Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=917443
images/icones/neutre.gif  ( 917443 )"Association Saint Césaire. Enseignement par AVV-VVK (2021-05-16 20:15:19) 

indépendant" (Nîmes)[F]. J' en reçois une demande pour soutenir. Qui en saurait plus? Elle me paraît fiable.
images/icones/neutre.gif  ( 917483 )Aucune idée, mais par Montes Gelboe (2021-05-17 07:04:48) 
[en réponse à 917443]

le patronnage de saint Césaire est de bonne augure. Les provençaux apprécieront. S. Césaire, né en Provence, probablement à Cavaillon, vers 470, moine à Lérins, archevêque d'Arles, Docteur de l'Eglise, mort le 27 août 543. Il a effacé les conséquences de l'arianisme qui avait sévi en Gaule et en Provence,et condamné le semi- pélagianisme, assisté à des conciles, présidé le concile d'Agde de 506 et le concile d'Orange de 529 etc... Ses écrits ont circulé à tort sous le nom de s. Augustin.
images/icones/hein.gif  ( 917600 )Saint Césaire, Docteur de l'Église? par Chicoutimi (2021-05-18 17:39:00) 
[en réponse à 917483]

Il mériterait sans doute ce titre, mais il ne figure pas encore dans la liste des 36 Docteurs de l'Église.

À moins qu'il n'y ait une tradition locale qui lui accorde ce titre et que j'ignore?
images/icones/fleche3.gif  ( 917612 )Père de l'église certes, docteur un jour peut être ? par Ptitlu (2021-05-18 20:33:16) 
[en réponse à 917600]

D'après nominis

https://nominis.cef.fr/contenus/saint/1740/Saint-Cesaire-d-Arles.html

Mais en 2018 les évêques français se sont accordés pour le prononcer docteur de l'Eglise, il faut cependant que la cause aboutisse, elle a été suspendue plusieurs fois déjà

https://www.catho-aixarles.fr/diocese/actualites/articles/42812-saint-cesaire-arles-docteur-eglise-eveques-de-france-disent-oui/
images/icones/idee.gif  ( 917614 )Saint Maxime le Confesseur... par Chicoutimi (2021-05-18 20:43:47) 
[en réponse à 917612]

Vous avez raison, et merci pour l'information. La cause de Saint Césaire n'a pas encore aboutie.

Mais, il semble toutefois possible (mais c'est quand même délicat) de parler d'un saint comme étant un Docteur sans que ce dernier n'ait été proclamé tel par l'Église. C'est, en tout cas, ce que Benoît XVI a fait avec saint Maxime le Confesseur dans son encyclique Spe Salvi:


''Je voudrais, dans ce contexte, citer le grand docteur grec de l'Église, saint Maxime le Confesseur (mort en 662), qui tout d'abord exhorte à ne rien placer avant la connaissance et l'amour de Dieu (...)'' (Spe Salvi, n. 28 ICI)

images/icones/neutre.gif  ( 917616 )S. Césaire par Montes Gelboe (2021-05-18 21:00:36) 
[en réponse à 917600]

Docteur signifie "celui qui enseigne". L'enseignement de s. Césaire dans ses écrits est amplement attesté, et reconnu comme tel, même s'il a été parfois oculté ou oublié.

S. Césaire est cité et fêté comme Docteur de l'Eglise dans les liturgies diocésaines des XVIIe-XIXe siècles. Le bréviaire des Mauristes de 1787 lui donne cette qualité.
Or qui, mieux que les Mauristes pouvaient reconnaitre cette qualité à un écrivain ecclésiastique, et l'honorer comme tel ?
J'avoue ma préférence envers cette autorité sur une congrégation romaine d'aujourd'hui...

images/icones/neutre.gif  ( 917618 )Ajoutons par Montes Gelboe (2021-05-18 21:16:45) 
[en réponse à 917616]

que la qualité de Docteur de l'Eglise de s. Césaire n'a pas été imaginée par les rédacteurs des notices des bréviaires du XVIIe s.
Elle repose sur les écrit de Gennade, prêtre de Marseille, contemporain de s. Césaire, théologien et historien. Considéré comme un témoin fidèle et un auteur sérieux, Gennade dit de s. Césaire qu'après Irénée et Hilaire c'est le principal Docteur de l'Eglise des Gaules.
images/icones/bravo.gif  ( 917637 )Merci beaucoup pour ces explications... par Chicoutimi (2021-05-19 03:13:57) 
[en réponse à 917616]

que je ne connaissais pas en ce qui concerne le titre de Docteur de l'Église accordé à saint Césaire.

Je me doutais bien qu'il y avait une raison derrière cette appellation. Me voilà maintenant renseigné.
images/icones/neutre.gif  ( 917647 )Et professeur de latin. par Yves Daoudal (2021-05-19 11:24:23) 
[en réponse à 917616]

Saint Césaire fut un personnage extrêmement important: archevêque d'Arles, il avait pas moins de 22 diocèses suffragants, dont celui de Marseille et celui de Toulon. Il était légat du pape pour la Gaule et l'Espagne.

Dans le bréviaire, plusieurs lectures de "sermons de saint Augustin" sont de saint Césaire. Je crois qu'une trentaine de sermons de saint Augustin sont de saint Césaire. Il est vrai que Césaire est dans la ligne de saint Augustin, que parfois même il recopie. Mais ses sermons sur l'Ecriture, toujours brefs et ciselés, ont une qualité particulière pour qui aujourd'hui a quelques notions de latin et souhaite se perfectionner: Césaire, qui s'adresse surtout à des incultes, a un langage très simple (plus simple encore que saint Augustin dans ses sermons), et je crois - j'en suis même sûr - que c'est le père le plus facile à lire dans sa langue.
images/icones/hein.gif  ( 917650 )Peut-on trouver les textes latins sur la toile ? par Glycéra (2021-05-19 11:36:05) 
[en réponse à 917647]



S'ils sont faciles à lire, bonne occasion d'aller à la source, surtout quand elle s'annonce accessible.

Merci de votre remarque.
Glycéra
images/icones/neutre.gif  ( 917662 )[réponse] par Yves Daoudal (2021-05-19 15:13:38) 
[en réponse à 917650]

On trouve tous les pères de l'Eglise dans l'édition Migne sur Documenta catholica omnia, curieusement indisponible au moment où j'écris. Peut-être ailleurs, mais servez-vous donc de votre moteur de recherche...

Je conseille toutefois de faire comme moi, lire saint Césaire, comme les autres, dans les Sources chrétiennes. Parce que l'introduction est très bonne, les notes sont remarquables et profitables et font naviguer chez les pères dont saint Césaire s'inspire ou qu'il recopie, et parce qu'il y a la traduction qui permet de ne pas perdre de temps quand on bute sur une phrase ou sur un mot, par exemple un mot de la vie courante qui était propre à Arles au Ve siècle... (Ce n'est pas dans tous les sermons, évidemment.)

Enfin j'insiste sur le fait qu'il faut lire les sermons sur l'Ecriture, où il explique le sens allégorique, plutôt que les "sermons au peuple" qui sont des exhortations morales répétitives.
images/icones/ancre2.gif  ( 917663 )En matière de livre virtuel ou informatique par Montes Gelboe (2021-05-19 15:14:11) 
[en réponse à 917650]

je ne sais pas...Je suis un homme de l'écrit et du livre plus que de l'ordinateur...

Les oeuvres de s. Césaire d'Arles occupent les volumes CIII et CIV du Corpus Christianorum, series latina, Brepols, Turnholt 1953, 1130 pages. Edition due à l'étude et au soin (studio et diligentia) de d. Germain Morin, prêtre et moine OSB.

Pour répondre sur la langue et le style de s. Césaire : C'est en effet un latin d'une parfaite correction et d'une parfaite simplicité. Ses sermons sont proches du langage des sermons de s. Augustin si bien qu'ils ont longtemps circulé sous son nom.

On y découvre les tendances morphologiques et syntaxiques du latin tardif en Gaule méridionale (la Provincia) qui, à partir du siècle suivant, évoluera vers la langue romane.
Certains y découvrent presque un proto-roman-provençal. Par exemple l'emploi fréquent du futur périphrastique (infinitif du verbe avec l'auxiliaire habere conjugé : p. ex. venire habeo : je viendrai, en provençal : vendrai)

Ces indices philologiques inclinent certains à lui attribuer le Symbole dit de s. Athanase, jadis récité à l'office de prime, Quiculmque vult salvus esse, et dans lequel, en effet, on découvre une parenté avec le latin de s. Césaire. (p. ex.: ... omnes homines resurgere habent... : tous les hommes ressusciteront, et non comme on a traduit suivant : tous les hommes devront ressusciter)

Pardon de ces digressions, pour rendre honneur à un grand provençal et un grand arlésien.
images/icones/neutre.gif  ( 917667 )[réponse] par Yves Daoudal (2021-05-19 15:26:43) 
[en réponse à 917663]

Il se trouve que le troisième texte des "sermons au peuple" de saint Césaire dans l'édition des Sources chrétiennes est littéralement le "symbole de saint Athanase". Et c'est chronologiquement sa première attestation en l'état actuel de nos connaissances. (Mais cela ne suffit pas à faire de saint Césaire son auteur... même s'il est sans doute de cette époque, et manifestement occidental.)
images/icones/neutre.gif  ( 917652 )Du sermo humilis au sermo rusticus par Vox clamantis (2021-05-19 12:22:55) 
[en réponse à 917647]

J'abonde dans le sens d'Yves Daoudal : Césaire d'Arles sont écrits dans la langue courante, parlée par les gens du communs, et non en langue littéraire (maîtrisée seulement par les gens cultivés).

De façon générale c'est souvent le choix des auteurs chrétiens, celui de Jérôme pour la Vulgate : manducare est préféré à esse, plus littéraire. Pensez au célèbre rêve de saint Jérôme : "tu n'es pas chrétien tu es ciceronien !"

Il s'agit réellement d'un choix pastoral, qu'on pourrait rapprocher de ce que fait la Bible en français courant.

Progressivement la langue parlée a évolué. Césaire d'Arles, plusieurs générations plus tard, doit encore simplifier sa langue. À la génération suivante, cela n'empêche pas les poèmes de Venance Fortunat d'être horriblement compliqués, puisque écrits dans la langue "savante"...

Encore un bon siècle et demi d'évolution et on trouvera des prêtres qui baptisent "in nomine Patriae et Filiae etc." : qui ne comprennent donc plus rien à la simple formule baptismale.

À la génération d'après, la "re-classicisation" du latin écrit par Alcuin (qui corrige même la Vulgate) achève le divorce déjà bien entamé. On demande alors aux prêtres de prêcher en sermon rusticus, c'est-à-dire dans la langue de leurs ouailles : parlers romans et germaniques en gestation.

Bref, c'est tout cela qui fait que Césaire d'Arles est le plus facile à lire en latin des Pères : il a écrit dans un latin "oral" encore compris du peuple, mais à une époque où il fallait vraiment beaucoup beaucoup simplifier pour que le peuple comprenne. Un peu plus tard il aurait fallu changer de langue, un peu plus tôt (sermons d'Augustin ou la Vulgate), la langue employée était moins simple.
images/icones/find.gif  ( 917526 )Ecole hors contrat (cours Ste Anne) par Ptitlu (2021-05-17 16:22:27) 
[en réponse à 917443]

"non-confesionnel d'esprit catholique", cf. règlement intérieur.

Site L’esprit et les valeurs de l’école sont catholiques : les fêtes religieuses y sont célébrées et les vies de grands saints catholiques sont abordées en cours de morale ou d’histoire.

Consulter la Direction pour participer au catéchisme du mercredi.

Page Facebook


Coordonnées

SIRET

Il y a probablement une aumônerie, je vais me renseigner.
images/icones/fleche3.gif  ( 917554 )Des infos sur cette école quand elle a ouvert par Ptitlu (2021-05-17 20:24:52) 
[en réponse à 917526]

https://lebourricot.wordpress.com/2014/07/23/a-nimes-l-ecole-du-futur-se-trouve-dans-le-passe/

Réplique des "hussards de la République" dans la presse locale (les Cévennes ne sont pas loin) : les gérants ont été accusés d'être proches de Soral (cf Objectif Gard a l'époque)
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 917649 )Saint Césaire, moine puis évêque qui eut des déboires au début par Glycéra (2021-05-19 11:34:53) 
[en réponse à 917443]



Un bulletin de l'évêché d'Arles

raconte aussi que Saint Césaire (né chez les Burgondes, à Châlons-sur-Saône) fut rejeté par le clergé local qui n'aimait pas qu'on leur préfère ce jeunot de 32 ans, moins inconnu d'eux.
Il le firent même exiler à Bordeaux ...

Il siégea évêque 40 ans.

L'école a choisi un solide patron !
images/icones/neutre.gif  ( 917665 )Pardon par Montes Gelboe (2021-05-19 15:23:21) 
[en réponse à 917649]

d'intervenir encore...
Il est assez improbable que s. Césaire fût originaire de la future Bourgogne.
Moine à Lérins, son prédécesseur evêque d'Arles était de sa parenté, sa soeur fut abbesse du monastère qu'il fonda en Arles.
La tradition le fait naitre à Cavaillon...
Un provençal de souche sans doute.
images/icones/neutre.gif  ( 917668 )[réponse] par Yves Daoudal (2021-05-19 15:32:29) 
[en réponse à 917665]

Il paraît cependant établi qu'il était de Chalon et qu'il y reçut la tonsure: clic.
Avez-vous des sources qui le font provençal de souche?
images/icones/neutre.gif  ( 917669 )Je persiste, avec excuses... par Montes Gelboe (2021-05-19 15:39:20) 
[en réponse à 917668]

Chalons sur Saône en latin : Caballinum ou Cabillonum,
Cavaillon en Provence, en latin : Cabellio,
la confusion est facile.
La proche famille de s. Césaire est en Arles ou proche d'Arles, la tradition (Gennade me semble-t-il de mémoire) le fait naitre à Cavaillon, ce qui donne à l'ensemble de sa vie une logique sérieuse.
images/icones/neutre.gif  ( 917673 )Je viens de vérifier. par Yves Daoudal (2021-05-19 16:09:16) 
[en réponse à 917669]

La Vita Caesarii a été rédigée par cinq personnes qui connaissaient personnellement saint Césaire, elle est donc fiable et considérée comme telle par les historiens. Elle dit que Césaire est né cabillonensis (et non cabellionensis) et qu'il a été tonsuré en 488 par l'évêque Sylvestre. Or l'évêque de Chalon à l'époque s'appelait effectivement Sylvestre.

Quand il est envoyé de Lérins à Arles, il est reçu par l'évêque Eonius, tout content d'accueillir quelqu'un du même pays que lui (donc d'ailleurs que d'Arles) et même son cousin: "Meus es, fili, concives pariter et propinquus, nam et parentes tuos reminiscor optime, et per consanguinitatem parentali recordatione complector". Eon (ou Eone) ne dirait pas à Césaire qu'il se souvient très bien de ses parents si ceux-ci habitaient Arles ou les environs.
images/icones/neutre.gif  ( 917672 )[réponse] par origenius (2021-05-19 16:06:36) 
[en réponse à 917665]


Né en 468 (pas plus de précision), peu après le début du pontificat de Simplice.

Lieu : Groupe de 4 fermes en un endroit qui deviendra bien plus tard la ville de Valréas.

Voilà ce dont je dispose présentement.

Mais cela me titille et il faudra que je me renseigne un peu plus.

Mais certainement pas dans les environs de Chalon.