Le Forum Catholique
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=920991

( 920991 )
Rome confirme par Marie-France (2021-06-23 09:38:41)
l'expulsion de Mère Marie Ferreol des Dominicaines de Pontcallec...Triste et outrée à la fois.Purge stalinienne.Peut on encore avoir confiance en Rome?

( 920992 )
L'académicien François Sureau par Sic transit (2021-06-23 09:52:59)
[en réponse à 920991]
en parle avec indignation dans une tribune du Monde : « On a transformé le droit canon en chiffon de papier »
On m'a envoyé l'article, mais je n'ai pas le lien.

( 920994 )
J'aimerais beaucoup par Marie-France (2021-06-23 10:11:26)
[en réponse à 920992]
avoir ce lien.Merci.

( 920995 )
Pour abonnés au Monde par Sic transit (2021-06-23 10:18:24)
[en réponse à 920994]

( 920997 )
Ok pour l'article d'Anne Chemin que j'ai déjà lu par Marie-France (2021-06-23 10:24:42)
[en réponse à 920995]
mais la page est inaccessible pour l'article de Francois Sureau

( 921000 )
C'est le contenu qui est inaccessible par Sic transit (2021-06-23 10:35:27)
[en réponse à 920997]
tout comme la fin de l'article d'Anne Chemin : pour lire l'un et l'autre en totalité il faut payer (ce qui est assez normal).

( 921015 )
Page effectivement inaccessible pour la tribune libre par Ptitlu (2021-06-23 11:50:50)
[en réponse à 920997]
Je vais récupérer l'édition pdf pour voir ça
Début de l'article d'Ariane Chemin :
Après étude attentive, le Saint-Père a décidé de rejeter votre supplique. » Le Vatican n’a pas donné suite au « recours » d’une dominicaine de Pontcallec (Morbihan), mère Marie Ferréol (née Sabine Baudin de la Valette), qui s’était adressée au pape François après son renvoi brutal et sans explication des dominicaines du Saint-Esprit, communauté traditionaliste qui coiffe plusieurs établissements d’enseignement comme l’école Saint-Pie-X à Saint-Cloud, dans les Hauts-de-Seine. Parvenue à l’intéressée vendredi 18 juin, l’annonce de cette sanction, aussi rare que radicale, a été faite le lundi soir suivant aux autres sœurs de l’Institut.
Lire l’enquête : « Je tremble d’être définitivement chassée de ma vocation » : chez les dominicaines du Saint-Esprit, une religieuse dans la tempête
C’est le père de l’abbaye bénédictine de Notre-Dame de Randol, dans le Puy-de-Dôme, où la religieuse est « assignée » à résidence depuis janvier, qui a été chargé par Rome de remettre la lettre à la religieuse. Datée du 2 juin, signée par le substitut de la secrétaire d’Etat (sorte de ministre des affaires intérieures du Vatican), Edgar Peña Parra, elle confirme de manière laconique l’expulsion réclamée par Mgr Marc Ouellet, l’un des cardinaux les plus influents de la curie romaine, qui avait auparavant dépêché en « inspection » chez les dominicaines un de ses proches, Jean-Charles Nault, abbé de Saint-Wandrille, en Normandie. Puis le cardinal Ouellet avait signé lui-même un décret de renvoi définitif de la religieuse, le 22 avril (quoiqu’il ne soit pas chargé des communautés du type de Pontcallec, mais préfet de la Congrégation pour les évêques).

( 921016 )
J'ai réussi par un de mes petits-fils à par Marie-France (2021-06-23 11:56:30)
[en réponse à 921015]
avoir l'article de Francous Sureau mais je ne sais pas mettre le lien sur le Forum.A lire et à exploiter

( 921018 )
C'est fait plus bas par Ptitlu (2021-06-23 11:57:20)
[en réponse à 921016]
Je m'occupe de retrouver l'article de Mme Chemin

( 921223 )
Et même sur Europe 1 par Cléopas (2021-06-24 18:22:11)
[en réponse à 920997]

( 921019 )
Article d'Ariane Chemin par Ptitlu (2021-06-23 12:01:25)
[en réponse à 920995]
Voilà
Elle ne sait toujours pas pourquoi, à Rome, l’influent cardinal Marc Ouellet a pris cette sanction aussi rare que radicale qui la condamne à quitter les dominicaines du Saint-Esprit.
« Après étude attentive, le Saint-Père a décidé de rejeter votre supplique. » Le Vatican n’a pas donné suite au « recours » d’une dominicaine de Pontcallec (Morbihan), mère Marie Ferréol (née Sabine Baudin de la Valette), qui s’était adressée au pape François après son renvoi brutal et sans explication des dominicaines du Saint-Esprit, communauté traditionaliste qui coiffe plusieurs établissements d’enseignement comme l’école Saint-Pie-X à Saint-Cloud, dans les Hauts-de-Seine. Parvenue à l’intéressée vendredi 18 juin, l’annonce de cette sanction, aussi rare que radicale, a été faite le lundi soir suivant aux autres sœurs de l’Institut.
Lire l’enquête : « Je tremble d’être définitivement chassée de ma vocation » : chez les dominicaines du Saint-Esprit, une religieuse dans la tempête
C’est le père de l’abbaye bénédictine de Notre-Dame de Randol, dans le Puy-de-Dôme, où la religieuse est « assignée » à résidence depuis janvier, qui a été chargé par Rome de remettre la lettre à la religieuse. Datée du 2 juin, signée par le substitut de la secrétaire d’Etat (sorte de ministre des affaires intérieures du Vatican), Edgar Peña Parra, elle confirme de manière laconique l’expulsion réclamée par Mgr Marc Ouellet, l’un des cardinaux les plus influents de la curie romaine, qui avait auparavant dépêché en « inspection » chez les dominicaines un de ses proches, Jean-Charles Nault, abbé de Saint-Wandrille, en Normandie. Puis le cardinal Ouellet avait signé lui-même un décret de renvoi définitif de la religieuse, le 22 avril (quoiqu’il ne soit pas chargé des communautés du type de Pontcallec, mais préfet de la Congrégation pour les évêques).
Ce cardinal, qui vient de fêter ses 77 ans, entretient des relations intellectuelles privilégiées avec une religieuse de cette communauté, Emilie d’Arvieu, alias mère Marie de l’Assomption. Il la reçoit régulièrement à Rome et a personnellement préfacé sa thèse, tandis que cette professeure de philosophie l’aide pour des travaux divers, secrétariat ou organisation de symposiums, comme celui consacré aux « vocations », où elle interviendra aux côtés de Mgr Ouellet en février 2022. Cette religieuse entretient des différends théologiques avec Marie Ferréol sur la lecture de saint Thomas d’Aquin et ne cache guère (selon plusieurs témoignages nominatifs recueillis par la défense de la religieuse pourchassée, que Le Monde a consultés) l’animosité qu’elle lui porte.
« J’aimerais savoir pourquoi on me chasse… »
Est-ce la raison pour laquelle mère Marie Ferréol doit quitter l’habit et cette communauté où elle est entrée il y a trente-quatre ans ? A la Toussaint 2020, la religieuse avait été « exfiltrée » de Pontcallec vers l’abbaye de Solesmes (Sarthe), sans qu’elle puisse prévenir ses proches. C’est à la suite de deux plaintes déposées par sa famille, inquiète, à la gendarmerie que ce lieu de réclusion avait finalement été rendu public, avant qu’elle ne soit assignée en Auvergne, à Randol. Interrogé sur la « faute grave » que la religieuse aurait commise, l’« inspecteur » Dom Nault nous avait seulement précisé qu’il ne s’agissait pas d’un problème « sexuel » ou de mœurs. Il répand désormais chez lui, à Saint-Wandrille, la rumeur que la victime, « manipulatrice », fomentait une « scission » : un reproche dont il n’a parlé ni au Monde ni à l’intéressée.
Lire aussi: L’appel de François Sureau au pape, après l’expulsion d’une religieuse de Pontcallec : « On a transformé le droit canon en chiffon de papier »
Le pape a-t-il suivi lui-même cette affaire, comme l’assurent ceux qui condamnent la religieuse ? L’avocate de la religieuse, Adeline Le Gouvello, en doute. « Cette réponse est à l’image du reste du dossier : elle s’écarte de toutes les règles. Juridiquement, on ne voit pas comment un simple courrier – non motivé – pourrait venir confirmer un décret et c’est pourtant ce qu’il énonce… Je note aussi qu’elle n’est même pas signée par le pape… » La lettre n’a transité ni par la poste vaticane ni par la nonciature de Paris. Interrogé par Le Monde, le nonce apostolique de Paris, Celestino Migliore, n’a pas souhaité préciser à quel destinataire précis la supplique et l’épais dossier de recours avaient été remis.
« Sœur Marie Ferréol n’a toujours pas connaissance des faits qui lui sont reprochés, mais elle est condamnée, s’offusque Me Le Gouvello. Elle n’a jamais été entendue, mais elle est renvoyée. Quels que soient les reproches qu’on lui fait et à supposer qu’ils puissent être établis, elle a le droit de bénéficier du minimum : l’application du droit ! Je suis certaine que dans un temps, proche ou lointain, la vérité s’imposera. » Mère Marie Ferréol, elle, « ne quitte pas Randol de peur de perdre l’hospitalité si bienveillante des frères et de leur abbé » et qu’on vienne lui arracher « robe et anneau ». « Si on suit les termes du décret, c’est ce qui peut m’arriver, s’angoisse la religieuse. Je voudrais persévérer dans ma vocation, j’aimerais savoir pourquoi on me chasse… »
Par Ariane Chemin

( 920998 )
Bravo à cet homme qui devient de plus en plus sympathique par JVJ (2021-06-23 10:25:13)
[en réponse à 920992]
tout libéral qu'il soit. Fr. Sureau est plus dans la ligne de Constant et Tocqueville, que de Joseph de Maistre et Burke.
Il n'était pas obligé de se mouiller, cela dit.
Mgr Minnerath est un canoniste éminent et sait pourtant que son argutie ne tient pas la route.
Le droit canon n'est pas plus rationnel que le droit civil, on peut faire tout avaler du moment que l'argumentation est sauve, depuis le XIIe s.
La charité de l'Eglise et l'accueil inconditionnel pour les clandestins, si possible musulmans. Le dialogue avec les ennemis déclarés de l'Eglise. Les Augustines du diocèse de Laval, que sont-elles devenues les pauvres ?
Quand un prêtre a des soucis avec son évêque, il est broyé par avance. Et il n'est pas exclu que parfois les évêques aient tort. J'ai connu le curé de Joinville des années 70, broyé par Mgr Atton (qui n'était pourtant pas un excité), car il refusait le nouveau catéchisme. Il fut démis, fit appel à toutes les instances jusqu'à Rome. On lui donna tort. C'était le prêtre qui avait la plus belle bibliothèque du diocèse, qui avait des antennes partout, qui fut bienfaiteur des bibliothèques de Fontgombault et du séminaire d'Ars à sa mort, qui fit venir les Lefebvristes à Joinville au couvent abandonné des Annonciades. Il dirigeait une chorale exceptionnelle en jouant aux orgues, notamment avec M. Baud, pas encore prêtre, que l'on retrouve à Dijon pour dire la messe traditionnelle à la demande de Mgr M. ... Il n'empêche que ce prêtre dans le force de l'âge fut mis au ban de son Eglise et fut regardé jusqu'à sa mort comme quelqu'un de sulfureux (intégriste !). Il a marqué des générations de lycéens du public à Chaumont dont il était l'aumônier exigeant, certains devenus universitaires s'en sont souvenus à sa mort par des lettres. Il était en parfaite consonnance avec Jean-Paul II. Et pourtant, une certaine Eglise, détachée factuellement de Rome pour le coup, l'a brisé pendant 30 ans. Il tenait l'harmonium aux obsèques du Général dont il fut le confesseur. Il se battait pour que des St-Martin et des St-Jean soient mentionnés dans l'ordo au titre des prêtres natifs du diocèse. Il fallut des années. Voilà ce que fut aussi l'Eglise conciliaire (dixit Maurice Clavel pour cette locution, par exemple) !

( 921008 )
La dictature extravagante des évêques par Nemo (2021-06-23 11:12:02)
[en réponse à 920998]
A une époque où l'on vante le dialogue et la collégialité, les évêques n'ont jamais eu autant de pouvoir et n'ont jamais été autant dictateurs. C'est vrai également pour les curés (sauf que les évêques peuvent les déplacer à volonté.
Autrefois les évêques étaient conseillés par un chapitre qui, outre le fait que c'était un corps d'élite qui assurait la prière chantée publique et quotidienne du diocèse, avait la possibilité dans une certaine mesure de s'opposer à l'évêque. L'évêque par exemple était invité (ou pas) par le chapitre à célébrer pontificalement les grandes fêtes au grand autel de la cathédrale.
Autrefois les curés étaient inamovibles, sauf fautes graves, et pouvaient tenir tête à l'évêque.
Autrefois les curés avaient un conseil de fabrique qui pouvait lui rendre la vie dure si ces décisions n'étaient pas convenables.
Aujourd'hui le pape peut tout, les évêques peuvent tout, les curés peuvent tout.
Où est le progrès ?

( 921014 )
Je ne mettrais pas tous les évêques dans le même panier ! par JVJ (2021-06-23 11:42:03)
[en réponse à 921008]
Et vous savez notamment à qui je peux penser... plus les autres, car je n'ai pas de fiches sur tous. Il y a des évêques qui mouillent la chemise, à défaut de la soutane.
Je voudrais être une souris pour savoir si à la CEF il arrive que les discussions sont viriles et franches, non compassées et melliflues comme on sait si bien faire dans l'Eglise.
Nemo, n'essentialisez pas les ministères ! Vous allez finir calviniste.
Imaginez qu'un évêque "conservateur" mette les pendules à l'heure avec tel prêtre ou tel mouvement...
Lustiger était très très autoritaire et ne plaisait pas à la moitié de ses prêtres, même des conservateurs... La Croix tenait ses distances, et même son ami Tincq, biographe plutôt honnête du cardinal. Mais Lustiger faisait au moins peur à Mitterrand et aux médias, dans le sens où on savait qu'on avait un ami de Jean-Paul II et quelqu'un à qui on ne pouvait pas faire croire n'importe quoi. Pas quelqu'un de plan-plan comme son successeur et ami ectoplasmique formé par lui... On savait qu'il y avait quelqu'un à Paris.
Songez aux Billé, Simon et autres transparents ! Je sais bien que la CEF n'a en soi aucun pouvoir de juridiction, mais pour les médias, le pouvoir et le tout-venant, président de la CEF, cela veut dire quelque chose... C'est bien pour cela que Lustiger ne le fut jamais.
J'ai connu de bons curés progressistes qui détruisaient illégalement des autels et des tables de communion, restés impunis et fiers d'eux (encore dans les années 2010...). Tout le monde s'est couché, sauf l'Etat laïc quand l'église était classée.
Il y a tout de même des évêques, sinon tradis, du moins suffisamment éclairés et lucides pour savoir qu'il y a plusieurs demeures dans la maison du Père. Ils sont plus proches des Scouts d'Europe et de moines en froc, que du MRJC, de La Croix et de la JOC. Mais ils savent aussi qu'il n'y a personne et pas assez de familles pour monter une seule compagnie de tels scouts, qu'il ne dirait pas non à une messe traditionnelle mais qu'il n'y a pas de prêtre à mettre en face d'elle, qu'ils appellent des communautés sérieuses (qui refusent par peur du départ de l'évêque et en raison de l'ambiance du diocèse depuis des décennies...).
Je ne sais pas si Mgr Minnerath a déjà fait la vaisselle d'un vieux prêtre le dimanche après-midi, mais je connais des évêques qui quittaient des fauteuils moelleux (tendance aussi chez certains clercs tradis qui préfèrent M. le comte ou l'ingénieur des mines, à la table d'HLM ou d'une grand-mère pas très propre...), pour aller à l'improviste concélébrer (pas taper) avec l'ancien curé de 90 ans qui n'avait pas fait sa vaisselle depuis des jours. Pendant que le prêtre s'habillait et préparait sa messe sur son bureau (clé enlevée de l'église voisine ou difficulté à marcher), cet évêque est venu plusieurs fois discuter de coeur à coeur (et même recevoir des leçons de vie grâce à l'expérience du vieux curé !), égayer le dimanche de ce prêtre, dire la messe avec lui (pas taper). Ces évêques n'ont pas de maîtrise dans leur cathédrale, disent seuls la messe aux confins de leur diocèse, devant un peuple clairsemé, donnent la confirmation à trois gamins ici et là...
C'est pourquoi je ne pense jamais "les" évêques, "les" prêtres, "les" martiens, "les" profs (sont tous à gauche et pour l'écriture inclusive), "les" femmes... Je suis nominaliste. Les mots ne veulent rien dire. L'évêque n'existe pas.
Je ne crois pas que les curés étaient tous inamovibles (et pitié quand ils l'étaient parfois...). J'avais lu au XIXe s. qu'une dizaine ou vingtaine l'était à Paris. C'est lié au statut de l'église, pas de la fonction. Avant 1520, les cures sont des bénéfices révocables par le patron ad nutum, sans parler des intrusions apostoliques.
Je suis un fervent défenseur des chapitres, mais on les a torpillés même avant le concile, faute aussi de troupes. Le chanoine n'est pas tempéré par nature, cela dit. J'ai lu des articles dans la revue de droit canon de Strasbourg pour peser le pour et le contre. Les chapitres n'ont plus de rôle lors des vacances (forcément, puisqu'il n'y a plus de chapitre partout...). Le diocèse aux armées en a formé un, histoire de distinguer son clergé et d'occuper le terrain. Pourquoi pas. Et un de ses chanoines porte des armoiries, ce qui dit sa qualité et son enracinement !
J'ai succédé six mois au chanoine Bertail, avant de partir de la ville pour travailler. Nemo, vous comprendrez ce que cela signifie rue du Petit-Potet dans les combles. Je croisais Laurent U. à la photocopieuse, qui jamais ne demanda qui j'étais...
Je donne du "monsieur le chanoine" à des prêtres qui ont en horreur ce mot, alors qu'ils le sont ! Une fois, j'ai dit à ce prêtre qu'il n'avait qu'à ne pas accepter.
Je suis dans les chanoines chaque jour de ma vie depuis vingt ans. Et les évêques. Un jour je vous expliquerai autour d'un verre à Gevrey (limite du diocèse de Langres), au clos de Bèze par exemple, que vous avez tort de ricaner de l'usage canonial par l'ICRSP. Pour moi, il n'y a pas d'évêché de Dijon, et encore moins d'archevêque. Les gens de la Petite-Eglise sont des petits joueurs. Bossuet est né diocésain de Langres et le restera, comme ste Jeanne de Chantal et st Bernard. Sus à l'annexionnite dijonnaise ! Et st Bénigne est une invention, Mgr Minnerath ne le sait que trop bien (on va reprendre les fouilles au chevet autour de la rotonde).

( 921020 )
Pour une fois... par Nemo (2021-06-23 12:34:48)
[en réponse à 921014]
J'ai beaucoup de sujets de désaccord avec vous.
D'abord je ne parlais pas d'un évêque en particulier, des bons ou des mauvais, mais de l'absence relativement récente de contre-pouvoir. dans l'Eglise (je n'évoquerai même pas les viols permanents et impunis contre le droit canon). Par exemple Mgr Minnerath qui empile les doctorats, dont un de droit canon, mais qui impose la concélébration au mépris de ce même droit.
Il ne s'agit pas de savoir si un clerc exerce un pouvoir exorbitant dans le bon ou le mauvais sens, que ça me plaise ou pas. Il s'agit du fait que ce pouvoir est disproportionné (dans l'église car au niveau civil, rien de plus insignifiant qu'un évêque de nos jours, c'était leur souhait).
Oui les curés de Paris étaient irrévocables, du moins les grands, je ne sais pas trop si les petits l'étaient. Néanmoins un curé passait généralement toute sa vie dans une paroisse, sauf promotion, et connaissait toutes les générations des familles, il était de la famille et on ne l'en séparait pas. Parfois en effet ça pouvait être difficile.
Je serais très contrarié de voir que l'évêque des armées aurait créé un chapitre pour distinguer son clergé : ce n'est pas l'idée que je me fais d'un chapitre, c'est en revanche celle d'un institut dont vous parlez. Chanoine est avant tout une charge. Et je ne vois pas en quoi un chapitre occupe le terrain. Tout au plus il occupe des stalles.
Il est d'assez mauvais goût pour un chanoine de porter des armes, même si elles sont familiales. On ne porte plus ses armes quand on rentre dans l'Eglise. Même les prélats ne portent pas de chevalière mais une bague ornée d'une simple pierre. Elles ne figurent qu'occasionnellement sur leur trône ou des objets liturgiques mais à titre d'identification.
Donner du Monsieur le Chanoine revient un peu à donner du Monsieur le Comte. Les chanoines se font généralement appeler Monsieur tout court, ou Monsieur le Curé s'ils ont cette fonction (qui prime). En revanche on parle du Comte de Monte-Cristo ou du Chanoine Calle.
Quant à l'archevêché de Dijon (et non évêché, vous datez !) ça me fait rire autant que vous, et Autun est pour moi mon vrai diocèse, Dijon faisant un peu pacotille.
Je ne sais pas grand chose sur Saint Bénigne et son existence potentielle.

( 921026 )
Concélébration imposée ? par Athanasios D. (2021-06-23 13:58:06)
[en réponse à 921020]
J'ai vu passer ce reproche fait à Mgr Minnerath. La concélébration s'impose pourtant en certaines occasions.
En effet:
La concélébration qui manifeste heureusement l’unité du sacerdoce et du sacrifice, ainsi que du peuple de Dieu tout entier, est prescrite par le rite lui-même : à l’ordination de l’Évêque ou des prêtres, à la bénédiction d’un abbé et à la Messe chrismale.
(...) Néanmoins, il est permis à chaque prêtre de célébrer l’Eucharistie individuellement, sauf pendant qu’une concélébration a lieu dans la même église ou le même oratoire. Toutefois, le Jeudi saint et à la Messe de la Vigile pascale, il n’est pas permis d’offrir individuellement le saint sacrifice. (PGMR 2002, 199)
Par conséquent, se soustraire systématiquement à la concélébration avec l'évêque du lieu est-il vraiment défendable ?
Ath

( 921028 )
Réponse: code de droit canonique, canon 902. par Gaspard (2021-06-23 14:08:31)
[en réponse à 921026]
Can. 902 – À moins que l’utilité des fidèles ne requière ou ne conseille autre chose, les prêtres peuvent concélébrer l’Eucharistie, étant respectée la liberté pour chacun de la célébrer individuellement, mais pas quand il y a une concélébration dans la même église ou le même oratoire.
Donc: un prêtre de la FSSP ou autre ne peut pas célébrer individuelle nt pendant que son évêque concélébre dans la même église, le Jeudi saint par exemple. Mais il ne me semble pas que ce cas se présente.
La concélébration est clairement une faculté, pas une obligation.

( 921037 )
Ne pas confondre entre ''unique célébrant'' et ''messe privée'' par Chicoutimi (2021-06-23 14:52:10)
[en réponse à 921026]
La mention de la PGMR: ''le Jeudi saint et à la Messe de la Vigile pascale, il n’est pas permis d’offrir individuellement le saint sacrifice'' ne signifie pas que les prêtres seraient obligés de concélébrer la messe le jeudi saint et lors de la Vigile pascale.
Cette mention signifie seulement qu'ils ne peuvent pas célébrer la messe sans le concours du peuple (donc pas de messe ''privée''). Mais il est très certainement possible pour un prêtre d'être le seul célébrant pour la messe du jeudi saint, ou pour celle de la Vigile pascale, lorsque celle-ci est célébrée en présence du peuple (c'est d'ailleurs ce que nous voyons généralement).

( 921041 )
Dans un diocèse où il y avait ou il y aurait par JVJ (2021-06-23 15:07:42)
[en réponse à 921026]
quatre cents prêtres, tous les prêtres ne peuvent concélébrer en même temps ? Comment fait-on à Milan ?
Tous les prêtres du presbyterium ne peuvent fonctionnellement se déplacer le Jeudi St dans l'église où la messe de l'évêque se passe, même dans les petits diocèses.
Dans cinquante ans, François IV imposera de communier à tous les présents dans l'église, à chaque messe, pour marquer leur participation et témoigner en acte de leur fraternité. Et communier sous les deux espèces.
Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage.
Mgr Minnerath pense-t-il aussi à ce que ses confrères peuvent penser de ses manières ? Ceux qui diront "bien joué Roland ! on les a eus !" et ceux qui diront "minable et départ en beauté !".
Si un canoniste courageux pouvait proposer à la revue de droit canon de Strasbourg, très libérale, que Mgr connaît par ailleurs..., un petit article sur ce cas d'espèce de la concélébration au forceps... C'est un sujet. Qu'on ne me parle pas de pastorale. Un évêque pourra demander bientôt à ses prêtres d'enlever col romain ou soutane, pour ne pas diviser.

( 921045 )
Concernant l'autre point de la PGMR... par Chicoutimi (2021-06-23 15:31:11)
[en réponse à 921026]
affirmant qu'il ''est permis à chaque prêtre de célébrer l’Eucharistie individuellement, sauf pendant qu’une concélébration a lieu dans la même église ou le même oratoire'', cela ne signifie aucunement que dans de telles circonstances un prêtre serait obligé de concélébrer. Cela signifie seulement que les deux célébrations ne peuvent être faites en même temps.
Prenons un exemple concret: Monsieur le curé célèbre sa messe dominicale à 10:00 en présence de ses paroissiens. Il est clair que pendant ce temps, il ne ferait aucun sens si monsieur le vicaire célébrait, dans la même église et au même moment, sa messe privée sur un autel latéral. Mais monsieur le vicaire n'est pas obligé de concélébrer avec monsieur le curé. Il peut tout simplement célébrer sa messe privée soit avant ou soit après la messe dominicale de monsieur le curé.
Concernant les célébrations à Saint-Pierre-de-Rome, je n'aurais aucun problème si l'idée était de réserver une heure quotidienne pour la célébration publique de la messe (une heure pendant laquelle aucune autre célébration ne pourrait être faite), et de laisser la liberté de célébrer individuellement tout le restant de la journée. Malheureusement, c'est le contraire qui est en train de se passer: on réserve un temps pour les célébrations individuelles, alors que la messe publique (avec concélébration) est de mise pour le restant de la journée. C'est un peu le monde à l'envers.

( 921038 )
Curés de Paris et écus canoniaux par JVJ (2021-06-23 14:53:19)
[en réponse à 921020]
Oui pour votre remarque sur le canoniste de Dijon, ce que j'ai écrit aussi.
Il faudrait qu'il y ait un canoniste dans les conseils de cet archevêque pour le faire réfléchir deux secondes...
Je ne cherche plus où j'ai lu au XIXe s. qu'il n'y avait qu'une vingtaine de curés amovibles (livre sur Mgr Darboy ?).
Ségolène de Dainville-Barbiche (Devenir curé à Paris. Institutions et carrières ecclésiastiques 1695-1789), PUF, 2015) étudie la minorité des cures inamovibles.
Tante du chanoine de Dainville, icrsp, soit dit en passant.
Vous n'allez tout de même pas empêcher un chanoine d'avoir des armes et un rang de houppe !
J'ai au moins trouvé une personne, en vous, qui veuille bien redécouper le diocèse de Dijon pour qu'il retrouve le néant duquel il ne fallait pas le tirer en 1731. Il y eut déjà un projet au siècle précédent venant des chanoines de la Ste-Chapelle... Les ducs Valois n'auraient jamais osé faire ce coup-là à l'évêque de Langres.
Nos grands canonistes de l'avenue de Breteuil en 2000 ont fait ce redécoupage ad experimentum. Ainsi aurait-on pu retirer le pallium à qui l'avait reçu ? Et l'archevêque de Sens devenait suffragant de celui de Dijon. Il n'y a qu'en France où cela passe... St Hilaire de Poitiers n'était qu'un vulgaire évêque, tandis que Mgr Rouet devait bien mériter le pallium...
J'espère que vous avez acheté le volume autunois de la Grâce d'une cathédrale...
Des chapitres sont souvent constitués de prêtres retirés, dès lors, le titre canonial leur va de droit. On ne parlait que du chanoine Grivot à Autun, pas du "père Grivot". Et Kir, donc ! J'ai pu croiser aussi des prélats de Sa Sainteté qui détestaient qu'on les appelât (j'ai bon ?) "Monseigneur". Eh bien tant pis pour eux. Fallait pas accepter d'être ainsi poussé par l'évêque...
La cathédrale St-Louis est ordinairement morte et les compétences s'entrecroisent dans toute l'enceinte... Il est bon que le côté ecclésial soit garni de temps à autre, pas seulement aux enterrements. Leurs membres ne sont pas tous octogénaires et pour certains savent sauter en parachute. Ils sont allés au contact des islamistes sans leur souhaiter de joyeuses fêtes.
Bénigne est le patron de mon église d'enfance. Mais chacun sait que son culte, à défaut d'avoir été interdit par l'évêque Grégoire de Langres, a été finalement canalisé (scenario classique) quelques années après. On sait cela par son descendant (eh oui, un évêque avait descendance...) Grégoire de Tours, passé d'ailleurs par Dijon dont il décrit le castrum et justement la nécropole du Suzon où un sarcophage bienfaisant (benignus) opérait des "miracles". Le catholique et l'historien savent que du moment qu'il y a culte sur la longue durée, l'existence positive d'un saint n'est plus le problème. Mgr Duchesne a payé cher son souci de nettoyer les listes épiscopales (pour beaucoup inventées ex nihilo autour de l'an mille), et la liste des premiers "papes", y compris dans les noms énoncés au canon, ne pourrait pas être étayée au-delà d'une demi-feuille A4. Les vacances sont aussi sous-estimées, mais il fallait à tout prix prouver une continuité depuis les sacro-saints temps apostoliques et ne pas dépendre d'évangélisateurs obscurs. Il fallait que Bénigne dépende de Polycarpe de Smyrne, donc de st Jean. C'est gros, mais cela a longtemps passé.
Le premier évêque de Langres dans la première liste (pas connue avant le XIe s.) est st... Senator. Cela devait bien "sonner" pour ceux qui savaient être dans une cité gallo-romaine très tôt collaboratrice de Rome. Jamais le moindre Senator dans les moindres manuscrits liturgiques langrois auparavant.
Le coup monté de Denis pour Paris est bien connu aussi, histoire de ne pas dépendre de Sens.
Et que dire de Limoges qui fit de Martial le 13e ou 14e apôtre !?
Il faut le savoir, comprendre que cela a été fabriqué puis cru. Le but n'est pas de choquer le bourgeois (qui ferait mieux de lire au lieu de répéter). C'est un peu comme si au catéchisme on expliquait aux enfants qu'ils naissent dans les choux ou les roses. A 5 ans, c'est normal de le croire.
Pour la rue du Petit-Potet, je parlerai toujours d'évêché. Je ne suis pas la mode de parler d'"archidiocèses". Samedi, la porte de l'évêché sera fermée...
Les chanoines doivent au moins mettre deux glands noirs de chaque côté de leur écu, sans quoi l'écu nu n'est pas terrible.
J'ai parlé un jour à l'U. de Poitiers d'écus écartelés des évêques. Cela peut se trouver en ligne. Honni soit qui mal y pense.
Vous savez que Mgr Minnerath a fait rééditer chez Beauchesne le traité d'héraldique ecclésiastique (dépassé) de Mgr Heim, ancien nonce ? Préfacé par l'excellent directeur des archives de Côte-d'Or.
On voit que Mgr M. eut de saines préoccupations.
Vous y verriez des armes de chanoines, de protonotaires apostoliques, d'abbés...
3e rang en partant du haut, colonne de droite.
Le cardinal Martin était aussi un héraldiste émérite (pas un sigillographe), auteur même d'ouvrages d'héraldique romaine. Il donnait aussi des conférences sur le sujet.


( 921043 )
Archidiocèse et autres balivernes par Nemo (2021-06-23 15:21:15)
[en réponse à 921038]
Je n'ai jamais empêché un chanoine d'avoir un écu mais en général il n'en fait pas état, il ne le porte pas, pareil pour l'évêque.
Vous savez que le décompte des houpes est très théorique, de même que pour les couronnes qui sommaient les écus, on faisait à peu près n'importe quoi.
Vous m'avez mal lu au sujet des chanoines, on dit bien le chanoine Kir, le chanoine Calle, le chanoine Lesage. Mais on les appelle en général Monsieur et non pas Monsieur le Chanoine.
Je possède plusieurs exemplaires de l'ouvrage de Mgr Heim, un grand classique, un en ville et un à la campagne. J'ignorais que Mgr Minnerath l'avait fait rééditer. Je ne vois pas trop pourquoi lui. Et en effet le directeur des archives est excellent.

( 921085 )
Ce n'est pas une question de droit ! par Ion (2021-06-23 21:06:53)
[en réponse à 920998]
Comme la plupart des liseurs ici, vous en faites une question de droit. Cela n'a pas de sens.
La vraie question est celle-ci : que veulent signifier les prêtres (bénéficiant du MP) qui refusent systématiquement de concélébrer, notamment à la messe chrismale ?
- S'ils veulent signifier un refus de la forme ordinaire, et donc de communion avec le presbyterium dans cette liturgie, alors ils ont tort, droit canonique ou pas..
- Si c'est pour une autre raison légitime (la première ne l'est pas notamment depuis le MP lui-même), alors pas de problème, le droit leur donne raison. Mais qui nous fera croire cela ?
C'est votre remarque "Mgr Minnerath est un canoniste éminent et sait pourtant que son argutie ne tient pas la route." qui ne tient pas du tout la route. Mgr Minnerath sait très bien ce qu'il fait et le fait en toute cohérence, en n'obligeant aucun prêtre ni à concélébrer ... ni à venir dans son archidiocèse.
Ion
PS Si vous me répondez, de grâce, ne répondez que sur cela, sans partir dans tous les sens et sur tous les sujets ...

( 921089 )
Dites-donc, la semaine sainte, c'était le mois dernier ? par JVJ (2021-06-23 21:45:37)
[en réponse à 921085]
Et est-ce la première année qu'un prêtre de la FSSP ne concélèbre pas ?
Tous les prêtres du diocèse viennent concélébrer le Jeudi St ?
C'est impossible, matériellement, notamment pour les vieux, les malades, ceux qui sont aux études (Mgr Biju-Duval par exemple est à Rome ! Il est de l'Emmanuel, mais incardiné à Dijon que je sache).
Et à Paris, tout le clergé dans la même église autour de l'archevêque ?
Avant de saquer aussi sévèrement un institut présent depuis si longtemps, on prend attache avec les intéressés en amont et leur supérieur. Politesse élémentaire.

( 921091 )
Vous savez très bien que ce n'est pas non plus une question ... par Ion (2021-06-23 22:09:28)
[en réponse à 921089]
... d'impossibilité pratique. Décidément, vous cherchez toutes les raisons qui n'ont rien à voir avec ce qui est en réalité une question centrale, celle de l'acceptation ou pas de la réforme liturgique. N'oubliez pas que les prêtres en question sont de rite latin et qu'on ne leur demande pas de célébrer en rite maronite.
Soyons sérieux : pouvez-vous répondre à cette question : en refusant systématiquement de concélébrer notamment à la messe chrismale, messe signifiant par excellence l'unité du presbyterium, que veulent signifier les prêtres de la FSSP ?
Quant à "prendre attache avec les intéressés", qu'est-ce qui vous fait affirmer que cela n'a pas été le cas ?
Ion

( 921095 )
Et un évêque ou un prêtre qui refuse de célébrer ou d'autoriser par JVJ (2021-06-23 22:17:30)
[en réponse à 921091]
un prêtre disant la messe de rite latin dans la forme extraordinaire ?
Il faut lui offrir le motu proprio ?
A quoi riment ces ornements de Mgr Minnerath alors ?
En fin d'épiscopat, c'est comme le chef d'Etat Major des armées quelques mois avant le départ d'un président, on ne change pas de titulaire, sinon à la marge, pour laisser toute liberté au successeur. Au pire du pire, on demande au supérieur en termes ecclésiastiques qu'il serait bien de changer le profil, en pensant à 24 années d'apostolat et d'une communauté qui mène sa vie sans embêter personne.
J'assiste à toutes les messes possibles... Quand des prêtres célèbrent en brodant à l'infini ou donnent l'absolution collective, vous croyez que l'évêque est dans son rôle à le laisser faire ?
L'archevêque en chape dans sa cathédrale pour des vêpres "pontificales".


( 921096 )
Vous répondez à côté ... par Ion (2021-06-23 22:22:24)
[en réponse à 921095]
... ou vous ne voulez pas répondre ?
Ion

( 921101 )
Vous ne savez pas lire ! par JVJ (2021-06-23 22:31:36)
[en réponse à 921096]
Vous connaissez aussi les prêtres qui concélèbrent et qui méprisent souverainement in pectore et en conscience leur évêque ?
Si Mgr Minnerath a raison, alors il faut que tous les évêques du monde qui ont des prêtres "traditionnalistes" fassent le test illico. Et ceux qui ne seront pas aussi catégoriques que Mgr de Dijon, seront donc des idiots utiles ou des inconscients... à vous suivre.
Ce qui se fait à Dijon doit donc s'appliquer au monde entier, comme un test.
Il va falloir aussi, dans votre souci de pureté, passer au peigne fin tous les prêtres aux situations tangentes personnelles, pour expurger l'ordo.
Pour les prêtres à Rome qui ne concélèbrent jamais depuis des années avec leur évêque, il faut leur payer le billet d'avions pour faire le test ?

( 921102 )
Décidément ... par Ion (2021-06-23 22:41:05)
[en réponse à 921101]
Il n'était pas question de savoir si Mgr Minnerath a raison ou pas, la question est de savoir ce que veulent exprimer les prêtres qui refusent systématiquement de concélébrer, notamment à la messe chrismale.
Vous ne voulez pas répondre, dont acte.
Ion

( 921106 )
Je vous ai dit que vous ne savez pas lire par JVJ (2021-06-23 23:14:36)
[en réponse à 921102]
Ne pas concélébrer ne veut rien dire quant à la loyauté ou à la fidélité ou à l'obédience...
Ils citent le nom de l'évêque au canon, c'est tout de même l'essentiel.
On sait que certains prêtres traditionnalistes ne concélèbrent pas, il est curieux de le découvrir à six mois de la retraite. Et virer la FSSP en raison du comportement d'un ou deux prêtres, c'est vraiment se saisir d'un prétexte.
Et l'aspect humain...
Les enfants qui fréquentent le catéchisme de ces prêtres sont peut-être aux mains d'une secte...
Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage.
Des évêques ont démis des curés qui refusaient tel catéchisme. C'est amusant, la foudre épiscopale est presque toujours concentrée du même côté. A Orléans, les évêques ont fichu une paix pontificale à un "prêtre" unitarien et que dire de ceux qui ont vie double... Ils peuvent concélébrer, cela fait une belle jambe au diocèse.
Les prêtres qui ont eu la peau de Mgr Le Vert avaient certainement concélébré plein de fois, comme ceux de Mgr Castet ou de Mgr Cattenoz. Pour le coup, c'est du formalisme et de l'ecclésiologie au petit pied.
Je peux baiser l'anneau de mon évêque s'il en avait, cela ne veut pas dire que je l'admire. Ce serait à la rigueur sa fonction. Et encore, je me sens plus d'un autre diocèse que de celui de mon adresse fiscale.

( 921129 )
Toujours pas de pourquoi ... par Ion (2021-06-24 09:02:58)
[en réponse à 921106]
... de votre part !? A une simple question pourtant. Mais peut-être ne connaissez-vous vraiment pas la réponse.
Rien à voir avec le fait de citer le nom de l'évêque, avec le fait que vous baisez l'anneau de l'évêque ...
Quant à découvrir six mois avant la retraite qu'ils ne concélèbrent pas, reprenez les échanges, c'est tout sauf le cas. Pendant 20 ans, ils l'ont fait, depuis 3 ans, ils ne le font plus. La conséquence est logique.
Et quant à "virer" la FSSP, vous n'y êtes pas non plus, relisez la dernière phrase du communiqué de l'archidiocèse.
Le but du MP a été d'unifier les communautés loin des conflits désastreux des années de plomb, en les rassemblant autour de la célébration de l'eucharistie, source et sommet de la vie de l'Eglise, sacrement de l'unité par excellence. Cela mérite un effort de tous, pas un rejet systématique, ni d'un côté ni de l'autre. Dans certaines paroisse, cela se passe à merveille et les fruits sont là.
Un peu de rigueur dans vos propos, cher JVJ, malgré votre fougue !
Ion

( 921132 )
Le communiqué dont vous parlez est venu dans un second temps par JVJ (2021-06-24 09:20:32)
[en réponse à 921129]
Il faut s'en tenir au premier pour voir la justification du diocèse.
Citer le nom du diocésain au canon de la messe, cela dit tout de la communion du prêtre avec l'ordinaire.
La concélébration est un prétexte et par ailleurs une marotte. Quand la messe chrismale se fait à une extrémité du diocèse, les vieux prêtres ne peuvent s'y rendre. Et j'ai rarement vu des prêtres en chaise roulante, hélas, aux messes chrismales alors que ce serait beau à voir.
Les prêtres enseignants ou étudiants loin du diocèse, sont-ils rapatriés d'office ce jour-là pour manifester leur communion avec l'évêque ?
S'il n'y a pas eu de concélébration depuis trois ans, il fallait se réveiller il y a... trois ans, ou évoquer le dossier avec le successeur. L'ambiance romaine est porteuse en ce moment.
Et je maintiens que Pontigny n'a pas plu au métropolitain.
Ce dossier n'est qu'un dossier de plus au sujet de son autoritarisme et de son mépris. J'ai cité ici un carmel qui n'a rien de tradi et que vous connaissez certainement comme moi ! Les soeurs se sont toujours senties méprisées. Même pour une profession solennelle, Sa Grandeur envoie le vicaire général.
Je ne suis pas un exclusiviste de la forme que j'appelle, comme il se doit, extraordinaire. J'espère que vous le savez.
Les remarques du communiqué au sujet des fidèles qui ne jouent pas leur paroisse, sont aussi totalement malhonnêtes et déplacées. Le prêtre n'est pas justement qu'un distributeur de messe. Il est hors de question que mes enfants (en avez-vous ?) suivent le catéchisme paroissial : nous nous en chargeons (notamment les Trois blancheurs...) et on a aussi tâté du catéchisme du seul lieu traditionnel du diocèse en communion avec l'évêque. Mes enfants ne sont pas là pour élever le "niveau" ou subir ceux dont les parents ne mettent jamais les pieds à l'église. Je n'ai pas confiance par principe aux adultes, certes méritants, qui s'occupent de cela. J'ai assez perdu de temps dans ma jeunesse avec ce cirque et jamais on ne leur parlerait de la messe traditionnelle, de la communion sur la langue, de la richissime histoire de l'Eglise... mais des petits musulmans qui souffrent, du racisme aux Etats-Unis, du bio, du tri des poubelles, de Jésus mon ami et mon copain, du partage des richesses (la France est le pays qui taxe le plus...)...

( 921152 )
Ne soyons pas hypocrites par Regnum Galliae (2021-06-24 11:28:41)
[en réponse à 921102]
Tout le monde sait que ces prêtres ne veulent pas célébrer en Paul VI parce que "le nouvel Ordo Missae, si l'on considère les éléments nouveaux, susceptibles d'appréciations fort diverses, qui y paraissent sous‑entendus ou impliqués, s'éloigne de façon impressionnante, dans l'ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la Sainte Messe, telle qu'elle a été formulée à la XXe session du Concile de Trente, lequel, en fixant définitivement les « canons » du rite, éleva une barrière infranchissable contre toute hérésie qui pourrait porter atteinte à l'intégrité du Mystère." (source : bref examen critique des cardinaux Ottaviani et Biaggi).
Par souci de communion et d’apaisement, ces prêtres choisissent de faire comme si de rien n'était et jettent un voile pudique sur cette question, mais demander de le célébrer eux-mêmes va trop loin. Leur demander de le faire n'est vraiment pas charitable.

( 921193 )
Effectivement, ne soyons pas hypocrites par Ion (2021-06-24 15:43:56)
[en réponse à 921152]
Je ne comprends pas que des prêtres, qui seraient convaincus que
le nouvel Ordo Missae s'éloigne de façon impressionnante, dans l'ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la Sainte Messe puissent alors accepter d'adhérer au Motu Proprio
SP qui dit exactement le contraire
"Ces deux expressions de la lex orandi de l’Église n’induisent aucune division de la lex credendi de l’Église" (SP Art 1)
Question de logique et d'honnêteté.
Car alors le
souci de communion dont vous parlez n'est plus vraiment communion. Comme vous dites, ne soyons pas hypocrites.
Ion

( 921203 )
Il y a un côté totalitaire dans ce que vous dîtes par Regnum Galliae (2021-06-24 16:34:54)
[en réponse à 921193]
On parle de forme et non de substance. On peut ne pas apprécier la forme ordinaire, son manque de sacré, son côté horizontal, ses ornements simplistes, tout en reconnaissant que la substance de la messe demeure. Pourquoi forcer quelqu'un à faire ce qu'il ne veut pas pourvu qu'il en reconnaisse la validité au point d'assister à la messe dans le chœur et de communier des mains de l'évêque ?

( 921206 )
Oui, à titre personnel ... par Ion (2021-06-24 17:08:54)
[en réponse à 921203]
... on peut ne pas apprécier ... tout en reconnaissant ... Mais même dans ce cas, par le refus systématique de célébrer quand on est prêtre, quel signal envoie-t-on aux fidèles ? Que sa préférence personnelle est plus importante que ce que demande l'Eglise ?
Ce refus sert-il l'unité ?
Ion

( 921105 )
Ca fait longtemps que la Messe chrismale est anticipée en début de semaine sainte !... par Sacerdos simplex (2021-06-23 23:02:29)
[en réponse à 921089]
Il s'agit de concélébrer la "messe chrismale" et non la "messe du jeudi-saint".
Je la concélèbre (messe chrismale en début de semaine, et très souvent aussi messe du jeudi saint)...
...même si je comprends fort bien ceux qui ne le font pas, par exemple pour une question de principe : "je préfère l'ancien rite et puis c'est tout".
"Et en plus j'ai le droit pour moi". A la suite du canon 902, le "Code annoté" développe en disant que puisque chaque prêtre a le droit de ne pas concélébrer, les personnes concernées (curés, recteyurs de sanctuaires et sacristains) ne doivent pas faire obstacle à ce droit.
Personnellement, c'est plutôt un pensum. Oui, vraiment.
Il est rare qu'il y ait du recueillement dans de telles cérémonies.
Au sujet du jeudi-saint : même en forme extra, il n'y a/avait qu'une seule messe par paroisse.
Donc la plupart des prêtres ne célébraient pas ce jour-là.

( 921090 )
La "gouvernance" épiscopale... par JVJ (2021-06-23 21:59:55)
[en réponse à 921085]
Je pense à un évêque qui, pour faire plaisir à un jeune curé qui ne supportait plus la présence d'un ancien curé dans son presbytère (le curé habitant à 6 km) dont il avait annexé les paroisses, a donné un mois pour que ce prêtre retourne dans son diocèse d'origine !
Il avait été prêté en 1960 et il devait dégager comme un malpropre vers 2000. Bravo la charité et l'Eglise experte en humanité ! Des paysans étaient prêts à mettre des bottes rondes de paille devant le presbytère. Le conseil municipal a loué pour 99 ans le presbytère à ce vaillant prêtre (têtu à raison, ami de la Tradition comme de tas de gens de tous les horizons), histoire de le laisser tranquille.
Ce fut odieux.
On lui retira la clé de l'église en lui interdisant d'y célébrer. Les laïcs qui présidaient les obsèques lui interdisaient d'aller au choeur, malgré la demande de familles (il donnait l'absoute).
Ce prêtre en a pleuré des soirées entières.
Le nouvel évêque adopta des sentiments symétriquement opposés. Entre temps, le jeune curé a changé de diocèse !
Et ce prêtre, mort à l'hôpital, fut mis en bière devant l'évêque, votre serviteur, ses amis et des prêtres venus de partout. Les deux jeunes qui servirent ses obsèques : l'un est prêtre pour le diocèse l'an dernier, l'autre sera ordonné pour le même diocèse dimanche prochain. J'ai porté le cercueil.
Voilà les annales d'évêque dégoûtant versus évêque charitable.
Le même premier évêque autoritaire a donné quinze jours aux prêtres et laïcs de la maison diocésaine pour qu'ils dégagent à cause de la trêve hivernale. Les prêtres pleuraient en déménageant sous la précipitation. L'un est mort dans les six mois, de dépression. Un autre trouva une chambre dans un sous-sol de la maison diocésaine de Besançon. Un autre alla en HLM à 85 ans sans ascenseur ! Il fallut les remeubler.
Je me chargerai de la notice nécrologique épiscopale, aussi bien et plus objectivement que La Croix quand le jour viendra. C'est le même qui a refusé, en se cachant derrière ses conseils, des actuels chanoines de La Grasse.
Il y a des évêques accessibles et qui sont de vrais pères et frères pour leurs prêtres. Ce n'est pas le cas d'autres, raides de la nuque. Si vous connaissiez des diocésains de Dijon, vous sauriez le caractère de l'intéressé. Et je garderai pour moi ce que des prêtres m'ont dit et écrit, il y aurait de quoi faire sauter la banque. On me croit si on veut, ou pas. Je m'en moque. Ces prêtres ont eu et ont confiance en moi. Ils ne pourront être reconnus par ce passage.

( 921179 )
On veut des noms ! par Roger (2021-06-24 14:48:22)
[en réponse à 921090]
Ces histoires sont bizarres
On aimerait des noms et des sources !
Sinon on tombe au niveau du café du commerce...alors qu on rêverait de lire un universitaire...

( 921187 )
Je ne suis pas universitaire, les noms ne changeraient rien par JVJ (2021-06-24 15:33:27)
[en réponse à 921179]
Il se trouve quelques lecteurs du FC qui savent de quoi je parle et d'autres qui me lisent sans intervenir, auprès desquels je me disqualifierais si j'inventais de pareilles choses.
On me croit si on veut, peu importe.
Je veux rendre justice à la mémoire de certaines choses et des heures terribles de persécution subies par des prêtres ou des laïcs. L'autre politique consiste à oublier et pardonner. Chacun son tempérament. L'historien doit aussi remplier ses tablettes et ne pas collaborer à toutes les histoires diocésaines qui racontent, comme la pravda, que tout se passe admirablement, que les mouvements du diocèse sont tous au vert, que l'évêque a fondé un couvent (quand tout est dû à son vicaire général...), etc.
Mon souci est de ne pas mélanger les torchons et les serviettes quand on parle des prêtres et des évêques. Il y a des clercs en soutane immoraux et voleurs, des prêtres en cravate qui sont irréprochables et qui ont donné leur vie au soin des âmes jusqu'à leur dernier souffle, qui ont voulu être enterrés au milieu d'eux, non dans le caveau de prêtres ou dans leur famille.
Il est très confortable de jouer aux purs et durs quand on ne s'approche jamais de prêtres NOM et encore moins d'évêques.

( 921017 )
Tribune de François Sureau par Ptitlu (2021-06-23 11:56:36)
[en réponse à 920992]
Le Monde 23 juin.
Dans la mesure où c'est une tribune libre, je republie ici.
Tribune. Assignée à résidence dans des conditions discutables, une religieuse est chassée de sa communauté après y avoir vécu depuis plus de trente ans, par l’effet d’une révocation autoritaire de ses vœux, autrement dit d’une annulation de son existence entière dans le sens qu’elle lui avait librement donné. Les faits ont été précisément rapportés dans Le Monde et je n’y reviendrai pas [fin avril, mère Marie Ferréol avait été renvoyée des dominicaines du Saint-Esprit. Elle assurait n’avoir aucune idée de la « faute grave » dont l’Eglise l’accuse, qui donne à cette sanction rarissime des relents de procès en sorcellerie].
L’affaire de la religieuse de Pontcallec n’est pas plus « une affaire de bonnes femmes » que l’affaire Finaly, qui vit après la guerre Maurice Garçon et François Mauriac s’opposer au sujet du sort réservé à des orphelins juifs recueillis et baptisés, sous l’Occupation, par une famille catholique, n’avait trait à une question de garde d’enfants. Dans les deux cas, de grandes questions se posaient, se posent encore.
A propos de mère Marie Ferréol, c’est à une succession de problèmes essentiels que l’esprit le moins prévenu se trouve confronté : le statut de la femme dans l’Eglise catholique, le respect par les institutions de cette même Eglise des droits de la personne, et son crédit moral pour finir. Car de deux choses l’une : ou l’on croit à la vocation affichée par cette institution, et l’on ne prendra jamais à la légère ses procédures ni les comportements de ceux qui les mettent en œuvre ; ou l’on n’y croit pas, et l’on trouvera dans l’affaire de Pontcallec une occasion nouvelle de la taxer d’hypocrisie et d’imposture.
Lire l’enquête : « Je tremble d’être définitivement chassée de ma vocation » : chez les dominicaines du Saint-Esprit, une religieuse dans la tempête
Voici longtemps, et en tout cas de manière très explicite depuis le concile Vatican II, que l’Eglise prétend délivrer un message universel valable pour l’humanité entière et largement fondé sur la défense des droits de la personne. Qu’en reste-t-il si elle en méconnaît les exigences les plus élémentaires lorsqu’il s’agit du sort de ceux qui ont consacré, à travers elle, leurs vies à ce message ?
Le principe du contradictoire n’a pas été respecté
Quand bien même on serait philosophiquement ou religieusement étranger au christianisme, il se pourrait qu’on fût toujours sensible à sa compassion pour les persécutés. Le sera-t-on encore si cette Eglise tolère en son sein des persécutions, même moins importantes que celles qu’elle dénonce à travers le monde ?
Ici, la persécution ne concerne pas d’abord la sévérité de la mesure finale, mais son caractère manifestement abusif, tenant au simple fait que le principe du contradictoire, auquel s’attachent tous les systèmes de droit civilisé, n’ait simplement pas été respecté. C’est d’autant plus frappant que rien de sérieux, aucun impératif transcendant, n’empêchait qu’il en soit autrement.
Lire aussi: Le Vatican confirme l’expulsion sans explication de mère Marie Ferréol, religieuse de Pontcallec
A aucun moment cette femme n’a été mise à même de connaître son dossier, de présenter sa défense, de contester utilement les mesures dont elle faisait l’objet. Ces règles élémentaires, que la moindre administration respecte, en Europe, à l’égard de ses employées, n’ont reçu aucune application.
Et c’est bien là que l’essentiel se noue. On ne peut facilement admettre que le « droit de Dieu », mis en œuvre par une bureaucratie qui est, comme toute bureaucratie, tentée par nature de se prévaloir abusivement des grandeurs qui justifient son existence, s’exerce d’une manière aussi radicale et dans l’obscurité, dans la mesure même où le message évangélique se fonde précisément sur la valeur prééminente du comportement inverse.
« LES PLUS GRANDES RÈGLES MONASTIQUES, MÊME EN RÉSERVANT L’OBÉISSANCE, FONT LA PART D’UN DIALOGUE NÉCESSAIRE »
Si l’esprit passe avant la loi, l’amour avant la règle, on admettra difficilement qu’il en aille différemment au sein même de l’institution qui prétend énoncer ces idées libératrices. Imagine-t-on un instant le divin maître condamner sans savoir, ou même sans interroger ?
Telle est d’ailleurs la raison pour laquelle les plus grandes règles monastiques, même en réservant l’obéissance, font la part d’un dialogue nécessaire. Les Constitutions de la Compagnie de Jésus, largement écrites par Ignace de Loyola, sont traversées par un leitmotiv qu’on pourrait résumer ainsi : « On fera selon la règle sauf si le salut des âmes ou la gloire de Dieu demandent que l’on fasse autrement. »
La dispense des vœux exige une cause grave
C’est d’autant plus nécessaire que le cas de cette religieuse est loin d’être évident. Il suffit d’une connaissance élémentaire du droit canonique pour s’apercevoir que la dispense autoritaire des vœux ne peut s’appliquer sans cause grave, c’est-à-dire en pratique hors des situations d’apostasie publique ou de vie notoirement scandaleuse, après qu’un ensemble de représentations ont été faites, et les personnes amenées à s’expliquer.
Rien de tel n’a eu lieu. Autant dire qu’on a transformé le droit canon en chiffon de papier, au mépris, au passage, de la parole réitérée des plus hautes autorités de l’Eglise. Ainsi Jean Paul II énonçait-il, après ses prédécesseurs, que le droit n’est pas un corps étranger seulement voué à la protection d’intérêts temporels, mais qu’il est « connaturel à la vie de l’Eglise ».
Récemment encore, le secrétaire d’Etat [du Saint-Siège] Pietro Parolin s’exprimait en termes identiques, se référant à cet égard au procès de Jésus-Christ. Or, l’observation même rapide de la manière dont la procédure d’exclaustration forcée de cette religieuse a été conduite montre un ensemble de légèretés, d’approximations et d’illégalités qui feraient rougir de honte le moindre tribunal administratif français, la moindre commission disciplinaire de la fonction publique, qui eux au moins ne prétendent pas dire, urbi et orbi, le bien universel.
Lorsque j’étais enfant, au collège, on nous faisait écrire nos compositions sur de grandes feuilles où étaient inscrites, en haut à gauche, les lettres AMDG, pour ad majorem Dei gloriam, qui signifie « pour la plus grande gloire de Dieu ». Devenu vieux, un « simple laïc de l’Eglise de France », pour employer la périphrase de C. S. Lewis, ne se souvient pas sans nostalgie de l’invitation qui nous était faite de rechercher l’important même dans l’accessoire. Mais il ne voit pas ce que la gloire de Dieu gagne, de Pontcallec à Rome, à une aussi navrante combinaison de la bêtise et de l’insensibilité ordinaires.
Revoir l’ensemble de la procédure canonique
La gestion assez lamentable de cette affaire, et sans même qu’on se prononce sur le fond, fait venir au jour des défauts de nature différente. Un manque de sérieux tout d’abord ; un manque de bon sens ensuite ; enfin, l’inadaptation flagrante d’un corpus lacunaire de règles anciennes aux principes les plus élémentaires. Ces questions relèvent pour finir d’un contentieux de nature administrative où la communication des griefs, le droit de choisir son conseil, les délais raisonnables de jugement des tribunaux, l’indication des voies de recours, devraient aller de soi.
Il est à l’évidence inacceptable que le droit positif de l’Eglise soit si fort en retard sur les éléments les plus importants d’un droit naturel dont elle ne cesse de rappeler au monde, et à juste titre, toute l’importance. Rien de transcendant ne le justifie, et c’est même exactement le contraire si l’on se réfère à la doctrine qu’elle défend. C’est bien, là encore, son crédit qui est en cause, autant que dans des circonstances plus graves que je ne rappellerai pas.
Sous ce rapport, c’est l’ensemble de la procédure canonique qui est à revoir, ou, en matière administrative, à créer. Mais en attendant, un règlement simplement humain de cette question dissiperait un soupçon qui n’est hélas que trop d’actualité : que l’affaire eût été différemment conduite s’agissant d’un homme, et plus élevé dans la hiérarchie ; que le mépris, administrativement manifesté, des droits de la personne, paraît trop souvent encore de nature, par un curieux entraînement, à prévenir le « scandale public », alors qu’il en est la cause. Le pape François n’a cessé, me semble-t-il, de le rappeler. C’est pourquoi j’espère qu’il lira cet article, et décidera en conséquence ce qui convient, à la suite d’Ignace, qui ne voyait de pire faute que celle d’être un obstacle au salut des âmes.
François Sureau est avocat et écrivain, membre de l’Académie française.

( 921023 )
Une Tribune libre par
Le Webmestre (2021-06-23 13:33:07)
[en réponse à 921017]
est-elle libre de droits ?

( 921024 )
L'objectif est de faire connaître son opinion au plus grand nombre, non ? par Ptitlu (2021-06-23 13:49:03)
[en réponse à 921023]
Et puis on est en plein dans le droit a l'information.
S'il avait voulu la cacher, il l'aurait publiée dans TC ou Libé (édition papier).
Le but est tout de même de faire connaître le scandale que constitue cette exclusion et le sort de cette religieuse

( 921063 )
Si... par
Un modérateur (2021-06-23 17:37:22)
[en réponse à 921024]
S'il avait voulu la cacher, il l'aurait publiée dans TC ou Libé (édition papier).
S'il avait voulu une diffusion libre de droits, il l'aurait publiée dans un média libre de droits et non pas dans un article réservé aux abonnés.
Bien à vous
Un modérateur

( 921025 )
Poser la question par Sic transit (2021-06-23 13:49:09)
[en réponse à 921023]
c'est y répondre.
C'est pour cela que je n'avais donné les liens.

( 921027 )
Cette tribune vise aussi Mgr Minnerath par Gaspard (2021-06-23 14:02:21)
[en réponse à 921017]
L'évêque de Dijon a les mêmes méthodes: il condamne la FSSP à partir après 24 ans de présence sans même l'avertir du motif ni entendre sa réponse. Le scandale montant, il fait inventer deux prétextes par le diocèse, anonymes qui plus est. Mais ne rencontre toujours pas les intéressés. Sa Suffisance ne juge pas certains fidèles ou prêtres dignes de la politesse élémentaire.

( 921042 )
Soyons sérieux par Roger (2021-06-23 15:09:42)
[en réponse à 920991]
Ce qu on m a dit de cette affaire est que cette religieuse aurait tenu des propos tellement virulents et irrespectueux à l encontre de ses supérieures que son maintien dans la communauté était devenue impossible

( 921046 )
Je suis d'accord par Filelalaine (2021-06-23 15:47:26)
[en réponse à 921042]
La sanction est tellement lourde que je ne peux pas croire qu'il n'y ait pas derrière des faits vraiment graves (non divulgués pour ne pas discréditer la religieuse ?) Je ne peux croire que ce soit seulement motivé par un simple "désaccord"
Il est évident qu'une partie de cette affaire n'est pas publique ( y compris dans la procédure peut-être).
On voit d'ailleurs dans les communiqués de la communauté que celles-ci ne défendent pas spécialement la religieuse en question...

( 921049 )
Un dossier de plus par Marie-France (2021-06-23 16:25:08)
[en réponse à 921046]
à ajouter au livre de Dom Dysmas de Lassus:Risques et dérives de la vie religieuse

( 921156 )
Cela fait plaisir de vous relire… par XA (2021-06-24 12:21:03)
[en réponse à 921046]
… même si on eut préféré que ce sujet n’ait pas dû être abordé pour vous faire rompre votre long silence.
XA

( 921315 )
C'est ce que je me suis dit aussi ! par Sic transit (2021-06-25 13:54:28)
[en réponse à 921156]
Tout est dans le titre.

( 921048 )
Commencez par l'être vous-même par Romanus (2021-06-23 16:24:31)
[en réponse à 921042]
ROger : "Je ne sais rien mais je donne mon avis"

( 921051 )
soyons sérieux par Réginald (2021-06-23 16:25:39)
[en réponse à 921042]
des propos irrespectueux et virulents méritent-t-ils le renvoi définitif de l'état religieux en bafouant, semble-t-il, tous les droits de la défense ?
une lettre du 2 juin, transmise le 18 : force est de constater que le Vatican en est resté des des méthodes d'un autre âge.La modernité communicationnelle de l’Église n'a pas encore affecté encore ses procédures.

( 921047 )
Très grande tristesse par Romanus (2021-06-23 16:23:36)
[en réponse à 920991]
pour cette sainte religieuse que j'ai connu il y a quelques temps.
Ma femme l'a connue à Pontcallec et la vénère, comme les deux ou trois autres qui font partie de la persécution en cours.
Que Dieu vienne à son aide.
Romanus

( 921052 )
Oui très grande tristesse par Marie-France (2021-06-23 16:31:05)
[en réponse à 921047]
pour Mère Marie Ferréol,Mère Marie Saint Denis et Mère Marie-Pia que je soutiens inconditionnellement

( 921072 )
En effet par Romanus (2021-06-23 19:03:33)
[en réponse à 921052]
Comment imaginer chez ces religieuses des rebelles qui méritent le retour à la vie civile après 30 ans dans la même communauté et une constante unanimité parmi leurs élèves.
Je ne connais pas mère Marie saint Denis mais elle était dans la classe de ma femme. C'est la nièce de la très célèbre Babar, pilier de la communauté depuis sa fondation.
Comment en est on arrivé là? Maître Parfu n'a pas totalement tort. On a fini par tout accepter dans cette communauté. On en récolte les fruits. J'ai vraiment vu l'évolution de cette communauté.
Cordialement

( 921055 )
Affaire complexe par Roger (2021-06-23 17:06:26)
[en réponse à 921047]
Cette communauté est hélas très divisée.
Les " visiteurs" hélas ont accru la division en encourageant les mères à s s'éloigner de leur vocation originelle : l enseignement
On peut expliquer ainsi l indignation des mères refusant cette évolution...

( 921056 )
Voilà ce qui se passe par Jean-Paul PARFU (2021-06-23 17:08:14)
[en réponse à 921055]
quand on se veut "fidèle à Rome propre sur soi" !

( 921058 )
Pas sur par Roger (2021-06-23 17:10:24)
[en réponse à 921055]
La division porte sur la place de l enseignement dans la communauté.
Pas sur autre chose...

( 921060 )
Et on fait toute cette histoire par Jean-Paul PARFU (2021-06-23 17:18:07)
[en réponse à 921058]
Et tous ces secrets, (puisqu'on ne sait toujours pas de quoi il retourne exactement), pour une histoire de place de l'enseignement ?

( 921064 )
Pourquoi nier:si on sait très bien de quoi il retourne par Marie-France (2021-06-23 17:37:46)
[en réponse à 921060]
mais heureusement la vérité se fera et elle nous rendra libre

( 921078 )
Evidemment que non par Eudoxie (2021-06-23 20:08:58)
[en réponse à 921064]
Personne ne sait de quoi il retourne, excepté la supérieure et les visiteurs canoniques. Il ne sert à rien de prétendre le contraire: le dossier est extrêmement complexe, et il ne regarde personne d'autre que MM Ferréol, donc nous sommes assurés de n'avoir pas les informations suffisantes pour juger de cette situation. C'est du bon sens. Gardons la tête froide. Je vous assure qu'il n'y a personne qui ait la vérité vraie sur cette affaire, excepté les personnes susdites. Ou du moins je ne connais pas la personne qui saurait tout sur ce cas.

( 921081 )
Bien sûr que la vérité se fera sans vous et sans moi par Marie-France (2021-06-23 20:29:01)
[en réponse à 921078]
mais ayant connu les Dominicaines du St Esprit de très des leur Fondation ainsi que l'abbé Berto lui même je me permets avec votre permission d'exposer mon point de vue dans ce Forum

( 921082 )
Ne vous inquiétez pas par Romanus (2021-06-23 20:39:14)
[en réponse à 921081]
Ça rassure juste Eudoxie de ne pas vouloir comprendre ce qui se passe. Tous ceux qui ont les yeux ouverts le savent.
Quand on ne respecte pas un seul principe de la plus élémentaire justice, c'est qu'on a quelque chose à se reprocher. L'article de Surreau est à ce titre très juste.
Prions pour mère Marie Ferréol. Vous et moi qui la connaissons savons à quoi nous en tenir. C'est le martyre d'aujourd'hui : être persécuté par ceux auprès desquels nous devrions recevoir le Salut. Elle est malheureusement loin d'être la seule.
Romanus

( 921093 )
Restons calmes. par Eudoxie (2021-06-23 22:11:55)
[en réponse à 921082]
Je ne persécute personne, je me permets de dire qu'il vaut mieux faire confiance à Rome que prétendre comprendre ce qui se passe. Ou au moins garder un regard neutre. C'est un acte de prudence élémentaire. Nous ne savons pas comment s'est déroulé cette visite canonique, et nous n'avons qu'une seule version. C'est trop facile.

( 921111 )
Restons clairvoyants par Romanus (2021-06-24 06:42:04)
[en réponse à 921093]
Vous ne persécutez personne mais il faut faire confiance à Rome.
Faire confiance à une Rome qui condamne sans procès avec des méthodes dignes des chasses aux sorcières (celle des films, pas les vraies) ?
Que répondez vous aux arguments de maître Sureau?
Le beniouiouisme ne mène nulle part. La justice (fut-elle la plus élémentaire) est un droit pour tout le monde, y compris pour une religieuse. Elle n'a nullement été respectée dans ce cas.
Vous avez visiblement une âme de martyr...pour les autres. "Laissons les se faire persécuter si c'est par Rome". Étrange abêtissement des esprits quand on perd la vraie notion d'obéissance.

( 921094 )
Oui enfin... par Eudoxie (2021-06-23 22:14:46)
[en réponse à 921081]
Moi je suis une ancienne élève, si vous voulez. Et je ne vois pas ce qu'une connaissance de cette congrégation au début de sa fondation et de l'abbé Berto vous apporte exactement pour comprendre la situation actuelle. Les choses ont radicalement changé depuis la fondation. Et je vous répète que cette situation est en-dehors du champ de nos compétences et de nos informations.

( 921098 )
Bref Roma locuta,causa finita par Marie-France (2021-06-23 22:23:48)
[en réponse à 921094]
bis repetita c'est comme pour l'Action Francaise

( 921103 )
Oui par Eudoxie (2021-06-23 22:42:44)
[en réponse à 921098]
Rome a parlé, la cause est entendue. Fin de l'histoire. J'ai de la compassion et de la sympathie pour cette soeur, mais à un certain moment, c'est comme dans un divorce: de l'extérieur, on a beau avoir connu Madame petite, ou Monsieur pendant ses études, c'est très compliqué de savoir ce qui s'est passé. Restons-en là.

( 921148 )
Oui mais par Regnum Galliae (2021-06-24 10:31:13)
[en réponse à 921103]
la belle-mère n'aurait-elle pas quelque chose à voir dans ledit divorce ?
En d'autres termes, n'y a-t-il pas quelqu'un (à Rome par exemple) qui souffle le chaud et le froid ?

( 921065 )
On ne sait pas de quoi il retourne. par Eudoxie (2021-06-23 17:44:40)
[en réponse à 920991]
Gardons la prudence nécessaire. Cette affaire est un micmac dont nous ne possédons aucune information fiable. Faisons confiance à Rome. Elle saura bien proclamer sa faute le moment venu s'il y a lieu comme avec Padre Pio.

( 921113 )
Si vous habitiez Draguignan par Roger (2021-06-24 07:29:11)
[en réponse à 921065]
Chere Eudoxie
Si vous habitiez Draguignan où chacun est au courant vous sauriez que cette belle et noble communauté est profondément divisée et qu une visite a conduit à renforcer les supérieures face aux mères qui contestaient leur orientation.
Le sujet du conflit est la place respective de l enseignement et de la vie religieuse dans la communauté !

( 921138 )
Ce que l’on sait par Vincent F (2021-06-24 10:11:46)
[en réponse à 921065]
C’est que Mère Marie-Ferréol ne connaît même pas les raisons de sa sanction.

( 921142 )
Ça par Eudoxie (2021-06-24 10:19:37)
[en réponse à 921138]
C'est ce qu'elle dit. La visite canonique dit le contraire.

( 921225 )
Je vous renvoie à mon message à l'époque du premier article du monde par Vincent F (2021-06-24 18:52:39)
[en réponse à 921142]
Ici.
Le visiteur apostolique, pour autant que je sache, n'a pas dit que M. Marie-Ferréol avait été informé de se qu'on lui reprochait il a dit (selon le Monde) "M. Marie-Ferréol sait très bien ce qu'elle a fait".
Quand bien même elle saurait-elle ce qu'elle a fait, cela ne veut même pas dire qu'elle savait que ce qu'elle a fait pouvait lui être reproché. Ni même que "ce qu'elle a fait" soit réellement répréhensible.

( 921116 )
Pour Saint Padre Pio Rome confirma aussi par Eonix (2021-06-24 07:41:34)
[en réponse à 920991]
Quand certains écrivent, sans savoir, que si les sanctions qui viennent de Rome sont certainement étayées, car Rome n'aurait pas pris de telles sanctions, le Saint Padre Pio, par sa vie son exemple, nous dévoile ce qu'il en est.
Alors les défendeurs de cette religieuse, peuvent supposer aussi que Rome est abusée.
L'histoire a fait justice au Padre Pio, et le Monseigneur qui le persécuta, a laissé son nom tristement dans l'histoire.
Il faut donc patienter, la vérité ne reste pas prisonnière, même si elle n'éclate pas au grand jour, comme un source elle sourd toujours.

( 921136 )
Rome confirme ? par Jeanne Smits (2021-06-24 09:57:41)
[en réponse à 920991]
De très bonnes sources, le rejet du recours de MM Ferréol est nul dans sa forme et sur le fond.
Je connais assez bien le dossier. Affirmer que "Rome a parlé" est une expression qui ne convient pas ici, et il est grand temps que justice soit faite.
De dossier procédural, il n'y en a pas davantage au sens normal du terme puisque tout s'est passé par décisions administratives attribuées au pape, avec pour résultat l'absence de tout examen au fond par les tribunaux compétents, et l'absence total de respect des droits de la défense, alors qu'il s'agit de la sanction la plus grave que l'on puisse imaginer pour une vierge consacrée.
On voit bien la rumeur enfler : « Elle a dû faire quelque chose de très grave. »
C'est sa réputation qui est ainsi gravement atteinte. Et ce alors même qu'elle n'a JAMAIS été informée par les visiteurs apostoliques de ce qui lui était précisément reproché, malgré des demandes répétées.

( 921139 )
Et au niveau du droit français par Vincent F (2021-06-24 10:12:59)
[en réponse à 921136]
Cela ne s’apparenterait-il pas à un licenciement abusif ?

( 921153 )
Sur ce terrain juridique par Chevalier du G. (2021-06-24 11:53:32)
[en réponse à 921139]
les religieuses sont-elles salariées ?

( 921176 )
Vous voulez des juges maçons ? par Roger (2021-06-24 14:39:22)
[en réponse à 921153]
Certains ici se disent Traditionnels...mais sont disposés à porter devant les juges républicains et laïcs un litige interne à l Eglise...
Bizarre

( 921178 )
De qui parler vous ? par Chevalier du G. (2021-06-24 14:48:12)
[en réponse à 921176]
"Certains" ?
Personnellement, je ne fais que poser une question, précisément sur le terrain civil. En fait je renchérissais sur la question du licenciement "abusif" : je ne sais pas si c'est bien le sujet.
Par ailleurs, il ne m'appartient ni de qualifier la relation contractuelle de la Mère en question, ni de juger de l'opportunité de "porter devant les juges républicains et laïcs un litige" ... qui plus est "interne à l’Église".

( 921141 )
Oui par Eudoxie (2021-06-24 10:18:54)
[en réponse à 921136]
Moi aussi je connais quelque peu le dossier. Et je recommande la prudence. Nous n'avons qu'une seule version des faits. C'est comme dans un divorce: on ne peut pas juger depuis l'extérieur du couple. On ne sait pas comment a été menée cette visite canonique.
Et puis disons-le : nous ne sommes pas religieuses, nous ne connaissons rien à la vie religieuse. Ayons donc la pudeur de ne pas aller sur ce terrain dont nous ne maîtrisons rien. Je peux vous dire que la sanction prise contre MM Ferréol a déjà été prise à d'autres occasions, et qu'on avait poussé les mêmes cris parce que ça apparaissait comme un abus de pouvoir, alors que c'était parfaitement justifié.
Je suis désolée, mais je considère humblement que je n'ai pas suffisamment d'informations de part et d'autres, et qu'étaler sur la voie publique nos doléances vis-à-vis de ce qui ne nous regarde pas ne permet en aucun cas de faire la lumière sur cette affaire.

( 921144 )
On sait qu'il y a un peu de mauvaise foi quelque part par Regnum Galliae (2021-06-24 10:28:01)
[en réponse à 921141]
On nous dit qu'il y a des dissensions entre vie enseignante et vie contemplative. A une époque, il y en avait semble-t-il entre liturgie traditionnelle et réformée.
Mais pourquoi donc rejoindre une communauté dominicaine enseignante tradi pour demander plus de contemplation et du Paul VI ?

( 921155 )
Donc, en somme… par XA (2021-06-24 12:16:52)
[en réponse à 921141]
… vous invitez à la prudence, en nous disant que nous ne savons pas tout, et vous concluez en laissant entendre qu’il y a eu des précédents, qui pourraient laisser à penser qu’il n’y a pas de fumée sans feu. Belle neutralité…
XA

( 921157 )
En effet par Eudoxie (2021-06-24 12:22:36)
[en réponse à 921155]
C'est un argument qu'on entend chez les pro-MM Ferréol, que la sentence qui la frappe est inouïe et réservée seulement aux délinquants sexuels dans l'Eglise. Je remets simplement les choses en perspective en expliquant que ce n'est pas le cas, et que certaines sanctions existent bel et bien dans la vie religieuse. La version des visiteurs canoniques n'a pas à nous être donnée, et pour cause: cela ne nous regarde en rien.

( 921159 )
Je ne partage pas tout à fait votre conclusion par Jean-Paul PARFU (2021-06-24 12:29:25)
[en réponse à 921157]
1) si j'ai des enfants - des filles - qui doivent être scolarisé(e)s, je souhaite un peu savoir ce qui se passe dans cette communauté pour savoir si je peux les confier "aux mères".
2) De même, si j'ai une fille qui veut devenir religieuse et religieuse dominicaine tradie, je souhaite savoir si elle pourra s'épanouir dans cette communauté ?

( 921160 )
Effectivement par Eudoxie (2021-06-24 12:41:03)
[en réponse à 921159]
Vous auriez le droit de savoir certaines choses pour ces cas précis. Mais une chose est de demander une confidence, autre chose est de tout dire ad extra devant tout le monde. Je ne dis pas qu'il fait garder un secret absolu sur ces questions, mais excepté votre cas, très peu de personnes ont le droit et le besoin de connaître ces histoires concernant MM Ferréol.

( 921165 )
Et les avocats, alors ? par Jeanne Smits (2021-06-24 13:35:37)
[en réponse à 921160]
« Très peu de personnes ont le droit et le besoin de connaître ces histoires concernant MM Ferréol », écrit Eudoxie.
Il en est qui ont le droit et le besoin de connaître le dossier plus que tous autres, sans doute, ce sont les avocats de Mère Marie Ferréol.
Ils n'y ont pas eu accès, du fait des visiteurs.
C'est une des multiples anomalies qui parsèment cette affaire.

( 921167 )
Fort bien par Eudoxie (2021-06-24 14:06:27)
[en réponse à 921165]
Mais je ne vois pas l'intérêt de trois articles dans deux médias dont un catholique qui étaient bien autre chose que cette demande des avocats de MM Ferréol à prendre connaissance de ce dossier. Ou alors c'est très mal menée et peu clair dans l'intention.

( 921226 )
Vous oubliez deux points par Vincent F (2021-06-24 18:56:55)
[en réponse à 921159]
3) si je suis donateur, je ne veux peut-être pas par mon don être complice d'un injustice potentielle.
4) si je ne sui pas donateur, ce n'est pas la situation actuelle et le manque de transparence qui me feront aller vers les dominicaines du St Esprit ou l'abbaye de Saint Wandrille.

( 921230 )
la croix, le journal des laïcs encartés par Adso (2021-06-24 19:12:36)
[en réponse à 920991]
en parle sur son site internet

( 921280 )
... précise les accusations par Gereo (2021-06-25 00:15:00)
[en réponse à 921230]
« Une chose est de ne pas savoir ce qu’on vous reproche, une autre est de ne pas le reconnaître », déplore mère Marie Magdeleine, la porte-parole de l’institut. « Mère Marie Ferréol a déjà été reprise plusieurs fois par le passé par ses supérieures successives sur son rapport à l’autorité et à l’obéissance. Ces dernières années, les relations se sont dégradées. Sans vouloir nuire à la confidentialité, je peux dire que selon de nombreux témoignages, mère Marie Ferréol critiquait systématiquement le gouvernement de l’institut. Elle tentait de monter des sœurs les unes contre les autres, ainsi que contre les supérieures, jusqu’au pape François à l’égard duquel elle a eu des propos très virulents.
Si, de fait, de nombreuses personnes ont pu témoigner de son rayonnement – l’une d’elles souligne que « sa collaboration avec ses supérieures a toujours été efficace et cordiale » –, La Croix a recueilli d’autres échos. « J’ai bien connu mère Marie Ferréol et j’ai coupé la relation avec elle au bout de quelque temps car elle avait une énorme emprise sur moi et m’étouffait, témoigne une personne qui a préféré garder l’anonymat. Elle me posait aussi des questions très intimes et délicates et plusieurs fois, je me suis sentie violée dans mon for interne. » Une autre évoque sa manière d’agir « à travers d’autres, dans l’ombre, jamais en première ligne, ce qui la rend très difficile à repérer ».

( 921283 )
Le problème n’est même pas par Vincent F (2021-06-25 06:56:42)
[en réponse à 921280]
De savoir si ces reproches sont ou non justifiés, mais de savoir si oui on non elle était informée d’une procédure pour ces raisons et si elle a pu se défendre.

( 921284 )
L'article est très clair par Eudoxie (2021-06-25 08:39:43)
[en réponse à 921280]
Oui elle a été informée des sanctions et de leurs motifs, et oui elle les méritait. Une manipulatrice qui entretient le désordre et la révolution dans son Institut n'a plus rien à y faire.

( 921293 )
Vous voilà moins catégorique par Adso (2021-06-25 10:29:18)
[en réponse à 921284]
"on ne sait pas... restons prudents...ça ne nous regarde pas ..." et D'un seul coup, le journal des encartés syndicalistes progressistes et des dames caté bigoudis, est devenue LA vérité ???
Allons, soyez cohérente !

( 921294 )
Disons par Eudoxie (2021-06-25 10:35:33)
[en réponse à 921293]
que les éléments susdits sont capitaux pour comprendre l'attitude des visiteurs. Je ne dis pas que ça lève toutes les interrogations qu'on peut avoir (la sanction reste quand même très lourde), mais ça explique beaucoup.

( 921318 )
La pravda par Adso (2021-06-25 15:13:27)
[en réponse à 921294]
a parlé !

( 921295 )
D'où sortez vous ce témoignage dr Mère Marie Magdeleine par Marie-France (2021-06-25 10:39:04)
[en réponse à 921280]
Faîtes la intervenir directement sur le Forum.Je respecte ce qu'elle dit mais quand l'a t'elle dit,à qui l'a t'elle dit..Moi aussi je peux faire dire à Mère Marie-Pia une autre version.

( 921304 )
Vous avez tout à fait raison par Marie-France (2021-06-25 11:45:55)
[en réponse à 921295]
de faire confiance à Maître François Sureau plutôt qu'à "La Croix"et j'espère que celui ci va aller plus avant pour la défense de Mère Marie Ferréol

( 921298 )
Non. La Croix colporte des ragots. Les deux questions sont : par Gaspard (2021-06-25 11:11:13)
[en réponse à 921280]
1. Le motif de la sanction a-t-il communiqué à l'intéressée (pas seulement un truc flou du genre "mauvais esprit") ;
2. A-t-elle pu présenter sa défense.
Sur ces deux points, le conseiller d'État et académicien François Sureau affirme que la réponse est non, dans
sa tribune dans Le Monde titrée
L'appel de François Sureau au pape le 23 juin dernier.
Ce que dit Sureau :
A aucun moment cette femme n’a été mise à même de connaître son dossier, de présenter sa défense, de contester utilement les mesures dont elle faisait l’objet. Ces règles élémentaires, que la moindre administration respecte, en Europe, à l’égard de ses employées, n’ont reçu aucune application. Et c’est bien là que l’essentiel se noue.
Entre François Sureau et un mauvais journal partisan comme La Croix, je fais confiance à Sureau. Il n'a d'ailleurs pas choisi de publier sa tribune dans La Croix.

( 921302 )
La Croix l'eut-elle acceptée cette tribune ? par JVJ (2021-06-25 11:39:01)
[en réponse à 921298]
Leur libéralisme et leur oecuménisme planétaire ont des limites au sein du catholicisme français.
Ils ont un culot monstre.

( 921312 )
Non, bien sûr ! La Pravda n'a jamais publié Soljenitsyne par Gaspard (2021-06-25 13:26:03)
[en réponse à 921302]
Les journalistes de La Croix mettent un point d'honneur à faire connaître à leurs lecteurs l'avis de la moindre association LGBT sur le projet de loi bioéthique.
Mais ils mettent aussi un point d'honneur à ne pas faire connaître à leurs lecteurs l'univers catholique au-delà de l'espace MRJC - Mgr Fonlupt. Sauf pour taper dessus: double-page à charge contre Mgr Cattenoz par exemple, ou articles à l'occasion d'un scandale. Mais s'il n'y a pas de scandales, alors pas d'articles ou presque ! Par exemple sur l'ICRSP : 2 mentions depuis 1996 dont une brève et un article, si leur moteur de recherche est fiable.
La Croix était hémiplégique religieusement dans les années 1970, où peut-être un tiers des catholiques pouvait suivre leur ligne ; aujourd'hui la paralysie religieuse est quasi totale.

( 921317 )
Il me semble que l'article de Céline Hoyeau par Gereo (2021-06-25 14:59:16)
[en réponse à 921298]
dont je salue au passage l'excellent livre
La Trahison des pères répond aux deux questions que vous formulez :
1. Ce qu'on reprochait précisément à à mère Marie Ferréol lui a été communiqué :
Les visiteurs, Dom Jean-Charles Nault, l’abbé de Saint-Wandrille, et mère Desjobert assurent pour leur part avoir pris le temps de lui expliquer les griefs qui lui étaient reprochés. « Dissimulation et mensonge », « à l’origine d’un climat de suspicion et de peur » « Mère Marie Ferréol voulait des exemples précis. Mais ils seraient tout de suite identifiés car les sœurs se connaissent très bien, explique Dom Nault. Si les sœurs ont parlé librement, c’est parce qu’elles savaient pouvoir compter sur la confidentialité des échanges. »
2. Elle a pu présenter sa défense :
Les visiteurs affirment quant à eux lui avoir adressé deux monitions lors de la visite apostolique, l’une par oral, l’autre à l’écrit. « Cette décision n’est pas tombée brutalement, nous avons eu l’occasion d’échanger longuement avec mère Marie Ferréol », assure Dom Nault, évoquant de nombreux écrits. « Une première lettre mi-août, puis une autre de 12 pages dans laquelle elle a répondu sur les deux principaux chefs d’accusation que nous lui avions adressés le 30 août, et ensuite des courriers réguliers après la sanction. Il est faux de dire qu’elle n’a pas eu la possibilité de s’expliquer. »
Sur l'absence de procès canonique : « Il n’y a pas de délit, donc une procédure pénale n’aurait pas de fondement, relève Dom Nault. Mais il peut y avoir des comportements qui sont en incohérence avec la vie consacrée. On est vraiment dans une question interne à la vie religieuse. »
Bref on lui a demandé de tenir compte les reproches qui lui étaient faits par les autres sœurs, de s'amender par le moyen de deux monitions canoniques. Au lieu de cela elle a cherché des appuis à Rome auprès de cardinaux influents (Le pape a suivi personnellement le dossier dans toutes ses étapes, appuie encore le cardinal Ouellet, et ce, dès le début
« à cause d’une problématique interne de la Curie ».) et à se faire passer pour une martyre dans les colonnes du Monde. Bref, les choses étaient simples avant qu'elle les rende compliquées. Et son attitude de rébellion ouverte ne plaide guère en sa faveur.

( 921322 )
Voilà par Eudoxie (2021-06-25 16:01:43)
[en réponse à 921317]
Il me semble que les choses sont plus claires maintenant du côté des visiteurs. Merci beaucoup pour ce résumé.

( 921325 )
êtes-vous sûr que le droit de la défense a été respecté ? par Cléopas (2021-06-25 17:08:36)
[en réponse à 921317]
Que Mère Marie Ferréol n’ait
pas eu de monitions préalables, d’avertissement, et de possibilité de faire valoir une défense avant que la décision ne soit prise sont des éléments déjà graves et contraires aux règles universelles du droit. Mais qu’en plus elle n’ait elle-même pas connaissance des faits qui lui sont reprochés ni accès aux preuves de ces faits viole les règles applicables en la matière.
« Lorsque des supérieurs envisagent d’imposer une exclaustration, ils doivent d’abord à nouveau tout tenter pour l’éviter, c’est-à-dire faire usage des moyens pastoraux, réengager un dialogue.
En cas d’échec, ils auront recours à l’écrit par les moyens de l’avertissement, de la monition, en veillant à laisser à
l’intéressé la possibilité de donner son avis, de se défendre.
Ils lui conseilleront de se faire aider, assister par un expert. Ils constitueront le dossier de sorte qu’il puisse être lisible par l’intéressé comme par leurs conseillers et les autorités supérieures compétentes.
S’ils en arrivent à imposer l’exclaustration, ils ne manqueront pas d’indiquer au membre exclaustré quelles sont les voies de recours dont il peut disposer »
«L’exclaustration imposée. Compétences et responsabilités du Modérateur suprême et de l’Évêque diocésain», Vies consacrées, t. 76 (2004-3), p. 180 - 181) Anne Bamberg.

( 921328 )
Procédure canonique par Jeanne Smits (2021-06-25 17:49:35)
[en réponse à 921325]
Vous aurez remarqué l'élément essentiel de l'article de La Croix; il indique que les visiteurs ont en quelque sorte inventé leurs démarches au fur et à mesure parce que le droit canonique ne leur permettait pas d'infliger une sanction gravissime qu'ils voulaient prononcer à tout prix.
« Les visiteurs semblent s'être trouvés face à un vide juridique, pour traiter ce qu'ils n'osent nommer emprise, manipulation ou abus spirituels », écrit la journaliste.
Donc vide : rien, pas de délit, et un truc qui n'est pas de l'emprise, de la manipulation… sinon les visiteurs auraient « osé » le dire.
L'article de la Croix ne me semble pas très honnête (litote).
Avant de détruire une vocation, de chasser, de renier trente-quatre ans de vie religieuse, il est au moins nécessaire de respecter la justice et de donner vraiment la parole à celle qui est accusée, et lui donner la possibilité de se défendre dans les règles. C'est ce que le droit canonique prévoit, et cela n'a pas été fait quoi qu'en dise “La Croix”.
Il me semble qu'il se joue quelque chose ici qui va bien au-delà de la personne de MM Ferréol, pour que le pape soit réputé s'y être intéressé, pour que le cardinal Ouellet en ait été chargé « à cause d'une problématique interne à la Curie » – lequel ?
Jeanne Smits

( 921329 )
C'est ce que disent ses avocats (civils) par Gereo (2021-06-25 17:54:59)
[en réponse à 921325]
selon les visiteurs apostoliques elle a bien reçu deux monitions, l'une orale, l'autre écrite avant son exclaustration, et "de nombreux écrits" sont là pour en témoigner d'après l’abbé de Saint-Wandrille. Il semble que la procédure que vous présentez ait été suivie. Au départ il n'était prévu qu'une exclaustration pour 3 ans (renouvelable), la question est de savoir pourquoi une exclaustration définitive, sanction rarissime, a été finalement prononcée. J'ai l'impression que son attitude n'y est pas étrangère, mais je peux me tromper.

( 921330 )
avocats par Jeanne Smits (2021-06-25 18:14:23)
[en réponse à 921329]
Il y a un avocat civil, un avocat canonique.
Leurs assertions sont le résultat de leur connaissance fine du dossier.
En lisant l'article de "La Croix", je vois surtout dans celui-ci un contre-feu dont certaines affirmations demanderaient à être vérifiées.

( 921333 )
L'article est à charge mais sans éléments tangibles par Gaspard (2021-06-25 19:17:21)
[en réponse à 921317]
J'avais formulé mon avis sur la base de votre premier extrait de cet article, merci d'en avoir fourni un autre. Mais qui n'est pas plus convaincant, au contraire je trouve :
1. La journaliste justifie l'absence de reproches factuels ! Mère Marie Ferréol voulait des exemples précis. Mais ils seraient tout de suite identifiés car les sœurs se connaissent très bien, explique Dom Nault. Si les sœurs ont parlé librement, c’est parce qu’elles savaient pouvoir compter sur la confidentialité des échanges. »
C'est quand même hallucinant. Vous imaginez un procès civil où l'on dise à l'accuse: ah non, pas de faits précis à vous reprocher, mais l'accusation est vraiment convaincue que vous avez tort, alors paf vous êtes viré ?! Je comprends que Sureau ait pris la plume.
2. En conséquence, l'intéressée n'a pas pu se défendre véritablement.
C'est quand même une évidence. On ne peut se défendre que si l'on a connaissance de faits précis qui sont allégués. Il n'était pas compliqué par exemple de solliciter des expertises de la part de psychologues, s'il s'agit de dommages psychologiques.
3. Quelle est donc cette "problématique interne à la Curie" ? La journaliste a des pudeurs de gazelle sur ce point. Pourquoi ne dit-elle pas qu'une ennemie personnelle de l'accusée est une amie personnelle et proche du cardinal Ouellet ? Qui a signé l'acte d'exclaustration alors qu'il est chargé... des évéques, et non pas de la vie religieuse ?! C'est ce que dit l'article du Monde :
Ce cardinal, qui vient de fêter ses 77 ans, entretient des relations intellectuelles privilégiées avec une religieuse de cette communauté, Emilie d’Arvieu, alias mère Marie de l’Assomption. Il la reçoit régulièrement à Rome et a personnellement préfacé sa thèse, tandis que cette professeure de philosophie l’aide pour des travaux divers, secrétariat ou organisation de symposiums, comme celui consacré aux « vocations », où elle interviendra aux côtés de Mgr Ouellet en février 2022. Cette religieuse entretient des différends théologiques avec Marie Ferréol sur la lecture de saint Thomas d’Aquin et ne cache guère (selon plusieurs témoignages nominatifs recueillis par la défense de la religieuse pourchassée, que Le Monde a consultés) l’animosité qu’elle lui porte.
dans ce fil.
Est-ce bien honnête de la part de La Croix de ne pas mentionner ce fait, bien connu puisqu'il a été publié dans Le Monde dans un article qui ne peut pas avoir échappé à toute personne intéressée par le sujet...

( 921336 )
Le pire semble en effet ici par Romanus (2021-06-25 19:54:38)
[en réponse à 921333]
Mère Marie Ferréol voulait des exemples précis. Mais ils seraient tout de suite identifiés car les sœurs se connaissent très bien, explique Dom Nault. Si les sœurs ont parlé librement, c’est parce qu’elles savaient pouvoir compter sur la confidentialité des échanges. »
Donc elle n'a pas eu connaissance d'exemples précis! On ne peut pas faire meilleur aveu.
Et donc, quand on est dominicaine de Pontcalleck, on veut bien dire du mal d'une sœur en religion mais à condition qu'elle ne sache pas que c'est nous qui l'avons dénoncée.
Où a-t-on vu une chose pareille ailleurs? Aucune confrontation des témoins.
Je l'ai vécu moi-même, ayant été gravement sanctionné suite à des calomnies sans nom. Je ne peux que prier pour que mère Marie Ferréol parvienne à pardonner à ces sœurs. C'est le martyre d'aujourd'hui. Quelle ait la force de le supporter.
Et je pense à ses deux autres sœurs dominicaines qui doivent connaître un fort trouble (la troisième dominicaine de la fratrie étant décédée).
Romanus

( 921337 )
Je voulais dire... par Romanus (2021-06-25 19:56:07)
[en réponse à 921336]
La quatrième dominicaine de la fratrie..
J'ai toujours été nul en maths.
Romanus

( 921351 )
L'article de La Croix répond à toute la presse qui accuse le Saint-Siège d'avoir "viré" sans la moindre raison une religieuse par Gereo (2021-06-25 22:25:01)
[en réponse à 921333]
Cela fait quand même une semaine que Le Monde, Europe 1, France Inter, France 3 se passent le mot pour faire accroire que cette religieuse a été sanctionnée sans aucun motif. Aperçus :
France Inter : "Une bonne sœur chassée de son ordre sans qu’on lui en donne la raison, un procès stalinien chez les cathos tradis"
Europe 1 : "Une religieuse française dans la tempête face au Vatican."
France 3 : "Une religieuse de Pont Callec chassée de l’Eglise. Sans explication !" etc.
Donc cet article de La Croix n'est pas plus à charge que le reste de la presse contre l’Église, qui fait pleurer dans les chaumières, comme Claude Askolovitch, sur le sort d' "une femme privée de parole que les autorités de l'Eglise chassent de son ordre qui est sa vie depuis trente ans sans lui en donner de raison. Elle ne peut se défendre. On lit dans l'Eglise des méthodes qui renvoient aux régimes totalitaires, l'invitation à l'autocritique, la réclusion, l'arbitraire..." Tout juste si on n'a pas droit à la Religieuse de Diderot...
Cela me semble normal que La Croix défende la position du Saint-Siège et rétablisse la balance sur une affaire que Céline Hoyeau admet malgré tout être "complexe". Mais je doute quand même un peu que mère Marie Ferréol soit une religieuse privée de parole alors qu'un académicien et son avocate se répandent dans la presse. Et je ne crois pas non plus que l'affaire se résume à une rivalité entre deux religieuses sur fond de querelles théologiques lubaciennes où le cardinal Ouellet serait partie prenante, alors que deux autres dominicaines du St Esprit ont également été extraites de leur couvent (l'une pour 8 mois, l'autre pour trois) suite à la visite apostolique.
Et il s'écoule quand même quelques mois entre les monitions des visiteurs apostoliques et la première sanction d'exclaustration pour trois ans, et plusieurs mois encore avant la mesure d'exclaustration définitive. Plusieurs mois durant lesquels, dixit le troisième communiqué de la Prieure générale "les démarches n’ont hélas abouti qu’à des impasses et Mère Marie Ferréol n’a pas manifesté le désir de suivre le chemin de retrait, de recul et de pénitence que le Saint-Père lui demandait."
Il me semble d'une part que les griefs des visiteurs apostoliques ne sont pas imaginaires et que d'autre part cette religieuse, qui a quand même fait vœu d'obéissance, aurait dû se soumettre comme les deux autres sœurs elles aussi visées. Je ne sais pas si elle a mis le bronx dans sa communauté, mais elle semble en tout cas très douée pour le mettre au dehors.

( 921352 )
La Croix défend sa gamelle progressiste, pas l'Église par Gaspard (2021-06-25 22:41:06)
[en réponse à 921351]
Comme le pape François est impliqué, La Croix défend le pape François. Si c'avait été Benoît XVI ou Jean-Paul II, elle aurait attaqué.
Et si La Croix essayait juste d'être honnête ? Parler d'une
problématique interne à la Curie
au lieu de dire que le juge qui a prononcé l'exclaustration n'est pas le cardinal chargé des religieux mais un autre cardinal très proche ami de celle qui veut virer l'accusée, c'est tragicomique, c'est du niveau de la Pravda des grands jours.
Il y a de quoi se réjouir que, quand les droits élémentaires d'une personne sont piétinés, les grands médias s'en émeuvent même si cette personne est catho tradi.
(sauf La Croix donc, qui continue son petit business de son côté. Toujours aucun article sur l'affaire de Dijon alors que cela date du 20 mai ! 2 prêtres virés, 300 fidèles brisés, des milliers de signatures de pétition, des articles dans des médias français ou étrangers mais.... toujours motus et bouche cousue à La Croix.)

( 921362 )
À condition par Vincent F (2021-06-25 23:54:31)
[en réponse à 921352]
Que les monitions en question aient bien eu lieu.

( 921407 )
La Croix enrobe la version de Mgr Ouellet par Gaspard (2021-06-26 17:08:39)
[en réponse à 921352]
Je viens de lire l'article en entier et non pas simplement les extraits de Gereo.
La Croix mentionne bien le conflit d'intérêt de Mgr Ouellet, sans utiliser ce genre d'expression pourtant factuel et... en critiquant la défense de l'accusée de se servir de cette étrange situation !
Lamentable.

( 921487 )
L’affaire de la religieuse exclue sans explications de la communauté française de Pontcallec vue par la presse canadienne par Dam (2021-06-27 19:05:11)
[en réponse à 920991]

( 921751 )
enfin des raisons au moins semi-officielles par Cristo (2021-06-29 18:28:46)
[en réponse à 920991]
et qui se tiennent.
Je les découvre dans l'article en accès libre intitulé "Le renvoi d’une religieuse traditionaliste suscite la controverse" sur le site www.cath.ch/
Je ne le mets pas en ligne car j'ignore ce qu'autorise/interdit la mention "Les droits de l’ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d’image sur quelque support que ce soit est payante. L’enregistrement dans d’autres bases de données est interdit." qui est dessous.
Sur le fond, tout cela incite à la prudence même si la forme peut paraître baroque.

( 921754 )
On n'y apprend rien de plus par Romanus (2021-06-29 18:39:08)
[en réponse à 921751]
Rien de nouveau dans cet article qui reprend celui de La Croix.
Quelles que soient les raisons, c'est surtout le processus qui a conduit à cette sanction très grave qui est criticable.
Je veux bien croire que MM Ferréol, du haut de son mètre 40, ait une forte personnalité qui puisse déranger certaines. Mais je la vois plutôt comme une sainte femme.
Romanus