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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 922054 )03/07 St Irénée, évêque et martyr par ami de la Miséricorde (2021-07-02 22:23:27) 



St Irénée, évêque et martyr

La Prière « Ce n'est pas toi qui fait Dieu mais Dieu qui te fait » de Saint Irénée de Lyon :

« Ce n'est pas toi qui fais Dieu mais Dieu qui te fait. Si tu es l'ouvrage de Dieu, attends tout de sa main : livre-toi à Celui qui peut te modeler et qui fais bien toutes choses en temps opportun et reçois en toi la forme que le Maître Ouvrier veux te donner. Garde en toi cette humilité qui vient de la Grâce, de peur que ta rudesse n'empêche le Seigneur d'imprimer en toi la marque de son doigt. C'est en recevant cette empreinte que tu deviendras parfait, et seul le Seigneur pourra faire une œuvre d'art avec cette pauvre argile que tu es. En effet, faire est le propre de la bonté de Dieu et Le laisser faire, c'est le rôle qui convient à ta nature d'homme. Amen ! »

Source : site-catholique.fr

Prière à la Sainte Vierge de St Irénée.

Prenez-moi à votre service !
O très tendre Vierge et Mère du Sauveur de tous les siècles, à partir d'aujourd'hui et pour toujours, prenez-moi à votre service. Désormais, en toutes circonstances, soyez ma très Miséricordieuse avocate ; venez sans cesse à mon aide. Après Dieu, en effet, je ne veux plus préférer personne à vous et, de mon plein gré, pour l'éternité, comme votre propre serf, je me livre à votre domination.

Source : le-blog-de-lala.over-blog.com

Quelques extraits de Saint Irénée de Lyon "Contre Les hérésies"

La parabole de l'ivraie et du froment extraite des Hérésies.

C'est ce que le Seigneur a montré dans la parabole de l'ivraie et du froment, en disant : « Comme on ramasse l'ivraie et qu'on la brûle au feu, ainsi en sera-t-il à la consommation du siècle. Le Fils de l'homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l'iniquité, et ils les jetteront dans la fournaise de feu : là seront les pleurs et le grincement des dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. » Le Père, qui a préparé pour les justes le royaume en lequel son Fils a accueilli ceux qui en sont dignes, a donc aussi préparé la fournaise de feu en laquelle ceux qui le méritent seront jetés par les anges envoyés par le Fils de l'homme, suivant l'ordre du Seigneur.

Car celui-ci avait semé de la bonne semence dans son champ — «et ce champ, dit-il, c'est le monde» —. « Mais, pendant que les gens dormaient, l'ennemi vint, sema de l'ivraie au travers du froment et s'en alla. » Car cet ange fut apostat et ennemi, du jour où il jalousa l'ouvrage modelé par Dieu et entreprit de le rendre ennemi de Dieu. C'est pourquoi aussi Dieu retrancha de sa société celui qui, de son propre mouvement, avait secrètement semé l'ivraie, c'est-à-dire introduit la transgression; mais il eut pitié de l'homme, qui avait accueilli la désobéissance par inadvertance et non par malice, et il retourna contre l'auteur de l'inimitié que celui-ci avait voulu fomenter contre lui : cette inimitié fomentée contre lui, il l'écarta de lui-même, pour la retourner et la rejeter contre le serpent.

C'est ce qu'indiqué la parole de Dieu au serpent rapportée par l'Écriture : «Je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité ; il observera ta tête et tu observeras son talon. » Cette inimitié, le Seigneur l'a récapitulée en lui-même, en se faisant homme « né d'une femme » et en foulant aux pieds la tête du serpent, comme nous l'avons montré dans notre livre précédent.

Puisqu'il a parlé d'anges du diable pour lesquels a été préparé le feu éternel, et puisqu'il dit encore à propos de l'ivraie : «L'ivraie, ce sont les fils du Malin», il faut reconnaître qu'il a rattaché tous les apostats à celui qui fut l'initiateur de cette transgression. Ce n'est toutefois pas celui-ci qui a fait les anges ou les hommes quant à leur nature. On ne voit pas, en effet, que le diable ait fait quoi que ce soit : lui-même est une créature de Dieu, comme tous les autres anges. Car Dieu a fait toutes choses, comme le dit David à propos de tous les êtres du même genre : « Il a dit, et ils ont été faits ; il a commandé, et ils ont été créés. »
Ainsi donc, puisque toutes choses ont été faites par Dieu et que le diable est devenu cause d'apostasie pour lui-même et pour les autres, c'est à bon droit que l'Ecriture appelle fils du diable et anges du Malin ceux qui demeurent à jamais dans l'apostasie.

Car, comme l'a dit un de nos prédécesseurs, le mot « fils » s'entend de deux manières : d'abord selon la nature, s'il s'agit de l'enfant et de l'ouvrage de quelqu'un qui les a produits — encore qu'entre l'enfant et l'ouvrage il y ait cette différence que le premier a été engendré de lui, tandis que le second a été fait par lui — ; ensuite selon l'enseignement, car quelqu'un qui a été instruit par un autre au moyen de la parole est dit fils de celui qui l'a instruit, et ce dernier, père de celui-là.

Selon la nature donc, pour ainsi parler, nous sommes tous fils de Dieu, pour ce motif que nous avons tous été faits par lui ; mais selon l'obéissance et l'enseignement, tous ne sont pas fils de Dieu, mais ceux-là seulement qui croient en lui et font sa volonté : ceux qui ne croient pas et ne font pas sa volonté sont les fils et les anges du diable, pour autant qu'ils font les œuvres du diable. Qu'il en soit bien ainsi, il l'a dit en Isaïe : «J'ai engendré des fils et je les ai élevés, mais eux m'ont méprisé. » Il les appelle encore des fils étrangers : « Des fils étrangers m'ont menti. » En effet, selon la nature ils sont ses fils, puisqu'ils ont été faits par lui, mais selon les œuvres ils ne sont pas ses fils.

Dans la société humaine, les fils rebelles à leurs parents sont reniés par ceux-ci : selon la nature ils restent leurs fils, mais selon la loi ils ne sont plus que des étrangers, puisqu'ils n'héritent pas de leurs parents selon la nature. Il en va de même avec Dieu : ceux qui ne lui obéissent pas sont reniés par lui ; ils ont cessé d'être ses fils et, dès lors, ne peuvent avoir part à son héritage. Comme le dit David : « Les pécheurs se sont rendus étrangers dès le sein maternel ; leur colère est à la ressemblance du serpent. » Et c'est pourquoi le Seigneur appelait « race de vipères » des gens qu'il savait être de la race humaine, parce que, à la ressemblance de ces bêtes, ils se comportaient de façon tortueuse et faisaient tort aux autres : « Gardez-vous, disait-il en effet, du levain des Pharisiens et des Sadducéens. » Il disait également à propos d'Hérode : « Allez dire à ce renard... » signifiant par là son astuce et sa fourberie.

C'est pourquoi aussi le prophète Jérémie disait : « L'homme, alors qu'il était comblé d'honneur, devint semblable aux bêtes » ; et encore : « Ils sont devenus des étalons en rut ; chacun hennissait après la femme de son prochain. » Et Isaïe, qui prêchait en Judée et disputait avec Israël, les appelait « princes de Sodome » et « peuple de Gomorrhe » : il signifiait par là que leur transgression était pareille à celle des habitants de Sodome et que les mêmes péchés se trouvaient en eux, et il les désignait du même nom à cause d'une conduite semblable. Et la preuve qu'ils n'avaient pas été faits tels par Dieu quant à leur nature, mais capables d'agir aussi avec justice, c'est que le même Isaïe leur disait, en leur donnant un bon conseil : « Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez la malice de vos cœurs de devant mes yeux, cessez vos méchancetés. »

C'était leur dire que, s'ils transgressaient et péchaient, ils encourraient le même châtiment que les habitants de Sodome, mais que, s'ils se convertissaient, faisaient pénitence et cessaient de mal faire, ces mêmes hommes pourraient être les fils de Dieu et obtenir l'héritage de l'incorruptibilité accordé par lui. Telle est donc l'acception selon laquelle le Seigneur a appelé anges du Malin et fils du diable ceux qui se fient à celui-ci et font ses œuvres : d'une part, au commencement, tous ont été faits par un seul et même Dieu ; mais, d'autre part, tandis que, s'ils lui sont dociles, persévèrent dans son obéissance et gardent sa justice, ils sont les fils de Dieu, en revanche, s'ils apostasient et deviennent transgresseurs, ils se rattachent au diable, qui est devenu l'initiateur et la cause originelle de l'apostasie tant pour lui-même que pour tous les autres.

Source : remacle.org

Témoignage de Saint Irénée sur les écrits du Nouveau Testament

Autres prières de Saint Irénée

Avant 1960 : St Léon II, pape et confesseur
images/icones/marie.gif  ( 922055 )Méditation du Cardinal Lépicier sur Saint Joseph, Epoux de la Très Sainte Vierge par ami de la Miséricorde (2021-07-02 22:24:51) 
[en réponse à 922054]

DEUXIÈME PARTIE - PERFECTIONS DE SAINT JOSEPH

CHAPITRE II - GRÂCE ET SCIENCE DANS SAINT JOSEPH

Science infuse en saint Joseph


La science infuse, celle que Dieu communique à l'âme par son action directe, Peut être, avons-nous dit, infuse per accidens, et infuse per se. Pour commencer par la première, qui se mesure selon la proportion des fantasmes, on ne peut pas douter que saint Joseph n'en ait été gratifié dans plusieurs occasions de sa vie.

Par exemple, il jouit certainement de cet insigne bienfait, quand il reçut de l'Ange l'invitation de garder Marie comme son épouse, malgré les signes évidents de fécondité qu'il voyait en elle ; de même, quand il reçut l'ordre de fuir en Egypte et celui de retourner dans la terre d'Israël ; enfin, quand il fut averti de se retirer en Galilée. Pour ce motif, selon l'observation d'Isidore de Isolanis, adoptée par Benoît XIV, on peut en toute raison appeler saint Joseph un prophète.

Quant à la science infuse per se, cette science que Dieu donne à l'âme en l'enrichissant d'espèces ou images purement spirituelles, nous ne pouvons guère mettre en doute que Dieu lui ait fait cette grâce, surtout aux moments les plus importants de sa vie, par exemple, à la naissance du Christ, et ceci pour l'introduire plus entièrement dans la connaissance des mystères célestes ayant trait à l'Incarnation du Verbe, mystères dans lesquels il avait lui-même une si grande part.

« Joseph est vraiment le fils de David, s'écrie saint Bernard, auquel Dieu confie en toute sécurité le très secret et très sacré mystère de son cœur ; auquel, comme à un autre David, il a manifesté les choses incertaines et cachées de sa sagesse, et à qui il a donné de n'être pas ignorant du mystère qu'aucun des princes de ce siècle n'a connu, »

Science bienheureuse en Joseph

Enfin, il nous faut rechercher si saint Joseph a reçu de Dieu la science bienheureuse, ou vision béatifique, qui se distingue des autres sciences en ceci, que c'est l'Essence divine même qui est le moyen terme, ou la lumière formelle de la connaissance.

Commençons par exclure la vision béatifique permanente, dont Notre-Seigneur seul a été gratifié durant sa vie mortelle, et qui suppose, chez celui qui la possède, un état permanent de gloire. Mais peut-on croire qu'au moins, à certains moments de sa vie, saint Joseph ait vu la divine Essence, d'une manière transitoire, par un privilège semblable à celui dont, selon l'opinion de saint Thomas, furent gratifiés Moïse et saint Paul ?

Plusieurs auteurs ont cru pouvoir l'affirmer, précisément à cause de son intime familiarité avec le Verbe incarné et de la haute mission qui lui était confiée. Mais nous croyons qu'il est plus sûr de s'en tenir à la négative, à cause du silence des Ecritures, et parce qu'un tel privilège n'était pas requis par sa mission, bien différente de celle de Moïse et de saint Paul.

En effet, la mission de ces deux personnages était une mission publique, étant appelés l'un et l'autre à instruire et gouverner le peuple de Dieu, celui-là, dans l'Ancien Testament, celui-ci, dans le Nouveau.

Or, afin qu'ils pussent plus efficacement publier leurs doctrines, il fallait, dit saint Thomas, qu'ils en contemplassent l'origine, c'est-à-dire Dieu qui est le principe de toute vérité. Pour saint Joseph, qui n'avait pas à enseigner aux peuples les mystères de la foi et de la grâce, mais dont la mission se résumait tout entière dans la garde de la sainte Famille, il suffisait qu'il crût fermement, d'une foi surnaturelle, les vérités révélées qu'il avait apprises, soit par la lecture des Ecritures, soit par des révélations angéliques.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de Miséricorde
images/icones/marie.gif  ( 922056 ) Correctif Méditation du Cardinal Lépicier sur Saint Joseph, Epoux de la Très Sainte Vierge par ami de la Miséricorde (2021-07-02 22:27:59) 
[en réponse à 922055]

DEUXIÈME PARTIE - PERFECTIONS DE SAINT JOSEPH
CHAPITRE II - GRÂCE ET SCIENCE DANS SAINT JOSEPH

Science bienheureuse en Joseph


Saint Joseph fut donc, sur ce point, dans une condition inférieure, non seulement à celle de Moïse et de saint Paul, mais aussi à celle de sa chaste Epouse, qui, nous l'avons enseigné, jouit, à plusieurs moments de sa vie, d'une manière transitoire, du privilège de la vision béatifique.

Ce privilège était dû à cette Vierge bénie, à cause de la part qu'elle devait prendre à la passion du Sauveur, et par conséquent à l'œuvre de notre rachat, dans laquelle elle devait être d'une manière très excellente, avec le Christ et sous le Christ, le principe de notre Rédemption. Il fallait donc qu'elle fût, pour ainsi dire, reliée à Dieu même, précisément par le privilège de le voir face à face, au moins dans les moments les plus solennels de sa vie.

CHAPITRE III - VERTUS ET DONS DE SAINT JOSEPH

Saint Joseph, homme juste par excellence


Voulant parler des vertus de saint Joseph, la première chose qui nous vient à l'esprit est ce passage de saint Matthieu où il est dit de lui qu'il était un homme juste : Joseph autem, vir (Mariæ), cum esset justus.

Or, ce mot, interprété à la lumière de la sainte théologie, a un double sens : d'abord il s'emploie pour désigner celle des vertus cardinales qui a pour objet de rendre à chacun ce qui lui est dû ; en second lieu, dans le langage biblique, il sert à désigner un homme droit, c'est-à-dire, dont la volonté est parfaitement soumise à Dieu, et dont les facultés inférieures sont entièrement contrôlées et dirigées par la raison.

C'est dans ce second sens, que le mot juste donne origine à l'expression technique justification, expression employée en théologie pour signifier la parfaite soumission de la volonté humaine à celle de Dieu.

Ainsi donc, appliqué à saint Joseph, ce mot de l'Ecriture sainte a une double signification. D'abord il veut nous faire comprendre que le saint Patriarche, connaissant l'état de son Epouse, sans pouvoir s'en rendre compte, avait la volonté arrêtée de ne pas la garder, par crainte d'enfreindre la loi ; et que, néanmoins, sachant Marie parfaitement sainte, il ne voulait pas la dénoncer publiquement, pour ne pas blesser la charité qu'il lui devait.

En second lieu, ce mot, homme juste, veut dire que saint Joseph était orné de toutes les vertus qui contribuent à nous rendre agréables à Dieu, dans le sens où nous lisons du saint homme Job, qu'il était « simple et droit, et craignant Dieu ».

Que si quelqu'un s'étonne de nous voir donner à un même texte deux sens différents, nous lui rappellerons ce principe si nécessaire à l'interprétation de l'Ecriture sainte et auquel nous avons déjà fait plusieurs fois allusion, qu'un même texte peut avoir plusieurs sens littéraux.

Ainsi donc, appeler saint Joseph homme juste revient à affirmer, chez lui, la possession non seulement de la vertu de justice, mais aussi de toutes les vertus surnaturelles, au sens où nous lisons que le « juste fleurira comme le palmier », et que « sa justice demeure dans tous les siècles des siècles».

C'est là, d'ailleurs, la doctrine de saint Jean Chrysostome qui, commentant le passage susdit de saint Matthieu, s'exprime ainsi : « Il appelle juste, un homme doué de toutes les vertus, la justice étant toute vertu, et c'est dans ce sens surtout que l'Ecriture se sert du mot Justice, quand elle s'exprime ainsi : Homme juste, véridique. »

Source : Livres-mystiques.com