Le Forum Catholique
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( 910320 )
Nouvelle critique de Mgr Viganò concernant François et Vatican II par Chicoutimi (2021-02-06 04:46:27)
Dans une lettre du 3 février 2020, publiée sur le site d'Aldo Maria Valli et traduite sur le site de
Benoît-et-moi, Mgr Viganò critique de nouveau le Pape François et le Concile Vatican II. Voici quelques extraits les plus saisissants:
''Alors que les nations anciennement catholiques introduisent dans leurs lois l’avortement et l’euthanasie, la théorie
gender et les mariages sodomites; alors qu’aux États-Unis un président légitimement élu se voit usurpé la Maison Blanche par un « président » corrompu, dépravé et avorteur, nommé par une gigantesque fraude, sous les applaudissements courtisans de Bergoglio et des évêques progressistes; alors que la population mondiale est l’otage de conjurés et de conspirateurs qui font de l’argent sur la psycho-pandémie et l’imposition de pseudo-vaccins inefficaces et dangereux, la sollicitude de François se concentre sur la catéchèse, dans un monologue mis en scène le 30 janvier pour le public sélectionné du Bureau national de la catéchèse de la CEI. (...)
Ce n’est pas un hasard si
les novateurs détestent de toutes leurs forces le Catéchisme de Saint Pie X qui, par la brièveté et la clarté des questions et des réponses, ne laisse aucune place à l’inventivité du catéchiste. Le catéchiste doit être – et il ne l’est plus depuis soixante ans – celui qui transmet ce qu’il a reçu, et non un « mémorialiste » imaginaire de l’histoire du salut qui choisit à tour de rôle les vérités à transmettre et celles à laisser de côté pour ne pas contrarier ses interlocuteurs. (...)
(...) Tout croyant comprend bien les implications très graves du
pseudo-magistère actuel, qui contredit sans vergogne l’enseignement constant de l’Écriture Sainte, de la Tradition divine et du Magistère apostolique. Cependant, la victime naïve de décennies de reprogrammation conciliaire des catholiques pourrait croire que dans cette Babel composite d’hérétiques, de protestataires et de pervers, il reste au moins une place aussi pour les orthodoxes, les sujets pieux du pontife romain et les vertueux. (...)
(...) Et s’il est tout à fait vrai et acceptable que
les Conciles de l’Église catholique font partie du Magistère, il n’en va pas de même pour le seul « Concile » de la nouvelle Église, qui – comme je l’ai affirmé à plusieurs reprises – représente la plus colossale tromperie qui ait été commise par les pasteurs envers le troupeau du Seigneur ; une tromperie –
repetita juvant – qui a été accomplie lorsqu’une poignée de conjurés experts a décidé d’utiliser les instruments du gouvernement ecclésiastique – autorités, actes magistériels, discours papaux, documents des congrégations, textes de la liturgie – dans
un but opposé à celui que le divin Fondateur a établi lorsqu’il a institué la Sainte Église. Ce faisant, les sujets ont été contraints d’adhérer à une nouvelle religion, de plus en plus ouvertement anti-catholique et finalement anti-christique, usurpant l’autorité sacrée de l’ancienne religion préconciliaire, méprisée et dépréciée.
Nous nous trouvons donc dans la situation grotesque d’entendre niés la Sainte Trinité, la divinité de Jésus-Christ, la doctrine des suffrages pour les défunts, les buts du Saint Sacrifice, la Transsubstantiation et la virginité perpétuelle de la Bienheureuse Vierge Marie sans encourir aucune sanction canonique (s’il n’en était pas ainsi, presque tous les consultants de Vatican II et de l’actuelle Curie romaine auraient déjà été excommuniés) ; mais «si vous ne suivez pas le Concile ou si vous l’interprétez à votre manière, comme vous le souhaitez, vous n’êtes pas avec l’Église».
Le commentaire de Bergoglio à cette condamnation convaincue de toute critique du Concile laisse vraiment incrédule :
Pour moi, cela me fait beaucoup penser à un groupe d’évêques qui, après Vatican I, sont partis, un groupe de laïcs, des groupes, pour continuer la « vraie doctrine » qui n’était pas celle de Vatican I: « Nous sommes les vrais catholiques ». Aujourd’hui, ils ordonnent des femmes.
Il convient de noter qu’ « un groupe d’évêques, un groupe de laïcs, des groupes » qui refusèrent d’adhérer à la doctrine infailliblement définie par le premier Concile œcuménique du Vatican ont été immédiatement condamnés et excommuniés, alors qu’aujourd’hui ils seraient accueillis à bras ouverts «indépendamment de la foi» ; et que les papes qui condamnèrent alors les vétéro-catholiques, condamneraient aujourd’hui Vatican II, et seraient accusés par Bergoglio de «ne pas être avec l’Église». D’autre part,
les femmes lectrices et les acolytes de récente invention ne sont un prélude à rien d’autre qu’à ce «aujourd’hui ils ordonnent des femmes» auquel arrivent invariablement ceux qui abandonnent l’enseignement du Christ.
Curieusement, l’ouverture œcuménique, la voie synodale et la pachamama n’empêchent pas de se montrer intolérants envers les catholiques dont la seule faute est de ne pas vouloir apostasier la Foi. Et pourtant, lorsque Bergoglio refuse «toute concession à ceux qui cherchent à présenter une catéchèse qui n’est pas en accord avec le Magistère de l’Église», il se désavoue lui-même et il désavoue la présumée primauté de la pastorale sur la doctrine, théorisée dans
Amoris lætitia comme l’œuvre de ceux qui construisent des ponts et non des murs, pour reprendre une expression chère aux courtisans de Santa Marta.
Nous pourrions donc désormais actualiser l’incipit du symbole athanasien:
Quicumque vult salvus esse, ante omnia opus est, ut teneat Modernistarum hæresim » (quiconque veut être sauvé doit avant tout tenir l’hérésie modernisme).''
Pour lire en entier, c'est
ICI

( 910321 )
Qu'est ce qu'il attend par Ptitlu (2021-02-06 05:33:21)
[en réponse à 910320]
Pour rejoindre la fsspx ou des plus radicaux encore dont il a déjà le discours ?
Le coup d'anathème permanent contre les affreux modernistes, ça devient lassant.

( 910326 )
Il n'attend pas.... par Pol (2021-02-06 10:08:43)
[en réponse à 910321]
....et la Fraternité-Pilote ne l'attend probablement pas: ce sont mes impressions a votre commentaire.

( 910418 )
On a déjà répondu par Goupillon (2021-02-07 15:04:31)
[en réponse à 910321]
Mgr Vigano n'a pas à rejoindre la FSSPX ou une autre structure. Il est archevêque et a déjà une place dans l'institution. Ce n'est pas parce qu'il défend la doctrine traditionnelle qu'il doit être intégré à la congrégation fondée par Mgr Lefebvre (c'est une vision bergoglienne). Mgr Vigano doit continuer à dire ce qu'il a à dire depuis la place qui est la sienne.
Si les messages de ce combattant de la foi et de l'Église vous dérangent ou vous lassent, vous n'êtes pas obligés de les lire. Continuez à vous endormir avec le refrain moderniste qui lui n'est pas du tout lassant, c'est bien connu...

( 910440 )
Il y a d'autres choix que Vigano ou le message moderniste par Ptitlu (2021-02-07 17:33:40)
[en réponse à 910418]
On peut aussi faire ce qu'on a à faire, sans tenir compte de Vigano - qui à mon humble avis tourne comme Ngo Dinh Thuc, en plus de rendre inaudible les critiques intelligentes et constructives, ou de l'injonction à dormir des modernos.
Les uns et les autres discourent. Nous avons besoin de laboureurs, pas de beaux parleurs.

( 910568 )
Il y a déjà eu un "tiers parti", mais on sait comment il a "fini". par Scrutator Sapientiæ (2021-02-08 23:08:52)
[en réponse à 910440]
Bonsoir Ptilu,
Votre message, aussi succinct soit-il, m'inspire, à juste titre ou non, les quelques mots qui suivent.
Comme vous le savez, comme nous le savons tous, il y a déjà eu un "tiers parti", pendant un tiers de siècle, de l'élection de Jean-Paul II à la démission de Benoît XVI, un "tiers parti" au sens de : un parti central, sinon centriste, ni anti-conciliaire traditionnel, ni philo-conciliaire transformateur, mais vous savez et nous savons tous comment ce tiers parti a "fini", au point de rendre possible l'élection du pape François.
Or, le fait que ce soit au terme d'un tiers de siècle de règne, à Rome, de ce "tiers parti", conciliaire conservateur, que Jorge Mario Bergoglio a été élu pape, devrait constituer une source d'interrogations pour nous tous : à quoi donc ce tiers de siècle a-t-il servi, si c'était pour s'achever de cette manière ?
En d'autres termes, je suis de ceux qui peuvent comprendre une certaine exaspération, compte tenu du fait que, à tout le moins en apparence, le déploiement du cours des choses amène à se dire qu'il n'y a presque plus que deux positions en présence, la position "franciscophile" et la position "franciscophobe".
Mais, d'un autre côté, qu'est-ce qui empêche davantage d'évêques d'afficher et d'assumer plus clairement et fermement qu'ils ne le font, si tant est qu'ils le fassent, une position de "laboureurs" relativement indépendante de la "bipolarisation" actuelle ?
Prenons un exemple parmi d'autres possibles : qu'est-ce qui empêche davantage de clercs catholiques, aujourd'hui, de dire qu'ils sont
- avant tout pour l'annonce en vue de la conversion, dans le respect de la charité dans la vérité et de la vérité dans la charité, en présence des croyants non chrétiens, dont les musulmans, et des non croyants,
et non
- avant tout "contre" ou "pour" la conception consensualiste fraternitaire ou inclusiviste périphériste de la "soumission", en présence des croyants non chrétiens, dont les musulmans, telle que l'on peut la comprendre, à la lumière de la lettre encyclique Fratelli tutti, du pape François (FT, n° 3) ?
Oui, vraiment, qu'est-ce qui empêche davantage d'évêques d'être des "laboureurs", pour reprendre votre expression ?
Je vous laisse sur cette question et vous souhaite une bonne soirée.
Scrutator.

( 910396 )
Remplaçons le mot Concile par le mot chimère. par Scrutator Sapientiæ (2021-02-07 12:26:44)
[en réponse à 910320]
Bonjour Chicoutimi,
Il serait erroné de dire que tout le corpus philosophico-théologique, notamment oecuméniste et personnaliste, qui précédé et inspiré, directement ou indirectement, le Concile Vatican II, fonctionne à l'arnaque.
De même, il serait erroné de dire que toute la doctrine et la pastorale pontificales qui ont été inspirées par le Concile et qui ont suivi Vatican II fonctionnent à l'esbroufe.
En revanche, il n'est pas erroné de dire que le mot chimère est plus approprié que le mot concile, ou Concile, pour bien comprendre à quoi fonctionne vraiment chacun des quatre textes les plus rénovateurs de Vatican II.
Non seulement ces textes sont chimériques en ce qu'ils prônent d'une manière équivoque, imprécise, optimiste, imprudente, utopique, l'exploitation d'un "potentiel de réconciliation", presque tous azimuts, entre l'Eglise catholique et son environnement extérieur.
Mais en outre les mêmes textes sont chimériques en ce qu'ils découlent d'une co-production intra-conciliaire entre la tendance philo-conciliaire "soft", qui s'est voulue seulement rénovatrice dans la continuité, et la tendance philo-conciliaire "hard", qui s'est voulue avant tout transformatrice sans la continuité, lors de la troisième puis lors de la quatrième session du Concile.
Il y a au moins deux autres raisons pour lesquelles nous sommes en présence d'une chimère que l'on appelle ou qui s'appelle Vatican II :
- d'une part, le monde contemporain, qui a commencé à s'éloigner de l'Eglise catholique, dès 1945, voire dès 1914, a continué à le faire encore plus à partir de 1960, alors que la vision du "potentiel de réconciliation" entre l'Eglise catholique et le monde contemporain qui a été mise en avant et en valeur à Vatican II repose sur des fondements, plus philosophiques que théologiques, qui datent des années 1930, et que l'on trouve notamment chez Maritain et Mounier,
- d'autre part, c'est au sein même de l'Eglise catholique que l'éloignement de bien des philosophes et de bien des théologiens vis-à-vis du Magistère officiel de l'Eglise catholique, qui a commencé dès le début des années 1930 pour continuer après 1945, a pris de l'ampleur, après la clôture du Concile, notamment au contact du nouvel âge de la théologie qui est apparu à la fin des années 1960 ou, au plus tard, au début des années 1970.
A partir de là, une question se pose : qu'est-ce qui amène des évêques à imposer à des fidèles (fidèles à quoi, du coup, au fait ?) une prise d'appui aussi durable sur une chimère, alors que cette chimère est avant tout à l'origine de bien des confusions et des divisions, et n'est pas avant tout à l'origine de davantage de fécondité spirituelle et de fidélité doctrinale ?
Réponse : la prise d'appui sur cette chimère, la référence à cette chimère, continue, aujourd'hui encore, à correspondre à un enjeu de pouvoir, dans l'Eglise catholique : qui n'est pas avec cette chimère est contre elle, mais aussi contre ceux qui, depuis l'intérieur et le sommet de la hiérarchie, sont contre le fait que l'on soit contre cette chimère.
Faute de temps, je ne développe pas mon raisonnement, mais je le confie néanmoins en l'état, en regrettant que le caractère chimérique, dans les deux sens du terme, de ce dont il est question ici, ne soit pas plus souvent mis en avant par les analystes.
Bon dimanche.
Scrutator.

( 910441 )
Bref, faut il mettre le Concile à la benne ? par Ptitlu (2021-02-07 17:54:31)
[en réponse à 910396]
Et passer à autre chose ?

( 910564 )
La question est : Que reste-il du Concile Vatican II ? par Scrutator Sapientiæ (2021-02-08 22:32:21)
[en réponse à 910441]
Bonsoir et merci, Ptitlu.
A mon sens, mais je n'aurais certes pas la prétention de comprendre mieux que d'autres ou de savoir plus que d'autres,
- la question n'est pas : "Que devons-nous faire du Concile Vatican II ?", compte tenu des dix prochaines années, l'année 2020 étant la première année de toute une décennie,
- la question est : "Que pouvons-nous faire du Concile Vatican II ?", compte tenu des six dernières décennies, ou de la période qui a commencé en 1959, l'année de l'annonce du Concile, et qui s'est terminée en 2019, l'année de la déclaration d'Abou Dhabi puis du synode sur l'Amazonie.
A mes yeux, la question est donc celle-ci : "Que reste-t-il du Concile Vatican II ?", compte tenu de ce qu'il a été, en tant qu'ensemble d'enseignements et en tant qu'ensemble d'événements, mais aussi, évidemment, compte tenu de ce que les hommes d'Eglise en ont fait, à partir de l'année 1965 ou de l'année 1965-1966.
Vous aurez compris qu'il ne s'agit pas de jeter quoi que ce soit "à la benne", sans le moindre discernement, mais qu'il s'agit plutôt de s'interroger, par exemple, sur ce que les clercs conciliaires eux-mêmes "conservent" du Concile Vatican II, alors que certains d'entre eux ne sont pas précisément ce qu'il est convenu d'appeler des "conservateurs".
Vous parlez, par ailleurs, de la difficulté ou de la nécessité de "passer à autre chose" ; puis-je me permettre de vous rappeler que bon nombre des experts et des Pères du Concile ont commencé à "passer à autre chose" dès le début de l'année 1965-1966, d'où l'après-Concile que nous avons connu, non seulement de 1965 à 1978, sous Paul VI, mais aussi, en un sens, sous Jean-Paul II, dans les années 1980-1990, puisque, contrairement à ce que beaucoup ont espéré, à cette époque-là, le rebond escompté sous Jean-Paul II n'a pas compensé, "à due proportion", le désastre subi sous Paul VI ?
Au contact des paragraphes qui précèdent, je pense que vous avez compris qu'à mes yeux ce n'est pas aux "intégristes" ni aux "progressistes", mais aux évêques qu'il convient de poser cette question : "Qu'avez-vous fait, hier, et que faites-vous, aujourd'hui, du Concile Vatican II :
- si ce Concile est si bon que cela, qu'avez-vous fait pour que l'après-Concile soit aussi mauvais,
et
- si Vatican II est si mauvais que cela, qu'avez-vous fait pour neutraliser la possibilité de s'en libérer, afin de renouer avec davantage de fécondité et de fidélité ?"
Je vous remercie pour votre compréhension, au contact de ces quelques lignes, dans lesquelles il n'y a rien de bien original, et je vous souhaite une bonne soirée.
Scrutator.

( 910429 )
Quid du respect de DV, LG et SC depuis 1965 ? par Scrutator Sapientiæ (2021-02-07 15:47:42)
[en réponse à 910320]
Bonjour,
Qu'en est-il du respect effectif de Dei verbum, de Lumen gentium et de Sacrosanctum concilium, depuis 1965, de la part de tous les docteurs et de tous les pasteurs catholiques qui sont complices ou coupables, du fait de leur acceptation ou de leur approbation de la conception d'après laquelle le contenu de chacun de ces trois textes est contournable ou dépassable par des moyens "pastoraux" et pour des raisons "pastorales", conformément à l'acception néo-catholique de cette expression ?
Aussi, compte tenu de la réponse la plus objective et réaliste à cette question, quelle est donc la légitimité du positionnement du pape François, selon lequel, si l'on est "contre le Concile", on est aussi "contre l'Eglise", alors que, depuis l'année 1965, bien des théologiens et bien des évêques font connaître, comprendre, recevoir et transmettre le moins possible Dei verbum, Lumen gentium et Sacrosanctum concilium, tout en étant "conciliaires" par ailleurs, en ce qu'ils sont, notamment, anti-tridentinistes et philo-gaudium-et-spistes?
Est-ce à dire que ces hommes d'Eglise ont, eux, bien le droit d'être "contre le Concile", sans que cela signifie, dans leur cas, qu'ils sont "contre l'Eglise", parce que leur non respect d'au moins trois textes du Concile est placé sous le signe du contournement ou du dépassement "pastoral" et "stylistique", et non sous celui de la contestation ou de la contradiction "doctrinale" et "thématique" ?
En d'autres termes, qui ne voit la contradiction dans laquelle s'enferment, ou dans laquelle veulent nous enfermer certains des clercs qui se disent et se veulent des partisans, officiellement inconditionnels, du Concile Vatican ?
Ils sont les continuateurs d'autres clercs qui, non seulement dans les années 1960-1970, mais aussi dans les années 1980-1990, et encore dans les années 2000-2010,
- ont fonctionné à la prise en compte orientée, partisane, restrictive et sélective du Concile Vatican II,
et
- ont approuvé que bien des fidèles pensent et vivent au moyen de la même prise en compte orientée, partisane, restrictive et sélective.
Et ce sont les mêmes clercs qui devraient souhaiter que tous les catholiques s'en remettent pleinement au Concile, c'est-à-dire
- non avant tout aux textes du Concile qui, de par leur nature, devraient pouvoir bénéficier du maximum d'autorité (Dei verbum, Lumen gentium et Sacrosanctum concilium),
- mais avant tout à l'état d'esprit qui découle de la soumission de l'ensemble des textes du Concile à de l'anti-tridentinisme et à du philo-gaudium-et-spisme ?
Chacun aura compris que la situation serait risible si elle n'était tragique, le pape de la déclaration d'Abou Dhabi et du synode sur l'Amazonie n'étant peut-être pas le mieux placé pour donner des leçons, en matière de respect du Concile, puisque, par exemple, même Nostra aetate, en 1965, ne va pas aussi loin que lui, en 2019.
Bon dimanche.
Scrutator.

( 910437 )
Remarques sur les propos de Mgr Viganò par abbé Jean-Pierre Putois (2021-02-07 16:39:34)
[en réponse à 910320]
Remarques sur les propos de Mgr Viganò
Voici les propos qui nous intéressent :
«
Ce n’est pas un hasard si les novateurs détestent de toutes leurs forces le Catéchisme de Saint Pie X qui, par la brièveté et la clarté des questions et des réponses, ne laisse aucune place à l’inventivité du catéchiste. Le catéchiste doit être – et il ne l’est plus depuis soixante ans – celui qui transmet ce qu’il a reçu, et non un “mémorialiste” imaginaire de l’histoire du salut qui choisit à tour de rôle les vérités à transmettre et celles à laisser de côté pour ne pas contrarier ses interlocuteurs (…) »
Sur le second point :
le catéchiste “mémorialiste” ! L’est-il de lui-même ou l’est-il selon un dictat “pédagogique savant” dont il est l’instrument conscient ou inconscient d’un “politiquement correct” ?
Sur le premier point :
on devrait dire le
Catéchisme “dit de saint Pie X” de 1905, selon la lettre adressée au Cardinal-Vicaire Pierre Respighi du 14 juin 1905 par le pape Pie X :
«
À Monsieur le Cardinal Pierre Respighi notre Vicaire Général. Monsieur le Cardinal, La nécessité de pourvoir autant que possible à la formation religieuse des enfants Nous a porté à publier un Catéchisme qui expose d’une manière claire : – les éléments de la sainte foi – et les vérités divines sur lesquelles doit se régler la vie de tout chrétien. Aussi, après avoir fait examiner les nombreux textes déjà en usage dans les Diocèses d’Italie, il Nous a paru opportun d’adopter avec de légères retouches le texte approuvé depuis plusieurs années par les Évêques du Piémont, de la Ligurie, de la Lombardie, de l’Émilie et de la Toscane… Du Vatican, le 14 juin 1905. PIE X, pape. »
Lettre “oubliée” par Jean Madiran dans les éditions de DMM de 1984 (reprint partiel du numéro de 116 [septembre-octobre 1967] de la revue
Itinéraires) ;
in Catéchisme de Rome ou Abrégé de la doctrine chrétienne prescrit par S. S. le pape Pie X aux diocèses de la province de Rome… Traduction française autorisée… Édition complète. Paris, Lethielleux ; Langres, Martin-Berret. Novembre 1907.
Lettre publiée, sans honte, dans les éditions italiennes, espagnoles, etc.
Il faut savoir que ce Catéchisme des «
Évêques du Piémont, de la Ligurie, de la Lombardie, de l’Émilie et de la Toscane » a pour origine le
Catéchisme de Mgr Casati (1699-1782) dans son édition du 1765, revue et augmentée en 1775 : véritable «
patrimoine religieux de nos Diocèses » encore imprimé en 1885 (soit une longévité d’au moins 120 ans).
Lequel
Catéchisme de Mgr Casati puise aux sources suivantes : – le
Concile de Trente, – le
Catéchisme du diocèse de Meaux (1687), de Bossuet, – le
Catéchisme du diocèse de Montpellier (1701) de Mgr Charles-Joachim Colbert, écrit par l’oratorien François-Aimé Pouget (1666-1723), – le
Catéchisme à l’usage du diocèse de Genève (1771), de Mgr Jean-Pierre Biord (1764-1785), – et, dans une moindre mesure, la
Doctrine chrétienne de Bellarmin (1542-1621) [dans son Catéchisme ou dans son Abrégé].
Cette filiation apparaît encore dans le
Proemio (ou
Avvertimenti) du dit
Catéchisme de Mgr Casati.
Ceci dit, faire la louange du
Catéchisme “dit de Saint Pie X” de 1905, n’enlève rien, bien au contraire, aux
Catéchismes diocésains depuis leurs origines (après le Concile de Trente) jusqu’à leurs suppressions en 1937 et surtout 1947.
Quelques notes sur les Catéchismes
catechisme.org

( 931343 )
Merci monsieur l'abbé pour ces précisions car... par erminig (2021-10-10 04:48:08)
[en réponse à 910437]
les néophytes que nosu sommes bien souvent savent ou sentent même intuitivement que le catéchisme de Saint Pie X, s'il est une forme abrégé du Concile de Trente dans son contenu que chacun devrait savoir, sa filiation n'en est pas moins certaine, car l'étude systématique des sources dans l'Église montrent toujours qu'il y a une tradition dans la transmission.
Cependant, une question: pourquoi 1937 et 1947?
C'est un peu nébuleux mais on peut toujours constater que cela a commencé à dérailler insidieusement effectivement à partir de 1936, par des indices historiques.
Le catéchisme du chanoine quinet ne s'est-il pas glisser dans cette réforme de 1947? Enfin bref, vos précisions historique seraient les bienvenues, dans la mesure où je n'ai retenu concernat cette date d'après-guere, que l'épiscopat français avait défini un contenu des questions que les enfants devaient savoir et connaître au moins jusqu'à l'âge de 12 ans ^pour la communion solennelle (avec Credo, commandements de Dieu et de l'Église, et sacrements obligatoires dans ce corpus).