Berry républicain
Je rassure les ronchons qui ne connaissent pas le dossier : le clergé affectataire est d'accord ainsi que le propriétaire, l'Etat, donc ses services déconcentrés qui veillent au grain.
Un casting est ouvert à 100 euros la journée de tournage si vous êtes pris.
Très drôle, car on est obligé de dire "asiatique homme", ou "conservateur".
Un turc est un asiatique, que je sache... Et c'est assez discriminant pour les non-binaires.
Qui aurait la tête d'un conservateur ? A supposer que cela existe...
Le réalisateur recherche-t-il des clandestins qui passaient par là ? Il sera servi, mais ne pourra pas faire de contrats...
Qui a une tête de clandestins ?
J'ai hâte de voir qui fera l'archevêque... Un homme peut-être, quitte à recevoir les foudres de ceux qui ont embrigadé hier soir encore ce qui reste de cinéma français.
Les copies de la Vierge au Pilier ou des colonnes de Notre-Dame plaquées sur celles de Bourges sont assez épatantes.
Je n'irai pas voir ce film, ni en salle, ni un support que l'on me donnerait.
Pour montrer une cathédrale morte, mais non point incendiée, il suffit de tourner à Orléans (une messe par semaine, le dimanche). Mobilier ikea à la croisée pour les amateurs de meubles conciliaires.
L'ancien archevêque de Bourges voulait que sa stalle regarde la nef, et non pas qu'elle regarde l'autel conciliaire. Il voulait l'adapter... (il pouvait parfaitement orienter son fauteuil face au peuple, tout en ne touchant à la structure). Heureusement que l'Etat l'a calmé. Dingue qu'un archevêque de Bourges dont tout le monde a oublié le nom, veuille faire face à son peuple, tandis que l'archevêque de Paris a une stalle qui est bien perpendiculaire à la nef, comme à Bourges. Il suffit de bouger la tête pour voir le peuple, si une telle envie prend une Excellence... Un excellent et très conservateur évêque ligérien voulait virer toutes les stalles du choeur de sa cathédrale, ce que l'Etat empêcha. Il voulut aussi rogner l'autel conciliaire, emprunté à un ancien autel. La république l'en empêcha. Dieu soit loué.
C'est aussi l'Etat qui a rénové et étudié le maître-autel (abandonné) de Bourges, les bancs des clercs, les chapiers, tant de tableaux, etc etc. Les catholiques se contentent d'y bavasser, de mettre des cimaises pour des expositions rutilantes...
L'excellent curé actuel n'est pas en cause. C'est le laisser-aller séculaire et une suite d'archevêques qui ne vivaient pas dans leur cathédrale. Ici comme ailleurs.