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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 910246 )05/02 Ste Agathe, vierge et martyre par ami de la Miséricorde (2021-02-04 21:50:55) 



Ste Agathe, vierge et martyre

Prière de Sainte Agathe en prison :

« Seigneur Jésus Christ, qui m’avez créée, et m’avez gardée dès mon enfance, qui avez préservé mon coeur de souillure, qui l’avez sauvegardé contre l’amour du siècle, et qui m’avez fait vaincre les tourments, en m’octroyant la vertu de patience, recevez mon esprit et permettez-moi de parvenir jusqu'à votre Miséricorde. Amen. »

Après avoir adressé cette Prière, Sainte Agathe jeta un grand cri, et rendit l’esprit vers l’an du Seigneur 251, sous l’empire de Dèce. Sainte Agathe n'avait que 13 ans lorsqu'elle fut martyrisée à mort. Issue d'une riche et noble famille, Sainte Agathe qui était d'une grande beauté honorait Dieu avec ferveur et lui avait ainsi consacré sa virginité. Quintien, homme consulaire et gouverneur de la Sicile, instruit de sa beauté et de sa richesse, s'éprit pour elle d'une vive passion, et se flatta de pouvoir l'épouser. Conduite devant Quintien, Sainte Agathe refusa sa proposition. Celui-ci furieux la fit attacher sur un chevalet et la livra aux bourreaux. Ils lui déchirèrent les membres, mais Sainte Agathe souffrit avec une constance héroïque. Parmi les tortures qu'elle endura, on lui arracha les seins à l'aide de tenailles. Elle fut renvoyée en prison et ordre fut donné de ne pas la nourrir, ni de soigner ses blessures. Saint Pierre apparut la première nuit, ses gardes s'enfuirent en courant, et l'apôtre la soigna miraculeusement de toutes ses blessures. Quatre jours après, Quintien sans être effrayé par son état jura de la vaincre. Il lui fit déchirer le corps, et fit traîner son corps sur des morceaux de pots cassés mêlés avec des charbons ardents. Sainte Agathe, vierge et martyre, finit par perdre la vie et a gagné sa place dans le canon romain de la Prière Eucharistique.

A la question du juge qui lui demandait pourquoi elle menait la vie d’esclave des chrétiens, Sainte Agathe répondit : « Je suis une servante du Christ et c’est pourquoi j’ai l’extérieur d’une esclave, mais la plus grande noblesse est d’être esclave du Christ » .

Sainte Agathe proféra ces paroles contre son bourreau qui l’avait amputée de ses seins : « N’as-tu point honte de couper les seins d’une femme, alors que toi-même, enfant, tu étais nourri au sein d’une femme ? »

De retour dans sa prison, Sainte Agathe pria ainsi : « Tu as vu, Seigneur, mon combat, comme j’ai combattu sur le champ de bataille, mais parce que je n’ai pas voulu obéir aux ordres des princes, j’ai été torturée dans mes seins »

Hymne à Sainte Agathe :

« Voici le jour de la Martyre Agathe, le jour illuminé par cette illustre Vierge ; c’est aujourd’hui qu’elle s’unit au Christ, et qu’un double diadème orne son front. Noble de race et remarquable en beauté, elle brillait plus encore par ses œuvres et par sa foi ; le bonheur de la terre ne fut rien à ses yeux ; elle fixa sur son cœur les préceptes de Dieu. Plus indomptable que le bras des bourreaux, elle livre à leurs fouets ses membres délicats ; sa mamelle arrachée de sa poitrine montre combien invincible est son courage. Le cachot est pour elle un séjour de délices ; c’est là que Pierre le Pasteur vient guérir sa brebis ; pleine de joie et toujours plus enflammée, elle court avec une nouvelle ardeur au-devant des tourments. Une cité païenne en proie à l’incendie l’implore et obtient son secours ; qu’elle daigne bien plus encore éteindre les feux impurs en ceux qu’honore le titre de chrétien. O toi qui resplendis au ciel comme l’Épouse, supplie le Seigneur pour les pauvres pécheurs ; que leur zèle à célébrer ta fête attire sur eux tes faveurs. Gloire soit au Père, au Fils et à l’Esprit divin ; daigne le Dieu unique et tout-puissant nous accorder l’intercession d’Agathe. Amen. »

Saint Ambroise a dit de Sainte Agathe : « O heureuse et illustre vierge qui mérita de purifier son sang par, un généreux martyre pour la gloire du Seigneur! O glorieuse et noble vierge, illustrée d'une double gloire, pour avoir fait toutes sortes de miracles au, milieu des plus cruels tourments, et qui, forte d'un secours mystérieux, a mérité d'être guérie par la visite de l’apôtre! Les cieux reçurent cette épouse du Christ ; ses restes mortels sont l’objet d'un glorieux respect. Le chœur des anges y proclame la sainteté de son âme et lui attribue la délivrance de sa patrie.»

Que sainte Agathe implore pour nous ton pardon, Seigneur, elle qui sut également te plaire par la consécration de sa virginité et par son courage dans le martyre. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur.

Prière de Sainte Agathe de Catane à Dieu le Père

Voici la dernière Prière « Mon Seigneur et mon Dieu, recevez mon corps et mon âme comme une victime qui Vous est dévouée » de Sainte Agathe (238-251) de Catane en Sicile, vierge martyr à qui les seins furent arrachés à l'aide de tenailles pour s'être refusée au proconsul Quintien.

La Prière de Sainte Agathe « Mon Seigneur et mon Dieu, recevez mon corps et mon âme comme une victime qui Vous est dévouée » :

« Mon Seigneur et mon Dieu, par votre Miséricorde, Vous avez dès mon enfance fermé mon cœur à l'amour de tout ce qui est visible et périssable ; il est tout entier à Vous ce cœur, et Vous seul le posséderez éternellement ; recevez mon corps et mon âme comme une victime qui Vous est dévouée... Jésus, mon céleste et divin Amour ! Jésus, l’objet de ma tendresse, Vous savez que souffrir pour Vous c’est une gloire et une félicité sur la terre, et que vivre séparé de Vous, c'est pour moi un supplice. Finissez mon exil, ouvrez-moi vos Tabernacles éternels ! »

Ainsi soit-il.

Source : site-catholique.fr
images/icones/marie.gif  ( 910247 )L'éternelle vie et la profondeur de l'âme par Fr. Garrigou-Lagrange par ami de la Miséricorde (2021-02-04 21:51:47) 
[en réponse à 910246]

QUATRIÈME PARTIE
CHAPITRE V
LA PEINE DU SENS AU PURGATOIRE SA NATURE


Tandis que, nous l'avons vu, la peine de la privation de Dieu punit l'homme de s'être détourné de lui, la peine du sens le punit de s'être tourné vers la créature sans la référer à Dieu. Ce second désordre existe, sans le premier, dans le péché véniel.

C'est une doctrine certaine dans l'Église, tant pour les Grecs que pour les Latins qu'il y a, au purgatoire, une peine du sens : affliction positive, douleur, chagrin, honte de la conscience ; et la plupart des théologiens admettent même que toutes les âmes du purgatoire ont à subir jusqu'à la fin cette peine du sens Cf. Dict. de théol. cath., art. Purgatoire, c. 1292. .

Mais les Grecs schismatiques tout en admettant l'existence de cette peine du sens, nient l'existence du feu du purgatoire, tandis qu'ils reconnaissent celui de l'enfer. Le Concile de Florence n'a pas condamné cette opinion des Grecs.

Les Latins admettent au contraire que la peine du sens n'est autre que celle du feu du purgatoire. Cf. Denz. 3047, 3050 ( Cf. Ibid., art. Feu du Purgatoire, c. 2258-2261.).

Après les longues discussions et recherches historiques qui ont eu lieu sur ce point il paraît sage de conclure avec saint R. Bellarmin et Suarez, comme le fait l'auteur de l'article Feu du purgatoire du Dict. théol. cath. c. 2260 ( Voir aussi E. HUGON O. P. Tract. dogmatici: De Novissimis, 1927, p. 824.) : « Bien que l'existence du feu du purgatoire soit moins certaine que celle du feu de l'enfer, la doctrine qui admet un feu réel au purgatoire doit être qualifiée sententia probabilissima, et l'opinion contraire est improbable. Cela pour plusieurs raisons : 1° le consentement des théologiens scolastiques, 2° l'autorité de saint Grégoire, Dial., 1. IV, c. 39. 45 ; 3° l'autorité de saint Augustin, Enchir., c. 69, De Civ. Dei, l. XXI, c. 26 ; 4° les témoignages concordants de saint Cyprien, saint Basile, saint Césaire, de la liturgie qui demande le « rafraîchissement » pour ces âmes, 5° l'accord unanime des Pères latins au Concile de Florence, 6° le fondement assez probable dans I. COR., III, 13-15 ( « Le feu passera tout à l'épreuve, montrant ce que vaut le travail de chacun ».) ; 7° enfin les révélations particulières, (par exemple celles de sainte Catherine de Ricci : elle souffrit quarante jours de suite pour délivrer une âme du purgatoire, et une novice lui touchant la main, lui dit : « Mais, ma Mère, vous brûlez ! » - « Oui, ma fille » répondit-elle ; ce feu ne se voyait pas, mais la consumait, comme une fièvre ardente).

Selon les mêmes témoignages ce feu du purgatoire est un feu réel et même corporel comme celui de l'enfer. Ce qu'on en dit fait penser aux vibrations moléculaires aptes à produire une sensation de brûlure.

Comment le feu du purgatoire peut-il faire souffrir des âmes séparées de leur corps et qui n'ont plus que radicalement leurs facultés sensitives ?

A cette question il faut répondre comme nous l'avons fait plus haut, pour le feu de l'enfer ( cf. supra : IIIe Partie, ch. IV.). Ce feu agit sur l'âme, non par sa vertu propre, mais à titre d'instrument de la justice divine, comme l'eau baptismale produit, sous l'influence de Dieu, la grâce dans nos âmes. Si l'on n'a pas assez bien reçu les instruments de la Miséricorde Divine, on devra pâtir de la part des instruments de sa justice.

Ce mode d'action du feu reste mystérieux, il a pour effet, selon Saint Thomas ( Cf. C. Gentes, 1. IV, c. 9o et IIIa, Suppl., q. 70, a. 3), de lier en quelque sorte l'âme, c'est-à-dire de l'empêcher d'agir comme elle voudrait et où elle le voudrait, et il lui inflige l'humiliation de dépendre ainsi d'une créature matérielle. Souffrance qui n'est pas sans analogie avec celle qu'éprouve une personne paralysée qui ne peut faire les mouvements qu'elle voudrait.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde