Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=916605
images/icones/croix_byzantine.png  ( 916605 )Martyrs de la Commune de Paris par Drenberg (2021-05-03 10:41:47) 

la France célèbre cette année les 150 ans de la Commune de Paris. La paroisse Notre-Dame des Otages (Paris XXe) est particulièrement impliquée dans ces évènements puisqu'elle est le lieu historique du massacre des otages de la Commune. C'est ici même que le Père Henri Planchat et ses compagnons ont été assassinés par les communards le 26 mai 1871.

Afin de commémorer ces évènements, la paroisse organise entre le mardi 25 mai 2021 et le dimanche 30 mai 2021 différentes manifestations, en particulier une grande procession depuis le square de la Roquette à ND des Otages.

Voici le lien de l'évènement https://www.facebook.com/events/835765097289523
images/icones/neutre.gif  ( 916608 )Excellent initiative ! par Sic transit (2021-05-03 11:29:20) 
[en réponse à 916605]

Merci pour l'info ; j'espère que les Parisiens, au moins, seront nombreux à cette marche.
images/icones/1b.gif  ( 916612 )Occasion de connaître Mgr Darboy, né au diocèse de Langres par JVJ (2021-05-03 13:14:34) 
[en réponse à 916605]

qui était gallican, opposé à Pie IX et à l'infaillibilité pontificale à Vatican I, ce qui fera plaisir à tout le monde !

Les arguments de ce courant minoritaire méritent d'être connus et le respect. Sinon les défenseurs du Coetus I.P. de Vatican II doivent avouer qu'il avait tort...

Il y a deux types de catholiques, pour paraphraser Mitterrand avec un livre de Rebatet : ceux qui choisissent la Commune et Louise Michel (autre langroise...) contre ses victimes, ceux qui choisissent la Révolution aux prêtres réfractaires et aux religieuses décapitées. Et il y a des catholiques qui admirent la Commune (qui interdit la soutane).
Je ne défends la Commune que dans le sens où elle illustre une fois de plus que c'est la république qui tire sur le peuple, pas Louis XVI ou Charles X, ni même Louis-Philippe.

Dans certains diocèses, en 1989, il ne faisait pas bon rappeler cela aux tenants de l'évêché et les béatifications de Jean-Paul II n'ont pas fait beaucoup de bruit. Tant mieux si un évêque auxiliaire vient dans ces paroisses parisiennes en 2021.
La libre pensée et autres maçons, LFI et compagnie ont toujours le Sacré-Coeur au travers de la gorge !

Je crois aussi, hélas, que les Catholiques ne connaissent plus du tout ce passé, sauf à la marge en Vendée et dans les milieux traditionnels.

Lire le petit livre du Professeur Jacques-Olivier Boudon sur Mgr Darboy (qui avait succédé à un autre langrois, le cardinal Morlot !). Il s'achève par ceci, qui en dit long (p. 176) : "L'archevêché de Paris n'a organisé aucune manifestation particulière le 24 mai 2011".
M. Boudon que Georges Darboy est né dans la petite bourgeoisie de Fayl-Billot, ou comment faire l'histoire depuis Paris... Rien de plus faux. Ses parents étaient de petits commerçants. Il subsiste quelques travées de l'église de son baptême avec dans la sacristie son portrait d'archevêque.

Je rappelle que le diocèse de Langres, à l'installation de Mgr Guéneley, a fait défiler trois grands panneaux pour parler du diocèse-département : De Gaulle, Diderot (!), Louise Michel (!!!).
St Bernard, Bossuet et Darboy devaient être malades ce jour-là.
Le quarteron qui a fait ces choix était clairement du côté de la Commune et des fameuses Lumières.

Ayez aussi une pensée à Paris pour Mgr Affre tué sur une barricade en 1848 sous la IIe république, Mgr Sibour assassiné par un ancien prêtre en 1857... Et le sac de l'archevêché en 1830 sous Mgr de Quelen...
images/icones/bravo.gif  ( 916617 )Trés bonne initiative par Semper parati (2021-05-03 14:24:34) 
[en réponse à 916612]

et bravo à cette paroisse.


Quant à Monsieur J V J, personne ne doutait que vous n'ayez lu les Deux étendards (un chef d’œuvre littéraire), que j'ai relu récemment. l'avantage de le relire avec un peu plus d'âge est de pouvoir , enfin, s'abstenir d'avoir un dictionnaire à portée de main. Le temps et la lecture augmentent la connaissance du vocabulaire de notre langue.

A ce sujet, je crois que Mitterrand avait raison.

Merci encore à J V J pour ces précisions historiques.

SP
images/icones/fleur.gif  ( 916622 )Je n'ai pas encore lu ce Rebatet, j'ai honte par JVJ (2021-05-03 14:53:49) 
[en réponse à 916617]

Si un jour je le croise pas trop cher dans une librairie près du Luxembourg, je prendrai...

Une vie ne suffira pour lire ce que je voudrais lire, relire et re-re-relire. Outre tout ce dont je n'imagine même pas l'existence ! En littérature, alors imaginez en Histoire...
Je laisse aussi une petite chance aux écrivains contemporains...

Je connaissais seulement mon Mitterrand - le dernier président français cultivé et de droite, intellectuellement - et cette citation mise en valeur dans la biographie de Rebatet publiée par la sympathique collection "Qui suis-je ?".
images/icones/hum2.gif  ( 916628 )Il peut être un livre empoisonné par Fenestri (2021-05-03 15:27:15) 
[en réponse à 916622]

J'ai tendance à penser que la place des Deux étendards est au fond d'une bibliothèque. L'analyse de caractère que fait Rebatet est extrêmement fine, à tel point que l'identification aux différents personnages est très aisée. Or, il va très loin dans l'analyse du rejet de Dieu et avec une telle plume qu'il est, à mon humble avis, difficile de ne pas se sentir aspirer vers la haine qui consume Rebatet, d'autant plus séduisante qu'elle se barde de faux-semblants.

"C'est insensé, noir et dévorant.", pour reprendre la formule bloyienne.

Sa lecture est à réserver à des personnes solides dans leur foi.
images/icones/fleche2.gif  ( 916632 )je vous l'accorde par Semper parati (2021-05-03 15:41:21) 
[en réponse à 916628]

Il faut aimer ( au sens chrétien du mot) pour lire ce livre, la charité supplante les démonstrations intellectuelles brillantes certes, mais avec une prémisse erronée, l'absence de la certitude de l'Amour de Dieu.

Mais cela n'enlève rien au talent, que dis-je? au génie littéraire de l'auteur, un ravisement à lire.

SP

(Je souhaite J V J de découvrir cette œuvre, nous serions alors du même coté que le président Mitterrand.)
images/icones/1d.gif  ( 916634 )Ouh là là... Rebatet, Bloy, Barbey d'Aurevilly par JVJ (2021-05-03 16:13:00) 
[en réponse à 916628]

feraient perdre la Foi !

Fichtre !

Et la lecture quotidienne de La Croix ou des mémoires de Mgr Le Bourgeois et de Mgr Deniau ? Deux bouquins que j'ai lus, moi !

Je ne pensais pas que vous pensiez qu'il suffit d'un livre pour perdre la Foi...

Je ne regrette pas le temps de l'index et nous sommes majeurs pour lire, pour écouter des compositeurs hérétiques comme Haendel et Bach, ou Juifs ! Tout de même !

Si je perdais le temps de lire Vigano, je craindrais de n'avoir que des hérésiarques ou des hérétiques à lire dès lors qu'il est écrit Rome à côté du nom de l'éditeur...*

Je me moque, sauf comme historien, pour aujourd'hui ce qu'a pu penser l'Eglise ou l'archevêque de Paris de telle oeuvre de Barbey ou de Bloy ! C'est même affligeant. Renan aurait dû rester catholique si la hiérarchie avait aussi inspirée que les Sulpiciens. Mgr Duchesne avait raison contre l'Eglise, mais c'est lui qui a été saqué.

Je peux lire Matzneff sans vouloir dévier dans ma vie privée ou Gide pour les mêmes raisons...

Evidemment, je ne ferai pas lire certains passages de Céline ou de Rebatet à des adolescents, encore que, bien expliqués... Ils ont en vu d'autres. La mythologie et les romans médiévaux ne sont pas mal non plus en terme de sexualité, de violence et de beuveries.

Comme dit ce réalisateur américain juif déviant (Woddy...) que je n'aime pas du tout (les goûts et les couleurs), quand vous écoutez Wagner, vous avez envie d'envahir la Pologne ?

J'ai lu Mein Kampf en Français, je ne suis pas devenu pour autant nazi... J'ai sans doute tort.

L'Eglise interdisait à ses séminaristes dans les années 30-50, en certains séminaires disons par prudence, d'avoir une Bible en Français ! Dingue cette époque. Quelle confiance faite à l'intelligence de ces jeunes clercs ! Je ne crois pas qu'aujourd'hui, même dans les séminaires tradis ou/et sérieux, on interdise internet ou le téléphone.

Désolé, je n'ai pas envie de lire uniquement les livres de Mme Boutin, du cardinal Untel, du nonce untel et ceux qui ont l'imprimatur de l'archevêque de Paris...

Je conseille à tout tradi de lire, si ce n'est déjà fait, Les clés de St-Pierre ou les Chevaliers de Malte, de Roger Peyrefitte. Peu importe sa sexualité ! C'est très bien informé et cela montre les turpitudes maltaises bien avant le concile et l'ancien grand-maître protégé par le cardinal Burke. Et puis c'est drôle et rédigé dans un style élégant. "La mort d'une mère" est aussi très beau, et c'est pétri de religion catholique d'avant le concile (beau poste d'observation pour le tradi qui veut sentir des époques révolues où tout le monde allait à un messe de requiem en latin sans piper).
Ceux qui cherchent à tout prix le pedigree (souvent sexuel...) d'un auteur feraient bien d'être sûr de leur fait quand ils lisent d'Ormesson ou Mauriac (comme il a dit ce dernier, si je l'avais été, j'aurais adoré). Et mon Julien Green, donc ! Et Leonardo de Vinci ! Et Philippe Levill** (Albert de Mun ! biographie affligeante de Mgr Lefebvre, je sais, je sais).

Concedo : on peut ne pas lire Odon Vallet pour les mêmes raisons...

Ma bibliothèque est classée par thème et époques, ainsi Rebatet est-il dans les mêmes rayons que les morts du XXe s. comme Bernanos, Green, Greene, Gombrowicz, Simenon, Peyrefitte, Montherlant ou encore Cioran (j'ai droit ou pas ?).
images/icones/bravo.gif  ( 916637 )Mêmes lectures par Sic transit (2021-05-03 17:11:56) 
[en réponse à 916634]

et même avis (et ce n'est pas la première fois !).
images/icones/fleur.gif  ( 916664 )Vous avez du goût, c'est tout, n'ayez pas par JVJ (2021-05-03 20:34:40) 
[en réponse à 916637]

honte...

Je plaisante !

Je lis aussi d'autres choses, et pas uniquement des choses que j'apprécie, car je me vois mal aimer un auteur sans l'avoir lu au préalable et avoir tenté ma chance...

Quand je prétends lire Bloy, qui sentait le souffre et qui détestait le clergé de son temps, je mens, car je n'ai pas lu les inédits (certains sur gallica), pas toutes ses critiques, pas son journal (j'ai honte). J'ai l'âge que j'ai, le temps et l'argent...

Un grand ami, lui, a presque tout lu et intervient dans des colloques spécialisés sur Bloy. Je parie que le FC a aussi de ces spécialistes. Mgr Batut a parlé dans un documentaire touchant de kto qui se lit sur youtube.

Bloy était anarchiste et impatient. Il savait aussi des morts d'homme. Pas de verveine, et pas de PU invitant à prier pour le partage et les gouvernants ! Haine des bourgeois et de l'argent, lui qui a eu faim.

Et ces écrivains n'ont pas eu une vie d'un bloc, comme nous j'espère...

Je connais des catholiques bornés qui ne veulent pas lire Barbey, car le prêtre marié blabla, car il y a des scènes fantastiques ou orgiaques... Quelle misère en 2021 !
Après, on s'étonnera que des musulmans au lycée ne veuillent pas lire Victor Hugo et Racine...

Quand de surcroît on a une sensibilité traditionnel, je garantis que Bloy, Barbey et même Pagnol apportent du contentement et instruisent.

Chateaubriand a ses côtés mythomanes et ridicules, mais je l'aime. Il a défendu le christianisme et mis en garde nos derniers rois légitimes contre les ultras qui les poussaient à la faute, n'aimant pas la liberté de presse et d'expression. Ensuite, l'apologétique doit se calmer très vite, car sa vie privée fut ce qu'elle fut... Je n'ai jamais vu en Chateaubriand un modèle de mari ou de père ! Et alors ?!

Un peu de chair, un peu de nerf !

De temps en temps, un bon Bourgogne... pas toujours de la verveine coupée d'eau...

Nous avons des trésors en littérature que seuls des catholiques de nos sensibilités peuvent encore comprendre et saisir, éprouver. Et qu'en fait-on ? Ben pas grand'chose.

Il y a des pages de Nietzsche sur la féminisation outrancière de certains chrétiens qui sont assez bien vues, de mon point de vue. J'accepte qu'on ne soit pas d'accord, mais je ne comprendrais pas qu'un lycée hors contrat interdise à des jeunes gens cultivés de se frotter quelques heures à ce philosophe. Je ne suis pas philosophe et je sais que je peux tenir que cinq minutes sur cet auteur.


images/icones/1b.gif  ( 916639 )j'ai même lu par Semper parati (2021-05-03 17:29:10) 
[en réponse à 916634]

le capital et ne suis pas devenu Marxiste pour autant.

SP
images/icones/1g.gif  ( 916643 )Souffrez que j'exprime mon avis. par Fenestri (2021-05-03 18:01:31) 
[en réponse à 916634]

Vous parlez des Deux Etendards avec beaucoup de confusion, puisque vous mêlez Bloy, Rebatet et Green, comme si le simple aspect sulfureux suffisait à les ranger dans la même catégorie.

Je ne vous apprends sans doute rien, mais la plus piètre des lignes du Salut par les Juifs (il faut chercher) vaut l'intégralité des Décombres et jamais Rebatet ne put atteindre le puissance théologique d'un Bloy. Une fois qu'on a lu les lignes assimilant Jésus-Christ à l'Argent, on se demande comment on peut encore lire le souffre de décombres ou de beaux draps.

Les lignes dont je parle, je les ai lues. Je n'ai pas bien compris si vous aviez lu les Deux Etendards, puisque vous semblez connaître le livre mieux que moi.

Donc, puisque je les ai lues et que je les trouve, dans une certaine mesure, dangereuses, je le dis. Mais si ça vous amuse de vous imaginer que je suis un esprit faible et/ou censeur ; et que si mon message, qui se voulait charitable, n'est pour vous qu'un prétexte pour faire du name dropping complètement à côté de la plaque (encore une fois, Bloy, Rebatet et Green ne sont pas trois pièces qui tiennent ensemble grâce à leur plume, ou grâce à leur foi ou leur athéisme) et que cela vous calme les nerfs, alors allez-y. Mais ne disqualifiez pas mon propos en me sortant Mein Kampf.

Matzneff ne propose la finesse d'analyse de Rebatet et, encore une fois, il n'y absolument aucun rapport entre un triangle amoureux de la première moitié du XXe et Matzneff qui dit qu'il a pris une sole et du chablis.

Tout n'est pas automatiquement bon à lire, tout tableau n'est pas automatiquement beau à voir et tout n'est pas automatiquement beau à entendre. Il y a des fulgurances incroyables chez Rebatet, c'est admirablement écrit (il faut lire la scène où il va, justement, écouter du Wagner) mais je persiste et signe : son nihilisme absolu est présenté de manière très séduisante et il est du devoir de tout catholique de dire qu'il faut avoir un brin (juste cela, ça suffit !) de vigilance quand on ouvre son livre.
images/icones/fleche2.gif  ( 916662 )Chez les lecteurs du FC, tout le monde est grand... par JVJ (2021-05-03 20:23:55) 
[en réponse à 916643]

Et chacun doit savoir s'il est porté à lire tel ou tel auteur.

Je ne pensais pas vous vexer, car vous m'êtes sympathique. Je croyais lire des réserves d'ordre moral au sujet de ce qui n'est qu'un livre, admiré par Mitterrand, de bons amis plus âgés que moi et grands amateurs de littérature (des personnes libres...).

Personne n'est tenu de lire Rebatet et j'aimerais savoir que les catholiques ne demandent pas à leur chapelain ou à leur catéchisme ce qu'ils doivent lire ou pas, s'ils ont le droit d'écouter de la musique d'un compositeur juif ou protestant ou athée, de regarder tel film, de recevoir des amis athées...

En littérature, il ne faut pas, à mon avis, entrer dans un livre comme on entre en religion ou comme on fait ses exercices de St Ignace... La page peut se fermer.

Vous présentez Rebatet comme le fruit défendu, ce qui risque d'attirer le désir de le lire chez certains !

Je ne vois pas que nos âmes soient menacées par ce genre de lectures. On sait que Rebatet est nihiliste, comme un Cioran ou un Nietzsche. So what ?! Savonarale était aussi nihiliste à sa façon, comme un pré-Calvin à Genève. Il aimait le feu purificateur pour les manuscrits, il a péri par ce feu.

On en a vu d'autres, et dans le domaine religieux, non ? Surtout depuis les années 60.

Matzneff disait aussi dans son dernier journal qu'il couchait avec une jeune tradi, qui allait à St-Nicolas et à St-Eugène, et qui cherchait un carmel très traditionnel. Et cette jeune femme existe, elle était même plus âgée que les autres puisqu'elle était en prépa. Je l'ai déjà dit, il racontait leurs moments de plaisir, juste avant d'aller communier. La demoiselle avait même un confesseur qui lui donnait des conseils. C'est un journal qui peut avoir sa part de romance, mais je puis dire que cette jeune femme brillante existe, tradi qui plus est.

Je suis d'accord, son journal ne va pas loin, comme beaucoup de journaux d'ailleurs. Comme celui de Morand, dont je viens de terminer les 900 pages du journal de guerre t. 1. Morand, pas du tout catholique ! Et son antisémitisme doit révulser le catholique, n'est-ce pas ? Je peux lire des propos outranciers sans vouloir les faire miens. Je préfère le journal de Green et de Léautaud (mais je n'ai pas les moyens de tout acheter chez ce dernier).
Je ne lirai pas d'autres journaux de Matzneff, peut-être certains romans, rien ne presse. Il a été survendu, mais Le Monde devrait se souvenir du temps où GM avait sa chronique...
Dans son dernier journal, il défendait Benoît XVI et se moquait de François, en plusieurs endroits... Comme quoi, un orthodoxe peut voir clair !

Pivot invita Rebatet, cela se trouve en partie en ligne, comme Chancel. Pas de quoi fouetter un chat. On faisait moins les effarouchés avec les communistes et ceux qui ont applaudi à toutes les dictatures. Pour ma part, je ne place pas le nazisme ou le fascisme du côté de l'extrême droite. Le Professeur Fabrice Bouthillon a même écrit des choses assez neuves sur leur position intellectuel.
images/icones/find.gif  ( 916665 )Plus précisément par Jean-Paul PARFU (2021-05-03 20:54:47) 
[en réponse à 916662]

Rebatet a été l'invité de "Radioscopie" de Jacques Chancel, sur France Inter, en décembre 1969.

Par ailleurs, Jean-Jacques Pauvert a republié, en 1976, "Les Décombres", best seller, de Lucien Rebatet paru en 1942 et la suite, écrite en prison après la libération, sous le titre : "Les mémoires d'un fasciste".

C'est en sa qualité d'éditeur que Jean-Jacques Pauvert a été invité, (et non Lucien Rebatet qui était décédé) par Bernard Pivot en 1976, dans son émission littéraire "Apostrophes" sur Antenne 2 pour parler de ce livre.
images/icones/fleur.gif  ( 916727 )Vous ne m'avez pas vexé, simplement... par Fenestri (2021-05-04 14:57:52) 
[en réponse à 916662]

Je ne pense pas que l'art soit innocent ! Certaines lectures peuvent faire beaucoup de mal (ou de bien), justement parce que la littérature est un moyen privilégié, me semble-t-il, pour s'insinuer assez loin dans l'esprit d'une personne. Cela vaut aussi, mais dans une moindre mesure, pour le cinéma. Que celui qui ne s'est jamais senti, ne serait-ce qu'une seconde, troublé car touché par un Eisenstein ou un Riefenstahl me lance la première pierre ! Cela ne veut pas dire qu'il faille brûler ces oeuvres. Simplement, on a le droit de prévenir.

Je ne vais pas répéter ad nauseam que je considère les Deux Étendards ET comme un grand livre ET comme un livre dangereux. Et c'est justement parce que je suis libre que je ne me sens pas obligé de m'incliner devant le livre dont Mitterrand aurait dit (je mets le conditionnel car j'aimerais vraiment connaître la source de cette phrase qu'on ressort à chaque fois), tel Clint Eastwood, que dans la vie, il y a deux catégories de personnes etc.

Il ne faut pas oublier que le livre a été écrit par un homme qui estimait que la foi catholique et les autres "dogmes" et "religions" sont "l’obstacle millénaire à notre connaissance de [l']au-delà, [s'il existe]".

Effectivement, seul Chancel a eu le courage d'interviewer Rebatet (comme le dit JP Parfu c'est Pauvert et ses favoris qui furent invités de Pivot, pour la republication des Décombres en version expurgée), dans une interview qui est d'ailleurs un modèle de journalisme (et d'où provient la citation précédente). Il est à noter que Rebatet n'en sort pas forcément grandi dans le sens où, gêné par certaines lignes des Décombres que lui ressort Chancel, il tente d'en minimiser la portée au lieu d'assumer ses propos comme doit le faire un écrivain.
images/icones/porrectus.png  ( 916635 )A lire de Rebatet par Jean-Paul PARFU (2021-05-03 16:30:23) 
[en réponse à 916617]

images/icones/neutre.gif  ( 916638 )On pourrait rapprocher ce livre par Sic transit (2021-05-03 17:16:14) 
[en réponse à 916635]

de l'Histoire du cinéma de Bardèche et Brasillach : deux sommes qui échappent au discrédit dont sont frappés leurs auteurs.
images/icones/fleche2.gif  ( 916640 )Oui en effet ! par Jean-Paul PARFU (2021-05-03 17:54:04) 
[en réponse à 916638]

Et comme vous le savez, Rebatet, et bien sûr Brasillach et Bardèche (à qui j'ai un jour serré la main et dis bonjour, lors d'un repas) se connaissaient très bien.

Rebatet était un grand mélomane et il est plus que probable que "l'histoire du cinéma" de Brasillach et Bardèche ait donné l'idée à Rebatet d'écrire un livre analogue sur la musique.

La différence entre les deux livres est que :

- le livre de Rebatet sur la musique commence avec les flûtes préhistoriques et s'achève en 1969, date de parution de l'ouvrage.

Le livre de Rebatet est toujours d'actualité et est, pour moi, l'un des livres de référence sur le sujet.

Je précise que c'est un livre de mélomane qui a une immense culture musicale et qu'il peut être mis entre toutes les mains, lu par un très grand public cultivé, sans aucune crainte. C'est d'ailleurs pourquoi ce livre est édité chez un éditeur grand public. Le lecteur qui ne connaît pas le parcours de Rebatet ne peut pas savoir, en lisant cet ouvrage de près de 1000 pages, quelles furent ses positions politiques.
images/icones/fleche2.gif  ( 916644 )Sa fascination pour la musique contemporaine par Fenestri (2021-05-03 18:04:22) 
[en réponse à 916640]

est d'ailleurs amusante, en ce que l'on sent que c'est le fasciste de 30 ans, fasciné par l'avant-garde, qui refait surface.

Pourtant, Boulez et les autres auraient plutôt tendance à être considérés aujourd'hui, par ceux qu'on affuble du nom de "fasciste", pour des déconstructeurs de gauche !
images/icones/nounours.gif  ( 916646 )Fascination est un grand mot par Jean-Paul PARFU (2021-05-03 18:28:46) 
[en réponse à 916644]

Tout au plus est-il "ouvert", intéressé. Rien de plus !

Je précise aux "liseurs" que son livre :

- s'intitule à dessein : "Une histoire de la musique" et non, par exemple : "Histoire de la musique" ;

- évoque la musique contemporaine au bout de la 900ème page environ (je n'ai pas le livre, édité chez Robert Laffont, sous les yeux).

Par ailleurs, il est clair que Lucien Rebatet, mort dans sa maison natale de la Drôme le 24 août 1972, aurait surpris plus d'un "Droitier" de notre époque, puisque autrefois violemment antisémite, il s'était pris d'admiration pour l'Etat d'Israël et était pour l'Europe et la construction européenne. Et, bien entendu, il était un anti-gaulliste virulent. Il racontait dans "Rivarol" qu'il se rasait lorsqu'il apprit la mort de De Gaulle, en écoutant la radio, et qu'il avait dansé de joie...

Lorsque Rebatet intégra "Rivarol" en 1958, Jean Madiran prit congé de l'hebdomadaire, estimant qu'il ne pouvait pas écrire dans le même journal que Rebatet ! C'est notamment Edith Delamare, aujourd'hui totalement et injustement oubliée, qui prit la chronique religieuse de l'hebdomadaire.
images/icones/idee.gif  ( 916694 )Conseil de lecture par Candidus (2021-05-04 01:07:37) 
[en réponse à 916605]

Puisque ce fil s'est dirigé sur des conseils de lecture, je me permets de mentionner un roman qu'il faut lire toute affaire cessante si vous ne l'avez déjà fait.

Il s'agit d'un chef-d'oeuvre de la littérature mondiale, une oeuvre qui en d'autres temps aurait valu le prix Nobel de littérature à son auteur.

J'évoque un roman animé du même souffle que Guerre et Paix ; un roman que la crise de notre civilisation concourt à ce qu'il demeure occulté, mais qui finira tôt ou tard par triompher de cette conspiration du silence.

J'ai nommé Le cheval rouge de Eugenio Corti.
images/icones/bravo.gif  ( 917580 )Bienvenue au fait par Ptitlu (2021-05-18 10:27:52) 
[en réponse à 916605]

Et n'hésitez pas à vous présenter.