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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 921087 )24/06 Nativité de Saint Jean-Baptiste par ami de la Miséricorde (2021-06-23 21:37:09) 



NATIVITÉ DE ST JEAN-BAPTISTE

Litanie en l'honneur de Saint Jean-Baptiste

Prières à Saint Jean-Baptiste

Ô bienheureux Jean,
toi qui as baptisé le Fils de Dieu,
tu étais rempli de l’Esprit Saint
avant même d’être enfanté.
Et tu reconnaissais Dieu
avant que le monde ne l’ait connu.
Tu as reconnu la Mère de ton Dieu
avant que ta mère l’ait saluée.
Ami de Dieu, intercède pour nous. Amen.

Saint Anselme de Canterbury (1033-1109)


Source: sainte-rita.net

O saint Jean-Baptiste, illustre Précurseur du Messie, le Sauveur vous a proclamé le plus grand parmi les enfants des hommes. Vous avez merveilleusement préparé, par votre vie austère, pénitente et tout angélique, les voies au règne de l’agneau rédempteur.

Nous vous en supplions, daignez nous obtenir la grâce de marcher sur vos pas glorieux, de conserver la foi de nos pères, de défendre avec zèle les intérêts de la sainte Église catholique, et de réaliser les desseins de la divine Providence sur chacun de nous, afin qu’après l’exil de cette vie, nous puissions nous retrouver dans la céleste patrie, pour y chanter les louanges du Roi éternel de tous les peuples, pendant les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Source: etoilenotredame.org



Luc ,I, 57-80. Naissance de S. Jean-Baptiste de Saint Ambroise de Milan

« Elisabeth mit donc au monde un fils, et ses voisins s'unissaient à sa joie.»
La naissance des saint est une joie pour beaucoup, parce que c'est un bien commun : car la justice est une vertu sociale. Aussi à la naissance de ce juste voit-on déjà les marques de ce que sera sa vie, et le charme qu'aura sa vertu est présagé et signifié par l'allégresse des voisins.

Il est heureux que soit mentionné le temps passé par le prophète au sein maternel, sans quoi la présence de Marie n'eût pas été rapportée. Mais il n'est pas question du temps de son enfance, car, la présence du Seigneur l'ayant fortifié dès le sein de sa mère, il n'a pas connu les entraves de l'enfance. Aussi ne lisons-nous dans l'Évangile rien d'autre à son sujet que sa naissance et son témoignage : son tressaillement au sein maternel, sa parole au désert. C'est qu'il n'a jamais connu l'âge de l'enfance, puisqu'élevé au-dessus de la nature, au-dessus de son âge, il a, dès le sein de sa mère, commencé par la mesure de l'âge parfait de la plénitude du Christ (Ephés., IV, 13).

« Et sa mère répondit : Non, mais il s'appellera Jean. Et ils lui répondirent : II n'y a personne dans votre parenté à porter ce nom. Ils demandèrent donc par signes à son père comment il voulait qu'on le nommât. Et, prenant des tablettes, il écrivit ces mots : Jean est son nom. Et tous furent étonnés. Et aussitôt sa langue se délia, ses lèvres s'ouvrirent, et il parla pour bénir Dieu. »

Chose remarquable, le saint évangéliste a jugé bon de noter en premier lieu que beaucoup pensaient donner à l'enfant le nom de son père Zacharie : ainsi vous observerez que sa mère n'a pas trouvé déplaisant le nom de quelque étranger, mais que l'Esprit Saint lui a communiqué celui que précédemment l'ange avait annoncé à Zacharie ; muet, celui-ci n'a pu indiquer le nom de son fils à son épouse, mais Elisabeth a appris par révélation ce qu'elle n'avait pas appris de son mari.

« Jean, dit-il, est son nom » ; c'est-à-dire : ce n'est pas nous qui lui donnons un nom, puisqu'il a déjà reçu de Dieu son nom. Il a son nom : nous le reconnaissons, nous ne l'avons pas choisi. Les saints ont ce privilège de recevoir de Dieu un nom ; ainsi Jacob est appelé Israël parce qu'il a vu Dieu ; ainsi Notre Seigneur a été appelé Jésus avant sa naissance ; ce n'est pas l'ange, mais son Père qui Lui a imposé ce nom : «Mon fils Jésus, est-il écrit, se manifestera avec ceux qui auront part à sa joie, qui ont été réservés pour les quatre cents années. Et voici qu'après ces années mon fils le Christ mourra et le siècle se convertira » (IV Esdras, VII, 28-30)» Vous le voyez, les anges annoncent ce qu'ils ont entendu, non ce qu'ils ont pris sur eux.

Ne soyez pas surpris si cette femme témoigne d'un nom qu'elle n'avait pas entendu, puisque l'Esprit Saint, qui l'avait confié à l'ange, le lui a révélé. D'ailleurs il ne se pouvait qu'elle ignorât le Précurseur du Seigneur, elle qui avait annoncé le Christ. Et il y avait lieu d'ajouter que personne dans sa parenté ne portait ce nom : vous comprenez ainsi que ce nom ne désigne pas la famille, mais le prophète.

Zacharie à son tour est interrogé par signes ; mais comme son manque de foi l'avait privé de la parole et de l'ouïe, ne pouvant s'exprimer de vive voix, il le fait par la main et par l'écriture ; car « il écrivit ces mots : Jean est son nom » : par où le nom n'est pas donné mais attesté. Et il est juste qu'aussitôt sa langue se soit déliée : enchaînée par l'incrédulité, la foi l'a déliée.

Croyons donc, nous aussi, afin de parler (Ps. 115,1), afin que notre langue, enchaînée par les liens de l'incrédulité, se délie en paroles spirituelles. Ecrivons en esprit les mystères si nous voulons parler ; écrivons le messager du Christ « non sur des tables de pierre, mais sur les tables de chair de notre cœur » (II Cor., III, 3). Car parler de Jean, c'est prophétiser le Christ : parlons de Jean, parlons aussi du Christ, afin que nos lèvres à leur tour puissent s'ouvrir, ces lèvres qui, chez un prêtre si grand, étaient, comme pour un animal sans raison, bridées par le mors d'une foi hésitante.
« Et Zacharie son père fut rempli de l'Esprit Saint et prophétisa en ces termes. »

Voyez comme Dieu est bon, prompt à pardonner les péchés : non seulement II rend ce qu'il avait retiré, mais II accorde encore ce qu'on n'espérait pas. Cet homme depuis longtemps muet prophétise : car c'est le comble de la grâce de Dieu que ceux qui l'avaient nié Lui rendent hommage. Que personne donc ne perde confiance ; que personne, à la pensée de ses fautes passées, ne désespère des récompenses divines. Dieu saura modifier sa sentence si vous savez corriger votre faute.
« Et toi, enfant, on t'appellera prophète du Très-Haut. »

II est bien que, dans cette prophétie sur le Seigneur, il adresse la parole à son prophète pour montrer qu'il y a là encore un bienfait du Seigneur : faute de quoi, dans cette énumération des bienfaits généraux, il eût semblé, comme un ingrat, taire ceux qu'il avait reçus, qu'il reconnaissait dans son fils. Mais quelques-uns jugeront peut-être déraisonnable et extravagant d'adresser la parole à un enfant de huit jours. Pourtant, à la réflexion, nous comprenons parfaitement qu'il pouvait, une fois né, entendre la voix de son père, ayant entendu le salut de Marie avant de naître. Prophète, il (Zacharie) savait qu'il est d'autres oreilles pour un prophète, celles qu'ouvre l'Esprit de Dieu, et non la croissance du corps ; il (Jean-Baptiste) avait le sens pour comprendre, ayant eu le sentiment pour tressaillir.

Remarquez encore combien courte est la prophétie d'Elisabeth, combien étendue celle de Zacharie. Pourtant l'un et l'autre parlaient de la plénitude de l'Esprit Saint ; mais le bon ordre était respecté, qui demande à la femme d'être plus appliquée à s'instruire des choses divines qu'à les enseigner. Aussi avons-nous peine à trouver une femme qui ait prophétisé plus longuement que la Mère du Seigneur. Même la prophétesse Marie, sœur d'Aaron, comme elle a vite terminé son cantique ! (Ex., XV, 20 sqq.) au lieu que, le jour où elle parla plus longuement en compagnie de son frère, elle ne manqua pas d'être châtiée de ses propos (Nombre., XII, 1 sqq.).

Source : livres-mystiques.com
images/icones/marie.gif  ( 921088 )Méditation du Cardinal Lépicier sur Saint Joseph, Epoux de la Très Sainte Vierge par ami de la Miséricorde (2021-06-23 21:38:22) 
[en réponse à 921087]

DEUXIÈME PARTIE - PERFECTIONS DE SAINT JOSEPH

CHAPITRE PREMIER - INCOMPARABLE SAINTETÉ DE SAINT JOSEPH

Extinction du foyer ou levain (fomes) de la concupiscence en saint Joseph


De ce que nous venons d'enseigner sur la conception de saint Joseph, à savoir qu'il n'a pas été exempt du péché originel, mais qu'il en fut délivré par la circoncision, peut-on déduire qu'il fut comme nous, sous l'empire de la concupiscence, c'est-à-dire de ce foyer ou levain du mal que les Pères appellent quelquefois un tyran, un démon inné, la source toujours vive de mauvais désirs, et qui, même chez les baptisés, continue à exister ad agonem, c'est-à-dire, pour l'exercice de la vertu, comme l'enseigne le saint Concile de Trente ?

Quelques écrivains sacrés, parmi lesquels on compte Salmeron, saint Pierre Canisius et Carthagène, ont cru pouvoir affirmer que saint Joseph, comme sa sainte Epouse, fut entièrement délivré, au moment de sa première sanctification, de ce foyer de concupiscence, afin de pouvoir ressembler davantage à Marie, et mieux remplir envers Jésus, l'office de Père nourricier.

D'autres auteurs, parmi lesquels il faut nommer, en premier lieu, Théophile Raynaud, ont, au contraire, admis chez saint Joseph, ce même foyer de concupiscence toujours en activité pour l'incliner au mal, comme c'est notre cas.

La vérité se trouve entre ces deux opinions. Notre pensée est que le foyer de la concupiscence subsista réellement en saint Joseph, mais qu'il fut lié, c'est-à-dire qu'il n'eut pas chez lui cette liberté d'action qu'il a généralement chez tous les hommes. Ceci, dans le langage scolastique, s'exprime en disant que ce foyer exista dans le saint Patriarche in actu primo, mais non pas in actu secundo, ce qui revient à dire qu'il ne se traduisit pas chez lui en actes condamnables. Il nous faut démontrer ces deux aspects de notre proposition.

D'abord, nous disons que le foyer de concupiscence ne fut pas enlevé (sublatus) en saint Joseph. En effet, ce foyer est une conséquence nécessaire de notre nature déchue ; c'est une disposition, en soi déréglée, qui a sa raison d'être précisément dans le péché originel, et que le baptême lui-même n'enlève pas.

Dans ces conditions, ôter de l'âme cette disposition au péché serait une dérogation à l'ordre des choses, c'est-à-dire un vrai miracle : or, une des conditions du miracle est qu'il soit visible, ayant pour but de promouvoir la gloire de Dieu. Donc, comme rien ne nous dit que saint Joseph fut exempt de cette loi de la chair, ainsi que l'appelle saint Paul ; nous ne sommes pas autorisés à reconnaître, dans l'Epoux de Marie, cet insigne privilège.

Mais, dira-t-on, ne reconnaissons-nous pas en Marie elle-même, une parfaite exemption, ou délivrance de ce foyer de concupiscence, sans cependant que nous en ayons des preuves extérieures ?

Nous répondons que tout autre est le cas de la très sainte Vierge. Par un privilège unique, elle fut exempte du péché originel ; elle ne devait donc point contracter ce qui, en soi, est comme l'apanage de ce péché ; aussi l'exemption du foyer en Marie ne fut-elle pas un miracle à part, mais la conséquence naturelle de l'Immaculée Conception.

Ce foyer, cependant, fut lié chez le saint Patriarche, de telle sorte qu'il ne se traduisit jamais en actes. Ce fut là l'effet d'une double cause : d'abord, d'une grâce très abondante, dont le Saint-Esprit avait enrichi son âme bénie ; ensuite, et surtout d'une assistance tourte particulière de la divine Providence, qui ne cessa de veiller sur son fidèle serviteur, pour empêcher tout mouvement désordonné des facultés inférieures contre la raison et la prémunir ainsi contre toute faute vénielle.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/colombe2.png  ( 921147 )Sermon de Saint Augustin sur la Nativité de Saint Jean-Baptiste par Vexilla Galliae (2021-06-24 10:31:09) 
[en réponse à 921087]

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