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Jorge Maria : ne nous y trompons pas par FGVJ (2021-07-17 13:27:11)
chrétiens et Catholiques plus encore.
Ce 16 juillet marque simplement la continuité du déploiement de la nouvelle religion, alimentée par une nouvelle doctrine, dont les idées occupent le siège de Pierre depuis plus de cinquante années et qui ont menées à l’effondrement, particulièrement en occident. Seul l’un des plus grand théologien de l’aire contemporaine, pouvait et à tenter d’interrompre cet engrenage. Son inspiration vient d’être balayée par une personne promulguant des actes dans un contexte d’illégitimité spirituelle. La renonciation précédente étant frappée d’irrecevabilité, comme nous le savons déjà, le plan semble donc se dérouler parfaitement.
Fort de ces convictions l’acte de promulgation sous forme de motu-proprio, n’a donc sur le fond rien d’étonnant, tant il est empreint du panache des petits, usant tour à tour du seul moyen à leur disposition : la rigidité, la violence extrême, ici intellectuelle. Un acte dictatorial, panache puisé dans l’idéologie humaine et non point dans la Prière, ou du moins dans une prière servant d’autres obédiences bien éloignées de la Charité de l’Unique Tout-Puissant : Dieu Trinité, dont l’Amour infini nous « inflige » la Liberté suprême : le Libre Arbitre. Manifestement Jorge Maria n’en à cure.
De facto, son acte répressif, dictatorial, ordonne la suspension de toute bienveillance envers les fidèles et les différentes familles ecclésiales, dites « traditionalistes », dont la FSSPX. Ouvrant la voie aux interdictions (Dijon en est prémices), puis aux futurs actes d’excommunication inéluctables qui en découleront, non seulement vis-à-vis d’évêques, mais de tous prêtres, dont des diocésains, persévérant dans trop d’intérêt pour la Liturgie prérévolutionnaire. Au cœur de l’idéologie pervertie de Jorge Mario - et consorts - il ne peut en être autrement. La rigidité de son architecture intellectuelle ne lui permet pas d’envisager une compatibilité entre ce qui fut naguère, les deux formes de l’unique rite romain. Pour sa personne, il existe d’un coté un rite romain divisé en vernaculaire faisant loi et de l’autre celui (unifié) en un unique rite Latin : l’usus antiquior, qu’il ne reconnaît pas, pourtant issue de la Tradition et minutieusement enrichi durant les siècles avec le concours des Pères et des Docteurs depuis les origines, par et dans la sainte Église. Tradition (= entendre ici la transmission de ce qui a été reçu, transmettre ce que l’on à reçut, à autrui = étymologie du mot tradition), tradition frappée de nombreuses bulles et entérinée par autant de Concile majeur. Jorge Maria, l’évêque en blanc(celui de la Salette ?) s’émancipe officiellement du socle et de l'enrichissement de cet héritage. Sa réalité intellectuelle, trop frottée aux tourbillons du monde reste inspirée, dirigée, par les idées des philosophes laïcs modernes, à l’instar de son proche conseillé : andrea Grillo, prétendument théologien, qui dévoile, ci-après, l’architecture de l’église schismatique qu’ils finissent de construire, occupante déraisonnable du siège de Pierre. Je cite Grillo :
« La Réforme qui a suivi le Concile a restauré , au moins potentiellement, (il manifeste ici toutefois son incertitude) une condition honorable : par une révision approfondie de tous les "rituels" (de l'Eucharistie aux bénédictions, en passant par tous les sacrements, l'année liturgique et la liturgie des heures) elle a levé les obstacles qui empêchaient de comprendre la liturgie comme "une action rituelle commune du Christ et de l'Église" ( ??), favorisant ainsi une nouvelle conscience ecclésiale, non plus pensée selon le modèle de la "division", mais selon le modèle de la "participation commune". Dans chaque acte rituel, il y a une "communauté célébrante" dont les sujets sont "le Christ et son Eglise", constituée de tous les baptisés, au service de laquelle il y a un "ministère de présidence" et "d'autres ministères". Cela a permis de développer, dans les décennies qui ont suivi le Concile Vatican II, une grande prise de conscience des deux côtés de la culture ecclésiale commune, qui sont étroitement liés l’un à l’autre: d'une part la conscience que toute l’expérience ecclésiale est toujours impliquée dans l’action rituelle, et que le langage de cette action est "patrimoine commun"; d'autre part que dans "l'actuosa participatio" (la participation active -ndt), c’est une Eglise non cléricale qui se manifeste et se construit, Eglise dont l'identité n'est pas réduite à la délégation aux clercs. Ainsi, la liturgie est la langue de l'Église et l'Église est l'expérience de la liturgie. Les sujets de cette langue sont le Christ et les baptisés, pas les prêtres.
Quand le moment sera venu - nous devrons préparer l'Église à sortir non seulement de la minorité nécessaire, mais de la minorité culturelle. Pour ce faire, nous devrons explicitement sortir de tout état d'exception : « l’unique rite romain » construit une Église non cléricale, habilite tous les sujets à l’acte de culte, développe un langage liturgique dans lequel se manifeste et s’édifie une Église de pierres vivantes. Paradoxalement, l'interruption même générée par la pandémie peut nous permettre de sortir d'un "état de minorité" qui nous a conditionnés depuis près de deux décennies.
Résultant de l’effondrement post-conciliare, le texte est sans équivoque, ce qui sur le fond est menacé à terme, c’est bien la négation du prêtre comme Alter-Christus, idée à peine dissimulée. Catholiques, c’est de cela dont il s’agit, ni plus, ni moins qu’une généralisation d’un nouveau progressisme au-delà du simple modernisme, tendant à un naturalisme empreint d’un relativisme exubérant.
Grillo, si proche conseillé de Jorge Maria, se réfère de surcroit ouvertement à la pensée d’E.Jüngel, dans le dernier chapitre de l’interview d’où sont extraites les phrases citées. Et lorsque l’ont convient de la place des conclusions dans un texte, tout est dit !!