Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=916231
images/icones/photo.gif  ( 916231 )Réponse en image à Eonix par Gaspard (2021-04-27 09:43:46) 

Eonix répondait ici à Philippe F qui souhaitait des idées pour écrire une lettre d'une association catholique à des candidats aux élections départementales:

Ce n'est pas en vous rendant aux urnes que vous obtiendrez quelque chose.

Je tombe sur cette image qui me semble une réponse à Eonix :
images/icones/attention.gif  ( 916241 )Vous confondez vote et islamisation par Eonix (2021-04-27 12:52:07) 
[en réponse à 916231]

L'islamisation est là et est arrivée par le vote.
Alors ne vous étonnez pas que des islamistes votent.
Vous avez peur, c'est trop tard.
Derrière vous avez la Turquie et les frères musulmans à la manœuvre.
Vous pouvez dire un grand merci à Sarkozy.
Et à tout ceux qui leur donnent la nationalité.
L'immigration, le vote, sont des armes qui se retournent contre la France.

Et surtout vous devez comprendre, que c'est l'organisation de la campagne Macron.

Les urnes c'est la division, les gens se définissent par rapport à ceux qui organisent l'immigration, ou prétendent la combattre, qui ne sont que des marionnettes choisies. Ils sont de de gauche, de droite, d'extrême gauche, d'extrême droite.

mais qui est français dans tout cela ?

images/icones/2a.gif  ( 916244 )Ce discours anti-vote par Jean-Paul PARFU (2021-04-27 13:23:36) 
[en réponse à 916241]

est une folie et la victoire anticipée de nos ennemis !

Lors de ses jubilés sacerdotaux, Mgr Lefebvre prêchait l'engagement des chrétiens en politique.

Ne pas voter, c'est ne pas combattre ! Ne pas voter est une fausse compréhension de l'attitude du chrétien, c'est une forme de fidéisme, d'angélisme et de surnaturalisme.

Si l'on ne tient pas les deux bouts de la chaine : action et contemplation, on n'a pas compris ce qu'est le christianisme et la vie chrétienne.

Dire, "je ne vote pas parce que tel parti ne défend pas à 100% la bioéthique chrétienne", c'est dire qu'il faut arracher le bon grain avec l'ivraie. C'est masquer son manque de courage derrière une prétention à une absolue pureté morale, impossible ici-bas et dans la société actuelle, c'est une hypocrisie vertueuse vraiment vile !

Appeler à ne pas voter est un appel à la désertion devant l'ennemi !
images/icones/neutre.gif  ( 916261 )Tout à fait d accord: se battre par Germanicus (2021-04-27 16:24:03) 
[en réponse à 916244]

Et pas seulement en paroles ou avec ce pessimisme propre à certains: tout le monde est pourri et le monde va mal.

*St Pie X rappelait que si les méchants l etait autant ,c est parce que les bons etaient faibles!


Peut être choisir en entre non pas la fièvre et le cholera mais entre un régime d impôts ,d islamisation forcée et de culture de mort débridée et quelque chose qui freinerait la chute vers le bas!

Oui ,nous sommes bas en France mais pas seulement là.Ailleurs tout n est pas rose non plus.
images/icones/iphone.jpg  ( 916264 )Saint Pie x par Eonix (2021-04-27 16:28:54) 
[en réponse à 916261]

Leur monde n’était pas le Notre en politique.
D’après vous le vote va donner aux Bon la force?

Vous vous battez contre des moulins à vent vous vous épuisez.
images/icones/iphone.jpg  ( 916262 )Vous vous trompez aussi par Eonix (2021-04-27 16:25:54) 
[en réponse à 916244]

Je ne vote pas car voter ne sert qu’à valider le choix qui a été fait en amont par d’autres. Vous n’êtes pas dans un système où vous pouvez exprimer vos choix, mais où l’on vous manipule, pour faire valider des choix qui n’auraient jamais été les vôtres.

Ce n’est pas une question de pourcentage d’adéquation, avec des idées conformes à la doctrine chrétienne.

Que vous votiez ou pas vous êtes dedans.
En votant vous nourrissez le système, en ne votant pas vous déclenchez l’autophagie. Obligeant le système à montrer son visage.
La manipulation qui consiste à vous faire peur en vous disant que les islamistes vont aller voter, c’est le vrai visage du système. Il vous manœuvre pour augmenter la participation, car les politiques ont peur d’une seule chose que personne n’aille voter.
Alors une fois de plus comme pour le virus c’est la stratégie de la peur et cela fonctionne.
Encore une fois ce qui va vous arriver sera le fruit de votre peur. Vous le cherchez, vous le voulez, vous l’aurez.
Vous avez peur des islamistes posez vous la question de savoir pourquoi?
La théorie du vote par la peur des islamistes et stupide, il faut être naïf pour le croire.
Je sais bien que Sarkozy Macron ont trahi et dépecé la France. Mais croyez vous que le mondialisme acceptera que le feu nucléaire français tombe aux mains des islamistes ?
C’est ridicule. Cessez d’avoir peur, allez à la messe prenez un bon petit déjeuner, comme vous l’aimez. Faites un bon repas à midi une bonne sieste, une promenade et vous serez plus heureux que d’aller fournir un emploi une situation faite pour vous asservir, à un politicien.
L’époque de Mgr Lefebvre est révolue.

Bon je ne répondrai plus ce n’est pas le sujet du forum vous continuerez à scier votre avenir, et moi je passerai un bon Dimanche, plutôt que de m’asservit à des traitres.

Souvenez vous au moins de la manière dont Fillon fut traité et dont le référendum sur le traité constitutionnel fut balayé. Vous trouverez aussi des vidéos vous montrant comment des lois et amendements sont validés à l’assemblée. Mais vous avez le droit de croire que votre voix changera le monde.
images/icones/fleche2.gif  ( 916270 )En revanche par Luc de Montalte (2021-04-27 19:40:18) 
[en réponse à 916244]

Il est parfois bon de se rappeler que voter c'est aussi financer le parti pour lequel on vote. Donc voter contre ses opinions (pour un parti dirigé par exemple par une souverainiste jacobine et progressiste), c'est s'assurer que rien ne change jamais.

D'accord avec vous sur l'absurdité de ne pas voter par principe en revanche.
images/icones/neutre.gif  ( 916356 )Oui par Eonix (2021-04-28 15:31:28) 
[en réponse à 916270]


D'accord avec vous sur l'absurdité de ne pas voter par principe



Comme il est stupide de voter pour voter, ce qui est la ligne de ce fil.
Ce que vous faites remarquer en écrivant encore:



Il est parfois bon de se rappeler que voter c'est aussi financer le parti pour lequel on vote. Donc voter contre ses opinions (pour un parti dirigé par exemple par une souverainiste jacobine et progressiste), c'est s'assurer que rien ne change jamais.



On va même chercher des arguments chez les "vers" (Merci XA pour la source) parti dont l'objectif mis à part de tromper ses électeurs, est la création d'un climat nauséabond, avec sa politique de délation, et ses mensonges, et son recyclage de personnages nauséabond comme cohn bendit, qui fonctionne avec la haine de la France.
images/icones/photo.gif  ( 916280 )Réponse en image à Gaspard par Goupillon (2021-04-27 21:13:23) 
[en réponse à 916231]

images/icones/1y.gif  ( 916340 )humm... par Fran6 (2021-04-28 12:52:59) 
[en réponse à 916280]

Merci, j'imagine que le pape parle de "voyages dramatiques", outre les décès évidement, en raison du fait que cela appauvrit les pays de départ, que cela menace les pays d'arrivée d'une islamisation toujours plus agressive et que plus globalement favoriser l'immigration de masse quand on a plus la force ou le courage en Europe de rappeler la Vérité est un péché gravissime ? C'est bien ça ? ;)

Et j'imagine que ses propos du pape représentent 1% de tout ce qu'il dit sans cesse sur les chrétiens persécutés en terre d'islam, en chine, etc ? et qu'il n'arrête pas de rappeler l'importance d'évangéliser, de redire qu'il n'y a qu'une Vérité qui est annoncée par l'Eglise ?

Si évidemment, cela n'était pas le cas, nous serions face à un très très gros problème de crédibilité, voire bien pire ...
images/icones/neutre.gif  ( 916346 )Ce message du pape par Gaius (2021-04-28 13:46:19) 
[en réponse à 916280]

semble inspiré par celui de Mgr Saliege du 23 août 1942. Des cœurs endurcis s'en indignèrent. Aujourd'hui nul catholique n'oserait nier que "les étrangers sont des hommes, les étrangères sont des femmes. Tout n'est pas permis contre eux. Ils font partie du genre humain. Ils sont nos frères comme tant d'autres".
images/icones/1j.gif  ( 916349 )C'est reparti pour un tour ! par Goupillon (2021-04-28 14:23:58) 
[en réponse à 916346]

Et les heures les plus sombres... toussa.

Le disque est rayé mais tourne encore !
images/icones/find.gif  ( 916351 )Personne ne nie que les étrangers sont des hommes par Jean-Paul PARFU (2021-04-28 14:36:49) 
[en réponse à 916346]

Vous situez mal le problème. Pour faire simple, vous insinuez que auriez du coeur, tandis que nous n'en aurions pas.

Le problème, ce sont les déplacements de populations entières et les dangers qu'ils peuvent représenter.

César était intervenu en Gaule afin d'empêcher les Helvètes de quitter leurs montagnes pour s'installer dans la Saintonge actuelle.

Les Chinois sédentaires ont bâti la Grande Muraille pour se protéger des tribus nomades mongols du nord.

Les Romains ont construit le "Limes" pour protéger l'Empire des incursions barbares.

Les juifs d'Israël ont construit un mur qui les sépare des territoires palestiniens.

Les Turcs ont bâti un mur à la frontière avec la Syrie et l'Irak contre le Kurdistan.

Les Américains, bien avant Trump, ont érigé un mur à leur frontière avec le Mexique.

Vous-même, vivez dans une maison ou un appartement qui a des murs et une porte que vous fermez à clé. Je doute que vous souhaitiez que des gens s'installent chez vous et que vous n'avez pas invités ?!

Ce sont vos enfants ou vos parents qui hériteront de vos biens et non l'humanité !

Peut-être deviez-vous lire le post que j'avais rédigé sur le sujet, il y a quelques années ici
images/icones/nounours.gif  ( 916358 )Personne nie par Jean-Paul PARFU (2021-04-28 16:02:32) 
[en réponse à 916351]

Ou nous ne nions pas que ... C'est, bien entendu, ce que je voulais écrire.
images/icones/nounours.gif  ( 916353 )Niveau un peu nunuche quand même par Goupillon (2021-04-28 14:49:02) 
[en réponse à 916346]


les étrangers sont des hommes, les étrangères sont des femmes.


Ah bon ? Cette découverte est sensationnelle.

Et saviez-vous que l'eau ça mouille, et que le vent ça souffle ?

images/icones/neutre.gif  ( 916306 )Ah ! C'est donc çà le vote ... par Francis Dallais (2021-04-27 23:43:07) 
[en réponse à 916231]

Et dire qu'Octave Mirebeau écrivait cela en 1888 !
Un texte à savourer avec délectation et à faire connaître

Francis Dallais


La Grève des électeurs.
Octave MIRBEAU
Le Figaro, 28 novembre 1888

Une chose m'étonne prodigieusement — j'oserai dire qu'elle me stupéfie — c'est qu'à l'heure scientifique où j'écris, après les innombrables expériences, après les scandales journaliers, il puisse exister encore dans notre chère France (comme ils disent à la Commission du budget) un électeur, un seul électeur, cet animal irrationnel, inorganique, hallucinant, qui consente à se déranger de ses affaires, de ses rêves ou de ses plaisirs, pour voter en faveur de quelqu'un ou de quelque chose. Quand on réfléchit un seul instant, ce surprenant phénomène n'est-il pas fait pour dérouter les philosophies les plus subtiles et confondre la raison ?
Où est-il le Balzac qui nous donnera la physiologie de l'électeur moderne ? et le Charcot qui nous expliquera l'anatomie et les mentalités de cet incurable dément ? Nous l'attendons.
Je comprends qu'un escroc trouve toujours des actionnaires, la Censure des défenseurs, l'Opéra-Comique des dilettanti, le Constitutionnel des abonnés, M. Carnot des peintres qui célèbrent sa triomphale et rigide entrée dans une cité languedocienne ; je comprends M. Chantavoine s 'obstinant à chercher des rimes ; je comprends tout. Mais qu'un député, ou un sénateur, ou un président de République, ou n'importe lequel parmi tous les étranges farceurs qui réclament une fonction élective, quelle qu'elle soit, trouve un électeur, c'est-à-dire 1'être irrêvé, le martyr improbable, qui vous nourrit de son pain, vous vêt de sa laine, vous engraisse de sa chair, vous enrichit de son argent, avec la seule perspective de recevoir, en échange de ces prodigalités, des coups de trique sur la nuque, des coups de pied au derrière, quand ce n'est pas des coups de fusil dans la poitrine, en vérité, cela dépasse les notions déjà pas mal pessimistes que je m'étais faites jusqu'ici de la sottise humaine, en général, et de la sottise française en particulier, notre chère et immortelle sottise, ô chauvin !
Il est bien entendu que je parle ici de l'électeur averti, convaincu, de l'électeur théoricien, de celui qui s'imagine, le pauvre diable, faire acte de citoyen libre, étaler sa souveraineté, exprimer ses opinions, imposer — ô folie admirable et déconcertante — des programmes politiques et des revendications sociales ; et non point de l'électeur « qui la connaît » et qui s'en moque, de celui qui ne voit dans « les résultats de sa toute-puissance » qu'une rigolade à la charcuterie monarchiste, ou une ribote au vin républicain. Sa souveraineté à celui-là, c'est de se pocharder aux frais du suffrage universel. Il est dans le vrai, car cela seul lui importe, et il n'a cure du reste. Il sait ce qu'il fait. Mais les autres ?
Ah ! oui, les autres ! Les sérieux, les austères, les peuple souverain, ceux-là qui sentent une ivresse les gagner lorsqu'ils se regardent et se disent : « Je suis électeur ! Rien ne se fait que par moi. Je suis la base de la société moderne. Par ma volonté, Floque fait des lois auxquelles sont astreints trente-six millions d'hommes, et Baudry d'Asson aussi, et Pierre Alype également. » Comment y en a-t-il encore de cet acabit ? Comment, si entêtés, si orgueilleux, si paradoxaux qu'ils soient, n'ont-ils pas été, depuis longtemps, découragés et honteux de leur œuvre ? Comment peut-il arriver qu'il se rencontre quelque part, même dans le fond des landes perdues de la Bretagne, même dans les inaccessibles cavernes des Cévennes et des Pyrénées, un bonhomme assez stupide, assez déraisonnable, assez aveugle à ce qui se voit, assez sourd à ce qui se dit, pour voter bleu, blanc ou rouge, sans que rien l'y oblige, sans qu'on le paye ou sans qu'on le soûle ?
À quel sentiment baroque, à quelle mystérieuse suggestion peut bien obéir ce bipède pensant, doué d'une volonté, à ce qu'on prétend, et qui s'en va, fier de son droit, assuré qu'il accomplit un devoir, déposer dans une boîte électorale quelconque un quelconque bulletin, peu importe le nom qu'il ait écrit dessus ?... Qu'est-ce qu'il doit bien se dire, en dedans de soi, qui justifie ou seulement qui explique cet acte extravagant ?
Qu'est-ce qu'il espère ? Car enfin, pour consentir à se donner des maîtres avides qui le grugent et qui l'assomment, il faut qu'il se dise et qu'il espère quelque chose d'extraordinaire que nous ne soupçonnons pas. Il faut que, par de puissantes déviations cérébrales, les idées de député correspondent en lui à des idées de science, de justice, de dévouement, de travail et de probité ; il faut que dans les noms seuls de Barbe et de Baihaut, non moins que dans ceux de Rouvier et de Wilson, il découvre une magie spéciale et qu'il voie, au travers d'un mirage, fleurir et s'épanouir dans Vergoin et dans Hubbard, des promesses de bonheur futur et de soulagement immédiat. Et c'est cela qui est véritablement effrayant. Rien ne lui sert de leçon, ni les comédies les plus burlesques, ni les plus sinistres tragédies.
Voilà pourtant de longs siècles que le monde dure, que les sociétés se déroulent et se succèdent, pareilles les unes aux autres, qu'un fait unique domine toutes les histoires : la protection aux grands, l'écrasement aux petits. Il ne peut arriver à comprendre qu'il n'a qu'une raison d'être historique, c'est de payer pour un tas de choses dont il ne jouira jamais, et de mourir pour des combinaisons politiques qui ne le regardent point.
Que lui importe que ce soit Pierre ou Jean qui lui demande son argent et qui lui prenne la vie, puisqu'il est obligé de se dépouiller de l'un, et de donner l'autre ? Eh bien ! non. Entre ses voleurs et ses bourreaux, il a des préférences, et il vote pour les plus rapaces et les plus féroces. Il a voté hier, il votera demain, il votera toujours. Les moutons vont à l'abattoir. Ils ne se disent rien, eux, et ils n'espèrent rien. Mais du moins ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera, et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que les bêtes, plus moutonnier que les moutons, l'électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des Révolutions pour conquérir ce droit.
Ô bon électeur, inexprimable imbécile, pauvre hère, si, au lieu de te laisser prendre aux rengaines absurdes que te débitent chaque matin, pour un sou, les journaux grands ou petits, bleus ou noirs, blancs ou rouges, et qui sont payés pour avoir ta peau ; si, au lieu de croire aux chimériques flatteries dont on caresse ta vanité, dont on entoure ta lamentable souveraineté en guenilles, si, au lieu de t'arrêter, éternel badaud, devant les lourdes duperies des programmes ; si tu lisais parfois, au coin du feu, Schopenhauer et Max Nordau, deux philosophes qui en savent long sur tes maîtres et sur toi, peut-être apprendrais-tu des choses étonnantes et utiles. Peut-être aussi, après les avoir lus, serais-tu moins empressé à revêtir ton air grave et ta belle redingote, à courir ensuite vers les urnes homicides où, quelque nom que tu mettes, tu mets d'avance le nom de ton plus mortel ennemi. Ils te diraient, en connaisseurs d'humanité, que la politique est un abominable mensonge, que tout y est à l'envers du bon sens, de la justice et du droit, et que tu n'as rien à y voir, toi dont le compte est réglé au grand livre des destinées humaines.
Rêve après cela, si tu veux, des paradis de lumières et de parfums, des fraternités impossibles, des bonheurs irréels. C'est bon de rêver, et cela calme la souffrance. Mais ne mêle jamais l'homme à ton rêve, car là où est l'homme, là est la douleur, la haine et le meurtre. Surtout, souviens-toi que l'homme qui sollicite tes suffrages est, de ce fait, un malhonnête homme, parce qu'en échange de la situation et de la fortune où tu le pousses, il te promet un tas de choses merveilleuses qu'il ne te donnera pas et qu'il n'est pas d'ailleurs, en son pouvoir de te donner. L'homme que tu élèves ne représente ni ta misère, ni tes aspirations, ni rien de toi ; il ne représente que ses propres passions et ses propres intérêts, lesquels sont contraires aux tiens. Pour te réconforter et ranimer des espérances qui seraient vite déçues, ne va pas t'imaginer que le spectacle navrant auquel tu assistes aujourd'hui est particulier à une époque ou à un régime, et que cela passera. Toutes les époques se valent, et aussi tous les régimes, c'est-à-dire qu'ils ne valent rien. Donc, rentre chez toi, bonhomme, et fais la grève du suffrage universel. Tu n'as rien à y perdre, je t'en réponds ; et cela pourra t'amuser quelque temps. Sur le seuil de ta porte, fermée aux quémandeurs d'aumônes politiques, tu regarderas défiler la bagarre, en fumant silencieusement ta pipe.
Et s'il existe, en un endroit ignoré, un honnête homme capable de te gouverner et de t'aimer, ne le regrette pas. Il serait trop jaloux de sa dignité pour se mêler à la lutte fangeuse des partis, trop fier pour tenir de toi un mandat que tu n'accordes jamais qu'à l'audace cynique, à l'insulte et au mensonge.
Je te l'ai dit, bonhomme, rentre chez toi et fais la grève.
images/icones/attention.gif  ( 916354 )Pensez à citer votre source par XA (2021-04-28 14:50:23) 
[en réponse à 916231]

en l'espèce le Salon Beige.