Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=923423
images/icones/iphone.jpg  ( 923423 )FSSPX : il est temps de sacrer des évêques par Nemo (2021-07-17 10:42:47) 

Vous avez le motif : les évêques sacrés par Mgr Lefebvre méritent d’avoir des successeurs et Rome démontre sa cruelle hostilité envers la tradition. Etat de nécessité. Ce n’était pas mon opinion en 1988.
images/icones/neutre.gif  ( 923429 )Nemo, s.v.p. et serieusement.... par Pol (2021-07-17 10:55:04) 
[en réponse à 923423]

....demandez au moderateur d'enlever votre message. PLEASE, je vous implore.
On ne devance pas la Providence, dixit l'Eveque de fer, qui lui a fait l'Histoire pour la plus grande gloire de notre Sainte Eglise.
PLEASE....
images/icones/bravo.gif  ( 923430 )Complètement par Eti Lène (2021-07-17 11:00:18) 
[en réponse à 923423]

Si en effet il n'y a aucun évêque/cardinal qui ne veuille résister et avoir le courage d'assister les fidèles abandonnés. Et pour l'instant cette hypothèse de n'avoir aucun évêque/cardinal, n'est pas à exclure. Certes il y a Mgr Vigano. Mais le voudra-t-il ?

L'idéal serait que la FSSP l'ICRSP l'IBP etc... restent eux-mêmes, avec en plus et cette fois le fait de suivre un évêque qui aurait la réaction magnanime de Mgr Lefebvre de 1988.

Cela peut paraître paradoxal, mais ce qui a amené la FSSP à se séparer de la FSSPX, lui revient aujourd'hui, en ce qu'elle va devoir suivre Mgr Lefebvre, précisément dans le fondement de son existence, pour survivre.

Et il est préférable d'agir ainsi que d'aller dans la FSSPX. Pour deux raisons :
- Ce serait donner du grain à moudre aux ennemis de l'Eglise que de leur laisser un seul camp à abattre et à caricaturer.
- Les habitudes des fidèles ont été prises, de part et d'autre, même si les fils de Mgr Lefebvre sont là. Ne pas laisser le choix est brutal et pas très ecclésial.

Au fond les traditionnels "en pleine communion" avec François, pour ne pas se retrouver en "décommunion" avec notre Dieu, vont devoir choisir entre leurs fidèles et l'obéissance. Or les prêtres ont été faits pour le peuple et non le peuple pour les prêtres (cf. St Augstin).
images/icones/neutre.gif  ( 923433 )Précisément par Eti Lène (2021-07-17 11:10:58) 
[en réponse à 923430]

"Contre le fondement de son existence" voulais je écrire...
images/icones/linux.gif  ( 938872 )J'entends bien ! par M (2022-01-19 20:17:51) 
[en réponse à 923430]

Mais l'IBP était contre la FSSPX !

On empêchait des prêtres .......


Sans parler des procès en cours .





La FSSP a eut peur des conséquences des sacres .

Fallait à ce moment là, je ne sais si vous l'avez connu, se poser

la bonne question .


On suit Mgr, ou on baisse l'échine ?

C'est ce qu'à fait la frat St Pierre .

Je ne juge pas .

C'était très dur à l'époque de prendre position .


On savait les menaces qui planaient sur Mgr, mais on savait

aussi son merveilleux combat .


On n'est pas des héros !

Mais on a tenu .



Et ce n'est pas le Pape actuel, qui va nous faire diverger .....





M...



Vous connaissez beaucoup de fidèles tradis, proche du pape ?






images/icones/neutre.gif  ( 923432 )Selon l'abbé Gleize... par Herne (2021-07-17 11:01:25) 
[en réponse à 923423]

Selon l'abbé Gleize, c'est prévu (à 1h33) : https://youtu.be/oY0enPxIR-Y?t=5594
images/icones/1n.gif  ( 923438 )En effet, la question se pose par Pétrarque (2021-07-17 11:49:59) 
[en réponse à 923423]

Selon la lettre envoyée aux évêques sur Traditionis custodes, le maintien de la messe traditionnelle ne s'entend plus désormais qu'afin de "pourvoir au bien de ceux qui sont enracinés dans la forme de célébration précédente et ont besoin de temps pour revenir au Rite romain promulgué par les saints Paul VI et Jean-Paul II"

Les choses sont claires : la Rome moderniste revient à sa philosophie, non pas d'avant 2007, mais bien d'avant 1988.

Les tradis ont la tête dure, mais ils finiront, de gré ou de force, par avaler la pilule. Telle est l'idée.

Il n'est pas question, pour le tyran de Sainte-Marthe -comme le surnomme l'ami Daoudal avec réalisme- d'accepter l'existence pérenne de la messe traditionnelle. Tout le monde doit embrasser la nouvelle messe, et la subsistance de l'autre n'est qu'une parenthèse miséricordieuse.

Voilà donc refermée la tragique équivoque de l'ordinaire/extraordinaire et de l'herméneutique de la continuité.

Quant aux anciens instituts ED, les voici tristement renvoyés à la précarité ontologique de leur situation, qui demeure évidemment suspendue au rapport de forces romain du moment.

Concernant la FSSPX, dont le rôle historique et surnaturel continue plus que jamais, elle se doit évidemment de continuer d'agir avec la prudence dont elle a toujours fait montre.

Je n'ai pas de peine à reconnaître que, si elle avait signé en leur temps les accords que j'appelais pourtant de mes voeux, elle serait aujourd'hui dans une position bien inconfortable.

Sacrer de nouveaux évêques peut donc être indispensable à moyen terme, mais c'est courir au devant de sanctions qui, quoiqu'aussi invalides que les précédentes, n'entretiendront pas moins sa mise à l'écart psychologique dans l'esprit des fidèles, et contribueront d'évidence à la marginalisation de la Tradition ; les petites pointures de la journalocratie mainstream assurant, en cas de besoin, le choeur des vierges effarouchées et la partition des violons de la lutte contre je ne sais quelle extrême-droite ecclésiale.

C'est, à n'en point douter, la stratégie qui se trouve sur la table actuellement, et qui permettrait au parrain et à sa mafia de faire sauter sans dommage les mesures de clémence prises par Benoît XVI à l'endroit de la FSSPX. L'année de la Miséricorde, c'était avant...

Concernant les évêques diocésains, nous ne devons certainement pas être optimistes. Le document sorti hier est, à plusieurs reprises, présenté comme la réponse aux questionnaires envoyés dans les diocèses. Cela donne une idée de ce qui en est remonté à Rome.

La mauvaise foi teintée de haine sournoise qui semble avoir présidé à cette manoeuvre -car tout, dans cette triste histoire, s'inscrit évidemment dans une manoeuvre ourdie de longue date- le montre assez : la masse des évêques, en France en tout cas, est, plus ou moins discrètement, hostile à la messe traditionnelle, et elle valide avec plus ou moins d'enthousiasme le logiciel du parrain.

Le contexte global, enfin, ne doit pas nous échapper.

Biologiquement, nous avons gagné. La rage du parrain et de sa mafia sont les coups de gnaques désespérés d'une vilaine meute aux abois.

Ce combat, qui n'est pas seulement celui de la lumière contre les ténèbres, est aussi celui de la vigueur et de la jeunesse contre la vétusté et la décrépitude du modernisme, qui mord désormais avec l'énergie du désespoir.

Ils sont déjà morts.

Résistance, donc, comme le dit XA, mais aussi prudence !

Nous n'avons pas affaire à des débutants, ni, surtout, à des premiers communiants...
images/icones/neutre.gif  ( 923443 )Merci par Eti Lène (2021-07-17 11:59:05) 
[en réponse à 923438]

Votre prose est agréable à lire et elle est vraie.
images/icones/iphone.jpg  ( 923444 )A un détail près par Vincent F (2021-07-17 11:59:10) 
[en réponse à 923438]


Les tradis ont la tête dure, mais ils finiront, de gré ou de force, par avaler la pilule.



Il me semble qu’il s’agit plutôt d’un suppositoire.
images/icones/interdit.gif  ( 923448 )La pilule c'est clairement non par Ptitlu (2021-07-17 12:07:39) 
[en réponse à 923438]

Les tradis ont la tête dure, mais ils finiront, de gré ou de force, par avaler la pilule. Telle est l'idée.

Au contraire. Je ne travaille pas avec les autorités qui ne me respectent pas, et généralement dès qu'on s'en affranchit, ça va mieux.
images/icones/bravo.gif  ( 923450 )Bravo Pétrarque ! par Jean-Paul PARFU (2021-07-17 12:12:28) 
[en réponse à 923438]

Et merci ! Votre post est excellent sur le fond et effectivement très agréable à lire !
images/icones/neutre.gif  ( 923458 )Quelques remarques par Meneau (2021-07-17 12:21:00) 
[en réponse à 923438]

Merci pour votre intervention ! On regrette de ne pas vous lire plus souvent.


Les tradis ont la tête dure, mais ils finiront, de gré ou de force, par avaler la pilule. Telle est l'idée.


L'histoire a montré que ce n'était pas le cas, et que la forme extraordinaire qui dans l'idée de ses opposants allait finir par disparaître de sa belle mort, de sorte que les concessions comme les Motu Proprio étaient finalement appelés à devenir inutiles, n'a pas du tout disparu et au contraire prend de l'ampleur malgré les chicaneries. Evidemment l'aiguillon que représente la FSSPX y joue un rôle, mais pas seulement.


Sacrer de nouveaux évêques peut donc être indispensable à moyen terme, mais c'est courir au devant de sanctions


Oui, mais à moyen terme seulement. Tant qu'il y a encore 3 évêques en activité, voire aussi une poignée d'évêques pas FSSPX qui peut-être accepteraient de participer à un sacre, il n'y a pas urgence.


Concernant les évêques diocésains, nous ne devons certainement pas être optimistes. Le document sorti hier est, à plusieurs reprises, présenté comme la réponse aux questionnaires envoyés dans les diocèses. Cela donne une idée de ce qui en est remonté à Rome.


"Présenté comme", mais est-ce la réalité ? Le Cal. Burke demande à raison qu'en toute justice les résultats de cette enquête soient publiés intégralement : pour lui il y a une bonne moitié d'évêques qui considèrent (considéraient) la forme extraordinaire comme plutôt une bonne chose ou au moins entretiennent de bonnes relations avec les communautés concernées, et pour ceux de l'autre camp, il pense que tous ne soutiendraient pas pour autant le MP TC.

Cordialement
Meneau
images/icones/fleche3.gif  ( 923462 )Je n'ai pas développé ce point, certes... par Pétrarque (2021-07-17 12:27:49) 
[en réponse à 923458]

Merci Meneau pour votre réponse.


"Présenté comme", mais est-ce la réalité ? Le Cal. Burke demande à raison qu'en toute justice les résultats de cette enquête soient publiés intégralement : pour lui il y a une bonne moitié d'évêques qui considèrent (considéraient) la forme extraordinaire comme plutôt une bonne chose ou au moins entretiennent de bonnes relations avec les communautés concernées, et pour ceux de l'autre camp, il pense que tous ne soutiendraient pas pour autant le MP TC.



Il est clair que le prétexte fourni n'est peut-être pas juste, j'y ai tout de suite pensé. Mais, à ce stade, nous en sommes réduits aux conjectures.

Pour ce qui est du sacre éventuel de nouveaux évêques, je suis d'accord avec vous, rien ne presse. Ces décisions-là sont graves et doivent se peser.

C'est ce qu'a fait Mgr Lefebvre en son temps, et je ne doute pas que ses successeurs fassent de même.

Que Dieu nous vienne en aide, en tout cas.
images/icones/fsspx.gif  ( 923439 )Ce que tous dans ce fil semblent exclure par Candidus (2021-07-17 11:51:57) 
[en réponse à 923423]

... c'est que François accorde le mandat épiscopal pour réaliser ces sacres. Et moi, je pense que c'est ce qui se passera.

Le jour où la FSSPX décidera que le moment est venu de consacrer de nouveaux évêques, le supérieur général demandera le mandat à Rome à l'exemple de Mgr Lefebvre. Et il l'obtiendra.

Pourquoi l'obtiendra-t-il ? Là cela devient plus compliqué, il faut essayer de comprendre la psychologie bergoglienne. Je propose ces quelques pistes :

- Bergoglio aime surprendre, il aime agir à l'encontre de ce que tout le monde pense qu'il fera.
- Bergoglio aime la FSSPX, pas pour ses positions bien sûr, mais parce qu'elle est à la "périphérie" de l'Eglise et de la société.
- Bergoglio conçoit la FSSPX comme une espèce d'abcès de fixation, il ne souhaite donc pas sa disparition, au contraire.
- Ce sera un pied de nez à tous ceux chez qui la suppression de SP va rester sur l'estomac, une manière de leur dire : "si vous n'êtes pas contents, rejoignez donc les lefebvristes."
- Ce sera aussi un pied de nez aux conservateurs wojtyliens-ratzingeriens qu'il exècre, tel que le cardinal Burke, qui a toujours condamné les consécrations de 1988.
- Refuser le mandat épiscopal à la FSSPX annulerait tout ce qu'il lui a déjà accordé (mariages, confessions, ordinations). Ce serait à la fois illogique et marquerait l'échec de sa stratégie.
images/icones/neutre.gif  ( 923441 )Vous croyez par Eti Lène (2021-07-17 11:58:12) 
[en réponse à 923439]

vraiment cher Candidus que les autorités de la Fsspx vont demander l'autorisation pour les prochains sacres? Je suis d'accord avec tout le reste de votre analyse.
images/icones/neutre.gif  ( 923464 )Je le pense par Candidus (2021-07-17 12:31:03) 
[en réponse à 923441]

N'oubliez pas qu'un des arguments de Mgr Lefebvre pour justifier les consécrations de 1988 était : nous avons reçu l'accord de principe pour consacrer un évêque.

Je sais que c'est un argument très discutable, mais si les autorités de la FSSPX pensent que la situation actuelle est semblable à celle de 1988, en pire certes mais de même nature, je ne vois pas pourquoi elles s'abstiendraient de suivre le même modus operandi : on demande, s'il nous l'accorde, tant mieux, s'il nous le refuse, tant pis, on passe outre.
images/icones/iphone.jpg  ( 923447 )Voeux pieux par Nemo (2021-07-17 12:03:19) 
[en réponse à 923439]

Je ne pense pas que le pape donnera ce mandat.
Je pense que la FSSPX doit continuer son chemin car c’est le dernier recours si la Messe était menacée.
Avec le message haineux du pape est justifié l’état de nécessité qui ne l’était pas à mon sens la semaine dernière.
Ca ne veut pas dire que les Instituts dits ED ne doivent pas continuer leur mission tant bien que mal dans les diocèses : pour l’instant nous ne sommes pas chassés de partout. Dijon reste une exception : tous les évêques n’ont pas forcément envie de suivre l’aigri Mgr Minnerath. Tous ne sont pas aussi bornés que Mgr Battut. Nous sommes dans l’Eglise et y restons. Mais il est important que la FSSPX reste forte.
images/icones/neutre.gif  ( 923454 )Mgr Batut par Vox clamantis (2021-07-17 12:15:15) 
[en réponse à 923447]

Avec un seul t, a dit que ça se passait bien dans son diocèse. Ça m'étonnerait qu'il change quoi que ce soit après l'avoir dit dans la presse .

Sauf bien sûr s'il venait à apprendre qu'un forum tradi le traité de boussole désorientée qui ne comprend rien à rien, auquel cas je comprendrais qu'il soit vexé (mais ce serait assez peu élégant de sa part de faire payer à ses diocésains les discours imprudents d'un dijonnais, je dois admettre).

Un peu de prudence, afin de ne pas s'aliéner les gens disposés à maintenir le statu quo, pourrait être de mise.
images/icones/iphone.jpg  ( 923457 )Ça peut bien se passer… par Jérusalem (2021-07-17 12:20:01) 
[en réponse à 923454]

… avec une paroisse dans le diocèse, il applique déjà à la lettre Traditionis Custodes.

Quel besoin a-t-il, alors justement qu’il n’est pas concerné, de venir justifier ce texte qui suinte la méchanceté à chaque mot ?

Jérusalem
images/icones/fleche3.gif  ( 923456 )Même si je ne partage vos facétie de sacres-ripostes par Athanase (2021-07-17 12:17:29) 
[en réponse à 923447]

je pense qu'en l'état actuel, François ne veut certainement pas encourager la FSSPX. Comment pourrait-il le faire alors qu'il veut saper l'un des coeurs d'activité de ladite fraternité: la messe traditionnelle ? Sa décision vise peut-être à encourager les gens à aller vers la FSSPX pour mieux l'excommunier. On est dans la mesquinerie pure et sans cohérence non plus, car les plumes du Pape ne s'embarrassent d'aucune erreur, ni contradiction.
images/icones/1h.gif  ( 923452 )Ce n'est pas si évident... par Pétrarque (2021-07-17 12:13:24) 
[en réponse à 923439]


Le jour où la FSSPX décidera que le moment est venu de consacrer de nouveaux évêques, le supérieur général demandera le mandat à Rome à l'exemple de Mgr Lefebvre. Et il l'obtiendra.



Comparaison n'est pas raison, cher Candidus.

Lorsque Mgr Lefebvre s'est décidé à sacrer en 1988, il était en contact avec les autorités romaines et pouvait, pour autant qu'il pouvait alors en juger, en attendre quelque chose. Le contexte du déroulement de la visite du cardinal Gagnon pouvait fonder là quelque espérance.

Je ne suis pas dans le secret de l'agenda de l'abbé Pagliarani, mais je n'ai guère l'impression que ce soit la température actuelle.


il faut essayer de comprendre la psychologie bergoglienne



Bon courage. C'est certainement une étude intéressante au plan psychiatrique. La caractérologie des dictateurs est assurément passionnante, et nous avons quelques précédents assez alléchants (fidèles humiliés en audience publique, ou carrément frappés place Saint-Pierre...)

Pour bien comprendre ce qui s'agite sous la calotte de François, je crois qu'il faut être prêt à composer avec un orgueil démesuré, ainsi qu'avec une stupéfiante perversité.

Je crois sincèrement que nous avons affaire à un homme malade.


Ce serait à la fois illogique et marquerait l'échec de sa stratégie



Il y a probablement une stratégie, mais dans le contexte psychiatrique évoqué précédemment, l'illogisme peut parfaitement s'y inscrire.

Je crois également que la fin de l'ère Bergoglio est proche, et que le temps presse pour lui. Il faut continuer de détruire, et vite.

Je ne crois donc pas, pour terminer, que la Rome moderniste concède un mandat pour pérenniser ce qu'elle s'acharne à faire disparaître depuis 50 ans.

On dit d'un fou qu'il a tout perdu, sauf la raison...
images/icones/bravo.gif  ( 923467 )Un "homme malade", je suis d'accord par Athanase (2021-07-17 12:34:43) 
[en réponse à 923452]


et le vieillissement n'aide pas. Désolé, mais l'expérience parle. Il y a des gens qui avancent en âge et qui deviennent aigres et amers...
images/icones/c_nul.gif  ( 923451 )Le sacre doit se faire au regard de la situation de la FSSPX par Athanase (2021-07-17 12:12:50) 
[en réponse à 923423]

... pas au regard de la situation à proprement parler de l'Eglise ! Si en 1988, il y eut des sacres, c'est par crainte du décès proche de l'évêque-fondateur de la Fraternité Saint-Pie X. La crise a certainement joué, mais les dérives de cette époque n'ont pas constitué la raison directe des sacres.

On ne sacre pas pour se venger, pour se payer un piètre pontife, mais parce qu'il y a une nécessité d'ordre quasi-logistique. Voulez-vous faire comme l'Eglise jacobite qui débuta au VIe siècle avec des sacres par milliers ? Si on sacre, ce sera combien d'évêques ? 5, 10, 100 ?

A ce jour, je ne crois pas savoir que les jours des trois évêques sont comptés. Nés entre 1945 et 1958, il reste encore dans une tranche d'âge où l'on est plutôt dans une situation de pré-retraite.

Soyons sérieux, Némo, même dans une situation grave, il faut éviter de devenir fébrile.
images/icones/neutre.gif  ( 923455 )Le problème par Eti Lène (2021-07-17 12:16:55) 
[en réponse à 923451]

Pour la Fsspx est que les 3 (hélas) évêques ont moins la force qu'ils avaient au départ. C'est tout à fait logique. Et donner les confirmations les ordinations sur les cinq continents n'est pas de tout repos. La question se pose pour la Fsspx comme pour ceux qui sont "en si pleine communion et communication" avec Rome. Si pas un seul évêque ne se lève alors que tous les sacrements doivent être donnés sur les cinq continents on est mal. Oui la prudence est de mise vous avez raison et ce n'est pas du tout pour une vengeance qu'il faut le faire mais pour le salut des âmes.
images/icones/fleche3.gif  ( 923460 )Oui, cela dépend beaucoup de la situation des trois évêques par Athanase (2021-07-17 12:25:06) 
[en réponse à 923455]



Si, par exemple, les apostolats de la FSSPX venaient à multiplier exponentiellement dans les semaines ou dans les mois à venir, on pourrait alors se poser la question. Mais dans un court-terme, j'en doute pour différentes raisons. La question serait aussi propre à la situation des évêques ? Sont-ils encore en forme pour accomplir des voyages ? Le seul élément nouveau est le fait qu'aujourd'hui, pour causes de Covid, il est difficile de se déplacer, ce qui peut justifier des évêques à résidence permeanente
images/icones/1i.gif  ( 923459 )En 1988, le contexte a joué : Assise ! par Pétrarque (2021-07-17 12:22:21) 
[en réponse à 923451]

Cher Athanase, si la maladie de Mgr Lefebvre et la perspective de sa fin ont évidemment joué un rôle dans l'idée des sacres (puisqu'il y pense dès 1983), c'est bien le contexte caractérisé par le scandale d'Assise de 1986 qui en est la cause directe, à tout le moins une cause essentielle.

C'est ce qu'ont dit tous les témoins proches de cette décision, à commencer par l'abbé Aulagnier, de bienheureuse mémoire.
images/icones/1i.gif  ( 923463 )Cela a encouragé les sacres, mais la raison réside dans l'âge de l'évêque par Athanase (2021-07-17 12:29:47) 
[en réponse à 923459]

Mgr aurait pu aussi bien invoquer la crise dans l'Eglise, la mise en place du NOM ou que sais-je encore. Il ne l'a pas fait. Dans un contexte d'enlisement et de risque de disparition, il savait qu'il lui deviendrait impossible de continuer de façon pérenne la fraternité. La raison immédiate est la crainte d'un décès assez proche, ce qui était assez juste étant donné que l'intéressé est mort en 1991. Je ne ferai pas d'Assise une "cause directe", mais plutôt une condition qui a certainement pesé dans le jugement.
images/icones/fleche2.gif  ( 923472 )Désolé de vous contredire, cher Athanase... par Pétrarque (2021-07-17 12:56:38) 
[en réponse à 923463]

...mais je ne crois pas que des causes psychologiques liées à la peur que provoquerait sa disparition aient eu, pour Mgr Lefebvre, l'importance que vous leur prêtez.

La chronologie détaillée dressée par Mgr Tissier de Mallerais dans sa biographie du fondateur de la FSSPX va au contraire dans le sens d'une décision dictée, pour l'essentiel, par l'état de l'Eglise :

"Si la situation s'aggravait dans l'Eglise, si la Providence me montrait d'une manière évidente que je dois le faire, alors sans doute me résignerais-je à sacrer un évêque, puisque je puis le faire validement. Mais ce serait un acte de rupture avec Rome -dont la perspective, du reste, effraie là-bas- et je ferai tout pour l'éviter." (interview par André Figueras, Monde et Vie, 12 juin 1981, pp. 12-13, cité in B. TISSIER DE MALLERAIS, Marcel Lefebvre, une vie, Clovis, 2002, p. 575)

De même, aux côtés du drame d'Assise, les réponses romaines aux Dubia formulés par Mgr Lefebvre en 1985 à la SCDF eurent un rôle décisif, puisque Mgr Tissier, qui était quand même très bien placé pour en apprécier la portée, les lie explicitement à la résolution du prélat.

Il s'agit, à l'évidence, du signe providentiel qu'attendait Mgr Lefebvre.

Ce n'est qu'à la réunion du Pointet, le 30 avril 1988, deux mois avant l'opération survie, que Mgr Lefebvre fait explicitement référence à son âge et à son état de santé.

C'est donc, à mon sens, une cause accessoire, l'essentiel étant, dans l'esprit du prélat, l'avenir de l'Eglise et le maintien de la messe.
images/icones/4a.gif  ( 923475 )A mon tour d'apporter la (saine) contradiction par Athanase (2021-07-17 13:07:40) 
[en réponse à 923472]


La décision des sacres semble avoir été prise en 1987, si vous lisez la lettre aux quatre futurs évêques. Et l'entretien de Mgr Lefebvre sur les sacres date de 1987, non de 1981 ! En effet, Mgr Lefebvre n'aborde cette question que pour la première fois, en 1983, même si la lettre n'est pas publique.

images/icones/1b.gif  ( 923478 )Je tempère à la lumière d'Ennemond... par Pétrarque (2021-07-17 13:20:24) 
[en réponse à 923475]

...dans ses derniers messages du présent fil.

Disons que l'âge et la crise ont tous deux leur part.

Quant à la date de 1981 pour l'interview à Monde et Vie, ce n'est pas moi qui la donne, mais Mgr Tissier.

Bien à vous.
images/icones/fleche3.gif  ( 923477 )Le décès et la crise sont les causes premières par Ennemond (2021-07-17 13:16:42) 
[en réponse à 923472]

La disparition prochaine de Mgr Lefebvre et la crise de l'Eglise étaient les premiers motifs des sacres sans mandat.

"Je ne puis pas en conscience laisser ces séminaristes orphelins et je ne peux pas vous non plus vous laisser orphelins en disparaissant sans rien faire pour l’avenir. Ca n’est pas possible. Ce serait contraire à mon devoir. C’est pourquoi nous avons choisi, avec la grâce de Dieu, des jeunes prêtres, des prêtres de notre Fraternité, qui nous ont semblé les plus aptes et, en même temps, qui sont dans des lieux et dans des fonctions qui leur permettent le plus facilement de remplir leur ministère épiscopal, de donner la confirmation à vos enfants et de pouvoir donner les ordinations dans nos divers séminaires." (sermon du 30 juin 1988)

Assise et les dubia furent les signes déclencheurs que Mgr Lefebvre avait demandés pour lui ôter les doutes. Mais avant même qu'ils n'interviennent Mgr Lefebvre pensait sérieusement aux sacres. On peut aller plus loin : s'ils n'étaient pas intervenus, il aurait sans doute fallu que Mgr Lefebvre consacrât car la crise de l'Eglise avançait et sa disparition pointait. Toute la justification canonique des sacres repose sur l'âge avancé du prélat (comparaison avec les derniers sacrements dispensés par des prêtres, même les clercs non autorisés agissant en cas de nécessité).

images/icones/neutre.gif  ( 923522 )Assise a été un coup de poignard derrière le dos de Dieu par Eti Lène (2021-07-17 19:44:38) 
[en réponse à 923459]

C'est comme si un mari avait une attitude aussi odieuse pour sa femme légitime: Tu es ma femme légitime que j'aime, mais demain et désormais il y aura une possibilité d'accepter chez moi de temps en temps une prostituée à la maison. Or seul Jésus-Christ est vrai Dieu et vrai homme. Certains pourraient dire que j'exagère, que cette comparaison ne vaut pas. Mais le Bon Dieu est simple et ce n'est pas pour rien qu'Il nous a créés à son image. Les mots ont un sens dans la Bible : "Il n'est pas d'autre nom sous le ciel par lequel nous puissions être sauvés." dit St Pierre en parlant de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Il n'y a de salut que par l'Eglise et par Jésus-Christ.

Ce qui a ajouté à l'horreur est qu'ils ont fait comme si la prostituée était légitime... Que croyez-vous que la femme fera ? Or là il ne s'agit pas d'une femme blessée, mais de Dieu à qui l'on doit absolument tout. Ils l'ont fait sans le dire, mais en l'affichant, à tel point qu'il y a eu une statue de Bouddha sur un des autels latéraux.

C'est et ça reste scandaleux et monstrueux. La pachamama, l'acceptation des divorcés-remariés ne sont que le prolongement de ce qui s'est passé à Vatican II où l'hypocrisie des textes était déjà odieux.

Après, personne ne doit juger les reins et les cœurs. Certains y croient encore, peut-être de bonne foi, et c'est Dieu qui sera leur juge. On peut et on doit juger les actes tangibles, tels qu'ils sont dans toute leur horreur ou leur bonté.

Le Bon Dieu laisse faire à cause des péchés. Cet état d'aveuglement est permis par Lui pour un temps. Mais à un moment il va falloir choisir. "Que le juste continue à se sanctifier. Que le méchant continue à pécher" dit Notre Seigneur dans l'Apocalypse.
images/icones/mitre4.png  ( 923466 )Sur les sacres par Jean-Paul PARFU (2021-07-17 12:33:35) 
[en réponse à 923451]

et c'est aussi une leçon de cette crise :

Cesser aussi de considérer les sacres comme quelque chose d'inouï, comme le franchissement sans retour d'un Rubicon ecclésial.

- Pendant plus de 1000 ans des évêques ont sacré évêques des prêtres sans mandat pontifical ;

- Pendant la longue vacance du siège romain au XIIIème siècle, soit pendant près de 3 années (1268 - 1271) des évêques ont sacré évêques des prêtres, sans mandat pontifical ;

- En Chine, dans les pays du bloc de l'Est pendant la Guerre froide, des évêques ont sacré clandestinement des prêtres évêques en prison ou ailleurs, le plus souvent sans mandat pontifical ;

- Le mandat papal est bien souvent une apparence, puisque ce sont les conférences épiscopales qui se cooptent et qu'il est même arrivé, notamment sous Benoît XVI, que le pape soit contraint par elles de renoncer au candidat de son choix (ce fut le cas en Autriche notamment) ;

- Les Orthodoxes sacrent évêques des prêtres et n'en constituent pas moins des églises munies de tous les sacrements.
images/icones/mitre4.png  ( 923469 )Autre exemple chinois: des évêques sacrés en 1958 par Athanase (2021-07-17 12:42:17) 
[en réponse à 923466]

Plus de trente évêques avaient été sacrés à partir du 13 avril 1958. AUCUN n'a été excommunié par Rome, qui désavoua les sacres, mais n'osa pas affirmer que les intéressés étaient excommuniés. Les Acta Apostilicae Sedis de l'époque n'indiquent aucune excommunication des évêques nouvellement sacrés. Et Rome ne parla de schisme qu'à de rares occasion, Jean XXIII employant pour la dernière fois l'expression en 1959. Puis après, plus rien. Je suis d'accord avec vous, Cher maître, je crois qu'il n'y a pas lieu à une quelconque dramatisation.
images/icones/neutre.gif  ( 938866 )[réponse] par Ultima Ratio (2022-01-19 19:34:05) 
[en réponse à 923466]

Jésus-Christ est l’unique fondateur de l’épiscopat, et le Pape, son vicaire, en est le procréateur unique. C’est la croyance catholique. Contre cette croyance, à diverse époques, se sont élevées des doctrines qui ont cherché d’autre mode d’institution épiscopale. A défaut du Pape, qui pourrait faire des évêques ? Les uns ont dit : La peuple ! Les autres se sont écriés : Le gouvernement ! Ce sont de simples théories que des hommes ordinairement intéressés à cette entreprise ont élevées contre l’enseignement de l’Église.

CONSTITUTION DE L’ÉGLISE – Conférences Apologétiques – Abbé R. PLANEIX Chanoine honoraire, supérieur des missionnaires Diocésains de Clermont-Ferrand –Nihil obstat, Imprimatur 1901 – P. LETHIELLEUX, LIBRAIRIE-ÉDITEUR – ( Neuvième Conférence, L’ÉPISCOPAT ) – p.216

images/icones/neutre.gif  ( 938884 )C'est une nécessité par JFB33 (2022-01-19 22:35:24) 
[en réponse à 923451]

Hier la FSSPX avait 4 évêques.
Elle a aujourd'hui de plus nombreux fidèles et seulement 2 évêques sont en capacité d'être "optimum". L'un d'entre eux est en mauvaise santé...
images/icones/1b.gif  ( 938888 )Pas sûr par Ptitlu (2022-01-19 22:53:45) 
[en réponse à 938884]

Ayant eu à poser la question, je ne suis pas certain que l'état de nécessité est atteint.
images/icones/fleche2.gif  ( 938891 )Relisez si vous savez le faire par Super-Malouin (2022-01-19 23:50:59) 
[en réponse à 938884]

Tout a été dit par un sage du FC !


Lien
images/icones/fleche3.gif  ( 938894 )Erreur ! Voici le bon lien par Super-Malouin (2022-01-20 01:24:28) 
[en réponse à 938891]

Le vrai lien
images/icones/bravo.gif  ( 938895 )Oui voilà par Ptitlu (2022-01-20 02:05:13) 
[en réponse à 938894]

C'est à peu près ça en bien plus court.
images/icones/neutre.gif  ( 938974 )Déjà lu par JFB33 (2022-01-20 19:57:37) 
[en réponse à 938894]

Aux explications cette nécessité est donc valable. Ceci dit il faut ni trainer ni se précipiter. Et respecter les règles canoniques comme la FSSPX l'a toujours fait.
Je pense que les supérieurs ne sont pas dupes sur le sujet.
images/icones/fsspx.gif  ( 923471 )Mgr Lefebvre n'a rien fait sur un coup de tête par Ennemond (2021-07-17 12:56:01) 
[en réponse à 923423]

Sans doute la nouvelle du Motu Proprio Traditionis Custodes est-elle sidérante, mais il ne faudrait pas se faire gagner par l'émotion, la colère et le découragement pour réclamer des décisions à l'emporte-pièce que les uns ou les autres lâcheront avec le temps, au gré de nouveaux évènements, plus ou moins réconfortants. Mgr Lefebvre n'a pas consacré des évêques pour punir Jean-Paul II d'Assise, mais bien pour continuer à maintenir le flambeau de la Tradition catholique après son décès. La raison première était sa disparition prochaine. Assise fut un des signes que Mgr Lefebvre avait demandé pour y voir clair. Les sacres n'auraient pas été posés si Mgr Lefebvre avait eu 45 ans en 1988...

Le supérieur général actuel de la FSSPX, l'abbé Pagliarani, a indiqué que la FSSPX procèderait aux sacres si les conditions de 1988 étaient à nouveau réunies. Nous avions à ce moment-là un archevêque octogénaire qui sillonnait le monde, après des décennies de mission, qui se trouvait être malade et proche de sa disparition. Il avait, pendant des années, essayé d'obtenir une autorisation de la part du Saint-Siège, et de démarcher d'autres évêques. Les consécrations sans mandat étant un acte grave, les poser ne se fait pas comme on procède annuellement à de nouvelles ordinations, comme s'il s'agissait d'un acte courant.

Le jour venu où un besoin d'évêque se fera sentir, s'il n'y a nulle autre alternative, la FSSPX procèdera comme en 1988 car elle n'attendra pas cyniquement la disparition de ses évêques pour voir mourir l'oeuvre, à moins qu'une cohorte d'évêques ose se présenter, mais ce serait miraculeux. A l'image du fondateur, les supérieurs demanderont l'autorisation aux autorités compétentes, comme, je vous le rappelle, elle le fait pour chaque célébration de mariage. C'est vraiment en dernier recours qu'elle agirait outre, du fait de la nécessité. Si la situation ultime de 1988 se représente (décès proche, refus des autorités de confier un autre évêque sans obliger à trahir les principes, disparition à terme du monde traditionnel, refus des autres évêques, continuité de la crise), il faudra accueillir ce geste salutaire comme une nouvelle opération survie. En attendant, nous ne pouvons que prier pour que le Saint-Siège accepte les consécrations, comme il accepte les mariages. C'est ce à quoi Mgr Lefebvre invitait à prier tout au long des années 1980.

Pour le reste, les dernières années ont montré que les évènements se suivaient suffisamment vite pour ne pas considérer le temps présent comme définitif. En cela, la mesure et la sagesse de l'archevêque sont pleines d'enseignement.
images/icones/hein.gif  ( 923482 )Mais un seul évêque?... par New Catholic (2021-07-17 13:36:52) 
[en réponse à 923471]

Si la situation ultime de 1988 se représente (décès proche...


Mais cela veut dire que la FSSPX attendra qu'un seul des ses (maintenant) trois évêques soit encore en vivant?
images/icones/neutre.gif  ( 923563 )je crois comprendre que non par Luc Perrin (2021-07-18 00:56:18) 
[en réponse à 923482]

si un évêque actuel parmi les trois, ayant par exemple été vaxxé et en subissant les effets secondaires - thrombose ou affection sévère - décède ou est dans une grave incapacité, la FSSPX pourrait consacrer un nouvel évêque pour le remplacer. Avec ou sans "pass sanitaire" délivré par Rome.

Au vu des orientations, particulièrement hostiles, du Pontife régnant telles qu'exprimées dans son MP qui reprend la politique de mise en extinction de Paul VI de 1969, l'octroi du "pass sanitaire" est très improbable.

Il me semble que c'est ce que suggère Ennemond mais je peux avoir mal compris.
Il est rappelé que le sacre n'est pas un acte ordinaire à poser et qu'il convient d'être dans des circonstances très particulières pour être romain sans Rome.
D'autant que l'élection de 2013 diffère notablement de celle - très contestée - qui a amené Joseph Robinette Biden jr et Kamala Harris à la Maison Blanche. Point d'audit de Maricopa et de Fulton pour le Sacré Collègue. Le vote des cardinaux n'a pas été "à l'Américaine".

images/icones/croix.gif  ( 939043 )Peut-être vais-je dire une bêtise par LeStéph (2022-01-21 20:26:05) 
[en réponse à 923423]

mais il me semble que Mgr Lefebvre était investi du pouvoir de juridiction et pouvait donc validement sacrer des évêques même si ce n'était pas licite. Ce pouvoir de juridiction, me semble-t-il, ne peut être accordé que par le Pape.
Par contre, les trois évêques de la FSSPX ne disposent pas de ce pouvoir de juridiction. Devront-ils faire appel à Mgr Burke ou Mgr Viganó ?
images/icones/mitre4.png  ( 939093 )Aucun pouvoir de juridiction n'est requis pour sacrer validement un évêque par GuillaumeTel (2022-01-22 09:55:43) 
[en réponse à 939043]

D'ailleurs trois des évêques de la FSSPX ont déjà sacré mgr Rangel, que Rome a reconnu comme étant validement évêque puisqu'il a pu à son tour consacrer Mgr Riffan en 2002, avec le cardinal Castrillón Hoyos...

L'Eglise enseigne que bien que toutes les cérémonies prescrites dans le Pontifical romain doivent être observées, trois conditions essentielles assurent la validité d’un sacre épiscopal.

1. L'imposition des mains par un évêque consécrateur validement ordonné (ce qui est bien le cas des évêques de la FSSPX) (la matière du sacrement).

2. La formule de consécration récitée par l'évêque consécrateur en vue de transmettre le Saint Esprit pour la charge et la fonction d’évêque (la forme du sacrement).

3. Une intention de la part de l'évêque consécrateur de « faire ce que fait l'Église » (l’intention ministérielle).

L'Église a promulgué d’autres règles notamment dans le code canonique, en relation avec la transmission et la réception des saints Ordres, mais aucune d’elles n'affecte la validité du sacrement. Elles peuvent, tout au plus, en affecter la canonicité ou la licéité. C’est notamment le cas de cette règle qui impose qu’une consécration épiscopale soit autorisée par l’Évêque de Rome.

Quand bien même on considérerait la FSSPX comme schismatiques, le pape Léon XIII, dans sa bulle "Apostolicae curae" (1896 sur l'invalidité des ordinations des anglicans), établit très précisément que, lorsqu’un ministre valide accomplit un rite sacramentel utilisant la matière et la forme appropriées, sérieusement et sans simulation, il est présumé, avec une certitude morale, avoir agi avec validité. Et c'est pas une nouveauté... C'est ce qu’a toujours été la position de l’Église catholique en regard de la validité sacramentelle quand les sacrements sont administrés par un clergé qui n’est pas en communion formelle avec le pape et donc sans pouvoir de juridiction (le cas des orthodoxes a été amplement traités par les papes...)