Le Forum Catholique

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images/icones/hein.gif  ( 909138 )Ai je bien compris le problème de Spiritus Domini ? par Mboo (2021-01-20 09:45:19) 

Bonjour à tous.
Il y a des débats houleux concernant le motu proprio Spiritus Domini qui est un domaine un peu obscure pour moi, mais après avoir lu plusieurs interventions je me propose de faire un résumé, pour savoir si j'ai bien compris ce qui fait en réalité débat.

1) Avant Vatican II le ministère de l'ordre avait 7 degrés dont 5 étaient qualifiés d'ordre mineurs et ce ministère était canoniquement réservé uniquement aux hommes formés dans les séminaires.
2) En 1972 Paul VI a supprimé les ordres mineurs, faisant des ministères concernés des ministères non ordonnés donc ouvert aux laïcs et particulièrement aux femmex. Ce qui fait que des laïcs y compris des femmes peuvent lire sur l'ambon, distribuer la communion etc en toute légalité
3) Le pape François, à travers Spiritus Domini restaure les ordres mineurs de lectorat et d'acolytat en les ouvrants aux femmes, ce qui fait que les femmes ont désormais accès a certain ministère ordonnés, d'où une contradiction avec la tradition et c'est cela qui fait débat!

C'est exact?
images/icones/neutre.gif  ( 909140 )plus précisément par Abbé Claude Barthe (2021-01-20 10:07:44) 
[en réponse à 909138]

1) Avant Vatican II le ministère de l'ordre avait 7 degrés dont 4 étaient qualifiés d'ordre mineurs (portier, lecteur, exorciste, acolyte) et 3 d'ordres majeurs (sous-diacre, diacre, prêtre).

2) En 1972 Paul VI a supprimé les ordres mineurs et le sous-diaconat, instituant des ministères laïcs non ordonnés de lecteur et d'acolyte, première atteinte à la tradition. Ils étaient réservés aux hommes, cependant les fonctions des ministères concernés pouvaient être exercées en toute légalité par des femmes, lire a l'ambon, distribuer la communion, servir la messe, deuxième atteinte à la tradition.

3) Le pape François, par Spiritus Domini ouvre les ministères institués de lecteur et d'acolyte aux femmes, confirmant les atteintes à la tradition et préparant une institution des diaconesses (à mon avis, sous forme de ministère laïc).
images/icones/hein.gif  ( 909141 )Où se trouve donc la différence ? par Mboo (2021-01-20 11:23:03) 
[en réponse à 909140]

Merci bien.
Mais, je ne vois donc pas très bien la différence entre le motu proprio de Paul VI et celle François. Qu'est ce qui a changé entre les deux?
images/icones/iphone.jpg  ( 909144 )Les ministères institués instaurés par Paul VI par Vincent F (2021-01-20 12:17:47) 
[en réponse à 909141]

N’étaient pas ouverts au femmes.
images/icones/bravo.gif  ( 909146 )Merci bien par Mboo (2021-01-20 12:33:50) 
[en réponse à 909144]

(Tout dans le titre)
images/icones/fleche2.gif  ( 909151 )Le texte du document en français par AVV-VVK (2021-01-20 15:43:55) 
[en réponse à 909146]

Ici
images/icones/neutre.gif  ( 909155 )Du moment où ce n'est pas un ministère ordonné... par Mboo (2021-01-20 15:59:05) 
[en réponse à 909151]

Merci pour ce lien.
Mais du moment où il ne s'agit plus d'un ministère ordonné, les conditions pour y accéder relèvent plus de la discipline que de la doctrine non? à mon avis ce qui doit être immuable dans la tradition sont des aspects qui relèvent de la doctrine, et non des aspects purement juridiques et disciplinaires. Donc je ne comprend pas trop le pourquoi de cette polémique...
images/icones/fleche2.gif  ( 909160 )Si ce n'était que disciplinaire... par Chicoutimi (2021-01-20 16:40:24) 
[en réponse à 909155]

le pape François ne prendrait pas la peine de dire qu'il y a eu un "développement doctrinal" (Voir).

Si vous ne pouvez pas voir le problème avec des femmes exerçant un ministère comme lecteur à l'ambon ou comme acolyte à l'autel, peut-être est-ce dû à 50 ans de n'importe quoi en liturgie où on a habitué les fidèles à voir des femmes exercer ces fonctions, ce qui va pourtant à l'encontre de toute la tradition de l'Église (que rappelait, entre autre, Paul VI dans Ministeria Quaedam).
images/icones/neutre.gif  ( 909161 )Traditionnellement c'était des ministères ordonnés.... par Mboo (2021-01-20 16:53:25) 
[en réponse à 909160]

C'est selon moi la raison essentiellement qui justifiait l'interdiction aux femmes à ces services car c'était des services réservés à ceux qui étaient engagé dans un cursus dont l'aboutissement est le presbytérat. Du moment où ces ministères ne sont plus ordonnés, la raison pour laquelle c'était interdit aux femmes n'existe plus! du moins c'est la lecture que je fais...
images/icones/fleche2.gif  ( 909162 )Cette lecture... par Chicoutimi (2021-01-20 17:01:24) 
[en réponse à 909161]

est aussi celle de François, mais ce n'était pas celle de Paul VI qui, en raison de la "vénérable tradition l'Église", réserva les ministères aux hommes.

Maintenant, il y a "rupture" mais on parle de "développement doctrinal".

Vous voyez bien que nous sommes dans quelque chose de complètement nouveau, et que la porte est maintenant ouverte pour d'autres changements.
images/icones/neutre.gif  ( 909163 )c'est Paul VI qui a ouvert la boite de pandore... par Mboo (2021-01-20 17:09:12) 
[en réponse à 909162]

S'il a réservé ces ministères aux hommes uniquement, c'était probablement pour préserver certains aspects de la tradition comme vous semblez le dire, mais ces aspect de la tradition au sens strict n'avait plus de raison objective pour être préservés. Du moins c'est ainsi que je vois les choses....
images/icones/fleche2.gif  ( 909164 )Certes... par Chicoutimi (2021-01-20 17:23:55) 
[en réponse à 909163]

Paul VI a en quelque sorte ouvert une boîte de pandore, mais rien n'obligeait François à en profiter, surtout après 50 années d'expérimentations pastorales douloureuses ayant pour conséquences: une crise des vocations, des liturgies qui ont perdu le sens du sacré, une féminisation de l'Église et des revendications pour que les femmes accèdent au ministère ordonné.

Il me semble que nous allons dans une direction totalement opposée à une restauration (pour reprendre l'expression du Cardinal Ratzinger dans l'Entretien sur la foi).

images/icones/neutre.gif  ( 909167 )En effet mais c'est une peccadille par rapport à... par Mboo (2021-01-20 17:44:30) 
[en réponse à 909164]

François a déjà fait pire, il a réussit à scandaliser même le catholique lambda qui est à la superficie, sa position sur l'union civile des homosexuels par exemple a vraiment scandalisé beaucoup en Afrique, et pour ne pas être scandalisé beaucoup ont préférés nier ses allégations en parlant d'un complot des médias...
S'il se limitait à prendre des mesures comme celle contenue dans Spiritus Domini ce serait vraiment beaucoup mieux...
images/icones/neutre.gif  ( 909171 )Féminisation par fidelis (2021-01-20 18:32:33) 
[en réponse à 909164]

Il me semble en fait que c'était Jean Paul II qui avait autorisé que des fillettes (ou jeunes filles) remplissent des fonctions d'enfants de coeur. Je n'ai plus en mémoire en quelle occasion et j'ignore si un document officiel avait entériné cette autorisation. Mais j'avais cru que Benoit XVI était revenu là dessus dans une exhortation apostolique. Maintenant pour ce qui est de la féminisation de l'Eglise de France, les hommes peuvent faire leur mea culpa car, lorsqu'un curé demande des volontaires pour des lectures ou diriger les chants à la messe NOM, il trouve à peine un homme pour dix femmes! Cet homme se trouve d'ailleurs très vite très gèné face à la "women power" et il disparait. Mais alors qu'y faire?
images/icones/fleche2.gif  ( 909172 )À votre question "Que faire?"... par Chicoutimi (2021-01-20 19:05:13) 
[en réponse à 909171]

Je pense qu'il n'y a pas grand chose à faire dans le sens où il apparaît de plus en plus impossible de procéder à une réforme de la réforme.
Le seul remède est un retour à la tradition, et c'est pourquoi nous ne remercierons jamais assez Benoît XVI pour le Motu Proprio Summorum Pontificum.
Sur la tradition de ne confier le service à l'autel qu'aux hommes, voir ce texte d'Introibo.
Évidemment, le phénomène post-conciliaire des femmes à l'autel n'est pas le seul élément qui fait problème au sein de la forme ordinaire. Mais c'est un problème bien plus important qu'on ne le pense.
images/icones/fleche2.gif  ( 909334 )Pendant la messe "privée" du pape par AVV-VVK (2021-01-22 20:22:39) 
[en réponse à 909160]

dans la chapelle de Sainte Marthe avant la pandémie, je suppose: ici (source Radio D.N.)
images/icones/rose.gif  ( 909233 )Mboo pensez-vous que les "catholiques" soient diplômés de théologie/droit canonique ? par Luc Perrin (2021-01-21 14:11:11) 
[en réponse à 909155]

Oh certes il y en a, je suis bien placé pour le savoir, mais je vais vous stupéfier (!) à juger par mes étudiants, pourtant spécialisés en théologie ou droit canonique :

- la distinction entre sacerdoce et ministère est très floue dans leur esprit, avant mes cours

- la distinction entre sacerdoce commun et sacerdoce universel est pratiquement inconnue

- la distinction entre sacerdoce des baptisés et sacerdoce ordonné est mieux perçue mais pas toujours par tout le monde et pas dans les termes de distinction stricte de Vatican II

- alors ministère institué et ministère ordonné ... séparé sur le papier, sans compter les "ministres extraordinaires" de ceci ou cela ad libitum depuis 1972, si vous croyez que les définitions sont claires dans l'esprit de chacun et chacune, vous êtes un habitant de Mars ou de Jupiter mais vous ignorez tout des humains.

Le Souverain Pontife, "rusé", pratique la tactique dite du voleur chinois. On déplace les notions petit à petit générant ainsi une perte de repères puis on retire l'objet (sacerdoce traditionnel masculin) pour un gloubi-boulga "ministériel" auquel avec le temps, tout le monde ce sera habitué. Ad majorem Dei gloriam ? Ou pour la gloire de Pachamama (cf. les débats du Synode "Amazone" sur l'ordination tous azimuts) ?
images/icones/neutre.gif  ( 909142 )Plus précisément par Leopardi (2021-01-20 11:41:34) 
[en réponse à 909140]

et si ma mémoire est bonne, la première PGMR spécifiat que les femmes pouvaient lire les lectures mais en se tenant en dehors du sanctuaire.

On imagine aisément que cela n'a pas été respecté.
images/icones/fleche2.gif  ( 909152 )Plus précisément par Ion (2021-01-20 15:48:49) 
[en réponse à 909140]

- En 1972, les ordres mineurs et le sous-diaconat ont été supprimés
- En même temps, des ministères laïcs ont été institués (lectorat et acolytat)
- Ces ministères étaient théoriquement ouverts aux laïcs ne se préparant pas aux ordres, mais en pratique, à part quelques exceptions, seuls les futurs ordonnés ont été institués lecteurs et acolytes
- Une meilleure prise de conscience par l'Eglise du sacerdoce baptismal de tout chrétien conduit aujourd'hui l'Eglise à remettre en valeur ces ministères laïcs
- L'anomalie, compréhensible pour des raisons pastorales, mais qui de facto créait une différence au sein du laïcat entre hommes et femmes, est "corrigée" par le Motu Proprio du Pape. Elle l'était dans les faits (lecteurs et ministres extraordinaires de la communion) mais pas dans le droit canonique.

Plutôt que d'une ouverture aux femmes à ces ministères laïcs, Spiritus Domini supprime une restriction. Ce n'est pas tout-à-fait la même chose.

Que la suppression de cette restriction soit prudente et opportune (ou pas) est une autre question.

Ion
images/icones/c_nul.gif  ( 909157 )« Une meilleure prise de conscience par l'Eglise » par Gaspard (2021-01-20 16:07:01) 
[en réponse à 909152]

A vous lire, on croirait que Bécassine, au bout de 2000 ans, a enfin commencé à comprendre qu'il lui fallait faire le contraire de ce qu'elle faisait depuis deux millénaires...

C'est implicite dans votre raisonnement. Et voilà pourquoi les fidèles désertent la forme ordinaire, parce qu'ils comprennent bien ce dont il s'agit, et que du coup l'Eglise-bécassine n'a plus aucun intérêt.

Parfois le charisme de ceux qui veulent corriger Bécassine peut faire illusion chez quelques progressistes, mais qui n'arrivent même pas à la transmettre à leur propre progéniture. Et la forme ordinaire disparaît. Lisez Guillaume Cuchet. Bonne journée
images/icones/fleche2.gif  ( 909159 )Je ne fais que reprendre ... par Ion (2021-01-20 16:28:56) 
[en réponse à 909157]

... ce que le MP Spiritus Domini rappelle.

Accueillant ces recommandations, l’on est parvenu ces dernières années à un développement doctrinal qui a mis en lumière la façon dont ces ministères déterminés institués par l’Eglise sont fondés sur la condition commune de baptisé et sur le sacerdoce royal reçu dans le Sacrement du Baptême



Votre "à vous lire" n'est pas très juste.

Ion
images/icones/attention.gif  ( 909211 )Le sacerdoce des fidèles est d'une autre nature par Regnum Galliae (2021-01-21 10:47:15) 
[en réponse à 909159]

Je ne pense pas qu'il soit juste de rapprocher de la notion de sacerdoce les ministères confiés aux laïcs car cela risque de créer une confusion entre les deux. En effet, le catéchisme du Concile de Trente distingue bien le sacerdoce des fidèles du sacerdoce sacramentel et ce n'est pas du tout la même chose.


Mais comme les saintes Lettres distinguent deux Sacerdoces, l’un intérieur et l’autre extérieur, il est nécessaire de les caractériser tous deux, afin que les Pasteurs puissent expliquer de quel Sacerdoce il est ici question. Ainsi lorsqu’on dit des Fidèles purifiés par l’eau du Baptême qu’ils sont prêtres, c’est d’un Sacerdoce intérieur que l’on veut parler. Dans le même ordre d’idées, tous les justes sont prêtres, qui ont l’esprit de Dieu en eux, et qui sont devenus par un bienfait de la Grâce, membres vivants du souverain Prêtre qui est Notre-Seigneur Jésus-Christ. En effet, ils immolent à Dieu, sur l’autel de leur cœur, des hosties spirituelles, toutes les fois que, éclairés par la Foi et enflammés par la Charité, ils font des œuvres bonnes et honnêtes qu’ils rapportent à la gloire de Dieu. C’est pourquoi nous lisons dans l’Apocalypse: «Jésus-Christ nous a lavés de nos péchés dans son Sang, et Il nous a faits rois et prêtres pour Dieu son Père.» C’est aussi ce qui a fait dire au prince des Apôtres: «vous êtes posés sur Lui comme des pierres vivantes, pour former un édifice spirituel et un Sacerdoce saint afin d’offrir à Dieu des sacrifices spirituels qui lui soient agréables par Jésus-Christ.» C’est encore pour cette raison que l’Apôtre nous exhorte «à offrir à Dieu nos corps comme une hostie vivante, sainte et agréable à ses yeux, et à Lui rendre un culte spirituel.» Enfin, longtemps auparavant, David avait dit: «le sacrifice que Dieu demande est une âme brisée de douleur, vous ne dédaignerez pas, ô mon Dieu, un cœur contrit et humilié.» Tout cela, évidemment, se rapporte au Sacerdoce intérieur.
Quant au Sacerdoce extérieur, il n’appartient point à tous les Fidèles, mais seulement à certains hommes qui ont reçu l’imposition des mains d’une manière légitime; qui ont été ordonnés et consacrés à Dieu avec les Cérémonies solennelles de la Sainte Eglise, et qui, par le fait, se trouvent dévoués à un ministère sacré, et d’une nature toute particulière.


images/icones/1n.gif  ( 909215 )Pourquoi vous référer à Trente ? par Ion (2021-01-21 11:39:50) 
[en réponse à 909211]

... Alors même qu’il est question d’approfondissement de la théologie sur le sacerdoce baptismal. Par définition, qui dit approfondissement veut dire qu’il faut aller au-delà de Trente.

Votre intervention n’apporte donc rien à la discussion. Maintenant, si vous refusez la possibilité d’approfondissement, c’est alors un autre débit, et il faudra alors que vous expliquiez en quoi votre citation est contredite par l'affirmation de Spiritus Domini que j’ai donnée, ce que vous ne faites pas.

Ion
images/icones/1d.gif  ( 909217 )Ce n'est pas un approfondissement par Jean-Paul PARFU (2021-01-21 12:12:07) 
[en réponse à 909215]

C'est une autre conception !

C'est tout simplement la volonté de modifier la notion de sacerdoce catholique. "Il ne faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages". On sait que le pape actuel veut, pour le moins, plus ou moins aligner l'Eglise catholique sur l'Anglicanisme !

En outre, il faut avoir du culot pour affirmer qu'un simple "motu proprio", publié le 11 janvier dernier, viendrait approfondir la doctrine du concile de Trente sur le sujet. On croit rêver ! Il y a toujours cette idée, chez les Progressistes, que ce qui est plus récent est plus moderne et donc meilleur. C'est comme les voitures ; les voitures actuelles sont plus rapides et confortables que les anciennes. Il n'y a plus de notion de vrai ou de faux. On ne raisonne que : présent et passé. Et passé signifie pour eux : "dépassé". Au fond, le seul critère de ces "Modernes", qui se présentent toujours comme doux, compréhensifs etc ..., c'est le rapport de force. Rapport de force dans la société qui détermine ce que l'on doit ou non penser et croire !
images/icones/1h.gif  ( 909228 )Relisez ... par Ion (2021-01-21 13:57:01) 
[en réponse à 909217]

... avant de réagir.

le MP du 11 janvier ne vient pas approfondir (on se demande si vous avez bien lu, ne serait-ce que ma citation), il ne fait que rappeler qu'il y a eu approfondissement théologique.

Par ailleurs, presque systématiquement, vos interventions jugent de l'intention des personnes. Vous le faites ici encore "volonté de modifier le sacerdoce" ou "il y a toujours cette idée chez ..." ou encore "on sait que le Pape actuel veut ...", vous l'avez fait pour moi dans un autre message qui m'était adressé dans ce même fil"Ce que nous dit Ion, en tout cas dans l'esprit dans lequel il nous le dit". J'ai peur que vous ne vous rendiez même plus compte de cette détestable habitude chez vous.

Ion

images/icones/neutre.gif  ( 909232 )C'est vous qui parlez d'approfondissement par Regnum Galliae (2021-01-21 14:09:23) 
[en réponse à 909228]

Pardonnez-moi mais vous n'avez pas la même autorité que le concile de Trente.
Le texte parle de développement doctrinal. Le développement se fait vers l'extérieur, l'approfondissement vers l'intérieur.
images/icones/nounours.gif  ( 909234 )Peu importe par Jean-Paul PARFU (2021-01-21 14:18:31) 
[en réponse à 909228]

Que le "motu proprio" prétende approfondir lui-même ou prendre en compte un soi-disant approfondissement, où est la différence ?

Par ailleurs, il n'est pas anormal de prendre en compte le contexte général et notamment les projets par ailleurs annoncés, et qui vont tous dans le même sens, pour savoir s'il faut comprendre le "sacerdoce des fidèles" au sens catholique ou au sens protestant ?

En l'occurrence, il ne fait aucun doute qu'il s'agit d'habituer les fidèles à une laïcisation des clercs et à une cléricalisation des fidèles et notamment des femmes. On prépare les esprits aux prêtres mariés ou au mariage des prêtres, d'un côté et aux femmes diacres, puis prêtres et évêques, de l'autre.
images/icones/neutre.gif  ( 909242 )[réponse] par Regnum Galliae (2021-01-21 15:27:18) 
[en réponse à 909234]

Sur votre dernier point, je n'y crois pas un instant. Autant une femme qui proclame l’Évangile... aura réellement proclamé l’Évangile, autant une femme ordonnée prêtre ne sera pas prêtre.Prétendre le contraire serait ouvertement hérétique et aucun Pape même le plus mal intentionné ne prendrait le risque de se dévoiler aussi clairement.
images/icones/1j.gif  ( 909252 )Cathédrale de Salisbury Angleterre 3 juillet 2010 par Jean-Paul PARFU (2021-01-21 16:36:20) 
[en réponse à 909242]

Mgr Nourrichard, évêque d'Evreux, assiste à des "ordinations" de femmes dans l'Eglise anglicane



images/icones/fleche2.gif  ( 909253 )Certes, mais vous m'avez mal compris par Regnum Galliae (2021-01-21 16:45:29) 
[en réponse à 909252]

La démarche de Mgr Nourrichard n'est qu'une très regrettable amabilité diplomatique. Ce que je veux dire, c'est que le pape qui ouvrira le sacerdoce catholique à une femme cessera d'être catholique et donc d'être pape. Il resterait sans doute chef d'une secte chrétienne, à la tête d'un État souverain, mais ne serait plus catholique car Jean-Paul II a infailliblement exclu les femmes du sacerdoce. Pensez-vous qu'un Pape irait ainsi se griller de manière aussi explicite ?
images/icones/fleche2.gif  ( 909222 )Approfondissement en novlangue signifie rupture par Regnum Galliae (2021-01-21 12:36:58) 
[en réponse à 909215]

Je me contente de constater que la notion de sacerdoce des fidèles n'est plus la même. Ce n'est pas de l'approfondissement. Le texte parle d'ailleurs de "développement doctrinal", ce qui peut convenir aussi bien à une rupture qu'à un approfondissement. Trente dit que le sacerdoce des fidèles est intérieur. Une mission de lectorat ou d'acolytat relèverait d'un sacerdoce extérieur.

Allons plus loin : si les anciens ordres mineurs relèvent du sacerdoce commun des fidèles, alors pourquoi avoir institué lesdits ordres mineurs ? Et s'il s'agit d'une capacité ontologique de tout baptisé, pourquoi l'encadrer ? Pourquoi ne pas demander à un fidèle pris au hasard dans l'assemblée de s'en occuper ? Ne rigolons pas, je l'ai déjà vu faire.

Une question toutefois : pourquoi l'ancien ordre mineur d'exorciste n'est-il pas concerné ?

J'ai une idée de la réponse : l'exorcisme est considéré à juste titre comme quelque chose de sérieux, à ne pas confier à n'importe qui. Au contraire, on se dit que lire un texte ou tenir un cierge est à la portée de tout le monde. Le problème est justement que cela risque de banaliser, pour ne pas dire rabaisser les fonctions de lecteur et d'acolyte. Je rappelle que ce dernier ordre mineur était autrefois dispensé après celui d'exorciste, ce n'est donc pas du folklore.
images/icones/neutre.gif  ( 909230 )Approfondisssement par Leopardi (2021-01-21 14:02:25) 
[en réponse à 909222]

Pour alimenter le débat, peut-être serait-il utile que le document spécifie qui a approfondi et quand; qu'il donne des références de documents ayant trait à cet approfondissement ce qui permettrait de juger, au lieu d'évacuer d'un revers de main "après approfondissement".

Cela me rappelle les limitations de vitesse "après des études"...
images/icones/neutre.gif  ( 909231 )[réponse] par Regnum Galliae (2021-01-21 14:07:12) 
[en réponse à 909230]

ou alors le caractère dans tous les cas inacceptable de la peine de mort "à la lumière de l'Evangile"
images/icones/pelerouin1.gif  ( 909216 )Distinction catholicisme -protestantisme par Jean-Paul PARFU (2021-01-21 11:53:02) 
[en réponse à 909211]

Ce que rappelle Regnum, c'est la position de l'Eglise catholique, position rappelée par le concile de Trente contre les erreurs protestantes.

Ce que nous dit Ion, en tout cas dans l'esprit dans lequel il nous le dit, cela a toujours été le coeur de l'hérésie protestante !

Si tout le monde est prêtre, plus personne n'est prêtre ; il n' y a plus de prêtres et de sacerdoce au sens où l'entend l'Eglise catholique; il n'y a plus de saint sacrifice de la messe, mais "l'assemblée qui fait Eglise", soit autour de l'eucharistie qui devient un symbole, du pain que l'on partage, soit en parlant et dansant en claquant dans ses mains.

Et dès lors, il n'y a plus, non plus, d'Eglise hiérarchique visible avec le pape à sa tête, mais une simple Eglise spirituelle dans le coeur des fidèles.
images/icones/neutre.gif  ( 909235 )Avec Me. Parfu.... par Pol (2021-01-21 14:24:45) 
[en réponse à 909216]

...tout est clair, sans ambiguité, n'importe qui comprend tout de suite.
Je le remercie encore une fois pour ses contributions ici au FC.
images/icones/fleche2.gif  ( 909236 )Héhé ! par Jean-Paul PARFU (2021-01-21 14:30:40) 
[en réponse à 909235]

Merci Pol ! C'est trop d'honneur. Regnum est très bon dans ce fil !
images/icones/neutre.gif  ( 909254 )Je suis bien d'accord par Regnum Galliae (2021-01-21 16:46:33) 
[en réponse à 909235]

les interventions de Me Parfu sont de grande qualité et manqueraient au forum.
images/icones/idee.gif  ( 909240 )Vatican II et le sacerdoce commun par Fenestri (2021-01-21 15:20:04) 
[en réponse à 909159]

10. Le sacerdoce commun

Le Christ Seigneur, grand prêtre d’entre les hommes (cf. He 5, 1-5) 1-5) a fait du peuple nouveau « un Royaume, des prêtres pour son Dieu et Père » (Ap 1, 6 ; 5, 9-10). Les baptisés, en effet, par la régénération et l’onction du Saint-Esprit, sont consacrés pour être une demeure spirituelle et un sacerdoce saint, de façon à offrir, par toutes les activités du chrétien, autant d’hosties spirituelles, en proclamant les merveilles de celui qui, des ténèbres, les a appelés à son admirable lumière (cf. 1 P 2, 4-10). C’est pourquoi tous les disciples du Christ, persévérant dans la prière et la louange de Dieu (cf. Ac 2, 42-47), doivent s’offrir en victimes vivantes, saintes, agréables à Dieu (cf. Rm 12, 1), porter témoignage du Christ sur toute la surface de la terre, et rendre raison, sur toute requête, de l’espérance qui est en eux d’une vie éternelle (cf. 1 P 3, 15).

Le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel ou hiérarchique, qui ont entre eux une différence essentielle et non seulement de degré, sont cependant ordonnés l’un à l’autre : l’un et l’autre, en effet, chacun selon son mode propre, participent de l’unique sacerdoce du Christ [16]. Celui qui a reçu le sacerdoce ministériel jouit d’un pouvoir sacré pour former et conduire le peuple sacerdotal, pour faire, dans le rôle du Christ, le sacrifice eucharistique et l’offrir à Dieu au nom du peuple tout entier ; les fidèles eux, de par le sacerdoce royal qui est le leur, concourent à l’offrande de l’Eucharistie [17] et exercent leur sacerdoce par la réception des sacrements, la prière et l’action de grâces, le témoignage d’une vie sainte, leur renoncement et leur charité effective.

Lumen gentium

Histoire de mettre les choses au clair...
images/icones/vatican.gif  ( 909256 )Mediator Dei par Jean-Paul PARFU (2021-01-21 17:08:43) 
[en réponse à 909240]

Encyclique du Pape Pie XII du 20 novembre 1947 sur la liturgie et le culte eucharistique

Extrait :

LA NATURE DE L’ÉGLISE EXIGE UNE HIÉRARCHIE…

Pour mieux comprendre ce qu’est la sainte liturgie, il faut encore considérer un autre de ses caractères, qui n’est pas de moindre importance.

L’Église est une société et, comme telle, elle requiert une autorité et une hiérarchie propres. Si tous les membres du Corps mystique participent aux mêmes biens et tendent aux mêmes fins, tous ne jouissent pas pourtant du même pouvoir ni ne sont habilités pour accomplir les mêmes actes. Le divin Rédempteur, en effet, a voulu constituer son royaume et l’appuyer sur des fondements stables selon l’ordre sacré, qui est une sorte d’image de la hiérarchie céleste.

Aux seuls apôtres et à ceux qui, après eux, ont reçu de leurs successeurs l’imposition des mains, a été conféré le pouvoir sacerdotal, en vertu duquel ils représentent leur peuple devant Dieu de la même manière qu’ils représentent devant leur peuple la personne de Jésus-Christ. Ce sacerdoce ne leur est pas transmis par hérédité ni par descendance humaine ; il n’émane pas non plus de la communauté chrétienne et il n’est pas une délégation du peuple. Avant de représenter le peuple auprès de Dieu, le prêtre est l’envoyé du divin Rédempteur, et parce que Jésus-Christ est la Tête de ce Corps dont les chrétiens sont les membres, il représente Dieu auprès du peuple dont il a la charge. Le pouvoir qui lui est confié n’a donc, de sa nature, rien d’humain ; il est surnaturel et il vient de Dieu : » Comme mon Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie… [41] ; celui qui vous écoute m’écoute… [42] ; allez dans le monde entier et prêchez l’Évangile à toute créature : celui qui croira et sera baptisé sera sauvé » [43].

… ET DONC UN SACERDOCE EXTÉRIEUR, VISIBLE…

C’est pourquoi le sacerdoce extérieur et visible de Jésus-Christ ne se transmet pas dans l’Église d’une manière universelle, générale ou indéterminée : il est conféré à des hommes choisis et constitue une sorte de génération spirituelle que réalise l’un des sept sacrements, l’ordre ; celui-ci ne donne pas seulement une grâce particulière propre à cet état et à cette fonction, mais encore un » caractère » indélébile, qui configure les ministres sacrés à Jésus-Christ Prêtre et qui les rend aptes à exercer légitimement les actes de religion ordonnés à la sanctification des hommes et à la glorification de Dieu, suivant les exigences de l’économie surnaturelle.

… CONSACRÉ PAR LE SACREMENT DE L’ORDRE

En effet, de même que le bain baptismal distingue tous les chrétiens et les sépare de ceux que l’eau sainte n’a point purifiés et qui ne sont point membres du Christ, de même le sacrement de l’ordre range les prêtres à part des autres fidèles du Christ qui n’ont point reçu ce don, car eux seuls, répondant à l’appel d’une sorte d’instinct surnaturel, ont accédé à l’auguste ministère qui les consacre au service des autels et fait d’eux les divins instruments par lesquels la vie céleste et surnaturelle est communiquée au Corps mystique de Jésus-Christ. Et, en outre, comme Nous l’avons dit plus haut, eux seuls sont marqués du caractère indélébile qui les fait » conformes » au Christ Prêtre ; d’eux seuls les mains ont été consacrées, » afin que tout ce qu’ils béniraient soit béni, et tout ce qu’ils consacreraient soit consacré et sanctifié au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ » [44]. Qu’à eux donc recourent tous ceux qui veulent vivre dans le Christ, car c’est d’eux qu’ils recevront le réconfort et l’aliment de la vie spirituelle ; d’eux ils recevront le remède du salut, grâce auquel, guéris et fortifiés, ils pourront échapper au désastre où mènent les vices ; par eux, enfin, leur vie commune familiale sera bénie et consacrée, et leur dernier souffle en cette vie mortelle deviendra l’entrée dans la béatitude éternelle.
images/icones/neutre.gif  ( 909283 )Clair, Vatican II ? Une autre citation qui dit le contraire de la vôtre: par Gaspard (2021-01-22 09:35:23) 
[en réponse à 909240]


Le sacrement de l’Ordre confère aux prêtres de la Nouvelle Alliance une fonction éminente et indispensable dans et pour le Peuple de Dieu, celle de pères et de docteurs. Cependant, avec tous les chrétiens, ils sont des disciples du Seigneur, que la grâce de l’appel de Dieu a fait participer à son Royaume [73]. Au milieu de tous les baptisés, les prêtres sont des frères parmi leurs frères [74], membres de l’unique Corps du Christ dont l’édification a été confiée à tous


Vatican II. Presbyterorum ordinis

"fonction éminente", "frère parmi les frères", père, docteur, c'est tout. Le prêtre est seulement un fidèle ayant quelques qualités. Et c'est quand même le décret consacré aux prêtres !

Dans la même logique, autre perle dans le même document :

Ainsi, c’est l’assemblée eucharistique qui est le centre de la communauté des fidèles présidée par le prêtre.


Le prêtre est seulement le président de l'assemblée. Et c'est au chapitre, court, titré : "5. Les prêtres, ministres des sacrements et de l’Eucharistie" !
images/icones/fleche3.gif  ( 909291 )Pas d'accord avec votre interprétation par Fenestri (2021-01-22 10:26:05) 
[en réponse à 909283]


Le sacrement de l’Ordre confère aux prêtres de la Nouvelle Alliance une fonction éminente et indispensable dans et pour le Peuple de Dieu, celle de pères et de docteurs.



Éminent : adjectif (latin eminens, -entis, de eminere, être saillant) qui est au-dessus du niveau commun ; qui se distingue par sa supériorité, ses qualités.

Jusque là, rien de contradictoire avec :


Le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel ou hiérarchique, qui ont entre eux une différence essentielle et non seulement de degré



Quant à :


Cependant, avec tous les chrétiens, ils sont des disciples du Seigneur, que la grâce de l’appel de Dieu a fait participer à son Royaume [73]. Au milieu de tous les baptisés, les prêtres sont des frères parmi leurs frères [74], membres de l’unique Corps du Christ dont l’édification a été confiée à tous



Je ne vois rien qui n'empêche ce qui est dit plus haut. Ce n'est pas parce que j'appelle un prêtre "monsieur l'abbé" ou "mon Père", ou un évêque "Monseigneur" et que je leur témoigne le respect inhérent à leur statut (qui est celui d'hommes ayant donné leur vie pour le Christ !) que je ne les considère pas comme des frères dès lors que je "dézoome". Nous sommes tous fils de Dieu par la foi (Ga 3, 26).

Si nous sommes tous fils, alors nous sommes frères. Et, comme dans une famille, on ne se comporte pas forcément pareil avec ses frères, surtout envers ses aînés... Ce n'est pas antinomique.
Je vous concède volontiers que l'expression peut être galvaudée par certains, qui n'y voient justement qu'une fraternité sans père (ce qui est le cas des trois points, par exemple !). Une fratrie qui n'aurait pas de père, effectivement, est anarchique et tout le monde est au même niveau que tout le monde.
Une fratrie tenue par le père, en revanche, permet à chacun de se positionner.


père, docteur, c'est tout



Là c'est vraiment votre interprétation, le "c'est tout"...
D'autant que vous auriez pu rajouter :

- "bons pasteurs" (3)
- "chefs du Peuple de Dieu" (6)
- "éducateurs de la foi" (6)
- "hérauts de l’Évangile" (6)
- "pasteurs de l'Église" (6)
- "configurés au Christ Prêtre" (13)
- etc.

Si ça "c'est tout", je ne sais pas ce qu'il faut de plus !

images/icones/fleche2.gif  ( 909384 )Lisons aussi le passage : par AVV-VVK (2021-01-23 16:48:37) 
[en réponse à 909240]

auquel LG se réfère dans une note au bas de la page. Source: Magnificate Dominum, 2 novembre 1954 (traduction automatique d'une autre traduction(en néerlandais):
R ARTICLE 5 - Le "sacerdoce" des fidèles
10
Il ne faut cependant pas nier ou mettre en doute le fait que les croyants ont un certain "sacerdoce", ni le rabaisser ou le diminuer. En effet, lorsqu'il s'adresse aux fidèles dans sa première lettre, le Chef des Apôtres utilise ces mots : "Mais vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple de soldats" (1 Pt 2:9), et plus tôt il déclare que les fidèles ont droit à un "sacerdoce saint, offrant des sacrifices de l'esprit qui sont agréables à Dieu par Jésus-Christ" (1 Pt 2:8). Mais quelle que soit la véritable et pleine signification de ce titre honorifique et de ce privilège, il faut certainement considérer que ce sacerdoce général auquel tous les croyants chrétiens ont droit, aussi exalté et mystérieux soit-il, diffère non seulement en degré mais aussi en essence du sacerdoce effectivement nommé, qui consiste dans le pouvoir d'offrir le sacrifice du Christ, puisque l'on représente la personne du Christ, Grand Prêtre
.

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images/icones/neutre.gif  ( 909445 )Deux choses en passant par Béotien (2021-01-24 20:23:16) 
[en réponse à 909152]

Et pardon de venir vous ennuyer avec des souvenirs de NOMiste…

Tout d'abord, dans les paroisses NOM, il y a quand même des curés qui limitent le service de l'autel aux seuls garçons. Comme par hasard, ce sont les plus "classiques" (à défaut de dire les plus proches de la Tradition, parce que, notamment, ils célèbrent en latin avec l'un ou l'autre missel). Evidemment, les dames patronnesses les accrochent sévèrement lorsque, récemment installés, il veulent remplacer les enfants de chœur filles par des garçons.

Ensuite, une anecdote :
Mes parents allant à la messe dans une paroisse de centre-ville qui leur avait été indiquée pour des messes NOM très correctement célébrées (je revois ma mère -faute d'autre chose pour elle- suivant la messe le nez dans son "missel d'avant"... après le sanctus), le vicaire -qui veillait au grain sur pas mal de choses...- m'a proposé de rejoindre ce qu'il appelait l'équipe liturgique : celle-ci était composée de garçons servants ou acolytes pour les plus jeunes et lecteurs pour les plus âgés, supervisant attentivement tout ce petit monde. Pendant sept ans, j'ai assuré le ministère de la lecture. Il fallait arriver dans la sacristie au moins vingt minutes avant le début de la messe, passer aube et cordon (il n'y avait pas suffisamment d'amict pour nous), et "prélire" le texte à proclamer. Puis nous entrions en cortège, derrière les servants et devant le célébrant. Dans cette paroisse, il y avait le curé (le Père ...) et le vicaire (Monsieur l'Abbé). En ces années-là (1977...), le vicaire a demandé à Monseigneur l'Archevêque de bien vouloir instituer ses lecteurs. A sa grande déception, l'ordinaire du lieu n'a jamais donné suite car il "n'en voyait pas l'intérêt"(!)... De cette époque me reste l'apprentissage d'un service - qui existe dans la liturgie byzantine - avec toute la rigueur qu'il exige (ce dont, à voir (et écouter !) comment ça se passe encore actuellement, tout le monde, du haut en bas de l'Eglise, n'a même pas conscience.
images/icones/fleche2.gif  ( 909198 )A lire cet article dans le NLM par AVV-VVK (2021-01-21 08:49:45) 
[en réponse à 909140]

Ici L' auteur est Mgr. A. Schneider. Disons, pas étonnant.
images/icones/union-jack.png  ( 909212 )Bis repetita par Leopardi (2021-01-21 10:54:27) 
[en réponse à 909198]

non placent
images/icones/hein.gif  ( 909213 )C'est drôle par Leopardi (2021-01-21 10:55:25) 
[en réponse à 909212]

L'icone du drapeau anglais ne s'affiche plus. Un effet Brexit?