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images/icones/marie.gif  ( 921976 )02/07 Visitation de la Vierge Marie par ami de la Miséricorde (2021-07-01 21:40:10) 



Visitation de la Très Ste Vierge

Mémoire des SS. Processus et Martinien, martyrs


Sermon de St Ambroise de Milan :


« Et Marie se levant en ces jours-là partit en hâte pour la montagne, pour la cité de Juda, et entra dans la demeure de Zacharie et salua Élisabeth » (Lc 1, 39-40)

19. Il est normal que tous ceux qui veulent être crus fournissent les raisons de croire. Aussi l’ange qui annonçait les Mystères, pour l’amener à croire par un précédent, a-t-il annoncé à Marie, une vierge, la maternité d’une femme âgée et stérile, montrant ainsi que Dieu peut tout ce qui Lui plaît. Dès qu’elle l’eut appris, Marie, non par manque de foi en la prophétie, non par incertitude de cette annonce, non par doute sur le précédent fourni, mais dans l’allégresse de son désir, pour remplir un pieux devoir, dans l’empressement de la joie, se dirigea vers les montagnes. Désormais remplie de Dieu, pouvait-elle ne pas s’élever en hâte vers les hauteurs ? Les lents calculs sont étrangers à la grâce de l’Esprit Saint.


« Bénie êtes-vous parmi les femmes, et béni le fruit de votre sein ! Et comment m’est-il donné que la Mère de mon Seigneur vienne à moi ? » (Lc 1, 42-43)

24. L’Esprit Saint connaît sa parole; Il ne l’oublie jamais, et la prophétie se réalise non seulement dans les faits miraculeux, mais en toute rigueur et propriété de termes. Quel est ce fruit du sein, sinon Celui de qui fut dit : « Voici que le Seigneur donne pour héritage les enfants, récompense du fruit du sein » ? (Ps. 126, 3). Autrement dit : l’héritage du Seigneur, ce sont les enfants, prix de ce fruit qui est issu du sein de Marie. C’est Lui le fruit du sein, la fleur de la tige, dont Isaïe prophétisait bien : « Une tige, disait-il, va s’élever de la souche de Jessé, et une fleur jaillir de cette tige » (Is 6, 1) : la souche, c’est la race des Juifs, la tige Marie, la fleur de Marie le Christ, qui, comme le fruit d’un bon arbre, selon nos progrès dans la vertu, maintenant fleurit, maintenant fructifie en nous, maintenant renaît par la résurrection qui rend la vie à son corps.


« Et comment m’est-il donné que la Mère de mon Seigneur vienne à moi ? » (Lc 1, 43)

25. Ce n’est point l’ignorance qui la fait parler - elle sait bien qu’il y a grâce et opération du Saint-Esprit à ce que la mère du prophète soit saluée par la Mère du Seigneur pour le profit de son enfant - mais elle reconnaît que c’est le résultat non d’un mérite humain mais de la Grâce divine ; aussi dit-elle : « Comment m’est-il donné », c’est-à-dire : quel bonheur m’arrive, que la Mère de mon Seigneur vienne à moi ! Je reconnais n’y être pour rien. Comment m’est-il donné ? par quelle justice, quelles actions, pour quels mérites ? Ce ne sont pas là démarches accoutumées entre femmes « que la Mère de mon Seigneur vienne à moi ». Je pressens le miracle, je reconnais le mystère : la Mère du Seigneur est féconde du Verbe, pleine de Dieu.


« Car voici qu’au moment où votre salut s’est fait entendre à mes oreilles, l’enfant a tressailli de joie dans mon sein. Et bienheureuse êtes-vous d’avoir cru ! » (Lc 1, 44-45)

26. Vous voyez que Marie n’a pas douté, mais cru, et par là obtenu le fruit de la foi. « Bienheureuse, dit-elle, qui avez cru ! » Mais vous aussi bienheureux, qui avez entendu et cru ! car toute âme qui croit, conçoit et engendre la Parole de Dieu et reconnaît ses Œuvres. Qu’en tous réside l’âme de Marie pour glorifier le Seigneur ; qu’en tous réside l’esprit de Marie pour exulter en Dieu. S’il n’y a corporellement qu’une Mère du Christ, par la foi le Christ est le fruit de tous.

Source : site-catholique.fr
images/icones/marie.gif  ( 921977 )Méditation du Cardinal Lépicier sur Saint Joseph, Epoux de la Très Sainte Vierge par ami de la Miséricorde (2021-07-01 21:43:53) 
[en réponse à 921976]

DEUXIÈME PARTIE - PERFECTIONS DE SAINT JOSEPH

CHAPITRE II - GRÂCE ET SCIENCE DANS SAINT JOSEPH

Science infuse en saint Joseph


La science infuse, celle que Dieu communique à l'âme par son action directe, Peut être, avons-nous dit, infuse per accidens, et infuse per se. Pour commencer par la première, qui se mesure selon la proportion des fantasmes, on ne peut pas douter que saint Joseph n'en ait été gratifié dans plusieurs occasions de sa vie.

Par exemple, il jouit certainement de cet insigne bienfait, quand il reçut de l'Ange l'invitation de garder Marie comme son épouse, malgré les signes évidents de fécondité qu'il voyait en elle ; de même, quand il reçut l'ordre de fuir en Egypte et celui de retourner dans la terre d'Israël ; enfin, quand il fut averti de se retirer en Galilée. Pour ce motif, selon l'observation d'Isidore de Isolanis, adoptée par Benoît XIV, on peut en toute raison appeler saint Joseph un prophète.

Quant à la science infuse per se, cette science que Dieu donne à l'âme en l'enrichissant d'espèces ou images purement spirituelles, nous ne pouvons guère mettre en doute que Dieu lui ait fait cette grâce, surtout aux moments les plus importants de sa vie, par exemple, à la naissance du Christ, et ceci pour l'introduire plus entièrement dans la connaissance des mystères célestes ayant trait à l'Incarnation du Verbe, mystères dans lesquels il avait lui-même une si grande part.

« Joseph est vraiment le fils de David, s'écrie saint Bernard, auquel Dieu confie en toute sécurité le très secret et très sacré mystère de son cœur ; auquel, comme à un autre David, il a manifesté les choses incertaines et cachées de sa sagesse, et à qui il a donné de n'être pas ignorant du mystère qu'aucun des princes de ce siècle n'a connu, »

Science bienheureuse en Joseph

Enfin, il nous faut rechercher si saint Joseph a reçu de Dieu la science bienheureuse, ou vision béatifique, qui se distingue des autres sciences en ceci, que c'est l'Essence divine même qui est le moyen terme, ou la lumière formelle de la connaissance.

Commençons par exclure la vision béatifique permanente, dont Notre-Seigneur seul a été gratifié durant sa vie mortelle, et qui suppose, chez celui qui la possède, un état permanent de gloire. Mais peut-on croire qu'au moins, à certains moments de sa vie, saint Joseph ait vu la divine Essence, d'une manière transitoire, par un privilège semblable à celui dont, selon l'opinion de saint Thomas, furent gratifiés Moïse et saint Paul ?

Plusieurs auteurs ont cru pouvoir l'affirmer, précisément à cause de son intime familiarité avec le Verbe incarné et de la haute mission qui lui était confiée. Mais nous croyons qu'il est plus sûr de s'en tenir à la négative, à cause du silence des Ecritures, et parce qu'un tel privilège n'était pas requis par sa mission, bien différente de celle de Moïse et de saint Paul.

En effet, la mission de ces deux personnages était une mission publique, étant appelés l'un et l'autre à instruire et gouverner le peuple de Dieu, celui-là, dans l'Ancien Testament, celui-ci, dans le Nouveau.

Or, afin qu'ils pussent plus efficacement publier leurs doctrines, il fallait, dit saint Thomas, qu'ils en contemplassent l'origine, c'est-à-dire Dieu qui est le principe de toute vérité. Pour saint Joseph, qui n'avait pas à enseigner aux peuples les mystères de la foi et de la grâce, mais dont la mission se résumait tout entière dans la garde de la sainte Famille, il suffisait qu'il crût fermement, d'une foi surnaturelle, les vérités révélées qu'il avait apprises, soit par la lecture des Ecritures, soit par des révélations angéliques.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de Miséricorde