Le Forum Catholique

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images/icones/mitre4.png  ( 914566 )Cardinal Sarah: Les normes du décret manquent de justice et d'amour par Chicoutimi (2021-04-04 05:45:36) 

Un article publié par Diakonos:

Observations concernant les nouvelles normes pour les Messes à Saint-Pierre

par le Cardinal Sarah, le 29 mars 2021

''Je voudrais spontanément ajouter ma voix à celle des cardinaux Raymond L. Burke, Gerhard L. Müller et Walter Brandmüller, qui ont déjà exprimé leur propre opinion concernant les dispositions prises le 12 mars dernier par le Secrétairerie d’État du Vatican, qui interdit la célébration individuelle de l’Eucharistie sur les autels latéraux de la basilique Saint-Pierre.

Mes confrères cardinaux que je viens de citer ont déjà mis en évidence plusieurs problématiques légales concernant le texte de la Secrétairerie d’État.

Le cardinal Burke, en excellent canoniste qu’il est, a mis en évidence les importants problèmes juridiques, non sans apporter d’autres considérations pertinentes.

Le cardinal Müller a également remarqué un certain défaut de compétence, c’est-à-dire d’autorité, de la part de la Secrétairerie d’État concernant la décision en question. Son Éminence, qui est un théologien célèbre, a également fait quelques allusions rapides mais substantielles à certaines questions théologiques pertinentes.

Le cardinal Brandmüller s’est concentré sur la question de la légitimité d’un tel usage de l’autorité et a également émis l’hypothèse – sur base de sa sensibilité de grand historien de l’Église – que la décision concernant les Messes dans la basilique pourrait représenter un « ballon d’essai » en vue de futures décisions qui pourraient concerner l’Église universelle.

(...)

La décision concernant la forme extraordinaire du rite romain est également singulière. A partir d’aujourd’hui, elle ne sera plus autorisée, dans une limite maximale de quatre célébrations par jour, que dans la Chapelle Clémentine des Grottes vaticanes, et sera totalement interdite sur tout autre autel de la basilique et des Grottes.

Il est également précisé que de telles célébrations ne pourront être effectuées que par des prêtres « autorisés ». Cette indication, outre le fait qu’elle ne respecte pas les normes contenues dans le Motu Proprio «Summorum Pontificum» de Benoît XVI, est également ambigüe : qui devrait autoriser ces prêtres ? Pour quelle raison ne faudrait-il plus jamais célébrer la forme extraordinaire dans la basilique ? Quel danger représente-t-elle pour la dignité de la liturgie ?

Imaginons qu’un jour, un prêtre catholique d’un autre rite que le rite romain se présente à la sacristie de Saint-Pierre. On ne pourrait bien sûr pas lui imposer de concélébrer dans le rite romain, il faudrait donc se demander : ce prêtre pourra-t-il célébrer dans son propre rite ? La basilique Saint-Pierre représente le centre de la catholicité, il vient donc spontanément à l’esprit qu’une telle célébration soit permise. Mais si une célébration effectuée selon l’un des autres rites catholiques peut avoir lieu, en vertu de l’égalité des droits, il faudrait à plus forte raison reconnaître aux prêtres de rite romain la liberté de célébrer dans la forme extraordinaire de ce dernier.

Pour toutes les raisons exposées ici et pour bien d’autres raisons encore, avec un nombre immense de baptisés (dont beaucoup veulent pas ou ne peuvent pas manifester leur propre opinion), je supplie humblement le Saint-Père de décider du retrait des récentes normes décrétées par la Secrétairerie d’État, qui manquent autant de justice que d’amour, qui ne correspondent pas à la vérité ni au droit, qui ne contribuent pas à la dignité de la célébration, à la participation dévote à la Messe ni à la liberté des enfants de Dieu mais les mettent plutôt en péril. » (...)''

Pour lire en entier, c'est ICI
images/icones/carnet.gif  ( 914567 )Cardinal Zen: la Secrétairerie d’État est un ""repaire de brigands'' par Chicoutimi (2021-04-04 05:53:14) 
[en réponse à 914566]

Un lettre publié par Diakonos:

Quelques heures après la publication sur Settimo Cielo de la demande du cardinal Robert Sarah au Pape de retirer l’interdiction de célébrer des messes «individuelles» dans la basilique Saint-Pierre, à Hong Kong, le cardinal Joseph Zen Zekiun a mis en ligne sur son blog la «lettre ouverte au cardinal Sarah» suivante, en anglais et en italien.

La voici en français.


*

À son Éminence le Card. Robert Sarah,


Chère Éminence,

La douleur et indignation ont envahi mon cœur quand j’ai appris cette nouvelle incroyable : ils ont interdit les messes privées à Saint-Pierre !

S’il n’y avait pas les restrictions imposées par le coronavirus, j’aurais pris le premier vol pour venir à Rome et me mettre à genoux devant la porte de Sainte-Marthe jusqu’à ce que le Saint-Père fasse retirer cet édit.

C’était la chose qui renforçait le plus ma propre foi chaque fois que je venais à Rome : à sept heures précises, on entre dans la sacristie (je rencontrais presque toujours le même saint homme, l’archevêque et ensuite cardinal Paolo Sardi), un jeune prêtre s’avance et m’aide à revêtir les ornements, puis ils me conduisent à un autel (dans la basilique ou dans les grottes, aucune différence pour moi, nous sommes dans la basilique de Saint-Pierre !). Je pense que, de toute ma vie, ce sont les messes que j’ai célébrées avec le plus de ferveur et d’émotion, parfois avec les larmes aux yeux en pensant à nos martyrs vivant en Chine (aujourd’hui abandonnés et poussés dans les griffes de l’Église schismatique du « Saint-Siège » [c’est ainsi que se présentait ce document de juin 2020 sans signature et sans la révision de la Congrégation pour la doctrine]).

Il est temps de redimensionner les pouvoirs disproportionnés de la Secrétairerie d’État. Qu’ils retirent leurs mains sacrilèges de la maison commune de tous les fidèles du monde ! Qu’ils se contentent de jouer à la diplomatie mondaine avec le père du mensonge. Qu’ils fassent même de la Secrétairerie d’État un « repaire de brigands » s’ils le veulent, mais qu’ils laissent en paix le peuple de Dieu dévot.

« C’était la nuit ! » (Jean 13:30)


Votre frère Joseph Zen, SDB

Source
images/icones/1v.gif  ( 914600 )pour moi, le plus délicieux, c'est par jejomau (2021-04-04 20:59:57) 
[en réponse à 914567]

Ces quelques mots assassins : "l’Église schismatique du « Saint-Siège »

Il a tout dit de ce que pensent à ce sujet beaucoup de fidèles. Même Mgr Vigano ne l'a pas encore dit..
images/icones/1n.gif  ( 914624 )En réalité par Rémi (2021-04-05 12:38:26) 
[en réponse à 914600]

le cardinal écrit


... our living martyrs in China (now abandoned and pushed into the bosom of the schismatic church BY the “Holy See” ...




à propos de la prétendue église patriotique chinoise, donc, et ses évêques schismatiques sacrés sans mandat mais récemment réintégrés, au grand désespoir, fort compréhensible, de son Eminence.

Source : blog du cardinal Zen.



Vous avez d'étranges occasions de vous réjouir, Jejomau, voire des joies malsaines. Et c'est un plaisir de les doucher !


images/icones/bravo.gif  ( 914626 )Merci ! par Ptitlu (2021-04-05 13:17:06) 
[en réponse à 914624]

Le cardinal Zen, c'est tout de même d'un autre niveau que ce triste Mgr Ngo Dinh Vigano...
images/icones/bravo.gif  ( 914629 )Oui, évidemment par Luc de Montalte (2021-04-05 14:28:17) 
[en réponse à 914624]

L'Église schismatique dont parle le cardinal Zen est l'Église patriotique chinoise contrôlée par le PCC.
images/icones/mitre4.png  ( 914568 )Mgr Viganò: Les modernistes veulent abroger Summorum pontificum par Chicoutimi (2021-04-04 06:49:15) 
[en réponse à 914566]

Traduction d'une nouvelle lettre de Mgr Viganò, concernant le décret interdisant les messes privées à la Basilique Saint-Pierre, publiée sur le blog de Marco Tosatti:

Mgr Viganò: Abus à Saint-Pierre, et silence complice des prélats

le 31 mars 2021

''Le 12 mars, par une ordonnance émise sans signature, ni numéro de protocole ni destinataire, la première section du Secrétaire d’État a interdit la célébration de messes privées dans la Basilique Saint-Pierre au Vatican, à partir du premier dimanche de la Passion. Dans les jours suivants, les cardinaux Raymond L.Burke, Gerhard L.Müller, Walter Brandmüller, Robert Sarah et Joseph Zen ont exprimé leur perplexité justifiée face à cette décision qui, en raison de la forme irrégulière dans laquelle elle a été rédigée, laisse à conclure qu'elle est un ordre explicite de Jorge Mario Bergoglio.

La doctrine catholique nous enseigne la valeur de la Sainte Messe, la gloire qu'elle offre à la Très Sainte Trinité et la puissance du Saint Sacrifice pour les vivants et pour les morts. Nous savons aussi que la valeur et l'efficacité de la Sainte Messe ne dépendent pas du nombre de fidèles qui y assistent ni de la dignité du célébrant, mais plutôt de la réitération non-sanglante du même Sacrifice de la Croix à travers l'œuvre du prêtre-célébrant, qui agit in persona Christi et au nom de toute la Sainte Église: suscipiat Dominus sacrificium de manibus tuis, ad laudem et gloriam nominis sui; ad utilitatem quoque nostram totiusque Ecclesiae suae sanctae.

La décision scandaleuse d'un fonctionnaire anonyme de la Secrétairerie d'État, facilement identifié comme l'innommable Archevêque Edgar Peña Parra, rend malheureusement simplement explicite ce qui est déjà la pratique dans les diocèses du monde entier: depuis soixante ans les déviations doctrinales introduites par Vatican II ont insinué que la messe offerte sans le peuple n'a aucune valeur, ou qu'elle a moins de valeur qu'une concélébration ou une messe à laquelle assistent les fidèles. Les normes liturgiques post-conciliaires interdisent l'érection de plusieurs autels dans la même église et prescrivent que lors de la célébration d'une messe à l'autel principal, d'autres messes ne doivent pas être célébrées aux autels latéraux. Le Missale Romanum montinien fournit même un rite spécifique pour la Missa sine populo, dans lequel les salutations sont omises - par exemple, le Dominus vobiscum ou l'Orate, fratres - comme si, en plus de ceux présents, la Cour céleste et les âmes du purgatoire n’assistaient pas également au sacrifice eucharistique. Lorsqu'un prêtre se présente dans une sacristie du monde pour demander à pouvoir célébrer la messe - je ne dis pas dans le rite tridentin, mais aussi dans le rite réformé - il entend invariablement la réponse qu'il peut se joindre à la concélébration précédemment programmée, et en tout cas il est regardé avec suspicion s'il demande à pouvoir célébrer sans avoir quelques fidèles présents. Il est inutile d'objecter que la célébration d'une messe privée est le droit de tout prêtre: les hommes conciliaires savent aller bien au-delà de la lettre de la loi pour appliquer l'esprit de Vatican II avec une cohérence tétragonale, manifestant sa vraie nature.

D'autre part, la messe réformée a été modifiée afin d'atténuer, de faire taire ou de nier explicitement les dogmes catholiques qui constituent un obstacle au dialogue œcuménique: parler des quatre buts de la messe est considéré comme scandaleux, car cette doctrine dérange ceux qui nient la valeur latreutique, propitiatoire, d'action de grâce et impétratoire du Saint Sacrifice, telle que définie par le Concile de Trente.

Pour les modernistes, rien n'est plus détestable que la célébration simultanée de plusieurs messes, tout comme la célébration coram Sanctissimo (c'est-à-dire devant le tabernacle placé au-dessus de l'autel) qui leur est intolérable. La Sainte Messe, pour eux, est un souper, une fête conviviale, et non un sacrifice: pour cette raison l'autel est remplacé par une table, et le tabernacle n'est plus présent au-dessus de l'autel mais déplacé vers «un endroit plus approprié pour la prière et le souvenir; » pour cette raison, le célébrant fait face au peuple et non à Dieu.

L'ordonnance de la Secrétairerie d'État, au-delà du manque de respect envers les chanoines de la Basilique et du tour de passe-passe hypocrite de l'absence de signature ou de numéro de protocole, ne représente que la dernière confirmation d'un fait qui ne veut évidemment pas être ni admis ni contredit par ceux qui, bien que de bonnes intentions, insistent pour considérer les actions individuelles sans vouloir les encadrer dans le contexte plus large du soi-disant «post-concile», à la lumière duquel même les changements les plus insignifiants acquièrent une cohérence troublante et démontrent la valeur subversive de Vatican II. S'il est vrai que, sur papier, Vatican II réaffirme la valeur de la messe privée - comme le rappelle Son Éminence le cardinal Burke dans sa récente déclaration - en réalité, il a fait de la messe privée la prérogative des «nostalgiques» voués à l'extinction ou à des groupes excentriques de fidèles. L'air condescendant avec lequel les liturgistes pontifient sur ces thèmes est le signe d'une intolérance pour tout ce qui a survécu de catholique dans le corps ecclésial torturé. En cohérence avec cette position, Bergoglio peut refuser les titres de Médiatrice et de Co-Rédemptrice à Marie Très Sainte en toute impunité, dans le seul but de plaire aux luthériens, qui disent que les «papistes» idolâtrent une femme et nient que Jésus-Christ est l'unique médiateur.

Interdire aujourd'hui les messes privées à Saint-Pierre légitimise les abus dans les autres basiliques et églises du monde, où cette interdiction est déjà en vigueur depuis des décennies même si elle n’a jamais été formulée explicitement. Et il est encore plus significatif que cet abus soit imposé au moyen d'un acte apparemment officiel, dans lequel l'autorité de la Secrétairerie d'État est censée faire taire avec une crainte révérencieuse ceux qui souhaitent rester catholiques malgré les efforts de la Hiérarchie actuelle. Mais dans le passé, avant Benoît XVI, quiconque voulait célébrer la Sainte Messe à Saint-Pierre n'avait pas une vie facile et était expulsé du temple comme un vitandus excommunié s'il osait simplement célébrer le Novus Ordo en latin, pour ne rien dire du rite tridentin.

Bien sûr, pour les néo-modernistes, les messes privées peuvent être interdites, et ils chercheront également à abroger le Motu Proprio Summorum Pontificum, car l'un des sycophants les plus zélés de Santa Marta a récemment admis que la liturgie tridentine présuppose une doctrine intrinsèquement opposée à la «théologie conciliaire». Mais si l'on en arrive au scandale de l'interdiction des messes privées à Saint-Pierre, on le doit aussi au modus operandi des Innovateurs, qui procèdent pas à pas dans les domaines liturgique, doctrinal et moral, en appliquant les principes de la «fenêtre Overton». Reconnaissons-le: ces clins d'œil indécis aux hérétiques et aux schismatiques s'inscrivent dans une stratégie visant les sectes non catholiques et qui trouve son véritable aboutissement dans la stratégie plus large visant les religions non-chrétiennes et les idéologies néo-païennes dominantes d'aujourd'hui. C'est la seule manière de comprendre cette volonté délibérée de se livrer aux ennemis du Christ pour plaire au monde et à son prince.

C'est dans cette perspective qu'il faut comprendre la projection d'animaux sur la façade de la basilique vaticane; l'entrée de l'idole de pachamama portée sur les épaules des évêques et du clergé; l'offrande dédiée à la Terre Mère placée sur l'autel de la Confession lors d'une messe présidée par Bergoglio; la désertion de l'autel papal par celui qui refuse le titre de Vicaire du Christ; la suppression des célébrations liturgiques sous prétexte de pandémie et leur remplacement par des cérémonies qui rappellent le culte de la personnalité des régimes communistes; la place Saint-Pierre complètement plongée dans l’obscurité pour s’aligner sur les nouveaux rites de l’écologisme mondialiste. Ce veau d'or moderne attend le retour d'un Moïse qui descend du Sinaï et restaure les catholiques dans la vraie foi après avoir chassé les nouveaux idolâtres, les adeptes du Aaron de Santa Marta. Et que personne n'ose parler de miséricorde ou d'amour: rien n'est plus éloigné de la Charité que l'attitude de celui qui, représentant l'autorité de Dieu sur terre, en abuse pour confirmer dans l'erreur les âmes que le Christ lui a confiées avec l'ordre de les nourrir. Le pasteur qui laisse la bergerie ouverte et encourage les brebis à en sortir, les envoyant dans les mâchoires de loups voraces, est un mercenaire et un allié du Malin, et devra rendre compte au Pasteur Suprême.

Face à ce énième scandale, on peut constater avec consternation le silence timide et complice des prélats: où sont les autres cardinaux, où est l'archiprêtre émérite de la basilique, où est le cardinal Rê qui, pendant des années, comme moi, a célébré sa messe privée chaque matin à Saint-Pierre? Pourquoi sont-ils maintenant silencieux face à tant d'abus?

Comme cela arrive aussi dans la sphère civile à l'occasion de la pandémie et de la violation des droits naturels par l'autorité temporelle, de même dans la sphère ecclésiastique la dictature a besoin de sujets sans colonne vertébrale ni idéaux pour s'imposer. En d'autres temps, la basilique du Vatican aurait été assiégée par des prêtres, les premières victimes de cette tyrannie haineuse qui a l'audace de se faire passer pour démocratique et synodale. Dieu nous préserve que l'enfer sur terre qui s'établit au nom du globalisme ne soit que la conséquence de l'indolence et de la timidité, ou plutôt de la trahison, de beaucoup trop de clergés et de laïcs.

L'Église, Corps mystique du Christ, se rapproche de sa passion, pour achever en ses propres membres les souffrances de sa tête. Que ces jours qui nous séparent de la Résurrection de Notre Rédempteur nous incitent à la prière, à la pénitence et au sacrifice, afin que nous puissions nous unir à la Sainte Passion de Notre-Seigneur dans un esprit d'expiation et de réparation, selon la doctrine de la Communion des Saints qui nous permet, dans le lien de la vraie Charité, de faire du bien à nos ennemis et de supplier Dieu pour la conversion des pécheurs: même ceux que la Providence nous a infligés en tant que Supérieurs temporels et ecclésiastiques.''

Carlo Maria Viganò, archevêque

Source
images/icones/neutre.gif  ( 914577 )Merci... par Pol (2021-04-04 11:52:04) 
[en réponse à 914568]

...pour cet envoi....et bonne Fete de Paques a Chicoutimi !
images/icones/colombe2.png  ( 914571 )Le Cardinal Ratzinger et les messes privées à Fontgombault par Chicoutimi (2021-04-04 08:20:12) 
[en réponse à 914566]

Un article du Dr. Peter Kwasniewski publié par Rorate Caeli et traduit par Benoît-et-moi:

« L’Église catholique, c’est ça!»: La réaction du cardinal Ratzinger aux messes privées de Fontgombault

''Dans son livre récemment publié Le grand bonheur (Fayard, 2020), Nicolas Diat raconte une anecdote singulière – et aujourd’hui, à la lumière de la suppression tragique des « messes privées » à Saint-Pierre, d’une grande actualité – sur la réaction du cardinal Ratzinger d’alors en assistant aux messes privées célébrées tôt le matin simultanément par une vingtaine de moines à différents autels latéraux de l’abbaye de Fontgombault en 2001. Diat avait raconté la même histoire dans un livre antérieur intitulé L’homme qui ne voulait pas être pape (Albin Michel, 2014).

Du 22 au 24 juillet 2001, le cardinal Ratzinger a assisté à une conférence liturgique internationale à l’abbaye de Fontgombault où il a prononcé une conférence et a donné une autre conférence impromptue quand on lui a demandé de prononcer le mot de clôture le lundi soir du 24 juillet. Le lendemain matin, alors que le cardinal s’apprête à repartir pour Rome, Diat raconte l’histoire suivante, racontée par l’abbé de Fontgombault de l’époque, Dom Forgeot:


Au grand regret des moines, le haut prélat quitte Fontgombault le mardi matin vers sept heures trente. Avant son départ, dom Forgeot lui propose d’entrer dans l’abbatiale au moment si exceptionnel des messes basses. Le cardinal est saisi, presque interdit. Il reste un long moment en méditation, à genoux sur le sol, au fond de l’édifice. En sortant, sur le parvis, il dit tout bas au père abbé, qui se remémore encore l’inflexion précise de sa voix: «Ça, c’est l’Église catholique!» (pp. 198–99)''



Pour lire en entier, c'est ICI
images/icones/1p.gif  ( 914579 )Une interprétation par Roger (2021-04-04 12:02:35) 
[en réponse à 914566]

Un ami italien me dit que cette affaire aurait peut-être une explication purement matérielle : libérer les autels pour faciliter la contemplation des œuvres d art par les touristes.

Ceci s inscrivant dans un double mouvement : la transformation progressive du Vatican en un vaste musée...

Et la nécessité de trouver de l argent, le pape François ayant du mal à mobiliser les donateurs catholiques (surtout aux États-unis).
images/icones/1d.gif  ( 914607 )le coup du timbre par Rothomagus (2021-04-04 22:30:27) 
[en réponse à 914579]

Les américains ne donnent plus assez, et pour cause !
La nouvelle logique de Rome relève d'une forme d'intelligence qui m'échappe.
C'est comme pour le prix des timbres. Une année le volume du courrier a diminué. Pour maintenir les recettes on a monté le prix du timbre. Comme le prix du timbre a augmenté, les gens se sont rationnés sur le courrier. Et, plus ça baisse, plus ça augmente, donc plus ça baisse.
A devenir fou !

On peut le voir pour beaucoup d'autres choses.
Il y a moins de monde à la Messe, donc c'est que le Concile n'est pas assez bien appliqué. Or, plus on applique le vrai-faux esprit du Concile, moins il y a de monde à la Messe.
Plus les prêtres sont forçés à aller en ce sens, moins il y a de vocations, donc c'est qu'il faudrait marier les prêtres.
Plus l'institution devient folle, moins il y aura de prêtres, donc c'est qu'il fallait aussi ordonner des femmes.
Comme ce choix divisera, il y aura encore moins de fidèles, donc il faudra accueillir et donner la communion aux protestants, etc etc.
Puis on fermera les églises, on réunira les évêchés, une papesse sera élue par le collège des cardinaux (dirigé par une certaine Claudia, cardinale), lui-même devenu exclusivement féminin et non-blanc pour le principe, et hop : plus rien.

Tout ça pour dire que les "gens" ne vont pas donner plus au denier de St Pierre si Rome dérape de plus en plus, au contraire ! Ils ne font que s'enfoncer. La première chose que l'on fait lorsque l'on gouverne, c'est s'entourer de bons conseils.
images/icones/neutre.gif  ( 914582 )Plusieurs remarques par Vox clamantis (2021-04-04 13:06:25) 
[en réponse à 914566]

Sur la forme, cette affaire a été remarquablement mal menée par Rome. La remarque de Mgr Müller est parfaitement fondée : la Secrétairerie d'Etat qui s'occupe des aspects liturgiques de la basilique Saint-Pierre, mais de quoi j'me mêle, vraiment, ça n'est pas dans ses attributions normales. Même des clercs pas spécialement tradis que je connais ont haussé le sourcil sur ce sujet.

D'autre part, expliquer en pleine pandémie qu'il faut regrouper les gens alors qu'on passe son temps à leur dire qu'il ne faut pas se regrouper, qui a eu une idée pareille ? Le choix du moment est tout pourri, pour ne pas dire pire.


Sur le fonds, j'ai des informations comme quoi certaines célébrations aux autels des chapelles étaient peu dignes, voire bâclées... et peut-être même le contrôle des celebret insuffisant (les prêtres du forum qui ont célébré à Saint-Pierre de Rome pourraient nous confirmer qu'on leur a, ou non, demandé ce document).

D'un point de vue patrimonial, cela pose avec plus d'insistance la question du devenir des autels latéraux dans tant de grandes églises ou de cathédrales, ou, sauf dévotion particulière (exemple de la chapelle de Guadalupe à Notre-Dame de Paris), ils végètent dans la poussière.