Le Forum Catholique
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( 919887 )
Un nouvel évêque de St-Flour par JVJ (2021-06-11 21:45:48)
ai-je appris ce soir après la messe du Sacré-Coeur dans ma paroisse...
Mgr Didier Noblot, curé de Nogent-sur-Seine, au diocèse de Troyes.
diocèse de St-Flour
Ici photo sur le site de la CEF en 2012.
Le même ici, autrement :
Que le Pape se dépêche de donner des évêques à tous les sièges vacants ! Prions pour le seul évêque de France qui a provisoirement abandonné son diocèse pour recevoir un administrateur apostolique (son vicaire général) pour un CDD de trois mois.

( 919894 )
Un curé de paroisse par Gaspard (2021-06-11 22:13:45)
[en réponse à 919887]
Qui connaît donc de près ses paroissiens et l'existence de différentes sensibilités à faire cohabiter.

( 919895 )
Je répondrais sans me rapporter à ce cas précis par JVJ (2021-06-11 22:28:32)
[en réponse à 919894]
Mais les curés qui ont reçu cinq sur cinq le motu proprio de Benoît XVI se comptent sur les doigts d'une main dans chaque diocèse, et encore. Je connais des diocèses où cela n'a pas bougé d'un millimètre.
Leurs préoccupations et leur formation les conduisent ailleurs...
Dans mon village ce soir, ce fut le Salve Regina, le Tantum ergo avec un ostensoir digne de ce nom, la messe du Sacré Coeur, l'adoration, les litanies, la chasuble gothique frappée du Sacré-Coeur, le curé en soutane, six cierges sur l'autel...
Je ne pense pas qu'on puisse étendre ces manières à tout le diocèse, même si ici et là ce doit aussi très sérieux et recueilli.
Troyes n'est pas un repère de traditions... Ils attendent un nouvel évêque. Espérons que ce ne sera pas un évêque qui fait une tribune libre sur les retards du train pendant que des abrutis défilent dans les rues contre les lois liées au mariage et à l'adoption. Mais Mgr Stenger l'a fait !
Vous avez noté le mutisme général ad intra alors que le pouvoir vote en ce moment des lois gravissimes.

( 919921 )
Invitation au jeûne et à la prière par Mgr de Germay pendant tout le mois de juin par Diafoirus (2021-06-12 09:57:08)
[en réponse à 919895]
Projet de loi inhumain : Invitation au jeûne et à la prière par Mgr de Germay pendant tout le mois de juin
https://lyon.catholique.fr/diocese/eveques/au-sujet-du-projet-de-loi-de-bioethique/
Le retour prochain du projet de loi de bioéthique au parlement a de quoi nous inquiéter, mais il ne doit pas nous décourager et encore moins nous démobiliser. Au-delà de la complexité des sujets abordés par les révisions successives de cette loi, il est bon de repérer quelques lignes de fond de ce qui est en train de se jouer.
La première concerne la fascination de la technologie. Éblouis par ce qu’elle permet de faire, nous ne voyons plus ce qu’elle induit. Le parallèle avec la crise écologique est pourtant éloquent. Les inventions du moteur à explosion, du plastique, du glyphosate, et bien d’autres, étaient à première vue pleines de promesses. On sait aujourd’hui combien ces « progrès » ont contribué au dérèglement des équilibres instables de la nature et de la biodiversité. La même erreur se reproduit aujourd’hui avec les progrès de la biotechnologie. Ce qu’elle permet de réaliser sur l’embryon humain dès les premiers instants de son existence semble prodigieux. Mais peu à peu, le regard s’obscurcit. Ce qui apparait comme un « amas de cellules » est considéré comme un en-soi manipulable et déconnecté des relations qui le constituent. On ne voit pas que toutes ces manipulations touchent à son équilibre le plus intime, à son avenir, voire même à celui de ses descendants s’il s’agit de modifier le génome. Ce n’est donc pas simplement l’environnement (ce qui environne l’être humain) qui est aujourd’hui menacé, c’est l’ensemble des créatures. D’où la nécessité d’une écologie intégrale qui prend soin, aussi, de l’être humain.
L’autre fascination est celle de la toute-puissance de la liberté individuelle. Cette liberté est certes une valeur à défendre. Mais comment ne pas voir qu’elle doit s’articuler avec celle des autres et avec la recherche du bien commun ? En réalité, la liberté ne s’acquiert pas indépendamment des autres mais grâce aux autres car nous sommes fondamentalement des êtres de relation. C’est pourquoi on ne peut satisfaire toutes les revendications individuelles – parfois compréhensibles – sous le seul prétexte que « la science peut le faire ». Il me semble important de comprendre que les libertés individuelles et le bien commun ne s’opposent qu’en apparence. Une liberté individuelle livrée à elle-même tombe dans le piège de la toute-puissance, au détriment des autres, mais aussi de l’individu lui-même, comme le montre la multiplication actuelle des addictions. La violence qui règne aujourd’hui dans certains quartiers illustre bien cette dérive. La déconstruction des repères anthropologiques les plus élémentaires au nom d’une liberté toute-puissante ébranle les liens naturels de la cohésion sociale, à commencer par ceux de la famille. Ce dont les jeunes des banlieues ont besoin, ce n’est pas « que la peur change de camp », mais d’un cadre familial et éducatif qui les aide à grandir. Un État capable de mettre des limites aux revendications individuelles dans le but de protéger les relations constitutives de la vie en société rend service à tout le monde.
On le voit, même pavée de bonnes intentions, l’actuelle loi de bioéthique appartient à la logique du monde d’avant. Elle induit des processus de déshumanisation et fragilise la fraternité. Laissons de côté la « science sans conscience » et faisons le choix d’une sobriété heureuse.
Dans ce contexte, nous chrétiens avons évidemment un rôle important à jouer. Notre vocation est de mettre l’amour là où il y a la haine, l’union là où il y a la discorde, la vérité là où il y a l’erreur… (cf. la prière de saint François). J’ai été très édifié il y a quelques temps en visitant un patronage dans un quartier populaire de Lyon où 30 à 40% des familles sont monoparentales, vivant parfois avec des revenus de misère. Quelle belle façon de mettre un peu de fraternité là où l’individualisme a fait tant de ravages ! On peut penser aussi à la présence de tant de religieuses dans ces quartiers, à des associations comme Le Rocher ou à des réseaux comme Espérance banlieues. Dans le contexte actuel, ces initiatives sont prophétiques. Au-delà des mots, elles proclament que le bonheur auquel nous aspirons ne se construira pas grâce à la toute-puissance de nos libertés individuelles mais en créant des liens et en nous aimant les uns les autres.
Cette invitation à nous faire artisans de fraternité n’empêche pas d’autres formes d’engagements plus politiques. Toujours avec patience et respect des personnes, il demeure nécessaire de faire entendre notre voix, de dialoguer, d’argumenter, de chercher à convaincre. On ne peut pas laisser partir à la dérive les fondements humanistes de notre pays au seul motif que « ça se fait déjà à l’étranger ». L’avenir de notre société mérite mieux que cela.
Et puis, encore et toujours, il faut prier ; prier et jeûner. Avec foi, entrons dans le combat de Dieu. Nous ne combattons pas en vue d’une victoire, mais à partir de la victoire déjà acquise par Jésus. C’est la vie et l’amour qui l’emporteront !
+ Olivier de Germay
En vue du vote de la loi bioéthique, Mgr Olivier de Germay propose d’avoir une intention lors de la prière universelle dominicale et de jeûner le vendredi pendant tout le mois de juin.
Voici trois propositions d’intentions de prière universelle.
En cette période de discussion des lois bioéthiques, nous te prions Seigneur pour les parlementaires et les politiques de notre pays. Qu’au-delà des luttes partisanes, ils puissent discerner au mieux ce qui est bon pour notre société, et en particulier pour les plus petits.
Nous te prions Seigneur pour toutes les personnes qui doivent faire un choix bioéthique difficile. Donne-leur ton Esprit d’amour pour les aider à discerner.
Dieu Tout-Puissant
qui es présent dans tout l’univers et dans la plus petite de tes créatures,
Toi qui entoures de ta tendresse tout ce qui existe,
répands sur nous la force de ton amour pour que nous protégions la vie et la beauté.
(Prière pour notre Terre, Laudato Si)

( 919924 )
Les curés ont obéi à leur évêque... par Gaspard (2021-06-12 10:17:54)
[en réponse à 919895]
mais certains curés plus musclés que les autres, intellectuellement et spirituellement, ont appliqué le motu proprio, qui leur donne expréssement ce pouvoir, même si leur évêque refusait, ce que l'évêque n'avait pas le droit de faire, selon la lettre même du motu proprio Summorum pontificum.
Il est vrai que la grande masse des curés a simplement suivi l'avis de l'évêque, cela se comprend vu les mesures de rétorsions inhumaines dont l'épiscopat est capable.
Mais les curés de bonne foi, qui voient la diversité des sensibilités, peuvent, du moins je l'espère, se montrer humains et charitables (et tout simplement continuer à tenir pour sacré ce que les générations précédentes tenaient pour sacré, mais là je crois que pour beaucoup c'est trop demander).

( 919942 )
présentation via KTO par GuillaumeTel (2021-06-12 12:05:04)
[en réponse à 919887]
à retrouver sur la chaîne YouTube de KTO
ici

( 919947 )
Il me fait penser à Thomas Pesquet par Jean-Paul PARFU (2021-06-12 12:35:16)
[en réponse à 919942]
Pour ceux qui l'ignoreraient encore, Thomas Pesquet est un astronaute français qui se trouve actuellement, et pour la deuxième fois, dans la station spatiale internationale (ISS).
Il s'agit manifestement d'un homme intelligent. Comme l'astronaute, le futur Mgr Noblot semble très à l'aise dans la société actuelle. Très lisse, il maîtrise à la perfection la langue de buis. Les expressions utilisées par lui pour se présenter en sont la preuve éclatante : "parents engagés, marqués par le Concile Vatican II", "être à l'écoute", "être en amitié avec le monde", "le monde à des choses à dire à l'Eglise", "la rencontre", "accueillir l'autre", "être saisi par le Christ", "appelé à la mission", "être au service de la communion", "partager la joie de croire", "les Cantaliens et les Cantaliennes vont me faire découvrir la tâche d'évêque"...
Il a un grand avenir !