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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 908749 )14/01 St Hilaire, évêque, confesseur et docteur, St Félix, prêtre et martyr par ami de la Miséricorde (2021-01-13 21:49:31) 



St Hilaire, évêque, confesseur et docteur

L’adoration des mages (St Hilaire de Poitiers)
Saint Hilaire de Poitiers médite l'adoration des mages (Mt 2, 1-12)

« Puis les mages se présentent et adorent celui qui est enveloppé de langes : aux opérations occultes de leur vaine science succède l'agenouillement devant celui qui est posé dans un berceau. [...]

Autre ce qui est perçu par les yeux, autre ce qui l'est par l'esprit.

La Vierge enfante, l'enfantement vient de Dieu ;

le bébé vagit: les anges font entendre leurs louanges ;

les langes sont misérables : on y adore un Dieu. »

Saint HILAIRE de Poitiers, La Trinité II, 27,

Traduction par G. M. de Durand (†), Ch. Morel et G. Pelland, Cerf, Paris 1999, p. 321


Source : Marie de Nazareth

Prière Trinitaire de Saint Hilaire de Poitiers.

Que chacune de mes paroles et de mes pensées n'exprime que Toi de Saint Hilaire de Poitiers.

Traité des mystères de Saint Hilaire

La Légende dorée/Saint Hilaire



Mémoire de St Félix, prêtre et martyr
images/icones/marie.gif  ( 908750 )L'éternelle vie et la profondeur de l'âme par Fr. Garrigou-Lagrange par ami de la Miséricorde (2021-01-13 21:50:19) 
[en réponse à 908749]

CHAPITRE VII

L'ENFER ET LES BESOINS SPIRITUELS DE NOTRE ÉPOQUE


Dans le Dialogue de sainte Catherine de Sienne, ch. 38-39-40, le Seigneur lui dit : « Le premier supplice, c'est que les damnés sont privés de ma vision. Ce leur est une si grande peine ( Il s'agit de la peine de ne pas posséder le Bien suprême source de toute joie, peine d'autant plus vive qu'ils ont perdu tous les autres biens..) que - s'il leur était possible - ils choisiraient d'endurer le feu, les tortures et les tourments, en jouissant de ma vue, plutôt que d'être délivrés de leurs souffrances sans me voir.

Cette peine est encore aggravée par la seconde, celle du ver de la conscience qui les ronge sans cesse... La vue du démon, qui est la troisième peine, redouble toutes leurs souffrances, car en le voyant en toute sa laideur, ils se connaissent mieux eux-mêmes et comprennent mieux que c'est par leur faute qu'ils ont mérité ces châtiments... Le quatrième tourment qu'endurent les damnés est le feu. Ce feu brûle et ne consume pas... - Si grande est la haine qui les possède, qu'ils ne peuvent vouloir ni désirer aucun bien. Sans cesse ils blasphèment contre moi... Ils ne peuvent plus mériter désormais.

Ceux qui sont morts dans la haine, coupables de péché mortel, c'est pour toujours ». Ces descriptions si vives confirment la doctrine traditionnelle, et montrent par contraste le prix de la vie éternelle, et le prix du temps du mérite, qui nous est donné pour la conquérir.

On peut lire à ce sujet un livre récent : Un appel à l'amour : Le message du Coeur de Jésus au monde et sa messagère, Soeur Josepha Menendes, religieuse coadjutrice de la Société du Sacré-Coeur de Jésus 1890-1923 (Toulouse, Apostolat de la prière, 1944).

Comme le montrent le P. H. Monier Vinard, S. J., dans l'introduction et le P. F. Charmot, S. J., dans la Conclusion, les visions de l'enfer et celles du purgatoire rapportées dans ce livre sont très conformes à ce qu'enseigne la théologie, et l'on est frappé de voir que tout ce surnaturel diabolique de nature à affoler l'imagination ne trouble ni le calme ni l'équilibre de la servante de Dieu, mais lui donne une nouvelle ardeur à souffrir pour le salut des âmes.


La crainte des châtiments de Dieu est salutaire, et si elle diminue avec le progrès de la charité, la crainte filiale, qui est celle du péché, augmente. Les saints ont une vue très pénétrante de ce qui nous éloigne de notre fin dernière, et plus ils aiment Dieu, plus ils craignent d'être séparés de lui. Cette crainte filiale est un don du Saint-Esprit, qui perfectionne l'espérance, elle est comme un aiguillon qui nous porte à désirer Dieu plus fortement et qui en même temps préserve de la présomption.

On la voit parfois très vive en de grands saints.

Un bon théologien, le P. Gardeil O. P., dans son livre sur les Dons du Saint-Esprit dans les Saints dominicains (Paris, 1903), p. 6o, dit à propos du don de crainte : « C'est l'honneur du christianisme de transfigurer les passions humaines. En est-il une dont la réhabilitation soit plus difficile que la peur ? Qui oserait prendre sa défense ? Qui, surtout entreprendrait de donner un rôle à ce sentiment infâme dans un code moral qui se respecte et respecte l'homme ?

» C'est là, semble-t-il, une initiative interdite à la philosophie humaine, elle craint toujours de ne point se hausser assez. Il faut à ces purs moralistes, une doctrine toute de désintéressement. Eh quoi ! avouez que l'homme a quelquefois peur ! se servir de la peur pour s'exciter au bien ! Quelle honte ! Cachons donc cette misère, et pour qu'elle ne dérange pas la belle ordonnance de nos purs préceptes, supprimons de la morale jusqu'à son nom.

Source : Livres-mystiques.com
images/icones/mitre4.png  ( 908762 )Le loisir et la richesse par Abbé Néri (2021-01-14 11:05:11) 
[en réponse à 908749]

Nous célébrons aujourd'hui la fête de saint Hilaire de Poitiers, juste après l'octave de l’Épiphanie, il est heureux de prolonger par cette fête la méditation du mystère de la Sainte Trinité. En effet le saint docteur fût un ardent défenseur de ce dogme contre l’hérésie ariane . Au début de son traité sur la Trinité il examine ce qui l'opinion commune déclare être la cause du bonheur pour l'écarter. Ces quelques lignes nous fournissent un bon sujet de réflexion :


« En examinant comment il est possible que, soit en restant dans les conditions de sa propre nature, soit  en s’abandonnant aux inspirations de la sagesse humaine, l’homme religieux se montre digne par ses  actes du don précieux que le ciel a daigné lui accorder en permettant à sa faiblesse de puiser aux trésors de l’intelligence, j’ai remarqué que parmi les causes qui, selon l’opinion commune, concourent à rendre la vie heureuse et douce, il y en a deux que, dans tous les temps, elle a mises et qu’elle met encore aujourd’hui au premier rang, le loisir et la richesse, qui l’un sans l’autre, seraient plutôt une source de mal que de bien.

En effet, le loisir avec l’indigence, c’est une sorte d’exil dans la vie ; les soins inquiétants de l’avenir avec la richesse sont d’autant plus amers que le cœur est plus sensible à la privation de ce qui fait le principal objet de ses vœux.

Toutefois, bien que ce soient là les deux plus grands charmes de l’existence, il me semble qu’il n’y a rien qui nous abaisse plus au niveau des bêtes, puisque celles-ci, en s’égarant en paix sous l’ombre des bois et au sein de gras pâturages, jouissent tout à la fois d’une oisive sécurité et de l’abondance.

Mais si l’abondance et le repos font le bonheur de la vie, ce bonheur, nous le partageons nécessairement, sauf la différence des espèces, avec les êtres que n’éclaire pas le flambeau de la raison, et auxquels la nature mère vigilante et attentive, prodigue tout ce que leurs besoins réclament, en leur épargnant les ennuis d’une pénible recherche. »