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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 909565 )26/01 St Polycarpe, évêque et martyr par ami de la Miséricorde (2021-01-25 21:33:56) 



St Polycarpe, évêque et martyr

Le martyre de Saint Polycarpe de Smyrne

La Prière de Saint Polycarpe de Smyrne « Seigneur, Dieu tout-puissant, je Te bénis ! » :

« Seigneur, Dieu tout-puissant, Père de ton enfant bien-aimé, Jésus-Christ, par qui nous avons reçu la connaissance de ton Nom, Dieu des anges, des puissances, de toute la création et de toute la race des justes qui vivent en Ta présence : Je Te bénis pour m'avoir jugé digne de ce jour et de cette heure, de prendre part au nombre de tes Martyrs, au calice de ton Christ, pour la résurrection de la vie éternelle de l'âme et du corps, dans l'incorruptibilité de l'Esprit-Saint. Avec Eux, puissé-je être admis aujourd'hui en Ta présence comme un sacrifice gras et agréable, comme Tu l'avais préparé et manifesté d'avance, comme Tu l'as réalisé, Dieu sans mensonge et véritable. Et c'est pourquoi pour toutes choses je Te loue, je Te bénis, je Te glorifie, par le grand Prêtre éternel et céleste Jésus-Christ, ton enfant bien-aimé, par qui soit la gloire à Toi avec Lui et l'Esprit-Saint maintenant et dans les siècles à venir. Amen. »

Quand Saint Polycarpe de Smyrne eut fait monter cet « Amen » et achevé sa Prière, les hommes du feu allumèrent le feu. Une grande flamme brilla, et nous vîmes une merveille... Saint Polycarpe de Smyrne était au milieu, non comme une chair qui brûle mais comme un pain qui cuit, ou comme de l'or ou de l'argent brillant dans la fournaise. Et nous sentions un parfum pareil à une bouffée d'encens ou à quelque autre précieux aromate.

Saint Polycarpe de Smyrne, priez pour nous !

Source : site-catholique.fr
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 909567 )L'éternelle vie et la profondeur de l'âme par Fr. Garrigou-Lagrange par ami de la Miséricorde (2021-01-25 21:35:09) 
[en réponse à 909565]

QUATRIÈME PARTIE

CHAPITRE III

LES RAISONS THÉOLOGIQUES CERTAINES DE L'EXISTENCE DU PURGATOIRE


Selon la justice divine il faut que celui qui meurt avec la contrition de ses péchés, sans avoir subi encore la peine temporaire qu'ils méritent, la subisse dans l'autre. Or au moment de la mort, malgré la contrition qui efface le péché mortel et remet la peine éternelle, il arrive souvent que la peine temporaire due aux péchés remis reste encore à subir, du moins en partie, et il arrive aussi qu'il reste dans l'âme des péchés véniels. Il faut donc, selon la justice divine, que l'âme de ces défunts subisse une peine temporaire dans l'autre vie. Saint Thomas ajoute : « Ceux qui nient le purgatoire parlent donc contre la justice divine et tombent dans l'hérésie, connue l'a dit saint Grégoire de Nysse ».

Cette raison théologique fondée sur la nécessité de la satisfaction est démonstrative et elle renverse le fondement de la négation protestante du purgatoire ( Dict. théol. cath., art. Purgatoire (A. Michel), col. 1179 ss, 1285. - Cette raison théologique est conservée par Suarez dans son traité De Purgatorio (Opera, Vivès t. XXII, p. 879) ; elle a été trop peu considérée par plusieurs théologiens plus récents.). Elle est indiquée par le Concile de Trente (Denz. 904), lorsqu'il définit « qu'il est absolument faux et contraire à la parole de Dieu de soutenir que le péché n'est jamais remis par Dieu, sans que soit remise en même temps toute la peine due au péché » (cf. ibid. can. 12 et 15. Denz. 922, 925).

Cela n'est vrai, dit le Concile (ibid. 904), que pour les péchés remis par le baptême, mais non pas pour ceux commis avec une plus grande ingratitude après le baptême et remis par la contrition et le sacrement de pénitence. Il reste souvent à subir une peine temporaire due aux péchés remis.

Pour le baptême des adultes, c'est différent, parce que Notre-Seigneur leur accorde comme don de joyeux avènement la remise de toute peine ; c'est pourquoi jadis certains remettaient leur baptême le plus tard possible.

Cette raison théologique est fondée sur ce que dit l'Écriture au sujet de la pénitence ( Cf. Catéchisme du Concile de Trente, I, c. 24, II, Nécessité de la satisfaction.). Déjà dans l'Ancien Testament on voit que même après la rémission du péché, il reste souvent une peine temporaire à subir. Le livre de la SAGESSE X, I, dit que Dieu « tira Adam de son péché », et cependant il dut continuer de cultiver le sol à la sueur de son front (Gen., III, 17). Moïse, en punition d'une faute déjà pardonnée, n'entra pas dans la terre promise (Nombres, XX, II ; Deuter., XXXIV, 4). Quoique David se fut déjà repenti de son adultère et en eût reçu le pardon, il en fût puni par la mort de son fils (II REG., XII, 14). Jésus et les Apôtres prêchent la nécessité de la pénitence et des bonnes oeuvres satisfactoires pour l'expiation des péchés déjà remis. SAINT PAUL, II COR., VI, 5, parle « des travaux, des veilles, des jeûnes » que l'Église a toujours considérés comme « dignes fruits de pénitence » selon la parole du Précurseur, MATTH., III, 8 (cf. Conc. de Trente, Denz. 8o6, 8o7). Il est dit souvent dans l'Écriture que l'aumône libère de la peine due au péché ( TOB. IV, IX ; XII, 9 ; ECCLI. III, 33 ; DAN., IV, 24; LUC, Xl, 41, cf. SAINT THOMAS, Suppl. q. 15, a. 3.).

Les bonnes oeuvres satisfactoires sont en même temps méritoires ; elles supposent donc l'état de grâce ou la rémission des péchés et elles constituent une réparation ( Cf. SAINT THOMAS, Suppl. q. 14, a. 2 : « Sine caritate opera facta non sunt satisfactoria, sec. illud Pauli : « Si distribuero in cibos pauperum, caritatem auteur non habuero, nihil mihi prodest » I COR., XIII, 3.). De même dans l'ordre naturel, il ne suffit pas que celui qui a enlevé la fille du roi, la restitue ; il faut en outre qu'il répare l'injure, en subissant une peine proportionnée.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/bulle.gif  ( 909568 )Irenee de Lyon fut son disciple par Ptitlu (2021-01-25 21:40:16) 
[en réponse à 909565]

Il est aussi fêté par les orthodoxes le 8 mars (7/03 pour les années bissextiles)

L'ancienne église des oratoriens de Lyon (17e) à la Croix Rousse lui est dédiée depuis 1791, ainsi que la plus ancienne église conservée jusqu'à ce jour à Izmir (Turquie)
images/icones/1b.gif  ( 909571 )C'est vertigineux par Fenestri (2021-01-25 22:13:11) 
[en réponse à 909568]

En effet, vous avez raison de rappeler que saint Irénée connut saint Polycarpe.

Saint Irénée était le disciple de saint Polycarpe, qui lui-même était celui de saint Jean, qui lui-même était celui du Christ.

Il est toujours incroyable de se dire qu'Irénée, venu évangéliser la Gaule, n'était qu'à "trois degrés" du Christ !
images/icones/1b.gif  ( 909574 )Plus vertigineux encore par Ptitlu (2021-01-25 23:26:05) 
[en réponse à 909571]

Sainte Marthe et saint Lazare, proches du Christ vivant, venus en Gaule, le second à Marseille.
Sainte Marthe dont Tarascon abrite toujours le tombeau, a aussi débarrassé la ville de la Tarasque - il n'y a pas que saint Georges ! (Saint patron de Moscou d'ailleurs, figuré sur son blason)

images/icones/iphone.jpg  ( 909843 )Oui c’est impressionnant ! par Athanase (2021-01-30 22:27:44) 
[en réponse à 909571]

L’époque où ceux qui avait connu ceux qui L’avaient connu est impressionnante ! Avec le temps et les générations, nous nous éloignons du Christ, même s’il est présent par son Église et par les sacrements.