de Paul VI, où tous ont baissé docilement la tête en acceptant le diktat de Bugnini.
Mais bien que j’espère quelque résistance ici ou là de la part du clergé, je ne me fais pas d’illusion. Les évêques surtout, et aussi la plus grande partie des curés sont lâches, et même s’ils ne sont pas d’accord, ils ne feront rien. On m’a rapporté que dans un diocèse argentin, moins de deux heures après la publication du document, les prêtres responsables ont annoncé à leurs fidèles que la messe traditionnelle était suspendue jusqu’à l’obtention des autorisations correspondantes.

Dans des pays latins comme l’Espagne, l’Argentine et beaucoup d’autres, je crains que les rares messes Summorum Pontificum qui existaient ne soient restreintes et que l’on ne donne plus de nouvelles autorisations. Dans d’autres pays, comme la France, l’Angleterre ou les États-Unis, où la liturgique traditionnelle est beaucoup plus vivante et implantée, je pense que les choses continueront comme elles sont aujourd’hui. […]

Dans l’immédiat, ceux qui doivent supporter le pire sont les instituts fondés dans le giron de la défunte Commission Ecclesia Dei, qui passent sous la surveillance de la Congrégation des Religieux, aux mains du cardinal Braz de Aviz qui doit déjà se lécher les babines. Il ne serait pas étonnant qu’en septembre ou octobre, une fois passées les vacances européennes, on commence à annoncer les premières visites apostoliques aux séminaires de la Fraternité Saint Pierre, de l’Institut du Christ-Roi, de l’Institut du Bon Pasteur et des autres semblables. Et nous savons déjà comment ces visites se termineront : en peu de mois, les séminaires seront fermés et on proposera aux séminaristes d’être internés dans des camps de concentration conçus pour leur rééducation dans la lex orandi de la nouvelle Église. La seule chose qui pourrait les sauver, peut-être, serait une prompte mort de Bergoglio.

Quant aux fidèles, je crois que chacun se sauvera comme il peut selon les circonstances où il se trouve. Dans de nombreux cas, les messes seront autorisées par les évêques et continueront à être célébrées ; dans d’autres, les fidèles iront aux messes de la FSSPX, qui est la grande gagnante de cette situation. […]

3° Que faire ?

Le conseil le plus sage que j’ai trouvé est celui que donne le site Rorate Caeli : Keep calm and go to the Latin mass. […]

Quant à nous autres laïcs, je crois que le prince universel qu’il convient d’appliquer doit être « Feu à volonté », selon la capacité et la prudence de chacun. La stratégie que nous promouvions sur ce blogue suivait le principe toujours vivant à la curie vaticane : faire les morts pour qu’ils ne nous tuent pas. C’était ce que faisait le fonctionnaire soviétique dont on menaçait de tuer la famille s’il osait faire quelque chose contre le régime, et c’est pourquoi il se taisait. Maintenant, le pape François a assassiné toute la famille ; il n’y a plus de raisons de calmer le jeu et de demander de la retenue ou de la mesure. Si jusqu’à présent nous avons jeté une pachamama dans le Tibre, je crois que l’heure est venue d’en jeter d’autres dans le Rhin, l’Ebre et le Parana ; d’appuyer toutes les initiatives de résistance qui apparaîtront. […]

Dans d’autres cas, il s’agira de soutenir moralement, émotionnellement et même économiquement les prêtres fidèles qui décideront de continuer à célébrer la liturgique de toujours dans l’Église de toujours, et qui seront persécutés par leurs évêques.

Enfin, il ne me semble pas, pour le moment, qu’il soit possible de concevoir des stratégies collectives. Pour le moment, il n’y en a qu’une : s’opposer au vindicatif et détestable jésuite portègne élu pape le funeste jour du 13 mars 2013.
images/icones/bravo.gif  ( 923422 )Très bon article par Jean-Paul PARFU (2021-07-17 10:33:55) 
[en réponse à 923414]

Très bonne prise de position ! Tout est dit et bien dit ! Merci à Peregrinus.
images/icones/iphone.jpg  ( 923424 )+1 par Nemo (2021-07-17 10:48:20) 
[en réponse à 923422]

Tout est dans le titre
images/icones/bravo.gif  ( 923473 )Très bon article par Athanase (2021-07-17 12:57:13) 
[en réponse à 923414]


Il me semble qu'il ait été publié dans le site "Benoît et moi".
images/icones/fleche2.gif  ( 923513 )Pas à ma connaissance par Peregrinus (2021-07-17 18:11:57) 
[en réponse à 923473]


Il me semble qu'il ait été publié dans le site "Benoît et moi".



Je n'ai pas vu cet article sur Benoît et moi ; je ne me serais d'ailleurs pas donné la peine de le traduire si cela avait déjà été fait par des hispanistes plus compétents que moi (qui suis plutôt germaniste). Vous confondez probablement avec d'autres articles du même site argentin effectivement traduits par Benoît et moi.

Peregrinus
images/icones/iphone.jpg  ( 923516 )Désolé pour mon erreur ! par Athanase (2021-07-17 18:37:27) 
[en réponse à 923513]

Et toujours un plaisir de vous lire !
images/icones/1a.gif  ( 923535 )Désolé par Peregrinus (2021-07-17 20:38:42) 
[en réponse à 923516]

Il n'y a bien sûr aucun problème, et c'est également pour moi un plaisir de vous lire.

Je suis désolé quant à moi pour quelques coquilles dans ma traduction que j'aurais pu facilement éliminer en me relisant plus attentivement. Mais sans doute étais-je pressé de livrer aux liseurs une version française de ce texte qui me paraît important.

Peregrinus
images/icones/neutre.gif  ( 923555 )Question majeure par Rothomagus (2021-07-17 22:29:20) 
[en réponse à 923414]

Le troisième point est le plus important, et nous n'en débattons pas assez.
Car il serait trop facile de sauter aux conclusions, légitimes pourtant : Mgr Lefebvre avait bien raison de se méfier ; ou encore : la messe traditionnelle n'a plus sa place dans l'Eglise, donc ne serait plus catholique sur le papier etc.

Dans les temps anciens, il était fréquent que les diocèses ne se conforment pas à Rome immédiatement, ni les prêtres à leurs évêques, faisant prévaloir leur usage traditionnel hérité des origines (ou du moins du passé, c'est à dire à une époque où nos prédécesseurs étaient plus proches dans le temps de Jésus-Christ que nous-mêmes ne le sommes, et donc chez qui la proximité du sacré était moins dissoute par l'usure qu'elle ne le sera demain) sur des ordres étrangers. Tant parfois qu'il fallait réitérer à plusieurs reprises telle ou telle condamnation ou injonction.
Ce fut le cas pour interdire les Messes à deux ou trois faces. Ou, peut-être avec moins de pertinence, les Messes sèches (pourtant équivalentes aux Messes navales, mais dans un autre contexte). Les exemples sont légion.

Donc il est possible, à condition que les évêques de chaque conférence épiscopale s'y accordent tacitement, de développer plusieurs options :
1 - de faire comme si de rien n'était
2 - de protester en indiquant que le Vatican usurpe les prérogatives épiscopales, en donnant ou refusant unilatéralement le pouvoir spécial à un prêtre ordonné après 2021, pour célébrer la messe selon le missel néo-traditionnel des années 60, dans une forme pourtant jamais abolie ni interdite.
3 - de réunir un synode diocésain pour "accueillir" ou non cette évolution, comme c'était l'antique usage de l'Eglise.
4 - de répondre "plaît-il ?" et de demander à ce qu'un Concile soit réuni pour partager ce Nouvel Ordre mondial liturgique et ordonner la lex orandi avec la lex credendi.

Pour les cardinaux, qu'il s'en trouve douze pour former un tribunal qui jugera l'accusation d'hérésie et autres.

Enfin, pour les fidèles que nous sommes, en France, que faire, à part prier ?
Manifester devant la nonciature à Paris à la rentrée ?
Nous risquons une fois de plus d'être inaudibles car désordonnés. Et comme souvent, je ne doute pas que certains aient l'indélicatesse de faire reposer leur désarroi sur l'évêque diocésain, plutôt que sur le seul responsable de cette situation.

Je désapprouve les réactions telles que : "on vous l'avait bien dit", tout comme celles attentistes se désolant mais n'agissant pas, du type : "déjà le jour baisse etc". Ces constats n'apportent rien d'autre que le fait de se sentir moins seul ? Mais après ?
images/icones/iphone.jpg  ( 923417 )Contrebande par Vincent F (2021-07-17 09:44:31) 
[en réponse à 923406]

Sachant qu’il rare que les heures canoniales soient chantée publiquement, je ne voit pas comment Mgr Battut peut savoir quel Bréviaire utilisent les autres prêtres.

Quand au catéchisme, je n’ai pas le souvenir que celui de la paroisse soit obligatoire, les parents peuvent donner eux-mêmes une éducation catholique à leurs enfants.
images/icones/iphone.jpg  ( 923419 )Le plus pénible... par Rikiki (2021-07-17 10:20:21) 
[en réponse à 923406]

Finalement, le plus pénible va peut-être être de subir toutes ces interventions de « chiens de garde » justifiant une soi-disant « dureté nécessaire », à coup de mauvaises méditations sur l’obéissance. Leçons qui viendront Bien sûr des liquidateurs judiciaires de l’Eglise-qui-est-en-France, en crise, en panne de fidèles et de vocations, sans que personne n’y relève jamais de contradiction.

images/icones/fleche2.gif  ( 923420 )Qu'ils sortent donc du bois par Jean-Paul PARFU (2021-07-17 10:28:17) 
[en réponse à 923419]

On pourra ainsi mieux se souvenir d'eux, lorsque Bergoglio passera l'arme à gauche !
images/icones/neutre.gif  ( 923425 )...du bois, oui, mais encore.... par Pol (2021-07-17 10:49:01) 
[en réponse à 923420]

....que les peaux de moutons soient retirés en sortant du bois.
L'heure est arrivée....
Tradis, unissons nous pour le combat final.
images/icones/iphone.jpg  ( 923519 )Passer l’arme à gauche par Adso (2021-07-17 19:08:51) 
[en réponse à 923420]

Vous voulez dire plus à gauche encore ;) !
Très bonne cette blague involontaire monsieur JPP
images/icones/fleche2.gif  ( 923435 )tartuffe par jejomau (2021-07-17 11:31:32) 
[en réponse à 923406]

Cette "consultation" des évêques se traduit dans les faits par une enquête à charge sans que le juge jésuite n'écoute les accusés... condamnés d'avance!

Vivement le retour à l'inquisition qui, elle au moins au Moyen-Age, permettait toujours à l'accusé d'être écouté et défendu par un avocat!

L'église de Battut, c'est une secte stalinienne...