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images/icones/fleche3.gif  ( 922579 )La traduction de la Bible en italien:Y a plus de péché ! par Jean Kinzler (2021-07-09 10:43:28) 

Dégraisser les péchés, nouveau truc des traducteurs de la Bible CEI (Gayfriendly ?).
9 juillet 2021 Publié par Marco Tosatti


Je vous propose une nouvelle analyse de la traduction que je considère personnellement comme une véritable violence au texte, contenue dans la lettre de Jude.



CEI 1974 : "Ainsi Sodome et Gomorrhe et les villes voisines, qui se livrèrent à l'impudence..." (Jude v.7)

CEI 2008 : "Ainsi Sodome et Gomorrhe et les villes voisines, qui se livrèrent de la même manière à l'immoralité..." (Jude v.7).

Lisons le texte grec et voyons s'il s'agit d'une petite erreur ou d'un oubli.

ἐκπορνεύσασαι - èkporneìsasi - de " porneia ", signifie principalement " prostitution ".

Je recommande d'ailleurs la lecture de cet intéressant article : La porneia

Dans sa lettre, saint Jude fait référence à ceux qui se prostituent par le vice contre nature.

Une référence intéressante est celle des versets bibliques sur le blasphème des prostituées sacrées (hommes) de certains passages de l'Ancien Testament.

Deutéronome 23,18-19 : "Il n'y aura pas d'homme se livrant à la prostitution sacrée parmi les enfants d'Israël" ; 2 Rois 23,7 : "Il démolit les maisons des prostituées sacrées, qui étaient dans le Temple, et dans lesquelles les femmes tissaient des tentes pour Asherah (idole cananéenne, ndlr)".

Traduire le terme "èkporneìsasi" par "immoralité" signifie pour la énième fois édulcorer et brouiller le message original de la Parole de Dieu.
Ce que j'ai défini ci-dessus comme une violence pure et simple au texte.

"Immoralité" est un terme générique, qui supprime une référence spécifique. "L'impénitence", au contraire, exprime dans le sens correct l'intention de l'apôtre saint Jude Thaddée, c'est-à-dire de condamner un péché spécifique de son époque (comme de la nôtre, d'ailleurs). Le texte original utilise un terme correct, appelant un péché spécifique par son nom.

L'autre erreur, tout aussi grave, apparaît au v. 10.

CEI 1974 : "Ils blasphèment au contraire tout ce qu'ils ignorent...".

CEI 2008 : "Eux, par contre, alors qu'ils insultent tout ce qu'ils ignorent...".

Passons au texte grec.

βλασφημοῦσιν - blasphémousin - dont on retrouve la racine dans le terme " blasphème ", prend le sens de " blasphème ".
Dans le cas du texte Cei 2008, les traducteurs décident délibérément d'utiliser une "insulte" générique. Notez que l'expression "tout ce qu'ils ignorent" fait référence à Dieu et à la foi catholique.
En effet, saint Jude exprime une considération pour le péché des "prostituées sacrées", qui non seulement pratiquent le vice contre nature en se "dévouant" à une idole, mais aussi "blasphèment" ce qu'elles ignorent (c'est-à-dire Jésus-Christ), péchant gravement non seulement avec des mots, mais avec leur vie même.
C'est pourquoi l'utilisation d'un verbe générique pour insulter ("ils insultent") représente une autre tentative maladroite des traducteurs pour alléger, adoucir, édulcorer et dénaturer un péché que l'Apôtre, au contraire, sans trop de tournures de phrases, définit comme très grave.

Que devons-nous en déduire, chers amis ?

Je ne peux m'empêcher de voir dans cette traduction une facétie délibérée de la part de la CEI 2008.
En ce qui me concerne, l'argument consistant à "rendre le texte plus moderne, plus lisible, plus pertinent" ne tient pas la route. Le texte étant sacré, ce modus operandi a pour conséquence de brouiller complètement le sens véritable.

C'est pourquoi j'ai pris la liberté, dans l'introduction, d'utiliser l'expression violer le texte biblique.

La lettre de Jude est très courte et n'est lue qu'une fois, ou peut-être deux, au cours du cycle liturgique. Qui peut remarquer de telles erreurs ?
Au contraire, une lecture attentive et méticuleuse peut éclairer les yeux des fidèles.

Plus je découvre le texte de la dernière traduction pour le public, plus je suis convaincu que nous avançons vers le fond.


Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

https://www.marcotosatti.com/2021/07/09/derubricare-i-peccati-nuovo-trucco-dei-traduttori-della-bibbia-cei-gayfriendly/?fbclid=IwAR3O6WFNIh1Kdmsrn-Itvf0DAEYXB3-LCr7hBWqSL3_2_gJzMFanMmnWUHY


images/icones/find.gif  ( 922582 )C'est ça le péché contre l'Esprit ! par Jean-Paul PARFU (2021-07-09 11:17:04) 
[en réponse à 922579]

On en parle un peu plus bas.

Tout péché contre l'Esprit a pour conséquence l'impénitence finale, mais toute impénitence finale (mort subite d'un pécheur d'habitude, par exemple) n'a pas pour cause le péché contre l'Esprit !

Le péché contre l'Esprit, c'est la négation consciente et obstinée du péché et de la notion même de péché ! Et bien souvent, c'est appeler bien le mal et mal le bien.

Un exemple actuel et institutionnel :

Reprocher à Orban d'inscrire dans la Constitution hongroise que le père est un homme donc de sexe masculin et que la mère est une femme, donc de sexe féminin, c'est appeler mal le bien et bien le mal et c'est une forme de péché contre l'Esprit !
images/icones/bible.gif  ( 922595 )Texte de la Vulgate et traduction de Fillion par Métronome (2021-07-09 13:50:07) 
[en réponse à 922579]

7 Sicut Sodoma, et Gomorrha, et finitimae civitates simili modo exfornicatae, et abeuntes post carnem alteram, factae sunt exemplum, ignis aeterni poenam sustinentes.

8 Similiter et hi carnem quidem maculant, dominationem autem spernunt, majestatem autem blasphemant.

10 Hi autem quaecumque quidem ignorant, blasphemant: quaecumque autem naturaliter, tamquam muta animalia, norunt, in his corrumpuntur.

Traduction de Fillion:

Jud 1,7. De même, Sodome et Gomorrhe, et les villes voisines, qui se livrèrent comme eux à l'impureté et à des vices contre nature, sont devant nous comme un exemple, subissant la peine du feu éternel.
Jud 1,8. Pareillement, ces hommes souillent la chair; de plus, ils méprisent l'autorité, et insultent ceux qui sont élevés en dignité.

Jud 1,10. Mais ceux-ci insultent tout ce qu'ils ignorent; quant à celles qu'ils connaissent naturellement, comme les bêtes brutes, ils s'y corrompent.