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“Les valeurs religieuses doivent avoir la suprématie sur les valeurs humaines” par Cristo (2020-12-09 20:11:53)
non non, ce n'est pas du J. Chirac, mais si si, c'est du Al-Sissi.
Dingue qu'il faille que ce soit un Mahométan qui nous le rappelle.
Caricatures.L’étonnant échange “politico-philosophique” entre Macron et Sissi
Courrier international - Paris
Publié le 08/12/2020 - 12:46
Une scène rare dans le monde diplomatique : “Les valeurs religieuses doivent avoir la suprématie sur les valeurs humaines”, a affirmé le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi devant la presse à l’Élysée. “La valeur de l’homme est supérieure à tout”, lui a répondu Emmanuel Macron durant un échange étonnant.
La scène s’est produite à la fin de la conférence de presse commune du président français et de son homologue égyptien lundi 7 décembre à Paris. Interpellés par un journaliste égyptien qui s’interrogeait sur l’absence d’excuses de la France envers des musulmans blessés par les caricatures de Mahomet, Emmanuel Macron et Abdel Fattah Al-Sissi “saisissent l’occasion pour un échange direct, courtois mais ferme, sur la hiérarchie entre la religion et les lois”, rapporte L’Orient-Le Jour.
“Les valeurs religieuses doivent avoir la suprématie sur les valeurs humaines”, a affirmé le président égyptien. “La valeur de l’homme est supérieure à tout”, lui a répondu Emmanuel Macron lors de cet échange “politico-philosophique”.
“Un dialogue rarissime dans ces exercices diplomatiques convenus, estime le quotidien libanais, qui fait écho au projet de loi français contre le ‘séparatisme’ islamiste et pour le respect des lois républicaines.”
“Macron a estimé que les caricatures ne sont pas un message envoyé par la France aux musulmans, mais les œuvres d’individus”, rapporte le site Morocco World News. La polémique, rappelle le site, prend son origine dans la décision de Charlie Hebdo de republier les caricatures du prophète Mahomet en septembre, au début du procès des attentats de janvier 2015, et dans le fait que le président français a défendu cette décision malgré la vague de critiques émanant du monde musulman.
De son côté, L’Orient-Le Jour rappelle qu’Emmanuel Macron avait auparavant remercié le président Sissi “pour avoir soutenu la France contre la virulente campagne de haine internationale dont elle a été la cible pour avoir défendu le droit à la caricature”.

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ne reprochez pas aux musulmans d'avoir gardé leur foi par ptk (2020-12-09 21:27:34)
[en réponse à 906701]
en leur dieu et le respect de leur religion, alors que l'Eglise catholique met sa lumière divine sous le boisseau.
L'Eglise savait pourtant, il y a peu encore, rappeler cette suprématie de la Loi de Dieu, absolue, sur les lois humaines, circonstancielles.
Nous voulons maintenant expliquer brièvement la nature et l'importance de cette royauté.
10. II est presque inutile de rappeler qu'elle comporte les trois pouvoirs, sans lesquels on saurait à peine concevoir l'autorité royale. Les textes des Saintes Lettres que Nous avons apportés en témoignage de la souveraineté universelle de notre Rédempteur le prouvent surabondamment. C'est, d'ailleurs, un dogme de foi catholique que le Christ Jésus a été donné aux hommes à la fois comme Rédempteur, de qui ils doivent attendre leur salut, et comme Législateur, à qui ils sont tenus d'obéir (26). Les évangélistes ne se bornent pas à affirmer que le Christ a légiféré, mais ils nous le montrent dans l'exercice même de son pouvoir législatif.
A tous ceux qui observent ses préceptes, le divin Maître déclare, en diverses occasions et de diverses manières, qu'ils prouveront ainsi leur amour envers lui et qu'ils demeureront en son amour (27).
Quant au pouvoir judiciaire, Jésus en personne affirme l'avoir reçu du Père, dans une réponse aux Juifs qui l'accusaient d'avoir violé le Sabbat en guérissant miraculeusement un malade durant ce jour de repos: " Le Père, leur dit-il, ne juge personne, mais il a donné au Fils tout jugement (28). Dans ce pouvoir judiciaire est également compris - car il en est inséparable - le droit de récompenser ou de châtier les hommes, même durant leur vie.
Il faut encore attribuer au Christ le pouvoir exécutif : car tous inéluctablement doivent être soumis à son empire; personne ne pourra éviter, s'il est rebelle, la condamnation et les supplices que Jésus a annoncés.
…/...
12. D'autre part, ce serait une erreur grossière de refuser au Christ-Homme la souveraineté sur les choses temporelles, quelles qu'elles soient: il tient du Père sur les créatures un droit absolu, lui permettant de disposer à son gré de toutes ces créatures.
Néanmoins, tant qu'il vécut sur terre, il s'est totalement abstenu d'exercer cette domination terrestre, il a dédaigné la possession et l'administration des choses humaines, abandonnant ce soin à leurs possesseurs. Ce qu'il a fait alors, il le continue aujourd'hui. Pensée exprimée d'une manière fort heureuse dans la liturgie: " Il ne ravit point les diadèmes éphémères, celui qui distribue les couronnes du ciel (29). "
13. Ainsi donc, le souverain domaine de notre Rédempteur embrasse la totalité des hommes. Sur ce sujet, Nous faisons Volontiers Nôtres les paroles de Notre Prédécesseur Léon XIII, d'immortelle mémoire: " Son empire ne s'étend pas exclusivement aux nations catholiques ni seulement aux chrétiens baptisés, qui appartiennent juridiquement à l'Eglise même s'ils sont égarés loin d'elle par des opinions erronées ou séparés de sa communion par le schisme; il embrasse également et sans exception tous les hommes, même étrangers à la foi chrétienne, de sorte que l'empire du Christ Jésus, c'est, en stricte vérité, l'universalité du genre humain (30). "
Et, à cet égard, il n'y a lieu de faire aucune différence entre les individus, les familles et les Etats; car les hommes ne sont pas moins soumis à l'autorité du Christ dans leur vie collective que dans leur vie privée. Il est l'unique source du salut, de celui des sociétés comme de celui des individus: Il n'existe de salut en aucun autre; aucun autre nom ici-bas n'a été donné aux hommes qu'il leur faille invoquer pour être sauvés (31).
Il est l'unique auteur, pour l'Etat comme pour chaque citoyen, de la prospérité et du vrai bonheur: " La cité ne tient pas son bonheur d'une autre source que les particuliers, vu qu'une cité n'est pas autre chose qu'un ensemble de particuliers unis en société (32). " Les chefs d'Etat ne sauraient donc refuser de rendre - en leur nom personnel, et avec tout leur peuple - des hommages publics, de respect et de soumission à la souveraineté du Christ; tout en sauvegardant leur autorité, ils travailleront ainsi à promouvoir et à développer la prospérité nationale.
14. Au début de Notre Pontificat, Nous déplorions combien sérieusement avaient diminué le prestige du droit et le respect dû à l'autorité; ce que Nous écrivions alors n'a perdu dans le temps présent ni de son actualité ni de son à-propos: " Dieu et Jésus-Christ ayant été exclus de la législation et des affaires publiques, et l'autorité ne tenant plus son origine de Dieu mais des hommes, il arriva que... les bases mêmes de l'autorité furent renversées dès lors qu'on supprimait la raison fondamentale du droit de commander pour les uns, du devoir d'obéir pour les autres. Inéluctablement, il s'en est suivi un ébranlement de la société humaine tout entière, désormais privée de soutien et d'appui solides (33). "
Si les hommes venaient à reconnaître l'autorité royale du Christ dans leur vie privée et dans leur vie publique, des bienfaits incroyables - une juste liberté, l'ordre et la tranquillité, la concorde et la paix -- se répandraient infailliblement sur la société tout entière.
En imprimant à l'autorité des princes et des chefs d'Etat un caractère sacré, la dignité royale de Notre Seigneur ennoblit du même coup les devoirs et la soumission des citoyens. Au point que l'Apôtre saint Paul, après avoir ordonné aux femmes mariées et aux esclaves de révérer le Christ dans la personne de leur mari et dans celle de leur maître, leur recommandait néanmoins de leur obéir non servilement comme à des hommes, mais uniquement en esprit de foi comme à des représentants du Christ; car il est honteux, quand on a été racheté par le Christ, d'être soumis servilement à un homme: Vous avez été rachetés un grand prix, ne soyez plus soumis servilement à des hommes. (34).
Si les princes et les gouvernants légitimement choisis étaient persuadés qu'ils commandent bien moins en leur propre nom qu'au nom et à la place du divin Roi, il est évident qu'ils useraient de leur autorité avec toute la vertu et la sagesse possibles. Dans l'élaboration et l'application des lois, quelle attention ne donneraient-ils pas au bien commun et à la dignité humaine de leurs subordonnés!
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La peste de notre époque, c'est le laïcisme, ainsi qu'on l'appelle, avec ses erreurs et ses entreprises criminelles.
Comme vous le savez, Vénérables Frères, ce fléau n'est pas apparu brusquement; depuis longtemps, il couvait au sein des Etats. On commença, en effet, par nier la souveraineté du Christ sur toutes les nations; on refusa à l'Eglise le droit - conséquence du droit même du Christ - d'enseigner le genre humain, de porter des lois, de gouverner les peuples en vue de leur béatitude éternelle. Puis, peu à peu, on assimila la religion du Christ aux fausses religions et, sans la moindre honte, on la plaça au même niveau. On la soumit, ensuite, à l'autorité civile et on la livra pour ainsi dire au bon plaisir des princes et des gouvernants. Certains allèrent jusqu'à vouloir substituer à la religion divine une religion naturelle ou un simple sentiment de religiosité. Il se trouva même des Etats qui crurent pouvoir se passer de Dieu et firent consister leur religion dans l'irréligion et l'oubli conscient et volontaire de Dieu.
L'obligation d'offrir les hommages que Nous venons de dire à l'autorité souveraine de Notre Maître ne peut manquer de rappeler aux hommes les droits de l'Eglise. Instituée par le Christ sous la forme organique d'une société parfaite, en vertu de ce droit originel, elle ne peut abdiquer la pleine liberté et l'indépendance complète à l'égard du pouvoir civil. Elle ne peut dépendre d'une volonté étrangère dans l'accomplissement de sa mission divine d'enseigner, de gouverner et de conduire au bonheur éternel tous les membres du royaume du Christ.
Bien plus, l'Etat doit procurer une liberté semblable aux Ordres et aux Congrégations de religieux des deux sexes. Ce sont les auxiliaires les plus fermes des pasteurs de l'Eglise; ceux qui travaillent le plus efficacement à étendre et à affermir le royaume du Christ, d'abord, en engageant la lutte par la profession des trois vœux de religion contre le monde et ses trois concupiscences; ensuite, du fait d'avoir embrassé un état de vie plus parfait, en faisant resplendir aux yeux de tous, avec un éclat continu et chaque jour grandissant, cette sainteté dont le divin Fondateur a voulu faire une note distinctive de la véritable Eglise.
21. Les Etats, à leur tour, apprendront par la célébration annuelle de cette fête que les gouvernants et les magistrats ont l'obligation, aussi bien que les particuliers, de rendre au Christ un culte public et d'obéir à ses lois. Les chefs de la société civile se rappelleront, de leur côté, le dernier jugement, où le Christ accusera ceux qui l'ont expulsé de la vie publique, mais aussi ceux qui l'ont dédaigneusement mis de côté ou ignoré, et punira de pareils outrages par les châtiments les plus terribles; car sa dignité royale exige que l'État tout entier se règle sur les commandements de Dieu et les principes chrétiens dans l'établissement des lois, dans l'administration de la justice, dans la formation intellectuelle et morale de la jeunesse, qui doit respecter la saine doctrine et la pureté des mœurs.

( 906825 )
Question "préjudicielle" : qu'est-ce qu'une "valeur religieuse" ? par Scrutator Sapientiæ (2020-12-11 09:49:42)
[en réponse à 906699]
Bonjour Cristo,
Je me permets une question "préjudicielle" : qu'est-ce, au juste, qu'une "valeur religieuse", en tant que spécifiquement religieuse ?
De même, qu'est-ce, précisément, qu'une "valeur humaine", en tant que spécifiquement humaine ?
En quoi un ensemble de "valeurs religieuses" est-il susceptible de se distinguer d'un ensemble de "valeurs humaines" ?
En quoi cet ensemble de "valeurs religieuses" est-il susceptible de bénéficier d'une espèce de primauté sur cet ensemble de "valeurs humaines" ?
S'il est question ici, d'un côté, des valeurs morales d'inspiration ou d'origine religieuse, et, de l'autre côté, des valeurs morales d'inspiration ou d'origine à la fois agnostique et humaniste, pourquoi ne pas le dire à peu près en ces termes ?
En outre, s'il est bien question de cela, quelle est donc "l'instance", extérieure à chaque religion, sinon supérieure à toutes les religions, qui "garantit",
- d'une part, que les valeurs religieuses sont communes à toutes les religions,
- d'autre part que ces valeurs religieuses sont distinctes des valeurs agnostiques et humanistes ?
Enfin, quand bien même des valeurs religieuses seraient réellement à la fois communes à toutes les religions et spécifiques à la religion, quelle est donc la meilleure conception de ces valeurs religieuses : la conception théocratique, la conception théonomique, ou encore une autre conception, telle que celle d'après laquelle même les valeurs religieuses doivent pouvoir être mises au service de l'évolution des aspirations de l'homme et de l'orientation du monde ?
Je vous prie de bien vouloir m'excuser pour toutes ces questions et je vous souhaite une bonne journée.
Scrutator.