Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=915776
images/icones/1h.gif  ( 915776 )Béatification avant-hier d'un prêtre jureur et martyr par Vox clamantis (2021-04-19 09:22:48) 

Samedi, les religieux martyrs de Casamari ont été béatifiés à l'abbaye même par le préfet de la congrégation pour la cause des saints : ici

La cas qui m'intéresse ici est celui de Siméon Cardon. L'article dont j'ai mis le lien plus haut le présente comme réfractaire à la Constitution civile du clergé, Nominis ajout même qu'il s'y est opposé publiquement.

Or il semble que ce soit plus compliqué que cela : le frère Siméon Cardon de son nom de religion, Ignace Cardon de son nom de baptême, a été curé constitutionnel de la paroisse de Sommières dans le Gard (ici). Il s'y est même marié avec une ex-ursuline du couvent local.

Il a par la suite émigré dans les États pontificaux et est mort réconcilié avec l'Eglise, et martyr.

Néanmoins je suis perplexe devant cette communication officielle (Vatican News, Nominis) qui cache cet aspect de sa vie et même dit le contraire !
images/icones/hein.gif  ( 915838 )D'après sa biographie par Ptitlu (2021-04-19 18:30:37) 
[en réponse à 915776]

Il serait né à Cambrai et aurait fui la France en 1795, il n'y a que très peu de détails sur sa période française, il aurait été moine bénédictin à Paris.

Il peut y avoir eu deux Cardons homonymes ?

https://centroricercheestudidellatradizione.blogspot.com/2014/05/i-martiri-cistercensi-di-casamari.html

Priore e cellerario, nacque a Cambrai. Monaco benedettino a Parigi, durante la Rivoluzione, fuggì dalla Francia e, il 5 maggio 1795, raggiunse rocambolescamente Casamari, dove vestì l’abito cistercense. 
Per bontà ed esemplarità di vita fu nominato prima economo e successivamente priore dell’abbazia. All’approssimarsi dell’esercito francese in ritirata, dapprima decise di fuggire con i monaci, ma poi esortò gli stessi a rimanere. 
Il 13 maggio accolse il drappello degli sbandati e distribuì loro cibo e bevande, ma davanti alla loro furia distruttiva, si nascose nell’orto. Riavutosi, ritornò nella sua cella, dove fu assalito dai soldati che reclamavano i tesori del monastero. Fu ferito alla testa ed alle mani, mentre cercava di parare i colpi di sciabola. 
Morì verso le sette del mattino seguente. Aveva cinque ferite: due colpi di baionetta nel corpo, un colpo di sciabola nella testa, uno sul braccio destro e uno sulla coscia sinistra.
images/icones/carnet.gif  ( 915840 )L'épisode de Sommières par Ptitlu (2021-04-19 18:34:22) 
[en réponse à 915838]

est cité ici https://www.persee.fr/doc/ahrf_0003-4436_2005_num_341_1_2781

images/icones/neutre.gif  ( 915843 )Oui par Vox clamantis (2021-04-19 19:45:26) 
[en réponse à 915840]

Sauf erreur de ma part le lien était déjà dans mon post.
images/icones/fleche2.gif  ( 915869 )Une biographie... par Luc de Montalte (2021-04-20 10:17:20) 
[en réponse à 915776]

... qui n'évoque pas l'épisode jureur, au contraire. Peut-être votre article fait-il une confusion avec l'épisode ci-dessous (j'ai regardé rapidement mais c'est une simple note de bas de page donc envisageable) ?

Collectanea Cisterciensia 82 (2020) 393-409
Pierdomenico M. VOLPI, ocist


Le père Simeone M. Cardon (Ignace-Alexandre-Joseph) naquit à
Cambrai ; dès son enfance, il embrassa l’état ecclésiastique et, après
avoir été ordonné prêtre, aspirant à une vie plus unie au Seigneur, il
entra chez les bénédictins. Il fait profession monastique dans l’abbaye
bénédictine de Saint-Faron de Meaux, de la Congrégation de Saint-
Maur, le 4 août 178212. Lorsque la Révolution française éclata et força
le clergé à jurer allégeance à la nouvelle constitution, il se trouva un
jour au Parlement alors qu’un prêtre plaidait devant un large public
pour des choses contraires à la religion catholique ; ce prêtre reçut
évidemment une chaleureuse ovation. Une fois que le prêtre eut fini
de parler, le père Siméon monta sur l’estrade et, plein de zèle pour sa
foi, attaqua le prêtre et ses paroles blasphématoires.
Le public ne fut pas d’accord avec les propos du moine bénédictin
et demanda qu’il soit réduit au silence. Face à ces protestations, le père
Simeone répondit : « Si tous ont la faculté et la liberté de parler, alors
moi aussi, je l’ai13. » Il poursuivit son discours en réfutant tout ce que
le prêtre avait dit. Sentant que le peuple se déchaînait violemment
contre lui, il pensa qu’il valait mieux s’enfuir. Pour ne pas se faire
remarquer, car il était désormais connu, il se déguisa en marin et,
laissant Paris, il partit pour Rome.
Au cours du voyage, comme il ne connaissait pas la langue
italienne, on le regardait avec suspicion et il dut donc voyager surtout
la nuit, cherchant abri dans des cabanes, et il était souvent chassé par
les propriétaires de ces logements de fortune. Il subit des souffrances
indicibles dues à la faim, la soif et la fatigue. Finalement arrivé à
Rome, il décida de consacrer sa vie à sa propre sanctification et, avec
la permission du Saint-Siège, il entra au monastère de Casamari en
mai 1796.
Il prit l’habit et fit profession solennelle le 5 mai 1797. Étant donné
sa bonté et sa vie exemplaire, il fut nommé d’abord économe et puis
prieur de l’abbaye. Il observait scrupuleusement la Règle et les Us ; sa
charité était grande
Etc.