Le Forum Catholique

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images/icones/frFlag.gif  ( 908618 )Qu'est-ce que la France ? Une vocation plutôt qu'une identité par gégé81 (2021-01-11 19:57:32) 

En 2005, sa ville était au cœur des émeutes qui ont secoué les banlieues du pays. Entretien avec Xavier Lemoine, maire (divers droite) de Montfermeil.

Le terme «  séparatisme  » est-il le plus adéquat pour parler de la situation actuelle ?

Xavier Lemoine : Pour être dans le «  séparatisme  », il faut se séparer de quelque chose. Or, nous sommes face à des personnes qui ne se séparent pas, mais qui contestent radicalement, sur un certain nombre de sujets, la manière dont notre société occidentale est organisée. S’ils peuvent faire prévaloir leur choix de vie et faire en sorte que le plus grand nombre puisse s’en prévaloir, ce n’est pas du séparatisme : c’est un contre-projet politico-religieux à l’encontre d’une société qui est sur un tout autre paradigme.

Face à ce contre-projet, à la montée de l’islamisme, on invoque la laïcité…

Il faut rappeler qu’elle est une invention chrétienne. Le fameux «  Rendez à Dieu ce qui est à Dieu…  », signifie que Dieu a un domaine. Si on considère que Dieu a un projet sur la Création, on doit alors lui reconnaître des droits. Dieu a un domaine qui lui est propre : la loi morale. En même temps, il nous confie la Création. Tout ce qui est profane est donc laissé à la gouvernance des hommes, qu’ils aient la foi ou non. La Révolution a décrété que l’homme n’est plus une créature de Dieu, mais qu’il peut décréter lui-même ce qui est bien… Il se met donc à empiéter sur la morale et on arrive à «  l’avancée  » que seraient les lois sociétales. Tout cela est donc du laïcisme, ou plutôt de l’athéisme déguisé… Pour les musulmans, c’est un scandale ! Car ils ont la certitude du Dieu créateur. La distinction – la laïcité chrétienne – est un lieu de réconciliation, pas la séparation.

Que préconisez-vous ?

On ne peut en vouloir aux personnes de ne pas nous respecter si on ne leur dit pas ce que la France a de plus beau. Il faut faire connaître, respecter et aimer la France. C’est ce que j’essaye de faire dans ma ville, en emmenant par exemple des jeunes, dont certains ont un casier judiciaire chargé, au Puy-du-Fou. Au début, c’était un car, maintenant il y en a deux ! Malgré leur profil, il n’y a eu aucun problème, car ils étaient en face de la grandeur de la France.

Quelle France faut-il donner à aimer ?

Le nœud du problème est là : qu’est-ce que la France ? Le système que l’on oppose à l’islam et à l’islamisme n’est pas à la hauteur de l’enjeu. N’oublions pas que la France a voté, ces dernières années, des lois sociétales comme la loi Taubira sur le mariage homosexuel qui ont été de véritables repoussoirs pour les musulmans. Alors, qui sommes-nous ? Et ne parlons pas d’ «  identité  », car il n’y a pas de définition précise sur laquelle se retrouver. Je préfère parler de «  vocation  », car elle se reçoit. Et, dans ce cas-là, l’identité propre à chacun se met au service de la vocation : c’est un principe unificateur, où les différences sont au service d’une même chose.

Soit la France est fille aînée de l’Église et éducatrice des peuples, et on accepte cette vocation, soit on reste dans ces histoires de « séparatisme ».


Source : France catholique
images/icones/c_nul.gif  ( 908663 )Sans identité pas de vocation par Goupillon (2021-01-12 13:48:30) 
[en réponse à 908618]


Et ne parlons pas d’ «  identité  », car il n’y a pas de définition précise sur laquelle se retrouver.



Si cet élu ne connaît pas son propre pays, c'est grave.

Cette définition existe.

images/icones/neutre.gif  ( 908737 )J'aurais choisi une autre référence ! par jl dAndré (2021-01-13 17:49:48) 
[en réponse à 908663]

N'est-ce pas justement la politique de décolonisation voulue par De Gaulle qui est à l'origine de cette invasion migratoire qui vient compromettre cette même identité française qu'il prétendait défendre ?
images/icones/1y2.gif  ( 908752 )Plutôt le regroupement familial de VGE par Ptitlu (2021-01-13 21:53:15) 
[en réponse à 908737]

De Gaulle voulait mettre la méditerranée entre eux et nous. Le fossé antichar avait ralenti les Boches (sauf Rommel), il pouvait aussi les arreter - c'était compter sans le pire ennemi. Nos politiques.
images/icones/1d.gif  ( 908754 )Oui oui par Luc de Montalte (2021-01-13 22:33:16) 
[en réponse à 908752]

Staline en mosaïque dans les églises c'est formid et de Gaulle l'ami des communistes est notre sauveur. On connaît la chanson.
images/icones/neutre.gif  ( 908759 )De VGE et de Chirac, ne l'oublions pas ! par jl dAndré (2021-01-14 09:54:18) 
[en réponse à 908752]

Mais n'étaient-ils pas tous deux de fervents gaullistes ? Et cette politique n'a-t-elle pas été approuvée par la majorité gaulliste dont ils disposaient à la chambre ?
images/icones/1b.gif  ( 908766 )VGE, Gaulliste ? par Ptitlu (2021-01-14 13:27:38) 
[en réponse à 908759]

Certainement pas !

@LucDeMontalte : Non seulement vous mélangez tout, mais vous reussissez à vous auto-citer. Chapeau !
images/icones/neutre.gif  ( 908778 )Rappel historique ! par jl dAndré (2021-01-14 15:48:28) 
[en réponse à 908766]

Quand le parti des "indépendants" a cessé de soutenir la politique gaulliste (mais c'étai sur la question de l'Europe, auparavant il avait soutenu la catastrophique politique algérienne de De Gaulle à l'origine des flux migratoires), VGE qui appartenait à ce parti et était ministre des finances de DE Gaulle, a fondé un nouveau parti les "républicains indépendants" regroupant tous ceux des "indépendants" qui voulaient rester fidèles à De Gaulle.
Si bien plus tard, il a semblé prendre ses distances avec le parti gaulliste, c'était pur opportunisme électoral afin de rallier l'électorat centriste. D'ailleurs devenu ainsi président de la république, il a pris comme premier ministre Chirac qui devenu patron du parti gaulliste pur et dur a été maître d'oeuvre de cette loi sur le regroupement familial dont nous parlons ici !
images/icones/1f.gif  ( 908799 )Inexact par N.M. (2021-01-14 21:46:10) 
[en réponse à 908778]

C'est à l'occasion de la campagne des législatives 1967 que VGE, président de la Fédération nationale des républicains indépendants depuis juin 1966, a publiquement commencé à prendre ses distances avec De Gaulle. C'est le fameux "oui mais" exprimé lors de la conférence de presse du 10 janvier 1967.

Or, contrairement à ce que vous dites, VGE n'était plus ministre des Finances depuis la constitution du gouvernement Pompidou III, le 8 janvier 1966. Ceci est sans doute l'explication de cela...

La prise de distance ira crescendo :

- Le 20 mai 1967, à l'Assemblée nationale, il proteste contre le recours du gouvernement aux ordonnances.

- En juillet 1967, il signe l'appel du Comité français de solidarité avec Israël... alors que De Gaulle avait condamné l'ouverture du conflit (la guerre des Six jours) par Israël (communiqué du conseil des ministres du 15 juin 1967).

- Dans sa déclaration du 17 août 1967, suite au discours du président de la République à Montréal ("Vive le Québec libre !", 24 juillet 1967) il fustige "l'exercice solitaire du pouvoir"...

... pour aboutir à la conférence de presse du 14 avril 1969, en la mairie de Chamalières, au cours de laquelle VGE déclare, au sujet du référendum du 27 avril 1969 (sur "le projet de loi relatif à la création de régions et à la rénovation du Sénat") : "Je ne l'approuverai pas".

Bien sûr, l'animal politique VGE se rallie à la candidature Pompidou aux élections présidentielles de 1969, après avoir tenté de lancer une candidature Pinay, et après être entré en contact avec Poher. Ce ralliement lui vaut de retrouver le portefeuille des Finances dans tous les gouvernements de la présidence Pompidou... et de rallier potentiellement les pompidoliens, une fois la rupture consommée entre Pompidou et Chaban en 1972, dans la perspective d'une présidentielle anticipée en raison de l'issue prévisible de la maladie du président. C'est ce qui explique le ralliement (intéressé) de Chirac (téléguidé par Garaud et Juillet) à la candidature Giscard en 1974.

Candidature de 1974 également soutenue par le CNIP, c'est-à-dire par les frères ennemis "indépendants" : le CNIP qui avait progressivement rompu les amarres avec la majorité lorsque De Gaulle avait fait volte-face sur la politique algérienne, alors que VGE, secrétaire d’État puis ministre des Finances avait préféré, de conserve avec d'autres indépendants, prendre ses distances avec le CNIP, puis rompre carrément au moment du référendum sur l'élection du président de la république au suffrage universel (automne 1962) et demeurer non seulement dans la majorité mais surtout... au pouvoir.

Pour autant, on a pu soutenir, avec une certaine vraisemblance, qu'au temps de l'OAS VGE avait plusieurs fers au feu... du moins si l'on en croit les documents produits par Me Isorni en 1964 devant la XVIIe chambre correctionnelle et qui sont censés émaner des archives de l'OAS :


"Vous [c'est-à-dire Salan] m'aviez demandé des renseignements sur l'équipe 12. Je vous l'ai déjà écrit : 12A est excellent et c'est lui qui fait par la filière 9 [Sergent] et 10 [Godard] des documents assez intéressants, l'un des derniers consistant dans l'intervention de 12B à une récente réunion ministérielle.

"En ce qui concerne 12B, sympathisant sans plus, opportuniste qui joue son avenir d'homme politique en ménageant tout le monde, il laisse faire 12A en feignant de l'ignorer. Ne sera plus sûr s'il atteint son but : remplacement du ministre des Finances.

"Avec 12A nous sommes en contact permanent, confiant et amical."



Le 18 janvier 1962, VGE, jusque là secrétaire d’État aux Finances, remplace Wilfrid Baumgartner comme ministre des Affaires économiques et des Finances dans le gouvernement Debré.

Selon Jacques Isorni, que VGE poursuivra en 1963-64 pour diffamation, 12B n'était autre que Valéry Giscard d'Estaing et 12A Michel Poniatowski.

Si non e vero...




images/icones/neutre.gif  ( 908800 )[réponse] par origenius (2021-01-14 22:02:16) 
[en réponse à 908799]



Selon Jacques Isorni, que VGE poursuivra en 1963-64 pour diffamation, 12B n'était autre que Valéry Giscard d'Estaing et 12A Michel Poniatowski.



Réponse à la Gainsbourg... Affirmatif !

Il y en a d'autres.

Je compulsais un de ces dossiers il y a moins d'un mois.
images/icones/neutre.gif  ( 908805 )La proximité… par Luc de Montalte (2021-01-14 23:53:01) 
[en réponse à 908766]

… de votre manière de « discuter » avec celle d'Eonix m'interpelle. Pour le reste, ceci vous répond, Monsieur l'adorateur de tout ce qui peut se trouver de rouge de l'Arménie à la France en passant par les cathédrales (schismatiques) russes profanées. Rien d'étonnant à ce que vous fassiez tout pour disculper de Gaulle dans ce fil donc.
images/icones/1a.gif  ( 908814 )Ne soyez pas interpellé par Eonix (2021-01-15 13:03:41) 
[en réponse à 908805]

Quand vous commencerez à réfléchir par vous même vous comprendrez.

Premier point:

Il est regrettable que vous ne sachiez pas interpréter votre graphique à la lumière des évènements.
-Catégories des populations qui émigrent, leur traitement à l'arrivée en France
-Evénements en relation avec l'émigration
-Pourquoi une telle durée?
-Quels intérêts peuvent entretenir ce flux?
-Vote des lois en France

Deuxième point:

J'avais cité le traitement spécial pour le Liban et Hariri, quand vous parliez de l'assassinat de leader chrétiens.
C'était une erreur, mais pourtant cela n'en est pas une.
j'eus éspéré que vous comprendriez, (j'ai l'habitude de me faire des illusions sur les personnes, c'est pour cela que je précise,et vous réponds, en ayant considéré les conseils de Paterculus.)
Les assassinats de Leader Chrétiens sont le fait de tensions internes entre les différente fractions chrétiennes selon ces trois modèles.
-Alliance avec Israel
-Alliance avec les opposants à Israel
-Aucune Alliance, un liban indépendant (Pour moi la solution d'avenir, mais il n'y aura plus de chrétiens, pour la faire vivre)

Les chrétiens quittent massivement, le Liban, l'Irak, la Syrie.
Ils sont chassés de leurs premières terres, et on essaye de le faire de leur premier royaume, comme vous l'avez vu dernièrement dans l'actualité, avec l’Arménie.

Les chrétiens au moyen Orient ne sont pas hélas mieux que les autres
Ce qui n'est pas honorable, mais je me garderai de les juger.

Enfin concernant un parti, dont selon vous j'aurais fait la publicité,
si vous saviez plus de choses, si vous saviez où font carrière certains fils de hauts responsables de ce parti et avec des postes importants, vous risqueriez de faire une dépression.

Ceci dit, pour ne pas entraîner les foudres des modérateurs.
Je ne ferai plus d'affront à votre manque d'informations.
Je vous conseillerai les ouvrages de tracy chamoun, un peu de chronologie et le reste viendra.
Sachez cependant qu'au moyen orient le mensonge gouverne, et que vous ne savez jamais à qui vous parlez.

ps je ne connais pas l'autre liseur. Ce n'est pas un avatar.
Il faut peu de chose pour vous interpeller.
Plus simplement vous ne supportez vous pas que l'on puisse penser librement, vous appartenez bien à cette génération, qui est symbolisée par le pouvoir actuel. Ce monde est fini.
images/icones/bravo.gif  ( 908753 )Oui, factuellement par Luc de Montalte (2021-01-13 22:11:01) 
[en réponse à 908737]

images/icones/attention.gif  ( 908756 )Non c'est l'avortement par Eonix (2021-01-14 07:52:52) 
[en réponse à 908737]

C'est la politique menée depuis les années 74/75.
L'immigration est simplement une politique d'accompagnement de la loi veil.
Voilà le grand remplacement, dissimulé sous les apparences de libération de la femme.

La politique de décolonisation, comme l'avortement sont les marqueurs d'un changement de gouvernance.


images/icones/neutre.gif  ( 908757 )Il est normal par Eonix (2021-01-14 08:03:37) 
[en réponse à 908756]

Suite à un changement de régime, de constater des flux migratoires.
On l'a constaté lors de l'établissement de régimes communistes.
Que la France quittant l'Algérie, entraîne des flux migratoires est normal, ces flux auraient dû s'estomper avec le temps.

Mais la persistance massive a été entretenue artificiellement, favorisée, voulue, depuis les années 74/75.

Vous ne demandez pas votre indépendance pour migrer vers le pays avec lequel vous rompez.
images/icones/fleche2.gif  ( 908767 )C'est aussi l'échec fondamental de ces indépendances par Ptitlu (2021-01-14 13:33:22) 
[en réponse à 908757]

Pas de travail, des tensions ethniques (faut bien trouver un responsable maintenant que les colons sont partis, des régimes autoritaires qui pourchassent leurs opposants)

La Russie connaît la même chose avec ses périphéries - ukrainiens, moldaves, kazakhs, kirghizes et ouzbeks divers, armeniens, azeris et géorgiens, ossetes et abkhazes, baltes...travaillent en Russie (sans oublier tous les russes qui y étaient et sont revenus).

Le seul avantage, c'est qu'il ne faut plus porter le poids de tous ces pays - en URSS, seuls la Russie et la Biélorussie étaient donateurs nets au budget. Les autres étaient clairement déficitaires.
images/icones/neutre.gif  ( 908758 )C'est la même politique ! par jl dAndré (2021-01-14 09:49:41) 
[en réponse à 908756]

Augmenter le nombre d'étrangers pour diminuer le nombre des français ou réduire le nombre des français pour les remplacer par des étrangers, ce sont les deux volets d'une même politique.
D'ailleurs ceux qui nous ont imposé la loi Veil (Giscard, Chirac, Veil, etc.) ne se réclamaient-ils pas tous du gaullisme ?
De plus, la loi Veil a été précédée, favorisée et préparée par la loi Neuwirth sous le règne de De Gaulle en personne et imposée par une majorité absolue de gaullistes.
La loi Neuwirth autorisant la contraception, outre son rôle de dissolution de la cellule familiale et de préparation à l'avortement, était déjà en elle-même de nature à réduire considérablement le nombre des français et donc à faire venir autant d'étrangers pour les remplacer.
images/icones/neutre.gif  ( 908760 )Oui par Eonix (2021-01-14 10:15:26) 
[en réponse à 908758]

Se réclamer du Gaullisme était le cheval de Troie.
Pour pouvoir s'introduire, ils l'ont fait.

De gaule a semblé comprendre ses erreurs sur la fin de sa vie politique.
C'était trop tard, le nouveau matériel génétique était en place dans le génome français, pour user d'un vocabulaire actuel.
68 en fut un révélateur.
La haine antichrétienne, pouvait avoir pignon sur rue.

Mais patientons, maintenant les charbons sont amassés au dessus de leurs têtes.

Au moyen orient nous avons les mêmes phénomènes.

Les chrétiens fuient, ils émigrent, Libanais, Irakiens, Syriens.

C'est le même phénomène, la haine de la société chrétienne et des chrétiens, alimentée, entretenue.
images/icones/fleche3.gif  ( 908763 )La question de l'identité est plus complexe par Fenestri (2021-01-14 11:44:18) 
[en réponse à 908663]

Qu'on l'approuve au nom d'un "universalisme républicain" ou qu'on s'en lamente, on ne peut que constater que l'immigration de masse subie depuis Giscard (pour faire vite) altère l'image classique de la population française.

Il faut replacer l'interview dans son contexte : il est maire de Montfermeil, ville "populaire", "métissée" etc qui, comme beaucoup de villes de la proche banlieue parisienne, compte un nombre extravagant d'origines différentes. Sa problématique semble être : comment nourrir le sentiment d'appartenance à la France vis-à-vis de gens qui peuvent tomber dans le "séparatisme" ?

L'argument de la race, de l'ethnie, appelez-ça comme vous voulez, me semble être une perte de temps. Une fois qu'on a ressorti la citation de de Gaulle, concrètement, on fait quoi vis-à-vis de ceux qui ont des papiers et qui ne sont pas blancs et qui ne forment plus, de facto, une "petite minorité" ?
images/icones/fleche2.gif  ( 908772 )Ce n'est pas l'identité qui est complexe par Goupillon (2021-01-14 14:17:14) 
[en réponse à 908763]

L'identité française est très simple. C'est l'utopie multiculturaliste du « vivre-ensemble » qui est complexe.

Si l'argument de la race est en effet inopérant pour « nourrir un sentiment d'appartenance » dans les populations étrangères non européennes (ayant ou non des « papiers »), ce maire d'une ville remplacée peut-il nous expliquer en quoi l'argument de la religion (fille aînée de l'Église), qui plus est dans un régime laïciste d'inspiration maçonnique, pourrait intéresser ces mêmes populations, massivement islamiques ?

C'est une pitrerie.
images/icones/fleche3.gif  ( 908773 )Je ne suis pas le maire par Fenestri (2021-01-14 14:19:55) 
[en réponse à 908772]

Donc je ne peux pas répondre à sa place.

En revanche, je voudrais savoir : une fois qu'on a ressorti la citation de de Gaulle, concrètement, on fait quoi vis-à-vis de ceux qui ont des papiers et qui ne sont pas blancs et qui ne forment plus, de facto, une "petite minorité" ?

images/icones/nounours.gif  ( 908775 )La France par Jean-Paul PARFU (2021-01-14 14:54:23) 
[en réponse à 908773]

Ce peut être :

- La République française, officielle, avec un Etat, un territoire, une population, un drapeau, un hymne, etc ... membre des Nations Unies ;

- "La République" au sens de la Gauche et des fameuses "valeurs de la République" ;

- la francophonie dans le monde, de manière générale, et en Europe en particulier ;

- Les régions d'ethnie française (car il y a une ethnie française) dans le monde : le Québec, l'Acadie, la Louisiane et en Europe : la Wallonie, la Suisse romande, le Val d'Aoste.

Mais il y a, au sein de la République française, des régions d'ethnie française et des régions qui ne sont pas d'ethnie française. La Corse, l'Alsace, les Flandres, la Bretagne, le Pays basque, la Catalogne ... ne sont pas d'ethnie française.

- Appartiennent à l'ethnie française en France, essentiellement les régions du Grand Bassin parisien, du Val de Loire et de ce qu'on a appelé au XVème siècle : "la Grande Bourgogne" ;

- La France, enfin, ce peut-être l'Ile-de-France. Ce nom serait une déformation phonétique d'une expression franque : "liddle Franke" (petite France).

En tout état de cause :

Avoir des papiers ne signifie pas avoir la nationalité française et encore moins être français. Comme je le dis un peu plus bas, l'identité française ne peut se limiter à une identité administrative et ... idéologique.
images/icones/neutre.gif  ( 908811 )[réponse] par Regnum Galliae (2021-01-15 11:03:23) 
[en réponse à 908775]

L'ethnie française serait donc pour vous celle qui parle la langue d'oil ? et pourquoi pas celle de langue d'oc ?
Ethniquement, j'irais jusqu'à l'Italie du Nord (Val D'Aoste, Piémont, Lombardie...) qui constituait la Gaule cisalpine. La tribu des Vénètes a donné son nom à des villes aussi éloignées que Vannes et Venise !
images/icones/frFlag.gif  ( 908812 )Question difficile par Jean-Paul PARFU (2021-01-15 11:21:18) 
[en réponse à 908811]

Il faut d'abord bien voir que les Français ont subi une sorte de lavage de cerveau qui les incite à penser que ces questions, soit ne sont pas importantes, soit sont dangereuses. Pour les uns ne comptent que "les valeurs de la République", pour les autres, la religion ! Ils partagent tous un patriotisme abstrait. L'ethnie nous ramènerait à notre animalité et nous conduirait au racisme.

Vous identifiez l'ethnie française avec la présence gauloise et pensez qu'il n'y a pas de différences entre le nord et le sud de la France. Mais César notait déjà que la partie la plus au sud était aussi aquitaine, ibère, ligure. Par ailleurs, depuis les gaulois, beaucoup de peuples se sont installés en Italie du nord : Romains, Lombards etc ... Uderzo, le père d'Astérix, était très grand et originaire du nord de l'Italie.

La carte ci-dessous ne distingue pas clairement ce qui est d'oil et d'oc et ce qui est dialecte d'oil ou d'oc et langues à part entière qui relèvent soit d'une autre culture, soit d'un autre espace géographique. Mais elle est quand même intéressante car très détaillée.


images/icones/bulle.gif  ( 908790 )On fait quoi ? par Goupillon (2021-01-14 18:34:40) 
[en réponse à 908773]

Vous posez cette question comme si vous ne saviez pas quelle solution logique s'impose d'elle-même.
images/icones/nounours.gif  ( 908764 )La France a un problème d'identité par Jean-Paul PARFU (2021-01-14 12:13:15) 
[en réponse à 908618]

Pourquoi ?

Parce qu'en France, l'Etat a pris toute la place. En France, ce n'est pas la nation qui a créé un Etat, mais l'Etat qui a créé la nation et qui dit ce qu'est, ou ce que n'est pas, la nation.

L'Etat parisien hyper centralisé s'est imposé sur les ruines des identités régionales.

Il faut voir, d'ailleurs, comment François Hollande a pu, en 2016, et sur un coin de table, supprimer 10 régions et redessiner des régions entières sans que cela n'émeuve personne. Il voulait même, dit-on, supprimer la région Bretagne pour l'inclure dans une région "Grand-Ouest". La Bretagne n'a été sauvée que parce que Le Drian (toujours ministre aujourd'hui) voulait, à l'époque, rester Président de la région Bretagne.

L'Etat n'a remplacé ces identités régionales que par une identité administrative et idéologique : "les valeurs de la République". Ces valeurs ont une portée intérieure et justifient donc la suppression des identités régionales, mais ont aussi une portée extérieure. Car l'Etat est un centre à vocation universelle !

Selon ces "valeurs", la France est "la République universelle", elle est, comme le disait Macron pendant sa campagne électorale : "un pays-monde" ! A la limite, tout le monde est français ou à vocation à l'être. Elle est "la patrie des Droits de l'Homme", selon l'expression bien connue, c'est-à-dire aussi le pays où tous les hommes ont des droits !

Il y a là, vous l'avez compris, comme une imitation de l'Eglise catholique ; il y a là quelque chose de religieux. Non seulement, l'Etat ne tolère pas les régions et leurs identités à l'intérieur, accusées d'être des féodalités, elle ne supporte pas non plus les Etats qui lui font concurrence à l'extérieur, ce qui a débouché sur de multiples guerres européennes et mondiales, mais l'Etat prend même la place de la (vraie) religion en créant sa propre religion, une religion civile.

Résultat de tout cela : on ne nous parle plus aujourd'hui de la France, mais à longueur de journées de la République ! Nous ne sommes plus des Français, mais des "Hexagons" adeptes des Droits de l'Homme !
images/icones/neutre.gif  ( 908816 )C'est illogique par Eonix (2021-01-15 13:25:46) 
[en réponse à 908618]


Soit la France est fille aînée de l’Église et éducatrice des peuples, et on accepte cette vocation, soit on reste dans ces histoires de « séparatisme ».



Le Christianisme, l'identité Chrétienne, précède la vocation de la France.
C'est par le Vœu de Clovis, sa conversion, son baptême, que la France reçoit sa vocation.
Identité devient alors synonyme de vocation.
Dans l'ancien testament, il y a le même phénomène.

Oui la laïcité a ses fondements dans la chrétienté.
Mais a-t-on exploité tous les sens de l'expression de rendre à César ce qui est César?

s'il croit pouvoir éviter le séparatisme, il fait erreur.
Il est dans les gênes des autres religions.
Les religions juives et musulmanes sont établis sur ce principe, les statuts de goyim et dhimmis en attestent.