Le Forum Catholique

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images/icones/neutre.gif  ( 919771 )L'Abbaye Saint-Joseph de Flavigny à Solignac par Denis SUREAU (2021-06-11 08:29:53) 

L'Abbaye Saint-Joseph de Clairval (Flavigny) fonde un Prieuré Saint-Joseph en l'Abbaye Saint-Pierre-Saint-Paul de Solignac (diocèse de Limoges) :
images/icones/fleur.gif  ( 919773 )Magnifique nouvelle pour une fois ! par JVJ (2021-06-11 08:53:55) 
[en réponse à 919771]

Si Flavigny avait voulu fonder en d'autres diocèses, il n'est pas du tout dit que le presbyterium et les différents conseils eussent accepté. Latin = abomination, moines tonsurés = abomination... Sans même se rendre compte qu'il s'agit de la messe de Paul VI !

Il y a une profonde détestation de soi quand on méprise à ce point moines, latin et grégorien (systématiquement interdits dans des paroisses, même quand le défunt l'a demandé pour le seul Magnificat au départ du cercueil).

Détestation de soi qui est aussi le propre des cultures catholiques (cf. le dernier livre de JM Rouart). L'examen de conscience qui devient une obsession, priorité à l'altérité, humilité à tout crin... méconnaissance de sa propre Histoire, et quoi qu'on en dise, rupture phénoménale de Vatican II (j'y reviendrai prochainement, les livres en masse d'intellectuels de tous les bords ne cessent de le dire pour la France, est-ce que les évêques lisent et en sont troublés à la longue ? L'évêque de Nanterre est de ceux qui doivent avoir cette lucidité intellectuelle).

Limoges n'est pas fameux en pratique, mais ce vieux diocèse a bien le droit d'avoir ce prieuré et la force des moines.
L'évêque a l'air très bien depuis son installation. Espérons qu'un nouvel évêque ne leur mettra pas des bâtons dans les roues... Tout peut arriver en ce bas monde. Plutôt pas de moines que des moines comme eux ! La-Pierre-Qui-Vire, qui n'a rien de fameux depuis les années 70 (exception faite par exemple de dom Adalbert de Vogüe et de quelques moines érudits de haute tenue) et qui fond comme neige au soleil, avait voulu fonder près de Chaumont dans les années 80. Pas moyen ! Ils sont donc allés au diocèse de Belfort à Chauveroche. Les histoires diocésaines officielles ne le diront jamais et les historiens n'auront pas de source écrite pour le savoir. Fontgombault voulut fonder à Auberive en 1993, tout était bouclé : refus catégorique de l'évêque Taverdet (et de ses conseils, point très important). Rebelote avec les chanoines de l'opus Mariae, qui ont dû se rabattre à Lagrasse, sous Mgr Guéneley. Langres est l'un des rares diocèses à n'avoir point de moines. On préfère laisser crever d'oxygène un diocèse, plutôt que d'avoir des éléments incontrôlables qui attireront du monde. Le journal en 1993 avait parlé d'intégristes, dans le texte. Le propre ancien professeur d'Ecriture Sainte de Taverdet était moine à Fontgombault...

Voilà un texte co-signé par l'Abbé et l'évêque, qui situe cette fondation dans la grande Histoire : VIIe s., 1789, 2021. Voilà des évêques qui savent que leur Eglise n'est pas née dans les années 60. J'en connais d'autres qui se placent aussi dans la longue liste de leurs prédécesseurs. Cela change de ceux qui veulent tout réinventer (quel orgueil !). Ils partent de zéro (pour y rester et jamais décoller).

M. Sureau : j'ai vu récemment que vous écriviez illo tempore dans Sedes sapientiae ! Et de commencer un article de liturgie (1996) en citant le cardinal Danneels, avant de développer la pensée du cardinal Ratzinger. La citation du Belge était osée parce qu'en matière de libéralisme et d'ornements bizarres, obsèques de Baudouin comprises...

images/icones/neutre.gif  ( 919774 )Il y a bien plus de diocèses qu'on ne croit par Vox clamantis (2021-06-11 09:13:28) 
[en réponse à 919773]

Qui sont dépourvus de moines.

Pas de bénédictins ni de cisterciens, hommes ou femmes, dans toute la Lorraine, sauf erreur de ma part. Il faut aller en Alsace pour trouver des cisterciens et des cisterciennes, ou en Champagne où il y a notamment des olivétains pas en grande forme au Mesnil Saint Loup.
images/icones/neutre.gif  ( 919777 )Le Mesnil-St-Loup n'est plus qu'un prieuré par JVJ (2021-06-11 09:31:31) 
[en réponse à 919774]

avec je crois quatre moines et une immense bibliothèque.

Les chers Serviteurs de Jésus et Marie ont décidé de quitter leur prieuré d'Ottmarsheim (décision du chapitre général mise en ligne) après tant d'années.

Les adolescents qui passent par les quelques écoles catholiques ou l'aumônerie, savent-ils la richesse immense du propositus régulier ?! A condition aussi que ces vies se distinguent un peu...
Ceux qui n'ont pas de parents pour les conduire chez des moines ou moniales, ne peuvent le savoir par eux-mêmes.
Internet propose de magnifiques émissions. Il se trouve des religieuses trisomiques parrainées par l'abbé de Fontgombault, au diocèse de Bourges.
C'est bouleversant.

Petites soeurs de l'Agneau

Mgr Beau reçoit des professions dans ses mains, il n'envoie pas comme Mgr Minnerath son vicaire général par mépris pour les carmélites qui hébergent la cellule d'Elisabeth de la Trinité...

La théologie de ces Petites Soeurs est plus saine que celle de bien des théologiens et de mitres pensantes. Nous aurions tous à en tirer.

Langres aurait pu avoir plusieurs fondations, que les deux précédents évêques et la majorité des membres des conseils (laïcs, religieuses et prêtres) ont dit niet. Leur ecclésiologie est étriquée et leur sectarisme est grand.

Si des Béatitudes ou les Fraternités de Jérusalem s'installaient quelque part, je n'irais pas spécialement, mais je ne verrais pas cela comme une calamité.

J'inclus dans les réguliers les ordres mendiants, évidemment, mais pas dans les moines, je le sais. Les Dominicains de Nancy, premier couvent fondé par Lacordaire, est sur la sellette depuis des années. La province a eu la peau de Rouen, de Dijon... Les vocations dominicaines se maintiennent, surtout quand on fusionne deux provinces...

Des moniales orthodoxes sont installées dans les Vosges. Très bien.

Demain, c'est l'assemblée générale des amis du Mont Athos, sauvez la date !
images/icones/neutre.gif  ( 919776 )HS pour les anciens du FC par Sic transit (2021-06-11 09:21:52) 
[en réponse à 919771]

Solignac...
Pour ceux qui se souviennent du personnage, il a viré à l'orthodoxie.
images/icones/1h.gif  ( 919778 )Magnifique nouvelle... pour les moines par Nemo (2021-06-11 09:42:54) 
[en réponse à 919771]

En tous cas je suis extrêmement mitigé pour deux raisons.

Qu'une prière monastique revienne dans une abbaye, c'est pour moi une bonne nouvelle certainement.

Je vois un peu ça comme l'installation d'un McDo proche de chez moi.
C'est l'ouverture d'un endroit où on peut se nourrir mais pauvrement.

C'est l'ouverture d'un monastère nouveau rite où je n'irais que si j'y avais des amis, où si j'avais l'assurance que deux ou trois moines y disent une messe basse traditionnelle dans une chapelle latérale.

Le fait qu'on habille le nouveau rite de latin, de grégorien et qu'on le célèbre à l'ancienne dos au peuple, toutes choses qui lui sont essentiellement étrangères, me fait encore plus ressentir un manque. Je préfèrerais au pire l'ancien rite en français et face au peuple, je dis bien au pire.

Mais tout ça n'est rien par rapport à la deuxième raison. Mgr Batut que je connais bien et qui a laissé un bon souvenir à Saint-Eugène dont il a été curé avait tout de suite entrepris de créer le samedi matin à Saint-Eugène une messe de Paul VI chantée en latin et dos au peuple, essayant de démontrer que c'était le trio latin-gégorien-dos au peuple qui motivait les gens et non le rite. Ce fut un échec total mais la tentative de récupération était claire. Plus tard, nommé évêque auxiliaire à Lyon, Mgr Batut essayait de créer une alternative aux instituts traditionnels, le séminaire Sainte-Blandine, machine à recycler les tradis en leur offrant la messe tradi en propédeutique puis rien du tout.

Tout ça est bien dans l'esprit de Mgr Minnerath qui a surveillé de près l'élection du nouvel Abbé de l'abbaye de Flavigny et qui propose à la communauté FSSP de Fontaine de confier ses enfants à la communauté Saint-Martin :

On va essayer de relancer cette vieille stratégie dénoncée par Mgr Ducaud-Bourget avec l'humour qu'on lui connaissait : un poisson ignoble avec une sauce exquise. Du latin, du grégorien, de la soutane, vous aurez tout ça à condition que ce ne soit pas la liturgie traditionnelle.
images/icones/1f.gif  ( 919779 )Il faut se réjouir de la création devenu rarissime par JVJ (2021-06-11 09:56:39) 
[en réponse à 919778]

d'un prieuré de moines. Le Barroux a érigé son prieuré en abbaye récemment.

Un diocèse se porte mieux, et la France, avec une fondation supplémentaire, plutôt qu'avec une énième suppression.

Supprimez Fontgombault et toutes les liturgies qui ne vous agréent pas, ce sera un désert lugubre, à la Grande Chartreuse, à Cîteaux, à Acey (qui ne va pas spécialement bien), au Bec, à St-Wandrille, à St-Benoît-sur-Loire, à Solesmes, à Montmartre... Et on peut étendre à Subiaco et dans 99 % des monastères du monde, dont ceux de Rome et de Terre Sainte.

Le cardinal Sarah a écrit un beau passage sur la messe basse des moines de Fontgombault. Et je m'en souviens encore pour ma part alors que cela date de plus de vingt ans.

Flavigny a des vocations, c'est l'essentiel et une assise financière. Je n'avais jamais trouvé grand intérêt à la lettre de l'ancien abbé... J'avoue.

Valmont a fermé, comme je vous l'avais appris je crois.

Un carmel qui m'est cher va fermer, pour être acheté par un promoteur immobilier ? Je n'ose même pas aborder le sujet avec la Mère.

Ici quelqu'un a dit que Frigolet n'allait pas fort et qu'ils ont réintégré la tentative traditionnaliste de Sant'Antimo (échec à l'échelle de la chrétienté de cette branche prémontrée St-Pie V : la faute à qui ? Je n'ai pas de noms... fatalité... Dieu n'y est pour rien).

Hugo disait qu'ouvrir une école revenait à fermer une prison.
J'en dis autant pour les monastères, quels qu'ils soient : ouvrez un monastère, cela appellera des vocations et la prière dite dans la langue que vous voulez demeure une prière.

images/icones/neutre.gif  ( 919811 )Dommage que leur Fondation par Marie-France (2021-06-11 11:45:05) 
[en réponse à 919779]

n'ait pas pu se faire plutôt à l'Abbaye St Georges dans le Loir et Che(diocese de Monseigneur Batut) où un embryon de cette communauté s'était installée il y a près de 20 ans.Les locaux magnifiques s'y prêtaient et la présence des moines avait été bienfaisante dans la région.
images/icones/hein.gif  ( 919826 )Il n'en venait pas aussi de Flavigny et de Normandie ? par JVJ (2021-06-11 13:10:29) 
[en réponse à 919811]

J'ai signalé ici ce que c'était devenu.

Bien triste.

Beaucoup de fondations sans lendemain ou pas viables.
images/icones/fleche2.gif  ( 919975 )Désolée de revenir sur ce sujet par Marie-France (2021-06-12 22:05:21) 
[en réponse à 919826]

mais Monseigneur Batut n'avait sans doute pas besoin de communauté monastique dans son diocèse pour laisser partir les deux derniers moines de Flavigny qui étaient encore à l'abbaye St Georges et donner ce magnifique édifice à un prêtre et son acolyte pour en faire un Centre spirituel qui n'a pas l'air pour l'instant de démarrer.Encore un coup du malin?
images/icones/fleche2.gif  ( 919995 )Le prêtre est un ex-Bénédictin de ce lieu par JVJ (2021-06-13 13:18:22) 
[en réponse à 919975]

C'est comme tel que les tracts diocésains le présentent.

Dingue.

Je les avais croisés par hasard en train de chanter les vêpres à St-Vincent de Blois.

Je crois que le couple qui avait donné ce lieu le conditionnait à une destination ecclésiale. Je peux me tromper.
On peut inventer tous les centres à la gomme du monde, comme on sait faire, pour faire semblant.
images/icones/fleche2.gif  ( 919996 )Monsieur en toute courtoisie par Marie-France (2021-06-13 13:33:38) 
[en réponse à 919995]

je connais bien la question de St Georges même si des dessous que je n'ai pas m'échappent et c'est tant mieux.Je sais parfaitement que le Père Charles Lenoir est ancien de Flavigny et je sais par les échos que j'en ai que c'est certainement un excellent prêtre. Là n'est pas le problème.J'ai été aussi en relation épistolaire avec Mgr Batut.Mais si j'ai bien compris on déshabille Pierre pour habiller Paul sans raison apparente.Ceci dit je suis très heureuse de cette nouvelle fondation de Flavigny à Solignac et mes vœux et prières l'accompagneront dans la durée.
images/icones/fleche2.gif  ( 920007 )Je n'ai pas compris la courtoisie, pas grave par JVJ (2021-06-13 21:24:32) 
[en réponse à 919996]

Je me réjouis aussi de la fondation de Flavigny, de la tentative de St-Georges, les Becket et de l'évêque de Blois (comme du précédent !).

Et je connais quelques prêtres solides et amis en ce diocèse, jusque dans la maison de retraite diocésaine en son supérieur (et curé de Chambord).

Je connaissais aussi le séminaire des St-Martin et j'ai connu la cathédrale dans ses moindres recoins.

Je n'avais pas rêvé en ayant appris la présence de moines venant de Flavigny et d'ailleurs.
images/icones/fleche2.gif  ( 920008 )Mais en fin de compte par Marie-France (2021-06-13 22:21:04) 
[en réponse à 920007]

les volontés des défunts Mr et Mme Yacinthe qui avaient légué au diocèse de Blois l'Abbaye Saint Georges uniquement en vue de l'installation d'une communauté religieuse n'ont pas été respectées.Même si après le depart des moines la tentative de faire coexister des bonnes sœurs en rupture de banc avec le Père Charles Lenoir n'a pas été concluante.Alors que va devenir le domaine?Cela aurait évité à Flavigny en son temps de chercher un autre point de chute pour sa fondation.
images/icones/fleche2.gif  ( 920010 )Oui, l'occupation actuelle à coup de tract est peu par JVJ (2021-06-13 23:22:51) 
[en réponse à 920008]

convaincante, mais à mon avis, le but est de démotiver d'éventuels neveux qui contesteraient le legs.

L'Eglise a très souvent détourné les dons des fidèles et de ses prêtres. On ne compte pas les bibliothèques bradées ou maltraitées, des bâtiments scandaleusement vendus qui avaient été sou après sou payés par des gens pauvres ou de généreuses familles.

Et elle continue de le faire pour régler les problèmes de finance et les mauvaises gestions, les embauches intempestives, les économes véreux (celui de Blois est fort sympathique).

Des diocèses impriment à tour de bras des tracts pour le denier, sans même compter le nombre de personnes à toucher... Il faudrait des conseils de professionnel et avisés, comme les couvents dominicains par exemple savaient s'entourer de notaires désintéressés et de conseillers financiers à l'oeil.
Je ne voudrais pas être méchant, mais ordinairement, être embauché par un diocèse quand on est laïc révèle une faille dans le cv et surtout que l'embauché n'est pas tenu de croire... La fiche de poste ne peut pas l'exiger, pas plus que l'entretien !

L'an dernier Mgr Minnerath cherchait son cuisinier-jardinier-concierge.
images/icones/1g.gif  ( 919781 )Magnifique nouvelle pour les catholiques par Fenestri (2021-06-11 10:08:43) 
[en réponse à 919778]

Cela est à confirmer par les moines eux-mêmes, mais si c'est la même règle qu'à Flavigny qu'y s'applique, alors il s'agit de la messe conventuelle qui est NOM.
A Flavigny, par exemple, il est possible d'assister aux messes des moines qui, pour la plupart si ce n'est la totalité (je ne les connais pas tous...), célèbrent en VOM.

Quand à voir ça comme l'installation d'un McDo, franchement...

L'important est que les gens du coin aillent découvrir ces bons moines de Flavigny. Je pense qu'ils apprécieront cette communauté et qu'il ne la confondront pas avec un fast-food !
images/icones/heho.gif  ( 919783 )Sans blague ? par Nemo (2021-06-11 10:14:51) 
[en réponse à 919781]

A Flavigny, par exemple, il est possible d'assister aux messes des moines qui, pour la plupart si ce n'est la totalité (je ne les connais pas tous...), célèbrent en VOM.

Comment peut-on justifier une telle incohérence ?
Pourquoi ne célèbrent-ils pas dans le même rite que la grand-messe ?
Les mots me manquent.
images/icones/hein.gif  ( 919785 )Je croyais que c'était ce que vous vouliez ? par Fenestri (2021-06-11 10:30:22) 
[en réponse à 919783]


C'est l'ouverture d'un monastère nouveau rite où je n'irais que si j'y avais des amis, où si j'avais l'assurance que deux ou trois moines y disent une messe basse traditionnelle dans une chapelle latérale.



qui devient


Comment peut-on justifier une telle incohérence ?



J'en perds mon latin...

De ce que j'en sais, la messe conventuelle NOM grégorienne/orientée de Flavigny est une demande de l'évêque. Encore une fois, un liseur saura confirmer, mais au départ, la messe conventuelle était VOM.
J'imagine qu'il en est allé de même avec cette nouvelle installation et que la messe NOM grégorienne/orientée qui s'y profile est une demande du nouvel évêque... je suppose.
Un liseur saura enfin confirmer la jauge au doigt mouillé que j'ai exprimée ("la plupart si ce n'est la totalité")

Flavigny est en tout cas une abbaye totalement traditionnelle et je peux témoigner, là aussi, de la grande orthodoxie de leurs retraites de saint Ignace (que je recommande). Et la beauté de leurs offices !
images/icones/info2.gif  ( 919800 )La réponse des archives du FC par Fenestri (2021-06-11 11:04:19) 
[en réponse à 919785]


De ce que j'en sais, la messe conventuelle NOM grégorienne/orientée de Flavigny est une demande de l'évêque. Encore une fois, un liseur saura confirmer, mais au départ, la messe conventuelle était VOM.



La réponse de Renatus, en 2007 :


A la différence de l’abbaye du Barroux qui est de droit pontifical, l’abbaye de Flavigny est de droit diocésain.
L’évêque de Dijon avait donc demandé, au moment de sa réintégration, qu’au moins la messe conventuelle fût (imparfait du subjonctif) célébrée selon le missel de Paul VI.
A l’abbaye de Flavigny, donc, les messes basses des moines-prêtres sont célébrées pour la plupart – mais pas toutes – selon le missel de Jean XXIII ; et la messe conventuelle est célébrée selon le missel de Jean-Paul II (2002) en latin et chantée en grégorien. La messe est célébrée face à Dieu, non concélébrée, et toujours avec le Canon romain.
La messe y est célébrée avec une telle perfection que la plupart des fidèles qui y assistent sont persuadés qu’il s’agit de la messe ancienne. Seuls ceux qui ont une bonne connaissance de la liturgie voient la différence (personnellement, je l’ai vue).



La messe conventuelle NOM grégorienne date donc de la réintégration. Si on veut être tatillon, il faudrait savoir si la messe conventuelle a immédiatement été célébrée avec le NOM, ou s'il y a eu un battement. Mais ce serait une querelle de bénédictins.

Je ne sais pas quelle marge de manoeuvre le Père Abbé avait pour garder la messe conventuelle en VOM...

En tout cas, je souscris tout à fait à ce que disait Renatus dans la suite de son message.
images/icones/fleche2.gif  ( 919804 )Dans l' abbaye j' ai découvert l' existence par AVV-VVK (2021-06-11 11:13:04) 
[en réponse à 919800]

de la forme ordinaire du rite romain, orientée et en latin! Un soulagement pour qui ne connaît que des variations des variations des... dans sa paroisse ou dans son diocèse;
Et les retraites sont solides.
images/icones/1i.gif  ( 919806 )totalement traditionnelle ! par Yves Daoudal (2021-06-11 11:28:51) 
[en réponse à 919785]

Il n'est pas du tout traditionnel que des moines bénédictins fassent des retraites de saint Ignace. A mon avis, et je ne suis pas le seul à le penser, c'est même incompatible.

Quant à la messe de Paul VI, qu'on la célèbre en latin et grégorien n'en fait pas une messe traditionnelle. C'est oublier non seulement les défauts de l'ordo, mais aussi ceux du calendrier, et plus encore la fabrication des nouvelles oraisons qui non seulement ne sont pas traditionnelles mais sont empreintes des idéologies modernes (de par la volonté explicite du fabricant). Le latin et le grégorien maquillent très mal la réelle révolution qui a été accomplie, qui est donc tout le contraire du "traditionnel". On peut suivre l'année liturgique de 1960 sur les livres médiévaux, on ne le peut pas avec les livres édités depuis 1969.
images/icones/1d.gif  ( 919808 )Aïe, des modernistes ! par Fenestri (2021-06-11 11:36:04) 
[en réponse à 919806]

Déguisés en traditionalistes ! Les pires ! Surtout que le déguisement est quand même de bonne qualité...

Pour être honnête, depuis que vous avez soutenu mordicus il y a quelques mois que les cisterciennes de Boulaur trahissaient leur vocation car elles souriaient sur les photos, j'avoue que je lis plus légèrement vos messages... que j'apprécie néanmoins de temps à autres !
images/icones/neutre.gif  ( 919829 )Sur les exercices à Flavigny par Vox clamantis (2021-06-11 13:25:11) 
[en réponse à 919806]

Je suis d'accord avec vous, je trouve très étrange que des bénédictins donnent ce type de retraite. La spiritualité bénédictine et la spiritualité ignacienne sont quand même assez différentes !

J'ajoute que plusieurs hommes de ma connaissance en ont des expériences assez négatives (du genre "n'y mettez jamais les pieds").
images/icones/1a.gif  ( 919906 )Exercices spirituels à Flavigny par Paul Reveriche (2021-06-12 00:29:03) 
[en réponse à 919829]

Les exercices de Flavigny, les meilleurs que j'ai pu suivre. Ils sont d'ailleurs rigoureux dans l'application des exercices, avec en plus l'intensité spirituelle qu'on trouve chez les bénédictins.

Surtout à Flavigny, communauté remarquable de dignité, de simplicité, dans une abbaye au milieu d'un environnement exceptionnel.

Quant à la messe conventuelle, c'est magnifique. Prophétique pourrait-on dire dans le climat liturgique qu'on peut trouver ailleurs.

Personnellement très heureux de cette nouvelle fondation.
images/icones/fleche2.gif  ( 920433 )En effet par AVV-VVK (2021-06-18 11:38:17) 
[en réponse à 919906]

Ils les donnent aussi en Flandre dans un cadre merveilleux. Un couvent de la congrégation des S.J.M.
Néanmoins j' espère retourner cette année à l' abbaye.
images/icones/neutre.gif  ( 919872 )Un peu tardif... par Montes Gelboe (2021-06-11 19:23:16) 
[en réponse à 919806]

Saint-on quel office est célébré à Flavigny ? Suivent-ils le Bréviaire monastique de Paul V ? Peu en accord avec le rite et le calendrier de Paul VI...
Ou une des adaptations de Solesmes ?
Avec les psaumes expurgés et les éléments de la liturgie des heures rite Paul VI ?
OU encore ?

Merci.
images/icones/livre.gif  ( 919885 )[réponse] par Henri Albert (2021-06-11 21:25:05) 
[en réponse à 919872]

Connaissant cette abbaye, je peux vous informer qu'ils célèbrent l'office divin en utilisant le bréviaire monastique traditionnel mais tout en l'ayant préalablement adapté au nouveau calendrier (ce qui m'a causé 24h de pur flottement quand je suis arrivé chez eux pour une retraite, ayant passé une bonne partie de mon temps à tourner et retourner des pages pour enfin comprendre les retranchements et les ajouts non inscrits…). Ce qui donne un bricolage vraiment étonnant d'un bréviaire bénédictin privé de prime (du moins au chœur) et qui n'hésite pas a insérer des saints du nouveau bréviaire dans le sanctoral. Comment et pourquoi ca je n'en sais rien.

Idem pour la Sainte Messe, la quasi totalité des pères célèbrent leurs Messe privée de 6h ou de 7h selon le missel de Saint Pie V mais adaptent aussi le sanctoral a leur sauce. Personnellement je trouve ca formidable, mais je peux comprendre que l'on s'en étonne.

Enfin il faut savoir qu'en général une fois par mois ou du moins pour les solennités la Messe conventuelle est célébrée selon le missel de Saint Pie V.

Toujours est-il, je peux vous confirmer qu'au delà du choix du Missel, l'esprit de cette abbaye est franchement et résolument traditionnel. Et qu'elle est à mon humble sentiment une réelle œuvre de Dieu. Du beau, du vrai, des vocations, ca sent l'approbation divine.
images/icones/neutre.gif  ( 919911 )Merci par Montes Gelboe (2021-06-12 07:12:39) 
[en réponse à 919885]

des éléments de réponse.

Les contorsions sont vraiment prodgieuses !
images/icones/1d.gif  ( 919874 )Le pape François est un traditionaliste par Nemo (2021-06-11 20:16:11) 
[en réponse à 919785]

Je ne pourrais aller dans ce nouveau monastère que pour y visiter un ami ou pour y assister à une messe basse traditionnelle. Où est l'incohérence ?

Maintenant vous m'expliquez que la plupart des moines célèbrent la messe traditionnelle mais que pour faire plaisir à l'archevêque de Dijon, encore lui, pire, lui obéir ils chantent une messe qui manifestement n'a pas leur préférence.

Difficile de juger les moines mais on peut quand même se poser un certain nombre de questions. Pourquoi ne célèbrent-ils pas Paul VI en privé ? Et si la réponse est parce qu'ils préfèrent la messe traditionnelle, n'y a-t-il pas un masochisme assez inquiétant à offrir la messe conventuelle dans une forme jugée inférieure pas toute la majorité de la communauté ?
Tout ça pour faire plaisir à un évêque dictateur qui pend plaisir à leur imposer ce qu'ils n'aiment pas ?

Ca sent encore la machine à blanchir les tradis. Comment peut-on être complice de ça ?

Et pire, comment dire que ce monastère est traditionnel si le messe conventuelle ne l'est pas ? Joli sophisme.
On peut dire aussi que le pape François est traditionaliste puisqu'il parle de Jésus-Christ... Je ne comprends pas votre définition du traditionnel.

Et puis les exercices de Saint-Ignace ce n'est pas du tout traditionnel chez les bénédictins. C'est jésuite et j'avoue pas du tout ma tasse de thé.

Je n'irai pas pour autant dire que ces moines sont progressistes mais ils ont fait un beau grand écart, ayant longtemps été carrément extrêmes lors de leur fondation par le commandant Maurice Joly, veuf, père de famille nombreuse, devenu le très révérend Père Dom Augustin Marie. Ils étaient à la droite de Mgr Lefebvre et intransigeants. Puis il y eût un brusque revirement avec le départ de nombreux moines, nous avons tous vus ça comme une trahison, les familles regrettant les dons, les vases sacrés offerts etc. : la soumission brutales aux dictats de l'évêque de Dijon alors qu'ils étaient auparavant complètement fermés.

Et comment jonglent-ils entre une messe conventuelle de Paul VI et l'office monastique ? Ont-ils tous les offices de l'ancien antiphonale monasticum, mélangent-ils les calendriers de Paul VI et le traditionnel ? Font-ils la septuagésime en violet à l'office alors que la messe conventuelle est en vert ? Les collectes sont-elles différentes à la messe et à l'office ? Tout ça n'a rien de traditionnel.

Comment Mgr Minnerath peut-il accepter qu'ils en concélèbrent pas ?

Tout ça sent la machine à blanchir les tradis.



images/icones/1d.gif  ( 919949 )Ont-ils une octave pastèque par Yves Daoudal (2021-06-12 12:53:32) 
[en réponse à 919874]

de la Pentecôte, verte à la messe conventuelle, rouge pour les messes personnelles ?
images/icones/1b.gif  ( 919786 )Combien de fois dans l'année Mgr Batut par JVJ (2021-06-11 10:30:52) 
[en réponse à 919783]

célèbre dans le VOM ?

Nemo, vous savez que nous ne sommes qu'une longue suite d'incohérences...

Vous n'êtes pas des catholiques sectaires, qui plus est, en parlant à tout le monde.

Les ornements que Mgr Minnerath porte sont souvent ceux qui étaient utilisés avant le concile, pas après... Cohérence, cohérence...

Quand le pape vient en France, les évêques sortent leur soutane...

Et je ne ferai pas la longue liste de mes propres incohérences. Je suis payé par la république et vos impôts... Les athées et les musulmans usent de l'ère chrétienne... Mon permis porte les étoiles de l'Union européenne...

Le chemin de croix de Flavigny est en gothique et en allemand. Ouh !... On est en France !
images/icones/fleche3.gif  ( 919809 ) Flavigny par Père M. Mallet (2021-06-11 11:36:45) 
[en réponse à 919786]

Vers les années 1986 (87 ? 88 ?), le Père Augustin était en pourparlers avec Rome et Dijon en vue d'une régularisation canonique qui respecte à peu près les raisons d'être fondamentales de la communauté.
Il s'agissait donc d'une négociation.

On est parvenu à cet accord :

Messe Paul VI en latin pour la messe conventuelle (et messe conventuelle solennelle tous les jours, alors qu'avant c'était surtout les moines qui n'avaient pas déjà servi une messe "privée" qui y allaient) ; normalement, pas de concélébration (sauf peut-être - je ne sais plus - pour le jeudi-saint, ce qui me semble tout à fait acceptable, plutôt que de rester sans célébrer la messe)

- pour les messes dites "privées", chaque prêtre choisit son rite (extra ou ordinaire) ; avec une chapelle accessible au public pour les messes en forme extra.

Etant précisé que les points qui comptaient étaient :
- N° 1 : la prédication des Exercices de St Ignace,
avec insistance sur le principe fondamental : le salut éternel
et par voie de conséquence la vie en état de grâce.

Cela se distinguait donc clairement de ceux qui faisaient de la messe tradie le "Principe fondamental".
La Messe est un moyen, certes extrêmement important, un enjeu majeur du combat, de même que Verdun est devenu un peu par hasard en enjeu clef de la guerre de 14. Mais c'est un moyen.

Cela a déclenché une vague de mécontentement de la part des amis du monastère.

Peu après, la Messe tradie a fait l'objet d'un premier indult.
Le Père Augustin a choisi de ne pas revenir en arrière pour ne pas recommencer toutes ces discussions.


Quant au très grand chemin de croix "en allemand", sur lequel vous semble faire une fixette (vous en avez déjà parlé de nombreuses fois), il s'agit d'une oeuvre d'art remarquable et assez ancienne, dons des bienfaiteurs suisses.
Il est très bien qu'on l'ait conservé tel quel, ce serait véritablement du vandalisme de mettre un barbouillage en français.
Et une ingratitude envers ces Suisses.


images/icones/1q.gif  ( 919824 )A fixette, fixette et demie par JVJ (2021-06-11 13:08:42) 
[en réponse à 919809]

Où avez-vous compris que je dénonçais ce chemin de croix ?!

Je m'en sers pour dire que nos vies sont faites de telles incohérences. Et ce n'est pas grave du tout.

Ne pas avoir en permanence la main sur la gâchette...

Que des Bénédictins enseignent les exercices de St Ignace est une autre incohérence...

Les Bénédictins ont cependant de grandes richesses dans leur propositus depuis 15 siècles.

Qu'on ne me sorte pas des textes de papes des XIXe-XXe s.

Flavigny a toute mon admiration, de ce côté de la vallée comme de l'autre.
images/icones/fleche2.gif  ( 919796 )"Ils ne sont pas traditionalistes" par Cristo (2021-06-11 10:59:37) 
[en réponse à 919778]

c'est Damien qui le dit :

Religion
Des moines fondent un prieuré à l'abbaye de Solignac
Publié le 11/06/2021 à 10h26

Fondée en 632 par saint Éloi et placée, pendant onze siècles sous la protection des Bénédictins, l’abbaye de Solignac renoue avec ses origines.

Ce vendredi, Dom Bernard Marie, le père abbé de Saint-Joseph de Clairval a annoncé la fondation d’un prieuré à Solignac. Dans la commune soufflait depuis plusieurs mois un vent d’impatience.

Une réunion s’est tenue à l’abbaye ce jeudi pour expliquer aux habitants de la commune ce qui va se passer. Car, depuis plusieurs semaines les rumeurs vont bon train. Damien Deleersnijder, qui est directeur du projet Solignac n’élude aucune question.

L’acquisition
« Les locaux sont mis à leur disposition dès cet été. Dès l’automne une dizaine de moines s’installeront à Solignac pour y déployer leur vie de prière. Il faut douze ans pour qu’une fondation soit reconnue définitive »

Fermée aux visiteurs?
« Les locaux d’habitation, mais c’est le cas aujourd’hui, ne seront pas accessibles. Mais dès les matines à 5 h 25 jusqu’aux complies, dernières prières avant le repos nocturne, l’abbaye sera ouverte et les visiteurs pourront assister aux sept prières quotidiennes accompagnées de chants grégoriens ».

Les offices
« Il y a une convention avec le diocèse. Les célébrations, mariages, baptêmes, pastorales funèbres seront célébrés par le père Vénitus qui reste curé de la paroisse Saint-Benoît. La messe du dimanche sera dite pas les moines ».

Les concerts
« Les événements culturels seront validés ou pas par les moines en accord avec le prêtre qui conserve l’affectation du lieu »

Traditionalistes ?
« Ce sont des moines bénédictins donc fidèles aux célébrations liturgiques de Paul VI. Ils ne sont pas traditionalistes mais respectent la tradition de leur obédience. Comme à Solesmes, le chant grégorien occupe une place importante ».

Produits d’abbaye
« Prière et travail » reste leur devise. Ils s’interrogent sur une activité économique. À Flavigny ils se sont spécialisés dans l’édition. Ce sont aussi de grands bâtisseurs ».

Pourquoi Solignac ?
« Ils sont sensibles à la beauté du lieu et à son passé. Ils sont venus cinq fois depuis le 22 décembre. Sur une communauté de 56 moines, 12 seront affectés à Solignac. »

Des retraites?
« L’accueil des retraitants est prévu. Mais uniquement pour les hommes au cœur de la communauté. Sinon une hôtellerie mixte sera disponible rue des Batiments-du-four. »



Jean-François Julien
https://www.lepopulaire.fr/solignac-87110/actualites/des-moines-fondent-un-prieure-a-l-abbaye-de-solignac_13965791/
images/icones/1b.gif  ( 919803 )Réponse politique et obligée par Fenestri (2021-06-11 11:11:52) 
[en réponse à 919796]

Vous croyez vraiment qu'ils allaient dire à un journaliste "oui, nous sommes traditionalistes" ?

Honnêtement, à moins d'un virage à 180°, c'est ce qu'ils sont. Mais ils n'ont aucun intérêt, si ce n'est à s'attirer des ennuis, à accepter d'endosser ce terme qui ne veut pas dire la même chose pour tout le monde. Je pense qu'un prêtre de la FSSPX, par exemple, aurait fait la même réponse si on lui avait posé la même question (allusion à la messe de Paul VI mise à part, évidemment !).

Si le fameux directeur de projet avait répondu "oui", il est évident qu'il y aurait eu des pressions pour qu'ils ne s'installassent pas.
images/icones/find.gif  ( 919822 )Sur la messe Fenestri par Jean-Paul PARFU (2021-06-11 12:44:20) 
[en réponse à 919803]

Vous avez deux écoles ou deux oppositions, également présentes sur le Forum, à la liturgie et à la messe de Paul VI.

- Vous avez l'opposition de Daoudal ou d'autres "liseurs" qui, de manière générale, sont attachés à: "la liturgie latine" et pour eux, "la liturgie latine" (messe, liturgie des heures, lectures, bréviaire, calendrier) c'est la liturgie traditionnelle ;

- Vous avez l'opposition de ceux pour qui le problème liturgique est d'abord le problème de la Messe et moins du latin et de la langue liturgique qui est important, mais secondaire. Pour eux, la Messe est d'abord un sacrifice propitiatoire offert à Dieu, l'unique sacrifice, mais actualisé dans l'espace et dans le temps (en raison de notre finitude) et où Dieu devient présent sacramentellement ici et maintenant ; elle n'est pas une cène, une synaxe, un repas, un service de communion où les fidèles se tiennent chaud en faisant pieusement mémoire de ce qui s'est passé il y a deux mille ans ! Il y a une différence de nature entre le prêtre et les fidèles. Le prêtre est un prêtre sacrificateur ; il n'est pas un président d'assemblée, un animateur spirituel ou un travailleur social ! Il célèbre le Saint-Sacrifice de la Messe ; il ne préside pas une eucharistie !

Le prêtre célèbre donc face à Dieu, sur un autel et non face au peuple sur une table. Le prêtre peut dire la messe, avec un assistant je le précise, mais même sans la présence de fidèles !

La messe est une action liturgique ; elle n'est pas une représentation liturgique ! La messe traditionnelle, celle qui fut célébrée des origines jusqu'au au dimanche 1er janvier 1970 non inclus, est une action ; la Cène protestante est une représentation ; quant à la messe de Paul VI, on ne sait pas très bien ce qu'elle est. En fait, cela dépend de l'intention du célébrant. C'est une messe bâtarde, comme le disait Mgr Lefebvre !
images/icones/4b.gif  ( 919813 )Ignorant ou menteur? par Yves Daoudal (2021-06-11 11:53:13) 
[en réponse à 919796]

Damien Deleersnijder:

"Ce sont des moines bénédictins donc fidèles aux célébrations liturgiques de Paul VI."
images/icones/5b.gif  ( 919857 )"Un poisson ignoble avec une sauce exquise" ? par Athanasios D. (2021-06-11 16:31:14) 
[en réponse à 919778]


Je vois un peu ça comme l'installation d'un McDo proche de chez moi.
C'est l'ouverture d'un endroit où on peut se nourrir mais pauvrement.



Vous voir (encore et toujours) confondre la forme et le contenu ne cesse de m'étonner. Il n'est pourtant pas compliqué de comprendre que c'est la même nourriture, et que seuls les couverts sont extérieurement différents, quoique remplissant toujours les mêmes fonctions.

Vous me faites penser à ces "sages et "savants" que leurs "sagesse" et "savoir" ont éloigné de la foi catholique la plus élémentaire. De façon impressionnante, dans l'ensemble comme dans le détail, pourrait-on dire.

Que disait-on, déjà ? Ah oui:

Si quelqu'un dit que les cérémonies, les vêtements et les signes extérieurs dont l'Eglise se sert dans la célébration de la messe sont plutôt des dérisions de l'impiété que des marques de piété: qu'il soit anathème. (Concile de Trente, Session XXII, Canon 7 sur le très saint sacrifice de la messe)



Ath
images/icones/neutre.gif  ( 919861 )Donc par Bertrand (2021-06-11 17:13:21) 
[en réponse à 919857]

Si je vous suis bien, les réformateurs de 1969, qui ont jeté aux orties toutes ces vieilleries désuètes de la liturgie romaine, sont anathèmes?

images/icones/1d.gif  ( 919868 )Saint Paul VI... par Athanasios D. (2021-06-11 18:29:56) 
[en réponse à 919861]

... n'a nullement affirmé pareille absurdité, encore moins les évêques qui ont unanimement demandé une réforme liturgique lorsqu'ils furent réunis en concile œcuménique. Contrairement à leurs opposants.

Ath
images/icones/fleche2.gif  ( 919870 )Pouvez-vous développer ? par Le Webmestre (2021-06-11 18:47:52) 
[en réponse à 919868]

Ma question n’est pas provocatrice.

D’un côté vous parlez d’unanimité, puis d’un autre d’opposants. C’est étrange.

Vous parlez d’opposants post-conciliaires, parmi lesquels on pourrait retrouver certains des unanimes ?
images/icones/vatican.gif  ( 919878 )Sacrosanctum Concilium... par Athanasios D. (2021-06-11 20:49:28) 
[en réponse à 919870]

... a fait l'unanimité, sauf à considérer qu'il s'agit d'un abus de langage quand on se retrouve avec 4 non placet pour 2147 placet. L'opposition post-conciliaire, malgré un certain bruit, est restée marginale quant au nombre. Sur ce point, le cardinal Ratzinger notait qu':

(...) il faut admettre que la célébration de l’ancienne liturgie s’était égarée trop dans le domaine de l’individualisme et du privé, et que la communion entre prêtre et fidèles était insuffisante. J’ai un grand respect pour nos aïeux, qui disaient durant les messes basses les « Prières pendant la messe », que leur livre de prières proposait, — mais certainement on ne peut considérer cela comme l’idéal de la célébration liturgique! Peut-être, ces formes réduites de célébration sont la raison profonde pour laquelle la disparition des livres liturgiques anciens n’a eu aucune importance dans beaucoup de pays et n’a causé aucune douleur. On n’a jamais été en contact avec la liturgie elle-même. D’autre part, là où le Mouvement liturgique avait créé un certain amour pour la liturgie, — là où ce mouvement avait anticipé les idées essentielles du Concile, comme par exemple la participation priante de tous à l’action liturgique, — là était plus grande la douleur face à une réforme liturgique entreprise trop en hâte et se limitant souvent à l’aspect extérieur.



Cela étant dit, les rangs des opposants ont pu aussi voir arriver des conciliaires fatigués par une créativité débridée qui ne trouve aucune justification dans les livres liturgiques réformés. Mais dans ce cas, ces derniers s'opposent davantage à des imposteurs qu'aux livres liturgiques réformés sont ils se réclament abusivement.

Ath
images/icones/neutre.gif  ( 919881 )Ah ! La sacro-sainte constitution par Meneau (2021-06-11 21:09:23) 
[en réponse à 919878]

Sacrosanctum Consilium, qui a tellement fait l'unanimité qu'elle n'est appliquée par... personne.

Cordialement
Meneau
images/icones/1f.gif  ( 919889 )C'est tout ce que vous avez à répondre ... par Ion (2021-06-11 21:57:07) 
[en réponse à 919881]

... à Athanasios ?

Car la question était de savoir si la demande de réforme liturgique était unanime ou pas, pas de savoir si la réforme a été bien appliquée.

Ion
images/icones/neutre.gif  ( 919890 )Permettez par Meneau (2021-06-11 22:05:18) 
[en réponse à 919889]

La question était de savoir dans quelle mesure la messe telle que célébrée à un endroit particulier (selon le NOM) était nourrissante.

Sacrosanctum Consilium et la volonté de réforme sont donc tout aussi hors-sujet.

Cordialement
Meneau
images/icones/fleche2.gif  ( 919899 )Vous êtes sûr ... par Ion (2021-06-11 23:01:31) 
[en réponse à 919890]

... d'avoir bien compris la question du webmestre ?

Convenez que SC était bien la preuve de l'unanimité de la demande de réforme ... à 4 voix près sur plus de 2000.

Ion
images/icones/neutre.gif  ( 919900 )J'en conviens volontiers par Meneau (2021-06-11 23:10:30) 
[en réponse à 919899]

mais j'ai bien vu à qui et à quoi Ath répondait initialement.

Cordialement
Meneau
images/icones/5b.gif  ( 919902 )Pas tant que ça... par Athanasios D. (2021-06-11 23:24:58) 
[en réponse à 919890]

... dans la mesure où je répondais à une question du webmestre sur un point particulier.

Mais je reste disposé à ce qu'on me démontre comment on peut dire qu'un rite approuvé par l'Église et célébré conformément à ses dispositions puisse nous pousser à l'impiété sans encourir l'anathème du canon du concile de Trente.

Cela dit, affirmer que le VOM puisse pousser à l'impiété est une tentation à laquelle il devient parfois difficile de ne pas succomber, quand on voit les efforts déployés par les Pharisiens persuadés que leur façon de prier est "meilleure" que celle des Publicains qui font ce qu'ils peuvent.

Ath

images/icones/neutre.gif  ( 919905 )D'accord par Meneau (2021-06-12 00:04:26) 
[en réponse à 919902]

Mea culpa alors.


Cordialement
Meneau
images/icones/2a.gif  ( 919869 )Vous n'avez donc toujours pas... par Luc de Montalte (2021-06-11 18:46:45) 
[en réponse à 919857]

... réussi à trouver d'arguments ? En 20 ans, c'est fâcheux.
images/icones/1d.gif  ( 919873 )On dirait bien... par Athanasios D. (2021-06-11 20:06:14) 
[en réponse à 919869]

...qu'à l'époque j'en savais encore moins que vous aujourd'hui, puisque vous semblez être infoutu de lire.

Du reste, ne devriez-vous pas être déjà couché, à cette heure-ci?

Ath
images/icones/1d.gif  ( 919876 )Hahaha par Luc de Montalte (2021-06-11 20:28:04) 
[en réponse à 919873]

Pas seulement à l'époque hélas.
images/icones/5b.gif  ( 919880 )J'admets que vous avez de bons arguments... par Athanasios D. (2021-06-11 21:07:37) 
[en réponse à 919876]

... ad personam. Vous n'êtes plus très loin des arguments ad hominem. Encore un petit effort et nous pourrions presque entamer une discussion.

Ath
images/icones/neutre.gif  ( 919901 )Vous prétendez… par Luc de Montalte (2021-06-11 23:14:26) 
[en réponse à 919880]

… distinguer fond et forme ; s'il y a bien un lieu où ce n’est pas possible c'est la liturgie (cf. cas extrême d'une messe non valide), je ne vois pas en quoi l'existence d'autres rites que le romain y change quoi que ce soit. Donc non, la forme n’est pas secondaire.

Je trouvais ainsi amusant qu'en 20 ans, vous n’ayez pas encore compris quelque chose d'aussi basique.
images/icones/musique.gif  ( 919904 )C'est déjà mieux... par Athanasios D. (2021-06-11 23:36:05) 
[en réponse à 919901]

... mais vous êtes encore loin du compte.

Ath
images/icones/1d.gif  ( 919875 )Fun par Nemo (2021-06-11 20:24:13) 
[en réponse à 919857]

Vous voir (encore et toujours) confondre la forme et le contenu ne cesse de m'étonner.

Merci de m'avoir fait rire.
Vous n'avez pas compris que c'est justement parce que je fais différence entre forme et contenu que je mets en garde contre la messe de Flavigny dont la forme ressemble le plus possible à celle de la messe traditionnelle (parfois même en mieux car ils ont bon goût je le concède) alors que le contenu est radicalement différent.

Si je confondais forme et contenu, je serais enthousiaste à l'idée d'assister à la grand-messe de l'Oratoire de Londres, et même à celle de Flavigny où je reconnais que c'est superbe.
images/icones/radioactif.gif  ( 919879 )Vous ne comprenez toujours pas. par Athanasios D. (2021-06-11 20:59:46) 
[en réponse à 919875]

Le rite n'est pas encore la célébration elle-même, mais il en est une forme possible.

Rite = Forme = Couverts ≠ Sauce exquise
Célébration = Contenu = Nourriture ≠ Poisson ignoble

Ath


images/icones/iphone.jpg  ( 919933 )Il vous arrive de vous relire ? par Athanase (2021-06-12 11:02:04) 
[en réponse à 919778]

Je ne sais quoi penser de ce que vous écrivez... Oui, cela reste un gain de voir Solignac être reprise par Flavigny. C’est même un bonheur de la voir reprise par une Abbaye dont je pense malgré tout qu’elle contribue à une offre traditionnelle lato sensu. Je préfère encore une Abbaye vendue à une communauté qui célèbre le NOM en latin pour sa messe conventuelle qu’une Abbaye achetée par des marchands de produits de luxe, comme on l’a vu avec Pontigny. D’après ce que je vois et j’entends, Flavigny a fait du bien. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour sa nouvelle « filiale » ?
images/icones/iphone.jpg  ( 919951 )Rarement mais… par Nemo (2021-06-12 13:36:22) 
[en réponse à 919933]

C’est dommage que vous n’ayez pas lu ma deuxième phrase !
images/icones/1a.gif  ( 919938 )Magnifique nouvelle pour tous ! par Paul Reveriche (2021-06-12 11:41:18) 
[en réponse à 919778]

Etes-vous allé à Flavigny ?

Il n'y a qu'un rite, et celui de Flavigny est parfaitement traditionnel, respectant rigoureusement la liturgie.

Nourriture pauvre, celle que l'on peut trouver auprès de ces bénédictins ? Regardez leurs publications.

L'esprit de la liturgie, la communion, dignité et simplicité. On n'est pas chez Mc Do !

La posture de certaines personnes dites traditionnalistes est la même par symétrie que celle des "modernistes" qui rejettent la tradition.
images/icones/iphone.jpg  ( 919952 )Vous êtes gentil vous par Nemo (2021-06-12 13:49:48) 
[en réponse à 919938]

Je suis allé des centaines de fois à Flavigny, j’y étais dimanche dernier, il y a même un ancien hôtel particulier qui porte le nom de ma grand-mère.
Du reste si je dis qu’esthétiquement c’est très beau, c’est que je connais la maison.
Au vu des messages échangés ici, même si nous ne sommes pas tous d’accord, il apparaît très clairement qu’il y a plusieurs rites à Flavigny, et que la forme est, disons composite.
Si vous voulez écrire sur ce sujet, argumentez plutôt que de donner des impressions personnelles.
Le “rite” que suit Flavigny est tout simplement fait d’adaptations et d’emprunts et est tel que personne ne peut le décrire de façon simple puisqu’il est propre à cette maison.
images/icones/carnet.gif  ( 919793 )"Des moines de Bourgogne s'installent à l'abbaye de Solignac en Haute-Vienne" par Cristo (2021-06-11 10:55:33) 
[en réponse à 919771]


ancien site des Oblats de Marie-Immaculée



Des moines de Bourgogne s'installent à l'abbaye de Solignac en Haute-Vienne

L'abbaye de Solignac, en Haute-Vienne, a été vendue aux moines bénédictins de Saint-Joseph de Clairval (Flavigny-sur-Ozerain, Bourgogne). Ils prendront possession des lieux dès le 1er août 2021.

Publié le 10/06/2021 à 20h30

© France Télévisions Haute-Vienne Limoges

L'Évêché nous a confirmé la nouvelle ce 10 juin 2021 : l’abbaye de Solignac, située à quelques kilomètres de Limoges, vient d’être vendue aux moines bénédictins de Saint-Joseph de Clairval de Flavigny-sur-Ozerain (Bourgogne). Cette décision a été officialisée dans la soirée par Monseigneur Bozo.

???? Communiqué de Monseigneur Bozo et Dom Jean-Bernard Marie Bories pour annoncer que les moines de l’abbaye Saint Joseph de Clairval (Flavigny-sur-Ozerain - Côte-d’Or) ont décidé de fonder un prieuré saint Joseph en l’abbaye de Solignac
➡️ https://t.co/4mPSaZpAI8 pic.twitter.com/wTvVA1y2Di

— Mgr Pierre-Antoine Bozo (@MgrPABozo) June 10, 2021
Les moines bénédictins prendront possession de l’abbaye à partir du 1er août 2021. Quatre ou cinq moines s'installeront sur place et l’abbaye ne sera donc plus accessible. Néanmoins, l'abbatiale, l'église de l'abbaye, restera entre les mains de la paroisse pendant quelques mois encore et les offices seront toujours célébrés. A compter du 28 novembre, date de l'installation officielle des nouveaux religieux, ce sont eux qui assureront, dans l’abbatiale, sept offices par jour, ainsi que la messe dominicale, qui seront ouverts au public. Le curé actuel n’assurera alors plus les messes, hormis les funérailles, les baptêmes et les mariages.


L'abbaye de Solignac a été fondée par Saint-Eloi en 632. Après la Révolution, le site a été usine de porcelaine et même peut-être une prison de femmes. Le monastère a vécu son âge d'or avec les Oblats de Marie-Immaculé après la Seconde Guerre mondiale et jusqu'en 1990. En 2011, le site a été acheté par le diocèse de Limoges pour près d’un million d’euros. Depuis, l'abbaye n'était pas à totalement vide, mais les activités pour la faire vivre n'étaient pas nombreuses. Il s'agissait donc d'un investissement qui pesait sur les finances de l'Évêché. Après l’abandon de plusieurs projets de revitalisation, il était important de trouver enfin une solution.

Le montant de la transaction ne nous pas été communiqué.

source : France3


article plus ancien avec cette mention savoureuse "Soupçonnés dans les années quatre-vingt d’être placée sous l’influence de Monseigneur Lefebvre ..." :

Religion
Des moines de Côte d’Or envisagent d’installer une communauté à l’abbaye de Solignac
Publié le 24/04/2021 à 07h54

Le moins que l'on puisse dire, c'est que les moines Bénédictins de l'abbaye de Saint-Joseph de Clairval à Flavigny en Côte d'Or se donnent le temps de la réflexion. Ils envisagent de s'installer en Haute-Vienne, à Solignac, mais ils n'ont toujours pas donné leur réponse.
Ils devaient faire l'annonce à Pâques. Mais les fidèles qui fréquentent l’abbaye de Solignac n’ont entendu ce jour-là que les cloches.

Puis, ils ont annoncé que leur décision serait prise le 20 avril. Là encore les habitants de la commune, très attachés à cet édifice n’ont perçu, cette semaine, que le doux bruissement de la Briance. Depuis plus rien?! Du coup, la population se retrouve dans la délicate situation de la sœur Anne. Ils entendent, ils espèrent, ils doutent, mais ils ne voient rien venir. Tous attendent qu’une sorte de fumée blanche s’élève dans le ciel de la cité médiévale de Flavigny-sur-Ozerain, en Côte d’Or. Contactés jeudi , les moines de Flavigny nous ont dit qu'ils se donnent le temps de discerner dans la prière.

Interminable attente
À Solignac, l’information concernant la venue de ces moines Bénédictins est attendue depuis plusieurs mois. Elle n’est plus un mystère. D’autant qu’une délégation s’est déplacée de Bourgogne pour visiter et rencontrer élus et les responsables du diocèse.

Et ce silence devient pesant. Chez les catholiques d’abord. Ils sont certes ravis, mais se demandent si l’implantation de cette communauté aura des conséquences sur la célébration des cultes. Car ils ne voudraient pas voir s’éloigner le curé de la paroisse, que croyants et non croyants apprécient.

Pas de village Saint-François
Les habitants aussi s’interrogent sur l’avenir touristique du site. Une chose est sûre, le projet du village Saint-François, annoncé il y a quelques mois, est enterré.

L’objectif était de fonder un lieu d’accueil pour près de 140 pensionnaires, dont les deux tiers étaient des personnes dans une situation dite fragile. Une étude approfondie et conséquente a été réalisée par l’équipe du « Village de François ». Les nombreux experts contactés, architectes, cabinet d’avocats, spécialistes en hôtellerie et financiers, se sont exprimés…

Un lieu de retraite
Tous ont émis des réserves. Les résultats n’étant pas concluants, le projet a été abandonné. Si les Bénédictins de Flavigny donnent, c’est ce que tout le monde espère, une réponse favorable, l’abbaye retrouvera sa vocation première. Elle sera un lieu de prière, de retraite. Une seule question se pose : comment s’organisera la vie religieuse dans la paroisse ?



L’abbaye Saint-Joseph de Clairval, à Flavigny
Elle est assez récente. Elle a été fondée à Clairval, en Suisse, en 1972, par dom Augustin-Marie Joly. En 1976, comme le propriétaire souhaite reprendre possession de son bien, la communauté Saint-Joseph s’installe à Flavigny, en Bourgogne, mais conserve le nom de Clairval. Elle se situe dans ce village médiéval de Bourgogne qui, du VIIe siècle à la Révolution, fut le siège d’une abbaye bénédictine.

Rattachée au diocèse de Dijon L’actuelle communauté n’est plus dans ces anciens bâtiments, mais a pris possession de l’ex-petit séminaire diocésain. Soupçonnés dans les années quatre-vingt d’être placée sous l’influence de Monseigneur Lefebvre, les moines soulignent par la suite leur attachement à l’église de Rome et se rapprochent du diocèse de Dijon. Érigé en abbaye en 1992, le monastère gagne la confiance du Saint-Siège. Il compte actuellement une cinquantaine de membres.

Depuis sa fondation et fidèle à son charisme propre, l’abbaye propose régulièrement des retraites pour les hommes, et s’appuie sur les « exercices spirituels ». Il s’agit d’ouvrages de prière faits de méditations progressives et systématiques composées par Ignace de Loyola (1491-1556), fondateur de la Compagnie de Jésus. « Ils sont très beaux et très fructueux. Je les conseille à tous : ils ne sont pas réservés aux religieux. Ils sont d’autant meilleurs si le prêtre qui les donne reste très fidèle, avec beaucoup de soin, à la méthode de Saint Ignace », disait Mère Téresa.

Toutes les cinq semaines, l’abbaye Saint-Joseph de Clairval rédige une lettre spirituelle en six langues. Pour subvenir à ses besoins, l’abbaye propose des publications assistées par ordinateur, fabrique des icônes et des diptyques, publie des ouvrages sur les traditions monastiques et met à la disposition des frères un atelier de taille de pierre.

Jean-François Julien
source : Le Populaire du Centre
images/icones/bravo.gif  ( 919860 )elle a échappé à ça, elle par Cristo (2021-06-11 16:49:29) 
[en réponse à 919771]

"un établissement culturel solidaire parisien" : on imagine déjà sans peine le genre d'oiseaux de nuit qui vont la fréquenter



Indre-et-Loire : l'abbaye de Bourgueil en passe d'être vendue
Publié le 31/03/2021

L'abbaye de Bourgueil est en passe d'être vendue : un compromis de vente a été signé ce 29 mars 2021.

Une promesse de vente a été signée lundi 29 mars 2021 entre la congrégation de la Pommeraye, propriétaire de l'abbaye de Bourgueil, et Le 100, un établissement culturel solidaire parisien.


L’abbaye de Bourgueil enfin vendue ? Une étape décisive vient d’être franchie lundi 29 mars 2021 avec la signature d’une promesse de vente entre la congrégation de la Pommeraye, propriétaire des lieux, et Le 100, un établissement culturel solidaire parisien.

"C’est un soulagement des deux côtés, chaque partie attendait cela, les tractations ont été longues", souffle sœur Hélène Fauvy, responsable de la vente pour la congrégation. "Nous étions en discussions avec eux depuis la fin de l’année 2018." Acheteur et vendeur se sont rencontrés il y a quelques jours sur place pour mettre la dernière main à la vente.

L'ensemble est en vente depuis 2012, la congrégation a quitté les lieux en 2005. "C’est la fin d’un lieu purement spirituel, note la religieuse. Que l’abbaye devienne un lieu culturel, ça nous va très bien. L’abbaye sert déjà beaucoup à la culture, avec le musée et le cinéma."

Le prix de vente "ne regarde personne", pour la sœur Hélène Fauvy

Quid du prix de vente du château abbatial ? Plusieurs montants ont circulé : 2,2 millions, le dernier en date faisant état d’1,1 million d’euros. La congrégation ne souhaite pas rendre public le montant "ça ne regarde pas les gens", lâche sœur Hélène Fauvy.

Mais tout n’est pas encore terminé. Il faudra encore patienter pour que cette vente soit définitivement actée. "Ça peut prendre jusqu’à quatre mois pour obtenir tous les accords nécessaires, explique sœur Hélène Fauvy. Il faut l’accord des Domaines, de la Safer, voir si la mairie ne préempte pas…"

La mairie ne compte pas préempter

On rassure la congrégation, la commune ne préemptera pas la vente. Benoît Baranger, maire de Bourgueil : "C'est mon troisième mandat, la question de l'achat ou de la préemption a toujours été dans la tête des élus. Mais au-delà du prix de vente, si c'est entre 1 ou 1,5 million d'euros, il faudrait au moins la même somme pour remettre en état l'outil. Et pour quel usage ?"

L'élu de confirmer que la "collectivité est très heureuse d'accueillir Le 100, nous sommes très heureux de les voir arriver. Leur souhait est d'apporter une nouvelle activité avec une ouverture sur la vie locale, ils ne veulent pas vivre en vase clos. Outre la mise au vert d'artistes parisiens, il y a la volonté d'organiser des expositions, des festivals".

https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/commune/bourgueil/l-abbaye-de-bourgueil-en-passe-d-etre-vendue

en plus
Huit ans d’attente à l’abbaye de Bourgueil
> En vente depuis 2012, le domaine de l’abbaye de Bourgueil a tardé à trouver preneur. Les religieuses, propriétaires du lieu jusqu’en 2005, date de leur départ, avaient décidé de scinder le marché en trois lots, en 2017, avec l’espoir d’accélérer les choses.
L’ancien Ehpad et les vignes du Clos de l’abbaye ont changé de mains depuis. Restait à sceller le sort du « château », bâtiment principal daté du XVIIe siècle. Avec ses celliers, ses greniers, ses trente-neuf salles et son moulin, situé en contrebas du parc, il a été mis à prix près de 1.1 million d’euros. Le futur propriétaire - dont nous tairons l’identité - s’est positionné dès 2018. La transaction a été retardée et compliquée par le bouclage du plan de financement.


Et si vous en cherchez une, mais dépêchez-vous (et attention aux fantômes : elle a appartenu aux Spiritains) :

https://actu.fr/normandie/mortain-bocage_50359/l-ex-avocate-a-laisse-son-nid-douillet-de-saint-malo-pour-redonner-vie-a-une-abbaye-dans-la-manche_40266494.html