Le Forum Catholique
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( 913047 )
Du "petit" péché au crime : le contenu des confessions par Cristo (2021-03-11 10:57:18)
Du "petit" pêché au crime : des prêtres dévoilent ce qu'ils entendent en confession
le 11 mars 2021
Europe 1
Un prêtre est tenu au silence lorsqu'il reçoit les confessions d'une personne, et ce quelle que soit la gravité de la faute avouée.
Dans "Je vous pardonne tous vos péchés", Vincent Mongaillard a recueilli les confidences de 40 prêtres qui, tout en préservant l'anonymat des fidèles, ont accepté de lever le voile sur ce qu'ils entendent en confession. Si certains aveux prêtent à sourire, d'autres relèvent du Code pénal.
C’est une règle d’or depuis des siècles : face aux fidèles venus faire pénitence de leurs péchés, les prêtres sont tenus au secret. Les paroles chuchotées dans la petite alcôve d’un confessionnal sont protégées par le silence du clerc, quelle que soit la gravité du crime avoué. Dans Je vous pardonne tous vos péchés, publié ce jeudi par Vincent Mongaillard aux Éditions de l’Opportun, 40 prêtres dévoilent ce qu’ils ont pu entendre en confession au fil des années, tout en préservant l’anonymat de leurs ouailles.
Un travail de longue haleine pour le journaliste du Parisien, à qui il a fallu trois ans pour arriver à bout de ce livre."On a établi un rapport de confiance avec ces prêtres et on a gardé que le prénom. Qu'ils se rassurent, ils ne seront pas excommuniés puisqu'ils ne brisent pas le secret de la confession. On ne peut pas identifier les pénitents", assure-t-il au micro d'Europe 1. Mais comme il l'écrit, certains secrets sont plus lourds à porter que d'autres.
Un crime confessé devant le prêtre
Il y a en effet les petits péchés, comme ce chauffeur de taxi qui confesse prendre des chemins plus longs pour faire payer plus cher ses clients, ou encore ce septuagénaire qui raconte, 60 ans plus tard, avoir bu du vin de messe lorsqu’il était enfant. Il y a également ce jeune scout qui a tué une fourmi. Mais le livre évoque aussi des secrets très lourds. Ainsi, cet homme en détention provisoire qui a confessé son crime à un prêtre. Quelques mois plus tard, il plaide non coupable devant la justice des hommes et se voit acquitté. De quoi placer un énorme poids sur les épaules du prêtre, mais qui assume, comme tous les autres, le secret absolu de la confession.
Les prêtres encaissent en confession beaucoup de souffrance et doivent parfois improviser des solutions pour empêcher le pire. Vincent Montgaillard raconte comment l'un d'eux décide de récupérer l'arme d'un jeune homme de 20 ans qui vit en roulotte avec sa mère... dont il veut se débarrasser. Le prêtre finira par déposer le revolver au commissariat sans donner l'identité de son propriétaire.
"C'est très dur pour eux parce qu'ils portent sur leurs épaules tous les vices, toute la misère de notre société. Certains vont vous dire que c'est le Seigneur qui fait le travail mais après une journée de confessions, ils sont épuisés. C'est extrêmement éreintant", reconnaît l'auteur.
Des confessions plus cocasses
"Certains prêtres m'ont confessé que deux tiers des pêchés étaient liés au-dessous de la ceinture, à des histoires d'adultère, d'addiction", a encore expliqué Vincent Montgaillard. Comme cette confession cocasse d'un couple : la femme raconte tromper son mari avec un ami du couple, mais juste après, le mari confesse lui aussi tromper sa femme avec un ami. Le prêtre comprend vite qu'il s'agit de la même personne. Mais l'avantage, c'est que tout, devant Dieu, est pardonnable.
https://www.europe1.fr/societe/je-vous-pardonne-tous-vos-peches-40-pretres-devoilent-ce-quils-entendent-en-confession-4030586

( 913063 )
Si cela sert à ce que les gens réapprennent à se confesser ... par Glycéra (2021-03-11 13:45:09)
[en réponse à 913047]
c'est tout bon que ces récits.
Il me semble que cela conforte, argumente en venant consolider le "secret" nécessaire.
Combien d'années de désert avons-nous vécues !
Quelques souvenirs :
- pourquoi vous mettez-vous à genoux , je ne suis pas supérieur à vous !
- pourquoi venir et prendre du temps : ce ne sont pas des fautes, juste des faiblesses !
- ceci n'est pas grave, vous êtes dans le bon chemin, pas besoin de venir.
versus (ma toute enfance, ou bien des "intégristes rigidojansénistes que j'ai donc fui ensuite)
- si vous n'avez rien de plus grave à dire, reprenez d'anciennes fautes, que je trouve un peu de matière ...
- vous direz 3 psaumes en entier car l'homme est toujours très blessant pour Dieu
- vous demanderez pardon d'avoir vous aussi donné une claque à jésus en croix (j'avais 8 ans, et rien de spécial, petite fille appliquée, pas compris cette accusation) J'ai prié pour le prêtre qui devait en entendre d'épouvantables pour penser ainsi.
- et contre les péchés capitaux, rien de plus grave ? vous ne cachez rien ? j'ai du mal à vous croire.
- jamais manqué la messe, ni fait de gourmandise en Carême ? ... ben non, j'y peux rien, Dieu m'a faite ainsi... mais je n'ai pas osé lui dire.
St François de Sales : " Un bon confesseur est une bénédiction divine. Avec les autres, s'ils ne comprennent pas, soyez patient devant cet exercice que Dieu propose, et demandez-lui ardemment un autre !" (de mémoire dans ales entretiens spirituels)

( 913074 )
Vous étiez par Bertrand (2021-03-11 16:41:30)
[en réponse à 913063]
déjà parfaite à 8 ans ??
Quelle précocité!!!

( 913130 )
Difference entre perfection et sainteté ... par Glycéra (2021-03-12 10:06:57)
[en réponse à 913074]
Je prends votre mot, non comme une ironie, mais comme une indication que j'ai mal rédigé ...
Le sacrement nous rend - si nous avons fait notre part** - la sainteté du baptême. Le savons-nous assez ? Dieu a tout remis à blanc, plus blanc que beige !
Et notre vie peut commencer, comme au sortir du baptême. Sur un coeur neuf.
Avec mes bonnes salutations
Glycéra
** constat, aveu, regret, décision de corriger, réparation
P S - Je n'ose pensé que vous auriez fait une franche ironie, dans le "déjà parfaite ?", mais comme c'est courant sur le FC, j'ai quand même senti de la causticité de votre part. Je vous demande pardon si j'ai méjugé votre réplique.
- Parfaitement imparfaite, certes ! comme répondait un saint qui aimait parcourir à sa juste vitesse, le chemin de notre vie, car ce chemin est composé de pas, autant de rencontres, de réponses, de questions à Jésus qui est ce Chemin.
Le sacrement ne rend pas parfait ! ce qui serait tout à fait fini, et non voyageur en étape. Dieu est plus pédagogue que nous !
Dieu dit "Soyez parfait comme votre Père est parfait" Ce soyez est dangereux à prendre à la lettre. En français c'est un impératif présent. En grec, en hébreu, c'est un impératif futur. Cela change la vue !

( 913135 )
Ne vous inquiétez pas par Bertrand (2021-03-12 11:49:55)
[en réponse à 913130]
C'était juste une petite taquinerie !!! rien d'autre!

( 913139 )
Bien reçu, et merci par Glycéra (2021-03-12 12:22:43)
[en réponse à 913135]
C'est ce que j'espérais penser...
Mais j'avoue que l'ambiance de jugement quasi arthrosique dans leurs manques d'écoute me font parfois douter de ma candeur habituelle.
Une citation revenue ce matin, comme une hirondelle bénit le printemps :
"Ce n'est pas par les actes qu'arrive la sanctification de sa vie, mais c'est en sanctifiant les actes qu"on trouve la Vie."
Cela sortirait pet-être des pollueurs de fils tous ces avis qui jaugent de l'extérieur, seulement l'extérieur, en oubliant que le Royaume des Cieux est au-dedans, invisible aux yeux du corps et à la logique de nos ciboules qui pensent trop !
Note pratique :
Ecouter l'intention d'une parole et non ferailler sur ses échardes ... qui chatouillent, gratouillent ou picotent !
D'ailleurs si l'écharde fait mal, c'est qu'elle touche du sensible, qu'elle porte un sens, et qu'elle a quelquechose à nous dire :
- Où suis-je touché ?
- Qu'est-ce que je (res-)sens là ?
- Quel est l'espérance de mieux qui est juste touchée là ?
- Comment aller vers cette réalisation (mettre cela réellement dans ma vie ?)
= dans quel sens faire aller mes pas ?

( 913079 )
Très intéressant par Leopardi (2021-03-11 17:38:52)
[en réponse à 913063]
Votre résumé en deux époques est saisissant.
J'ajouterai (expérience) le prêtre qui consulte l'annuaire téléphonique pendant la confession.

( 913090 )
cherchait le numéro par fils du vent (2021-03-11 20:19:51)
[en réponse à 913079]
de portable du curé d'Ars pour une assistance....

( 913081 )
Je suis très mal à l'aise avec ce genre de ''révélations''... par Chicoutimi (2021-03-11 18:17:15)
[en réponse à 913047]
qui, bien qu'elles n'attaquent pas directement le secret de confession en ne dévoilant pas l'identité des pénitents, est une sorte de bris du sceau sacramentel par lequel est tenu le confesseur ''au point qu’il lui est interdit de se souvenir volontairement de la confession et qu’il est tenu d’en écarter tout souvenir involontaire'' (Note de la Pénitencerie Apostolique
ICI).
Même en ne nommant pas le pénitent, il est toujours risqué de mentionner ce qui a été entendu en confession. Un prêtre m'a déjà confié ceci: lors d'une rencontre entres prêtres, l'un d'eux avait parlé du contenu de ce qu'il avait entendu en confessions. Le chancelier de ce diocèse, qui était à la table, avait alors immédiatement demandé à parler à ce prêtre pour lui annoncer qu'il était... excommunié! Et la raison est qu'il était possible de reconnaître le pénitent dont il était question.
Dans l'Église, parmi les choses saintes, il y en a qui sont ''sacro-saintes'', et le secret de la confession est de cet ordre-là.
Maintenant, reste à savoir si vraiment des prêtres se sont prêtés au petit jeu du journaliste; cela reste à prouver et rien n'est sûr. Mais si c'est le cas, je déplore vraiment cette légèreté qui ne respecte pas, au moins dans l'esprit, le principe du secret absolu et inviolable de la confession qui ne souffre aucune exception.

( 913082 )
Utiliser ce qui est entendu en confession ? par Fenestri (2021-03-11 18:56:21)
[en réponse à 913081]
Je partage votre avis et garde en mémoire un coup de sang du curé de ma paroisse qui avait dit qu'il était absolument impossible d'évoquer hors confession, même sans dire le nom du pénitent et en gommant tout détails, son contenu même global.
Une question néanmoins, qui s'adresse notamment aux prêtres présents sur le forum :
Dans quelle mesure un prêtre peut-il utiliser ce qu'il a entendu en confession soit pour ses prêches, soit pour un accompagnement spirituel ?
Exemple : si dans une paroisse, le prêtre s'aperçoit qu'un péché en particulier revient régulièrement dans la bouche de ses ouailles, peut-il, lors d'un sermon dominical, opportunément axer son sermon sur la lutte contre ledit péché ? (sans dire qu'il l'a entendu en confession !)
Idem, si un pénitent se confie à un prêtre qu'il connaît bien pour lui confesser un péché particulièrement lourd qu'il n'évoque pas autrement, le prêtre doit-il chercher a posteriori à en discuter avec lui s'il estime cela nécessaire ? Ou doit-il, sitôt la confession terminée, faire comme s'il n'avait rien entendu ?

( 913091 )
L'exemple classique du calice empoisonné... par Chicoutimi (2021-03-11 20:31:44)
[en réponse à 913082]
est un bon exemple du caractère absolu de la confession:
''Quelques personnes semblent douter du secret de la confession : il est inviolable; dans aucun temps il n'a été trahi. Le sceau de la confession a eu ses martyrs, il n'a jamais eu ses révélateurs. Le prêtre doit subir ļa mort plutôt que de révéler une confession. Les théologiens ont décidé que, dans le cas même où un prêtre apprendrait par une confession que le calice avec lequel il va dire la messe est empoisonné, il doit le boire plutôt que de trahir une confession. Saint Jean Nepomucène, comme vous le savez, périt martyr du secret de la confession, plutôt que de révéler celle de la reine Jeanne, femme de l'empereur Venceslas.'' (Abbé Jean-Aimé Landrieux, Souvenirs de conférences, prônes et instructions entendus à Sainte-Valère de 1830 à 1835, Volume 1, 1844, ICI)
Dans le cas que vous nous présentez, certains auteurs parlent de conditions du secret “à topographie variable”.
''Un prédicateur, qui aurait appris en confession que certains péchés sont récurrents dans le lieu où il réside, peut-il y faire allusion dans un sermon pour essayer de corriger les pécheurs ? S’il se trouve dans une grande ville, c’est possible, car la conservation de l’anonymat de ses informateurs posera peu de difficulté. En revanche, dans un petit village, ou un lieu limité, comme un couvent, il doit s’en garder car les suppositions iraient vite bon train et la désignation du pécheur serait presque assurée'' (ICI).
Mais une chose est certaine, le prêtre doit se référer en chaire non pas à ce qu'il a entendu en confession mais à ce que l'Église enseigne en matière de morale et doit tenir au principe de base suivant:
''Le confesseur ne peut, pour aucune raison, «trahir en quoi que ce soit un pénitent, par des paroles ou d’une autre manière» (can. 983, § 1 CIC), de même que «l’utilisation des connaissances acquises en confession qui porte préjudice au pénitent est absolument défendue au confesseur, même si tout risque d’indiscrétion est exclu» (can. 984, § 1 CIC).'' (ICI)
Certes, je ne suis pas prêtre, mais je crois profondément en l'importance et en l'inviolabilité du sceau sacramentel. Je crois aussi en la grâce de l'oublie, ce qui n'a rien de magique (puisque la grâce ne remplace pas la nature mais la parfait) et concerne les grâces d'état accordées par Dieu à ses minitres.

( 913105 )
Exemple à réserver aux séminaristes... par Sacerdos simplex (2021-03-11 22:26:20)
[en réponse à 913091]
Inutile d'en parler publiquement.
Ce n'est pas la peine de donner des idées aux petits plaisantins qui pourraient être tentés de faire une bonne blague au prêtre, à ces sales curés, en faisant une fausse confession pour dire (mensongèrement ...ou non) que le calice est empoisonné, qu'il le regrette, mais qu'il est lié par serment dans le cadre d'une conjuration etc. etc.
J'ai déjà eu des fausses confessions.
Cela dit...
Je crois me rappeler qu'en pareil cas, eh bien ...un faux mouvement est si vite arrivé !...
- Oh, suis-je maladroit ! J'ai tout renversé !...
L'important étant que personne ne puisse soupçonner que ce geste maladroit était en réalité volontaire et avait un lien avec une confession.
Ou encore :
- Snif, snif, ce vin a une drôle d'odeur ! Il doit être un peu passé. On va plutôt utiliser celui que j'ai dans mon sac.
Le cas est à mon avis purement théorique (à condition qu'on n'en parle pas sur les places publiques ou les forums).

( 913084 )
Moi aussi, je suis mal à l'aise avec ça par Candidus (2021-03-11 19:09:29)
[en réponse à 913081]
Une personne de ma famille qui servait une tablée de prêtres les a entendus plaisanter sur les confessions de femmes qui trompaient leur mari. Rien ne permettait de déterminer l'identité des pénitentes mais le résultat est que celui qui a assisté à la scène ne s'est plus jamais confessé.
Vous ne m'enlèverez pas de l'idée que cette anecdote a été une bonne excuse pour quelqu'un qui n'était déjà pas trop porté sur la religion, mais quand même.
J'ai le souvenir d'un prêtre à qui je m'étais confessé et qui, en dehors de la confession, m'a demandé la permission de revenir sur un des péchés que j'avais accusés. Cela montre la rigueur de la séparation entre ce qui se passe dans le confessional et en dehors.

( 913102 )
Oui - il est nécessaire de demander au pénitent l'autorisation de lui reparler... par Sacerdos simplex (2021-03-11 21:48:39)
[en réponse à 913084]
C'est obligatoire, et c'est très sage, pour éviter qu'un confesseur trop zélé harcèle le pénitent en lui demandant régulièrement des nouvelles de tel faute !
Le but de revenir sur le sujet doit seulement être d'aider le pénitent au cas où (par exemple) on aurait oublié un conseil très important.
Le pénitent a le droit de refuser, et la question est close.
De même, le prêtre doit conserver à l'avenir la même attitude : s'il était toujours très souriant avec telle personne, il doit rester tel, même s'il a pris conscience que cet individu a commis des fautes gravissimes.
Il n'a absolument pas le droit d'exprimer par des mimiques (faire la moue ou "faire la gueule") une quelconque déception et encore moins le mépris.
C'est pourquoi il est très utile que le prêtre se confesse régulièrement, afin de se rappeler qu'il a à progresser, et que lui aussi est un pécheur.

( 913085 )
Je me suis fait la réflexion par Vox clamantis (2021-03-11 19:20:01)
[en réponse à 913081]
Qu'il y a un cas qui ne peut sans doute être reconnu de l'extérieur mais qui pourrait se reconnaître : le jeune homme au pistolet.
Moi ça me déplairait souverainement de me reconnaître dans un bouquin pour ce genre de trucs.
Suivant le cas ça finirait soit en courrier furax à l'évêché, soit... Plus jamais au confessionnal, c'est selon (et éventuellement selon que l'évêché prendrait au sérieux mon courrier ou pas).

( 913086 )
Je pense aussi.... par Pol (2021-03-11 19:33:08)
[en réponse à 913081]
...comme vous : j'ai été très mal a l'aise en lisant ce post. Pas sur le F.C.

( 913087 )
Pas d'accord par Leopardi (2021-03-11 19:38:05)
[en réponse à 913081]
Je trouve que cela peut aider certains, non pas à relativiser leur geste, mais à prendre conscience qu'ils ne sont pas les seuls dans ce cas et donc de ne pas désespérer ou croire son crime trop horrible.

( 913088 )
falsifier une bulle pontificale serait.... par fils du vent (2021-03-11 20:16:20)
[en réponse à 913087]
peut être le type de péché rare qui sort de l'ordinaire. Car rien de plus ordinaire que nos péchés ici-bas. Pour être original faut se lever de bonheur.

( 913094 )
Trois choses devraient suffirent... par Chicoutimi (2021-03-11 21:05:34)
[en réponse à 913087]
à convaincre quelqu'un de recourir à la confession:
1- Savoir que le secret est absolu et inviolable;
2- Saisir que le pardon des péchés est nécessaire au salut;
3- Avoir confiance qu'il n'y a pas un seul péché que l'Église ne puisse remettre.
Si quelqu'un a besoin de plus que cela, ce n'est pas de ce genre de révélation mais tout simplement de faire un acte d'humilité afin de ''piler'' sur son orgueil et son amour-propre indisposé de devoir dire quelque chose qui le gêne.
Et il me semble que le témoignage de convertis ayant expérimentés la joie du pardon dans le cadre du sacrement de pénitence a plus de chances d'avoir un impact que des révélations faites dans l'anonymat par des confesseurs qui sont, par obligation, tenus au secret.

( 913095 )
suffire... par Chicoutimi (2021-03-11 21:09:03)
[en réponse à 913094]
et non suffirent. Pardon.

( 913098 )
Oui !... C'est clairement un manque de respect envers le sacrement par Sacerdos simplex (2021-03-11 21:37:44)
[en réponse à 913081]
Il y a le respect du secret,
et puis d'autre part le respect du sacrement.
De même que si on a une custode (avec l'Hostie), on la traite avec un grand respect, on ne la laisse pas traîner négligemment. Ou qu'on ne boit pas du jus de fruit dans un calice.
Et enfin, le scandale apporté aux fidèles,
qui auront moins de considération pour ce sacrement sublime,
ou qui cesseront de se confesser.
Donc même entre prêtres, traiter ces questiions avec un grand respect.

( 913104 )
Oui. par Luc de Montalte (2021-03-11 21:59:06)
[en réponse à 913081]
Espérons que c'est bidonné.

( 913132 )
Violation flagrante du secret de la confession ! par jl dAndré (2021-03-12 10:33:29)
[en réponse à 913047]
Les prêtres encaissent en confession beaucoup de souffrance et doivent parfois improviser des solutions pour empêcher le pire. Vincent Montgaillard raconte comment l'un d'eux décide de récupérer l'arme d'un jeune homme de 20 ans qui vit en roulotte avec sa mère... dont il veut se débarrasser. Le prêtre finira par déposer le revolver au commissariat sans donner l'identité de son propriétaire.
Je suppose que ce n'est pas pendant la confession et avec l'accord de son pénitent que le prêtre a "récupéré" son arme !
Et pour la voler ensuite, il a bien fallu qu'il se souvienne volontairement de ce qui lui avait été dit en confession. La violation de son secret est donc flagrante et le fait qu'il n'y ait pas la circonstance aggravante de la révélation de son nom à la police n'y change rien !
Mais dès le début, parler de "improviser des solutions pour empêcher le pire", c'est déjà avoir l'intention de quelque manière que ce soit, de ne pas respecter le secret de la confession.
Le jeune homme en question se doutera bien qu'il n'y a que le prêtre à qui il s'est confessé qui ait pu lui voler son arme puisqu'il est le seul à qui il en ai révélé l'existence. Cela ne l'incitera certainement pas à se confier à un autre prêtre le jour où il voudra se confesser pour de bon.

( 913134 )
Non, pas nécessairement !... par Sacerdos simplex (2021-03-12 11:03:51)
[en réponse à 913132]
Rien ne vous permet d'affirmer cela.
Il n'est pas dit qu'il ait volé l'arme, mais qu'il a décidé de la récupérer : cela peut-être fait en persuadant l'intéressé de la lui remettre.
(et on ne sait pas où la confession a été faite : était-ce dans la roulotte ? ou bien avait-il l'arme sur lui lors de la confession ?...)
Bref, ne pas accuser trop vite le prêtre d'avoir violé le secret de la confession.
De plus, l'auteur du livre n'a pas nécessairement été très fidèle aux paroles du confesseur concerné.
Cela dit, c'est sûr que ce n'est pas du tout correct de raconter tout cela, pour les raisons qui ont été dites.

( 913138 )
Inexact par Vox clamantis (2021-03-12 12:22:02)
[en réponse à 913132]
J'ai vu passer une autre retranscription de cette histoire dans le Parisien : "en guise de réparation j'ai exigé qu'il me ramène son arme".
Ce qui est il est vrai moins romanesque que d'imaginer le prêtre se faire cambrioleur.

( 913142 )
Cela dit par Vox clamantis (2021-03-12 12:28:01)
[en réponse à 913138]
Si l'arme était enregistrée comme l'exige la loi française, le propriétaire était facilement identifiable.
Mais je reconnais que ce n'est pas une situation facile : exiger la remise de l'arme permet de diminuer le danger. Qu'en faire ensuite ? Si elle est acquise légalement elle permet d'identifier son propriétaire ; il ne serait sans doute pas sage pour le prêtre de la garder. Il faut aussi éviter qu'elle ne soit trouvée par inadvertance...
La seule solution que je vois consisterait à la jeter au large dans la mer mais ça n'est pas facile à faire de nos jours !

( 913195 )
Avant, après c'est pareil par Dam (2021-03-12 22:33:55)
[en réponse à 913047]
Anecdote. Un jour j'ai voulu me confesser à un prêtre "moderniste" pour assister et communier à la "nouvelle" messe de ma paroisse. J'arrive à la sacristie 10 minutes avant la messe. Le prêtre me répond qu'il n'a pas le temps car il se prépare pour la messe mais que je n'ai qu'à communier puis me confesser après la messe, cela revient au même me dit-il. Je n'ai pas communié et ne suis jamais retourné à la messe "moderne".

( 913196 )
En même temps ... par Meneau (2021-03-12 22:44:28)
[en réponse à 913195]
se pointer à la sacristie juste 10mn avant la messe, c'est pas forcément le meilleur moyen d'être entendu en confession.
Bon par contre, le coup du "communiez et confessez-vous après", c'est sûr que c'est pas l'idéal comme réponse, vu qu'il ne sait pas ce que vous pouvez avoir sur la conscience.
Cordialement
meneau

( 913793 )
« ce livre sur la confession n’aurait jamais dû voir le jour » par Cristo (2021-03-19 13:48:48)
[en réponse à 913047]
Frère Olivier de Saint Martin : « Disons-le nettement, ce livre sur la confession n’aurait jamais dû voir le jour »
[Tribune] Dans « Je vous pardonne tous vos péchés », 40 prêtres témoignent sur ce qu’ils accueillent lors du sacrement de réconciliation. Une démarche qui peut heurter, comme l'explique le prieur de la Province dominicaine de Toulouse.
La Vie
Publié le 17/03/2021
I confess (La loi du silence dans sa version française) est un film d’Alfred Hitchcock sorti en 1953. Peu connu, il met aux prises de la justice un prêtre faussement accusé d’un meurtre dont il a confessé le coupable.
Traqué, le père Logan finit par assumer le transfert de culpabilité et se livre pour être jugé. Sans jamais trahir le secret de la confession. Ce film n’eut pas le succès des autres œuvres du maître du suspens qui avoua à François Truffaut lors de leurs entretiens de 1966 : « L’idée de base n’est pas acceptable pour le public. Nous savons, nous les catholiques, qu’un prêtre ne peut pas révéler un secret de la confession, mais les protestants, les athées, les agnostiques pensent : ‘c’est ridicule de se taire ; aucun homme ne sacrifierait sa vie pour une chose pareille’.»
Qu’il est loin ce temps où un réalisateur bâtissait un film autour de la figure d’un prêtre qui en venait à prendre sur lui la culpabilité de son pénitent au risque de sa vie et choisissait de ne rien dire de ce qu’il avait entendu en confession ! C’est ce qu’avait fait le saint curé d’Ars, faussement accusé par celui-là même qui en était le père, d’avoir eu un enfant illégitime !
« Quel intérêt peut-il donc y avoir à le mettre sur la place publique ? »
Qu’est-ce qui, par-delà la loi canonique, dans la confession, oblige le prêtre à une discrétion, à un silence absolu vis-à-vis de ce qu’il entend ? Cette question vient de resurgir douloureusement à l’occasion de la parution du livre Je vous pardonne tous vos péchés (Les éditions de l’Opportun) dans lequel on peut lire des anecdotes de confession.
Disons-le nettement : ce livre n’aurait jamais dû voir le jour ou du moins aucun prêtre n’aurait dû, même sans trahir les noms des personnes, y prêter son concours. D’abord, parce que le péché qui est avoué n’est ni original, ni amusant, ni heureux : quel intérêt peut-il donc y avoir à le mettre sur la place publique ?
Peut-être les voyeurs espèreront-ils satisfaire leur curiosité : ils seront sans doute un peu déçus parce qu’il n’y a rien de bien croustillant. Peut-être les pharisiens trouveront-ils matière à se considérer meilleurs que les autres. Sans doute, les tenants d’une relativisation légale du secret de la confession se réjouiront-ils, voyant là la preuve que rien n’est si figé que cela !
La beauté silencieuse de la confession
Mais ceux, prêtres ou fidèles, qui ont compris ce qu’est le sacrement de la réconciliation seront meurtris et mortifiés. Ils pourront légitimement se demander si ce qu’ils disent en confession est un sujet de conversation dans les sacristies ou à la table des prêtres. Rassurez-vous : la réponse est non !
Plus encore, la parution de ce livre et la scandaleuse participation de prêtres doit être l’occasion – non pas de se complaire dans le mal qui est fait – de retrouver la grandeur du don de Dieu. Permettez-moi, du coup, un petit rappel sur ce qu’est la confession, le rôle du prêtre et la beauté silencieuse qui se passe à ce moment-là.
Ce sacrement est une des parts les plus délicates, les plus lourdes et les plus belles du ministère presbytéral. On s’y prépare en priant ainsi : « Seigneur, fais que mon intention soit pure, mon zèle sincère, ma charité patiente et mon ministère fécond. Que je sois docile mais pas faible, que mon sérieux ne soit pas sévère, que je ne méprise pas le pauvre ni ne flatte le riche. Fais que je sois aimable dans le réconfort des pécheurs, prudent dans la façon de le questionner et expert dans celle de les instruire. Je te demande de me concéder la grâce d’être capable de les éloigner du mal, et diligent pour les confirmer dans le bien ; que je les aide à être meilleurs avec la maturité de mes réponses et avec la droiture de mes conseils ; que j’éclaire ce qui est obscur, en étant avisé dans les questions complexes et victorieux dans celles qui sont difficiles ; que je ne traîne pas en des entretiens inutiles ni ne me laisse contaminer par ce qui est corrompu ; qu’en sauvant les autres, je ne me perde pas moi-même. »
Le sacrement du pardon
Lorsqu’une personne – vous ou moi – se confesse, elle se présente devant Dieu, honteuse du mal qu’elle a commis avec le désir de se reprendre, de changer de vie. Pour cela, elle vient rencontrer un prêtre, un homme, qui est là comme instrument, comme signe que la miséricorde, le relèvement et la conversion sont possibles.
Le prêtre est là et il permet une incarnation du dialogue de l’âme avec Dieu. Il favorise ce dialogue, aide le pénitent à prendre conscience du mal, l’encourage, lui donne le pardon divin. A ce moment, il donne au Seigneur de recouvrir la nudité honteuse du pécheur, lui permettant de se tenir à nouveau devant Dieu et devant les hommes, dans une dignité retrouvée.
Il prolonge ainsi ce que Dieu fit avec Adam et Eve (Gn 3, 21) ou le père avec son fils prodigue (cf. Lc 15, 22). Ce vêtement, dont nous sommes revêtus, dans le sacrement du pardon, ce n’est plus une tunique de lin ou de peau mais c’est le Christ lui-même (cf. Ga 3, 27). Il nous permet de nous tenir saints et immaculés en sa présence dans l’Amour (cf. Ep 1, 4).
Une marque de confiance
Un tel ministère n’est pas à taille humaine et le prêtre sait que le pardon ne vient pas de lui. Il sait aussi que rien de ce qu’il entend n’est une confidence qui lui est faite et dont il pourrait parler. Il est invité, dans une marque de confiance incroyable, à servir le retour à la maison et à la vie de l’enfant prodigue. Celui-ci l’invite dans son intimité douloureuse et honteuse à laquelle seul Dieu peut légitimement avoir accès. C’est tellement vrai qu’un pénitent ne peut même pas relever son confesseur du secret qu’il a entendu !
Comme prêtre, je ne peux recevoir cette marque de confiance qu’avec crainte et beaucoup de respect. C’est d’ailleurs pour cela que je suis, comme prêtre, intimement lié à cet homme ou cette femme qui vient se confesser. Lorsque celui qui est pardonné sort du sacrement, je lui demande de prier pour moi, reconnaissant qu’il est proche de Dieu, qu’il est plus juste que moi à ce moment-là.
Ce que Dieu a fait, cette grâce qui redonne vie et avenir, je dois y participer. Comme Sem et Japhet avec leur père (cf. Gn 9, 23), je dois couvrir la nudité et porter une partie du fardeau de pénitence (cf. Ga 6, 2). C’est ce que disait le pape aux missionnaires de la miséricorde en 2016 : Seigneur, je pardonne, mets-le sur mon compte !
« Le besoin intime et humble du pardon de Dieu »
Benoit XVI avait, lui, donné le curé d’Ars comme modèle à imiter. C’était en 2009 : « Le Curé d’Ars avait une manière différente de se comporter avec les divers pénitents. Celui qui s’approchait de son confessionnal attiré par un besoin intime et humble du pardon de Dieu, trouvait en lui l’encouragement à se plonger dans 'le torrent de la divine miséricorde' qui emporte tout dans son élan. [•••] A celui qui, à l’inverse, s’accusait avec tiédeur et de manière presque indifférente, il offrait, par ses larmes, la preuve de la souffrance et de la gravité que causait cette attitude [•••]. Il faisait naître le repentir dans le cœur des tièdes, en les obligeant à voir, de leurs propres yeux et presque "incarnée" sur le visage du prêtre qui les confessait, la souffrance de Dieu devant les péchés. Par contre, si quelqu’un se présentait avec un désir déjà éveillé d’une vie spirituelle plus profonde et qu’il en était capable, il l’introduisait dans les profondeurs de l’amour, exposant l’indicible beauté que représente le fait de pouvoir vivre unis à Dieu et en sa présence… »
Que son exemple stimule les prêtres à mieux confesser et invite chacun à puiser à la source de la grâce du sacrement !
À savoir : Je vous pardonne tous vos péchés, 40 prêtres dévoilent les petits et grands secrets de la confession de Vincent Mongaillard, (éditions de l’Opportun).

( 913806 )
Très beau texte sur le ministère de la confession par Meneau (2021-03-19 17:15:57)
[en réponse à 913793]
Merci de l'avoir partagé.
Cordialement
Meneau

( 913837 )
Outre le célèbre film de Hitchcock par Vox clamantis (2021-03-19 21:38:19)
[en réponse à 913793]
Il y a également eu il y a quelques années le téléfilm La loi de Simon dont l'intrigue tourne autour du secret de la confession.
J'avais beaucoup apprécié ce film, même si le prêtre est un peu trop "assistant social" à mon goût. La tension entre un avocat qui ne croit ni à Dieu ni à diable, et qui n'a pas grand chose à faire de la parole donnée ou de son serment d'avocat, et un prêtre très lumineux même quand il est trainé dans la boue, m'a beaucoup plu.
(Oups, j'ai un peu divulgâché - regardez ce film quand même, je n'ai pas dévoilé le quart du dixième de l'intrigue !)