Le Forum Catholique
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( 910188 )
Les groupes traditionnalistes: il y a des remèdes pour cela, non? par Jean Kinzler (2021-02-04 10:03:25)

( 910190 )
Oui. La charité, le motu proprio, le sensus ecclesiae etc. par Gaspard (2021-02-04 10:28:49)
[en réponse à 910188]
Quel plaisir d'avoir un pape aussi pétri de charité envers tous ses fidèles sans exception !

( 910194 )
A vrai dire par Bertrand (2021-02-04 11:04:02)
[en réponse à 910190]
En ce qui me concerne je suis fidèle de l'Eglise catholique et pas du pape, quel qu'il soit, ce qui n'est pas exactement la même chose!!

( 910195 )
De mémoire par Leopardi (2021-02-04 11:06:59)
[en réponse à 910194]
Je ne me souviens plus de quel saint il s'agit (st Ignace je crois) mais quand on lui demandait s'il aimait le pape untel (régnant du moment) alors qu'il ne l'aimait pas, il répondait simplement "j'aime le pape" (et non tel pape).

( 910203 )
dans la cordée... par fils du vent (2021-02-04 13:11:27)
[en réponse à 910194]
baptisé dans l'Eglise catholique je rends grâce. Le pape est le premier de cordée. Nous plus bas dans la cordée. Si je quitte la cordée, je suis dans les cordes…. les saints sont aussi ceux qui sont parvenus au sommet mais sont toujours encordés pour aider nous autres les peineux. Bref solidarité ou mieux dit : communion des saints.
Si certains veulent skier hors piste libre à eux mais attention aux avalanches.

( 910207 )
Votre allégorie par Jean-Paul PARFU (2021-02-04 13:30:22)
[en réponse à 910203]
est intéressante. Elle prétend à votre manière, par une petite comparaison innocente, simple et amusante, démolir tous les systèmes intellectuels. Mais elle doit être complétée ainsi selon moi :
L'Eglise est la grande école et l'institution de l'alpinisme qui nous permet d'arriver au sommet. Le pape doit être un premier de cordée, mais ne l'est pas toujours dans les faits et ses qualités d'alpiniste laissent parfois à désirer. Il doit donc alors s'appuyer sur l'expérience de l'école d'alpinisme et de ses meilleurs éléments pour mener avec lui la cordée et arriver à bon port !

( 910198 )
Il ne faut pas trop par Jean-Paul PARFU (2021-02-04 11:36:00)
[en réponse à 910188]
se fixer sur ce que peut dire le pape, celui-là ou un autre, au jour le jour. Autrefois, les gens ne savaient pas ce que disait ou faisait le pape et ils n'en n'étaient pas moins chrétiens - catholiques - pour autant.
Cette "papimanie" remonte au XIXème siècle quand les Catholiques se sentirent solidaires de la personne du pape qui avait perdu les Etats pontificaux, était "prisonnier à Rome" et semblait lutter seul contre la modernité.
De manière générale, et depuis le XIXème siècle surtout, la revendication d'universalité des États dans le monde occidental, se heurta, en effet, à l'Église catholique, qui souhaitait tout naturellement préserver son rôle propre, son influence et les traditions chrétiennes comme ciment de la société. L’emprise du pouvoir politique sur les sociétés et l’Église poussa de nombreux Catholiques à revendiquer, au nom de la liberté de l’Église, une plus grande intervention du pape. Ce fut le développement du courant ultramontain favorable au renforcement de l’autorité du Siège apostolique.
Aujourd'hui, les médias ont encore renforcé cette personnalisation du visage de l'Eglise catholique.
Respectueux du Siège de Pierre et du Pape comme personne-institution, principe d'unité, oui ; hyper focalisation sur les moindres faits et gestes du Pape, non ! Nous croyons en l'Eglise, une, sainte, catholique et apostolique, pas en le Pape !

( 910214 )
Oui par Athanase (2021-02-04 15:05:50)
[en réponse à 910198]
La distinction entre le successeur de Pierre - donc l'institution pérenne - et le titulaire concret s'est effectivement perdue. Au grand dam du bon sens et de l'intelligence. Comme vous le faites remarquer, la perte des Etats pontificaux, le "regroupement" des fidèles autour du Pape a conduit à certains excès et à certaines impasses.

( 910216 )
Distinguer entre l'institution papale et le titulaire de cette charge? par Chicoutimi (2021-02-04 15:38:26)
[en réponse à 910214]
Il me semble qu'une telle distinction apporte son lot de questions et de problèmes.
Je comprends ce que vous voulez dire. L'idée étant de ne pas prendre chacune des paroles, ou chaque geste, du pape comme étant obligatoire pour toute l'Église (car il y a différents degrés d'autorité, et il y a des conditions précises qui permettent l'exercice de cette autorité).
Mais adhérer à l'institution de la papauté, sans adhérer au titulaire de cette charge, comment est-ce possible? Nous n'avons pas encore vu l'idée de la papauté se promener dans les rues. Par contre, nous avons vu celui qui exerce cette charge le faire à maintes reprises.
Il me semble que le catholicisme est une religion de l'Incarnation. Nous ne sommes pas en communion avec une idée de la papauté, mais avec la personne concrète qui exerce ce ministère.
Cela me fait penser au problème ecclésiologique que soulève, entre autres, les sédévacantistes. Ces derniers vont croire, professer et défendre l'ensemble et chacune des notes, caractéristiques et doctrines concernant l'Église catholique. Mais qu'en est-il de leur communion avec l'Église concrète? Le catholique n'adhère pas seulement à une doctrine sur l'Église, mais il est en communion avec l'Église concrète, reconnaissable à ses pasteurs visibles.
Peut-être devrions-nous faire une distinction entre l'adhésion de la foi d'une part, et la communion d'autre part. Ainsi, nous adhérons à l'enseignement du pape (et des autres papes) lorsqu'ils exercent l'autorité pontificale dans des circonstances précises d'une part, et nous sommes en communion avec la personne du pape (et avec les autres pasteurs et l'ensemble des baptisés) d'autre part. Cette communion se manifestant de plusieurs manières, dont la prière, les sacrements, et le respect des juridictions.
S'il est vrai qu'il y a une doctrine sur le pape et sur l'Église à laquelle nous adhérons, il ne faut pas oublier que la communion se fait à un niveau concret: nous sommes en communion non pas avec une idée de la papauté et de l'Église, mais avec la personne du pape et avec l'Église concrète.

( 910217 )
Personne publique et pas personne privée par Athanase (2021-02-04 15:47:11)
[en réponse à 910216]
Si on lit les échanges qui ont eu lieu pendant Vatican I, il me semble que Mgr Gasser parle bien d’une infaillibilité personnelle, mais qui est celle d’une personne publique.
Il existe une institution bien que concrète. Pour autant, la communion avec le siège de Pierre ne signifie pas que nous devons suivre dans ses détails ce que dit et fait tel titulaire, qui reste aussi une personne concrète, donc indépendante de la personne publique dont elle exerce la fonction.

( 910219 )
Mais encore... par Chicoutimi (2021-02-04 15:59:56)
[en réponse à 910217]
Il me semble que ce que vous dites rejoint le principe de distinction entre les différents degrés d'autorité. Nous sommes d'accord que, lorsque le pape parle ex cathedra, cela oblige. Mais lorsqu'il donne son opinion personnelle, cela ne commande pas l'adhésion.
Mais concernant la communion, il n'est pas aussi clair qu'il faille distinguer entre une communion avec la personne-institution et la communion avec la personne-privée.
On sait par exemple que ''Qui commet un acte de violence physique contre le Pontife Romain encourt une excommunication latae sententiae...' (canon 1370). Commettre un tel acte contre le pape lorsque ce dernier exerce son autorité revêtu de la tiare et de la chape, ou le faire lorsque le pape est en pyjama dans ses appartements privés, n'aurait pas d'importance en ce qui concerne la sanction. La personne du pape reste la personne du pape. Ce qui diffère, en fonction des circonstances, c'est l'adhésion que nous devons donner à ce qu'il dit, pas la communion que nous devons garder avec lui, laquelle se manifeste, entre autre, par le lien de la charité.

( 910220 )
Siège de Pierre et personne-institution par Jean-Paul PARFU (2021-02-04 17:02:20)
[en réponse à 910219]
Et non pape personne publique et pape personne privée !
Il ne faut pas se faire des noeuds dans la tête. On peut, d'un côté, reconnaître le Siège de Pierre et le pape comme personne-institution et, d'un autre côté, être parfois en désaccord avec ce que dit cette personne et ne pas se sentir très proche d'elle humainement.
Mgr Lefebvre disait parfois qu'il n'avait jamais eu de problèmes avec Pie XII, mais qu'il ne se sentait pas très proche de Jean XXIII. Pas se sentir très proche de Jean XXIII (et Jean XXIII ne se sentait pas très proche de Mgr Lefebvre; ces choses-là sont souvent réciproques) signifie-t-il ne pas reconnaître que le pape est le pape ?
Le problème, c'est que beaucoup font du pape une sorte de personne "magique" et inspirée, intercesseur entre les humains et les esprits, en contact plus ou moins permanent avec la divinité. Ils en font une sorte de grand chaman sacré. Or, cette façon de penser n'est pas chrétienne ! Le pape est un homme avec ses forces et ses faiblesses, c'est un homme qui a la plénitude du sacerdoce comme n'importe quel autre évêque et qui a la plénitude de juridiction sur l'Eglise comme un souverain. Point !
Enfin, que faites-vous quand il y a 2 papes ? Ou un pape en activité et un pape à la retraite ? Y-a-t-il un pape personne publique et un pape personne-privée ?

( 910222 )
Bien d'accord avec ce que vous dites... par Chicoutimi (2021-02-04 17:16:18)
[en réponse à 910220]
Je pense également qu'être en communion avec le pape (ce qui se fait quotidiennement, non seulement en le reconnaissant comme pape mais aussi en priant pour lui et en le nommant au canon de la messe) ne signifie pas ''se sentir proche de lui humainement'' ni être d'accord avec tout ce qu'il dit lorsqu'il n'engage pas son autorité.
Quant à votre question ''que faites-vous quand il y a 2 papes ?'' je dirais: il est de foi qu'il ne peut pas y avoir deux papes. Il ne peut y avoir qu'un seul pape.

( 910245 )
Ce que voulait dire Pastor Aeternus par Athanase (2021-02-04 21:34:05)
[en réponse à 910220]
C’est que l’infaillibilité pontificale est bien personnelle, mais celle d’une personne publique. Ce qui permet de distinguer malgré tout le Pape agissant ex cathedra, au nom de l’Église, d’un pape qui agit en tant que docteur privé. On peut relever que François, à de nombreuses reprises, agit de manière privée. Je ne peux pas dire que certains de ses actes manifestent une volonté de parler ex cathedra (donc en tant que pasteur et docteur de tous les fidèles), en matière de foi et de mœurs avec une intention de définir. Je vois mal, par exemple, en quoi la note de bas de page d’Amoris Laetitia s’inscrirait dans ce magistère infaillible du Pape. Trop d’actes de la parte de François sont trop peu pontificaux, et la sur-médiatisation de l’intéressé ne change rien à leur contenu objectif trop faiblement liant.

( 910248 )
Oui en effet ! par Jean-Paul PARFU (2021-02-04 21:51:55)
[en réponse à 910245]
Je suis d'accord avec vous. Je crois que vous avez raison. Le Siège de Pierre, c'est le Vatican, le St Siège, voire le diocèse de Rome. Le pape personne-institution, c'est le pape personne publique notamment dans ses actes de gouvernement. Et le pape personne privée, c'est l'homme et éventuellement le docteur privé, comme le pape Benoît XVI qui continuait à écrire des livres.
L'infaillibilité, c'est l'infaillibilité de l'Eglise et c'est le pape qui, dans des circonstances très particulières, très solennelles, et comme personne-institution, personne publique, est la voix de l'Eglise infaillible, seul ou avec le concile.

( 910250 )
"trop peu pontificaux" par AVV-VVK (2021-02-04 23:18:05)
[en réponse à 910245]
Exact, même trop superficiels comme dans cet entretien, ce qui est irritant.

( 910209 )
Ne soyons pas rigides par Roger (2021-02-04 13:42:50)
[en réponse à 910188]
Le Pape François condamne la rigidité. Ne doutons pas qu il mettra actes et paroles en harmonie !

( 910223 )
Lesquels ? par AVV-VVK (2021-02-04 17:31:22)
[en réponse à 910188]
Ce que je trouve irritant dans les paroles (ici et ailleurs) du pape est la légérèté, la superficialité avec laquelle il aborde une question asse importante de l' ecclésiologie.

( 910261 )
Le problème est peut être... par Donapaleu (2021-02-05 11:09:43)
[en réponse à 910223]
qu'un pape ne devrait pas répondre à des interviews comme un vulgaire homme politique !

( 910226 )
Un peu de recul ? par Ptitlu (2021-02-04 19:05:13)
[en réponse à 910188]
L'interview est un exercice difficile et il faut régulièrement se demander, quand quelqu'un dit quelque chose
- s'il l'a dit
- s'il le pense
- le contexte
- les circonstances
Nous l'avons déjà vu assez récemment avec le pseudo accord du pape a l'union des homosexuels - beaucoup de médias se sont fait écho des propos qui lui ont été prêtés, bien moins du démenti et de cet énième fake de la campagne présidentielle US (qui a empoisonné ce pays et le monde avec. Les chinois ont la décence de nous épargner les subtilités du choix de leur dirigeants, eux)
Par ailleurs ce sont les propos les plus choquants qui sont retenus, ça fait vendre - et le cas échéant, on s'arrange avec la réalité.

( 910253 )
L'un des remèdes serait de remplacer le cardinal Ouellet par Jean Kinzler (2021-02-05 08:59:09)
[en réponse à 910188]

( 910255 )
Bien sûr qu'il y a des remèdes pour soigner les groupes traditionalistes par Eonix (2021-02-05 09:20:07)
[en réponse à 910188]
Peut-être pour le pape, s'agit-il de faire disparaitre l'erreur moderniste? Ceux qui la répandent au sein du Vatican?
Il ne dit pas que les traitements doivent être appliqués aux groupes traditionalistes.

( 910270 )
Prochaine étape : la psychiatrisation ? par Cristo (2021-02-05 13:32:49)
[en réponse à 910188]
On n'en est pas loin en parlant déjà de remèdes...
Cela fait écho à saint Paul VI qualifiant Mgr Lefebvre de "plaie de mon pontificat "...