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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 909632 )27/01 St Jean Chrysostome, évêque, confesseur et docteur par ami de la Miséricorde (2021-01-26 21:26:48) 



St Jean Chrysostome, évêque, confesseur et docteur

Ecrits de Saint Jean Chrysostome


La Prière de Saint Chrysostome « Approchons-nous du Corps de Jésus-Christ » :

« Approchons-nous du Corps de Jésus-Christ avec beaucoup de ferveur et avec beaucoup de charité. Autrefois les Mages ont témoigné de la révérence pour ce divin Corps, lors même qu'Il était couché sur une crèche et dans une étable. Ces hommes infidèles et barbares ayant quitté leur maison et leur pays, firent un grand voyage pour L'aller trouver, et étant arrivés où Il était, ils L'adorèrent avec une crainte respectueuse et une profonde révérence. Imitons au moins des barbares, nous qui sommes citoyens du Ciel. Ce n'est plus sur une crèche que vous Le voyez, c'est sur un autel ; ce n'est plus entre les bras d'une femme, c'est entre les mains du Prêtre, et sous les ailes du Saint-Esprit qui couvre les oblations sacrées avec une multitude infinie d'esprits bienheureux qui l'environnent. Or, vous ne voyez pas seulement ce même Corps que virent ces Mages, mais vous en connaissez la vertu ». Ainsi soit-il.

La Prière de Jean Chrysostome « Ô Vierge, qui avez enfanté Dieu, demandez-Lui de sauver toutes nos âmes » :

« Ô Vierge, au moment même où Gabriel prononça ces mots : « Ave Maria, gratia plena », le Dieu de toute la création s'incarna en Vous comme en un Sanctuaire. Les Cieux sont grands; mais Vous fûtes alors bien plus Grande, Vous qui portiez le Créateur. Gloire à Celui qui a pris Sa demeure en Votre sein ; Gloire à Celui qui est né de Vous ; Gloire à Celui qui a délivré le monde par ce bienheureux enfantement. Et Vous, qui avez enfanté Dieu, demandez-Lui de sauver toutes nos âmes. ». Ainsi soit-il.

D'autres prières de Saint Jean Chrysostome



images/icones/sacrecoeur.gif  ( 909633 )L'éternelle vie et la profondeur de l'âme par Fr. Garrigou-Lagrange par ami de la Miséricorde (2021-01-26 21:27:30) 
[en réponse à 909632]

QUATRIÈME PARTIE

CHAPITRE III

LES RAISONS THÉOLOGIQUES CERTAINES DE L'EXISTENCE DU PURGATOIRE


Selon la justice divine il faut que celui qui meurt avec la contrition de ses péchés, sans avoir subi encore la peine temporaire qu'ils méritent, la subisse dans l'autre. Or au moment de la mort, malgré la contrition qui efface le péché mortel et remet la peine éternelle, il arrive souvent que la peine temporaire due aux péchés remis reste encore à subir, du moins en partie, et il arrive aussi qu'il reste dans l'âme des péchés véniels. Il faut donc, selon la justice divine, que l'âme de ces défunts subisse une peine temporaire dans l'autre vie. Saint Thomas ajoute : « Ceux qui nient le purgatoire parlent donc contre la justice divine et tombent dans l'hérésie, connue l'a dit saint Grégoire de Nysse ».

Cette raison théologique fondée sur la nécessité de la satisfaction est démonstrative et elle renverse le fondement de la négation protestante du purgatoire ( Dict. théol. cath., art. Purgatoire (A. Michel), col. 1179 ss, 1285. - Cette raison théologique est conservée par Suarez dans son traité De Purgatorio (Opera, Vivès t. XXII, p. 879) ; elle a été trop peu considérée par plusieurs théologiens plus récents.). Elle est indiquée par le Concile de Trente (Denz. 904), lorsqu'il définit « qu'il est absolument faux et contraire à la parole de Dieu de soutenir que le péché n'est jamais remis par Dieu, sans que soit remise en même temps toute la peine due au péché » (cf. ibid. can. 12 et 15. Denz. 922, 925).

Cela n'est vrai, dit le Concile (ibid. 904), que pour les péchés remis par le baptême, mais non pas pour ceux commis avec une plus grande ingratitude après le baptême et remis par la contrition et le sacrement de pénitence. Il reste souvent à subir une peine temporaire due aux péchés remis.

Pour le baptême des adultes, c'est différent, parce que Notre-Seigneur leur accorde comme don de joyeux avènement la remise de toute peine ; c'est pourquoi jadis certains remettaient leur baptême le plus tard possible.

Cette raison théologique est fondée sur ce que dit l'Écriture au sujet de la pénitence ( Cf. Catéchisme du Concile de Trente, I, c. 24, II, Nécessité de la satisfaction.). Déjà dans l'Ancien Testament on voit que même après la rémission du péché, il reste souvent une peine temporaire à subir. Le livre de la SAGESSE X, I, dit que Dieu « tira Adam de son péché », et cependant il dut continuer de cultiver le sol à la sueur de son front (Gen., III, 17). Moïse, en punition d'une faute déjà pardonnée, n'entra pas dans la terre promise (Nombres, XX, II ; Deuter., XXXIV, 4). Quoique David se fut déjà repenti de son adultère et en eût reçu le pardon, il en fût puni par la mort de son fils (II REG., XII, 14). Jésus et les Apôtres prêchent la nécessité de la pénitence et des bonnes oeuvres satisfactoires pour l'expiation des péchés déjà remis. SAINT PAUL, II COR., VI, 5, parle « des travaux, des veilles, des jeûnes » que l'Église a toujours considérés comme « dignes fruits de pénitence » selon la parole du Précurseur, MATTH., III, 8 (cf. Conc. de Trente, Denz. 8o6, 8o7). Il est dit souvent dans l'Écriture que l'aumône libère de la peine due au péché ( TOB. IV, IX ; XII, 9 ; ECCLI. III, 33 ; DAN., IV, 24; LUC, Xl, 41, cf. SAINT THOMAS, Suppl. q. 15, a. 3.).

Les bonnes oeuvres satisfactoires sont en même temps méritoires ; elles supposent donc l'état de grâce ou la rémission des péchés et elles constituent une réparation ( Cf. SAINT THOMAS, Suppl. q. 14, a. 2 : « Sine caritate opera facta non sunt satisfactoria, sec. illud Pauli : « Si distribuero in cibos pauperum, caritatem auteur non habuero, nihil mihi prodest » I COR., XIII, 3.). De même dans l'ordre naturel, il ne suffit pas que celui qui a enlevé la fille du roi, la restitue ; il faut en outre qu'il répare l'injure, en subissant une peine proportionnée.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde