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images/icones/marie.gif  ( 907585 )Vigile de la Nativité par ami de la Miséricorde (2020-12-23 21:49:49) 



Vigile de la Nativité

LITANIES DU DIVIN ENFANT

Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus enfant, écoutez nous.
Jésus enfant, exaucez nous.

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils Rédempteur de monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Divin Enfant, vrai Fils du dieu vivant, ayez pitié de nous.

Divin Enfant, vrai Fils de Marie, ayez pitié de nous.

Divin Enfant, Verbe fait chair, ayez pitié de nous.

Divin Enfant, Sagesse du Père céleste, ayez pitié de nous.

Divin Enfant, l'objet de ses éternelles complaisances, ayez pitié de nous.

Divin Enfant, l'attente des justes, ayez pitié de nous.

Divin Enfant, le désir des nations, ayez pitié de nous.

Divin Enfant, salué de loin par les prophètes, ayez pitié de nous.

Divin Enfant, le roi des anges, ayez pitié de nous.

Divin Enfant, notre Sauveur, ayez pitié de nous.

Divin Enfant, notre frère, ayez pitié de nous.

Divin Enfant, qui avez choisi pour palais une étable, une crèche pour berceau, et les bergers pour adorateurs, ayez pitié de nous.

Divin Enfant, que les Mages ont reconnu pour la lumière et le salut des peuples, ayez pitié de nous.

Divin Enfant, trésor de grâces, ayez pitié de nous.

Divin Enfant, source du pur amour, ayez pitié de nous.

Soyez nous propice, pardonnez nous Jésus Enfant.

Soyez nous propice, exaucez nous Jésus Enfant.

De la servitude du péché, délivrez nous Jésus Enfant.

De la concupiscence de la chair, délivrez nous Jésus Enfant.

De l'orgueil de la vie, délivrez nous Jésus Enfant.

Par votre très humble naissance, délivrez nous Jésus Enfant.

Par votre douloureuse circoncision, délivrez nous Jésus Enfant.

Par votre glorieuse manifestation, délivrez nous Jésus Enfant.

Par votre présentation au temple, délivrez nous Jésus Enfant.

Par votre innocence, délivrez nous Jésus Enfant.

Par votre obéissance, délivrez nous Jésus Enfant.

Par votre douceur, délivrez nous Jésus Enfant.

Par votre humilité, délivrez nous Jésus Enfant.

Par votre amour, délivrez nous Jésus Enfant.

Agneau de Dieu, qui effacez le péché du monde, pardonnez nous, Jésus Enfant.

Agneau de Dieu, qui effacez le péché du monde, exaucez nous, Jésus Enfant.

Agneau de Dieu, qui effacez le péché du monde, ayez pitié de nous Jésus Enfant.

V. Je me réjouirai en Dieu.

R. Et je tressaillirai en Jésus mon Sauveur.

Prions : Divin Jésus, que votre amour pour moi a réduit à la petite enfance, à la pauvreté et à l'humiliation de la crèche, je vous adore dans vos abaissements, où vous me paraissez mille fois plus aimable que sur le trône de votre Gloire. Que ne puis-je vous offrir, comme les mages, l'or d'une ardente charité, l'encens d'une prière fervente, jointe à la mortification des passions et des sens ! Sanctifiez mon cœur, ô Jésus, comme autrefois vous avez sanctifié ceux des bergers ; que je sois, comme eux, vigilent sur moi-même, docile à votre voix, prompte à seconder la grâce. Arrachez de mon âme tout sentiment d'orgueil, de souffrance, tout désir de richesse et de l'estime des créatures ; faites moi participer à votre divine enfance, en me remplissant de douceur et d'humilité.

Amen.

Source : le-sacre-coeur.webnode.be



Sainte Nativité à tous !
images/icones/marie.gif  ( 907586 )L'éternelle vie et la profondeur de l'âme par Fr. Garrigou-Lagrange par ami de la Miséricorde (2020-12-23 21:57:47) 
[en réponse à 907585]

TROISIÈME PARTIE

CHAPITRE I - L'ENFER DANS LA SAINTE ÉCRITURE


Le mot enfer vient du latin infernus, qui désigne les lieux inférieurs, souterrains et ténébreux. Dans l'Ancien Testament le terme correspondant, scheol, désigne la demeure des morts en général, justes et impies, (GEN., XXXVII, 35 ; NUM., XVI, 30) ; ce qui n'a rien de surprenant, car, avant l'Ascension de Jésus-Christ, aucune âme ne pouvait entrer au ciel. C'est encore dans le même sens qu'il est parlé de la descente de Jésus aux enfers. Mais dans le Nouveau Testament, l'enfer des damnés est souvent appelé la géhenne (MT., V, 22, 29; XXIII, 15, 33, etc., de même MARC, LUC), qui signifie en hébreu la vallée de Hinnôm, un ravin du sud de Jérusalem où l'on jetait des immondices de tous genres et des cadavres dévorés par les vers ; des feux y brûlaient presque perpétuellement pour consumer ces pourritures. C'était depuis Isaie une figure du véritable enfer ; l'enfer était cela pour toujours : un vers qui ne meurt pas, un feu qui ne s'éteint pas.


L'ENFER DANS L'ANCIEN TESTAMENT

Dans le Dictionnaire de théologie catholique, l'auteur du savant article sur l'enfer, M. Richard, a fait une étude approfondie des textes de l'Ancien Testament, qui peuvent être allégués pour prouver l'existence de l'enfer au sens strict. Il remarque qu'avant les prophètes le sort des méchants après la mort reste assez obscur, bien que les sanctions ultra-terrestres soient plusieurs fois affirmées ; par exemple ECCLÉSIASTE XII, 13, 14 : « Crains Dieu et observe ses commandements, car c'est là le tout de l'homme. Car Dieu citera en jugement sur tout ce qui est caché, toute oeuvre soit bonne, soit mauvaise. » Item PROV., XI, 4.

Mais c'est aux grands prophètes que Dieu a commencé de découvrir clairement les perspectives de la vie future. Nous avons déjà cité quelques-uns de ces textes en parlant du jugement dernier. ISAIE, LXVI, 15-24 expose la grande vision prophétique de l'au-delà. C'est la restauration d'Israël pour l'éternité avec « de nouveaux cieux et une nouvelle terre » 22. « Toute chair viendra se prosterner devant moi, dit Jahvé, et quand ils sortiront, ils verront les cadavres des hommes qui se sont révoltés contre moi, car leur ver ne mourra point et leur feu ne s'éteindra point, et ils seront en horreur à toute chair. » Tous les commentateurs y voient l'affirmation du jugement dernier, et sous une forme symbolique celle de l'enfer éternel. Ce dernier texte est cité dans MARC, IX, 43, par Jésus Lui-même et dans Luc, III, 17, par Saint Jean-Baptiste.

DANIEL XII, 1-2, dit plus clairement : « Beaucoup de ceux qui dorment dans la poussière se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour un opprobre, pour une infamie éternelle », c'est ici que l'Ancien Testament annonce pour la première fois la résurrection des pécheurs pour un jugement de condamnation.

Le livre de la SAGESSE (IIe siècle avant Jésus-Christ) V, 15, après avoir décrit les peines réservées aux méchants après la mort, dit au contraire : « Mais les justes vivent éternellement ; leur récompense est auprès du Seigneur et le Tout-Puissant a souci d'eux », Il ajoute : VI, 6 : « Aux petits on pardonne par pitié, mais les puissants seront puissamment châtiés, XV, 8, il est dit de l'impie : « on lui redemandera son âme qui lui avait été prêtée ».

L'ECCLÉSIASTIQUE VII, 17 parle de même : « Humilie profondément ton âme, car le feu et le ver sont le châtiment de l'impie ». Au livre II des Macchabées, c. VII, 9-36, il est dit que les sept frères martyrs sont soutenus dans leur supplice par la pensée de la vie éternelle et disent à leur juge : « Le Roi de l'univers nous ressuscitera pour une vie éternelle ; ... mais toi par le jugement de Dieu, tu porteras le juste châtiment de ton orgueil ».

Tous ces textes de l'Ancien Testament parlent de l'enfer proprement dit, et plusieurs affirment l'inégalité des peines proportionnées à la gravité des fautes commises et restées sans repentir.

Source : Livres-mystiques.com