Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=906572
images/icones/iphone.jpg  ( 906572 )Le Pape décrète une année dédiée à Saint Joseph par Athanase (2020-12-08 13:40:47) 

C’est annoncé aujourd’hui.
images/icones/croix_byzantine.png  ( 906576 )Décret de la Pénitencerie apostolique par Goupillon (2020-12-08 14:56:39) 
[en réponse à 906572]

Pendant l'année spéciale saint Joseph, l'indulgence plénière est notamment accordée aux familles ou aux fiancés qui récitent ensemble le rosaire, aux fidèles qui réciteront les Litanies de saint Joseph en faveur de l'Église persécutée ad intra et ad extra, et pour le soulagement de tous les chrétiens qui souffrent de toute forme de persécution, aux fidèles qui réciteront toute prière ou acte de piété légitimement approuvé en l'honneur de saint Joseph, en particulier le 19 mars et le 1er mai, en la fête de la Sainte Famille, le 19 de chaque mois et chaque mercredi, journée consacrée à la mémoire du saint selon la tradition latine.

Pour plus de détails lire le décret Specialium donum Indulgentiarum conceditur occasione Iubilaris Anni
in honorem Sancti Ioseph a Summo Pontifice Francisco indicti
(en latin).
images/icones/neutre.gif  ( 906631 )Notion qui mériterait d'être précisée par Rothomagus (2020-12-08 23:35:45) 
[en réponse à 906576]


aux fidèles qui réciteront les Litanies de saint Joseph en faveur de l'Église persécutée ad intra et ad extra


Surtout celle d'ad intra !
images/icones/bravo.gif  ( 906587 )Excellent !!! par FilsDeMarie (2020-12-08 16:44:14) 
[en réponse à 906572]

Enfin une superbe initiative !

images/icones/fleur.gif  ( 906591 )Merci Très Saint Père! par Lucas (2020-12-08 17:37:38) 
[en réponse à 906587]

Voilà une initiative qui , j'en suis sûr , va faire tomber une pluie de grâces sur le monde et l'Eglise...Une vraie bénédiction et un signe des temps que nous vivons , pendant lesquels , St Joseph aura un rôle de plus en plus crucial.
Redoublons de dévotion et d'amour envers ce Saint , le plus grand après la Très Sainte Vierge.
Quel pur bonheur , et en plus un huit décembre...Un signe que la vraie dévotion à Marie, conduit inévitablement à st Joseph...
Deo gracias....
Lucas.
images/icones/vatican.gif  ( 906597 )Lettre apostolique du Pape François,Patris Corde,sur st Joseph par Jean Kinzler (2020-12-08 18:11:46) 
[en réponse à 906572]

LETTRE APOSTOLIQUE

PATRIS CORDE

DU SAINT-PÈRE FRANÇOIS

À L’OCCASION DU 150ème ANNIVERSAIRE
DE LA DÉCLARATION DE SAINT JOSEPH
COMME PATRON DE L’ÉGLISE UNIVERSELLE



Avec un cœur de père : C’est ainsi que Joseph a aimé Jésus, qui est appelé dans les quatre Évangiles « le fils de Joseph ».[1]

Les deux évangélistes qui ont mis en relief sa figure, Matthieu et Luc, racontent peu, mais bien suffisamment pour le faire comprendre, quel genre de père il a été et quelle mission lui a confiée la Providence.

Nous savons qu’il était un humble charpentier (cf. Mt 13, 55), promis en mariage à Marie (cf. Mt 1, 18 ; Lc 1, 27) ; un « homme juste » (Mt 1, 19), toujours prêt à accomplir la volonté de Dieu manifestée dans sa Loi (cf. Lc 2, 22.27.39), et à travers quatre songes (cf. Mt 1, 20 ; 2, 13.19.22). Après un long et fatiguant voyage de Nazareth à Bethléem, il vit naître le Messie dans une étable, parce qu’ailleurs « il n’y avait pas de place pour eux » (Lc 2, 7). Il fut témoin de l’adoration des bergers (cf. Lc 2, 8-20) et des Mages (cf. Mt 2, 1-12) qui représentaient respectivement le peuple d’Israël et les peuples païens.

Il eut le courage d’assumer la paternité légale de Jésus à qui il donna le nom révélé par l’ange : « Tu lui donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés » (Mt 1, 21). Comme on le sait, donner un nom à une personne ou à une chose signifiait, chez les peuples antiques, en obtenir l’appartenance, comme l’avait fait Adam dans le récit de la Genèse (cf. 2, 19-20).

Quarante jours après la naissance, Joseph, avec la mère, offrit l’Enfant au Seigneur dans le Temple et entendit, surpris, la prophétie de Siméon concernant Jésus et Marie (cf. Lc 2, 22-35). Pour défendre Jésus d’Hérode, il séjourna en Égypte comme un étranger (cf. Mt 2, 13-18). Revenu dans sa patrie, il vécut en cachette dans le petit village inconnu de Nazareth en Galilée – d’où, il était dit, "qu’il ne surgit aucun prophète" et "qu’il ne peut jamais en sortir rien de bon" (cf. Jn 7, 52 ; 1, 46) –, loin de Bethléem, sa ville natale, et de Jérusalem où se dressait le Temple. Quand, justement au cours d’un pèlerinage à Jérusalem, ils perdirent Jésus âgé de douze ans, avec Marie ils le cherchèrent angoissés et le retrouvèrent dans le Temple en train de discuter avec les docteurs de la Loi (cf. Lc 2, 41-50).

Après Marie, Mère de Dieu, aucun saint n’a occupé autant de place dans le Magistère pontifical que Joseph, son époux. Mes prédécesseurs ont approfondi le message contenu dans les quelques données transmises par les Évangiles pour mettre davantage en évidence son rôle central dans l’histoire du salut : le bienheureux Pie IX l’a déclaré « Patron de l’Église Catholique »,[2] le vénérable Pie XII l’a présenté comme « Patron des travailleurs »,[3] et saint Jean Paul II comme « Gardien du Rédempteur ».[4] Le peuple l’invoque comme « Patron de la bonne mort ».[5]

Par conséquent, à l’occasion des 150 ans de sa déclaration comme Patron de l’Église Catholique faite par le bienheureux Pie IX, le 8 décembre 1870, je voudrais – comme dit Jésus – que "la bouche exprime ce qui déborde du cœur" (cf. Mt 12, 34), pour partager avec vous quelques réflexions personnelles sur cette figure extraordinaire, si proche de la condition humaine de chacun d’entre nous. Ce désir a mûri au cours de ces mois de pandémie durant lesquels nous pouvons expérimenter, en pleine crise qui nous frappe, que « nos vies sont tissées et soutenues par des personnes ordinaires, souvent oubliées, qui ne font pas la une des journaux et des revues ni n’apparaissent dans les grands défilés du dernier show mais qui, sans aucun doute, sont en train d’écrire aujourd’hui les évènements décisifs de notre histoire : médecins, infirmiers et infirmières, employés de supermarchés, agents d’entretien, fournisseurs de soin à domicile, transporteurs, forces de l’ordre, volontaires, prêtres, religieuses et tant d’autres qui ont compris que personne ne se sauve tout seul. […] Que de personnes font preuve chaque jour de patience et insufflent l’espérance, en veillant à ne pas créer la panique mais la co-responsabilité! Que de pères, de mères, de grands-pères et de grands-mères, que d’enseignants montrent à nos enfants, par des gestes simples et quotidiens, comment affronter et traverser une crise en réadaptant les habitudes, en levant le regard et en stimulant la prière! Que de personnes prient, offrent et intercèdent pour le bien de tous ».[6] Nous pouvons tous trouver en saint Joseph l’homme qui passe inaperçu, l’homme de la présence quotidienne, discrète et cachée, un intercesseur, un soutien et un guide dans les moments de difficultés. Saint Joseph nous rappelle que tous ceux qui, apparemment, sont cachés ou en "deuxième ligne" jouent un rôle inégalé dans l’histoire du salut. À eux tous, une parole de reconnaissance et de gratitude est adressée.

1. Père aimé

La grandeur de saint Joseph consiste dans le fait qu’il a été l’époux de Marie et le père adoptif de Jésus. Comme tel, il « se mit au service de tout le dessin salvifique », comme l’affirme saint Jean Chrysostome.[7]

Saint Paul VI observe que sa paternité s’est exprimée concrètement dans le fait « d’avoir fait de sa vie un service, un sacrifice au mystère de l’incarnation et à la mission rédemptrice qui y est jointe ; d’avoir usé de l’autorité légale qui lui revenait sur la sainte Famille pour lui faire un don total de soi, de sa vie, de son travail ; d’avoir converti sa vocation humaine à l’amour domestique dans la surhumaine oblation de soi, de son cœur et de toute capacité d’amour mise au service du Messie germé dans sa maison ».[8]

En raison de son rôle dans l’histoire du salut, saint Joseph est un père qui a toujours été aimé par le peuple chrétien comme le démontre le fait que, dans le monde entier, de nombreuses églises lui ont été dédiées. Plusieurs Instituts religieux, Confréries et groupes ecclésiaux sont inspirés de sa spiritualité et portent son nom, et diverses représentations sacrées se déroulent depuis des siècles en son honneur. De nombreux saints et saintes ont été ses dévots passionnés, parmi lesquels Thérèse d’Avila qui l’adopta comme avocat et intercesseur, se recommandant beaucoup à lui et recevant toutes les grâces qu’elle lui demandait ; encouragée par son expérience, la sainte persuadait les autres à lui être dévots.[9]

Dans tout manuel de prière, on trouve des oraisons à saint Joseph. Des invocations particulières lui sont adressées tous les mercredis, et spécialement durant le mois de mars qui lui est traditionnellement dédié.[10]

La confiance du peuple en saint Joseph est résumée dans l’expression "ite ad Joseph" qui fait référence au temps de la famine en Égypte quand les gens demandaient du pain au pharaon, et il répondait : « Allez trouver Joseph, et faites ce qu’il vous dira » (Gn 41, 55). Il s’agit de Joseph, le fils de Jacob qui par jalousie avait été vendu par ses frères (cf. Gn 37, 11-28) et qui – selon le récit biblique – est devenu par la suite vice-roi d’Égypte (cf. Gn 41, 41-44).

En tant que descendant de David (cf. Mt 1, 16.20), la racine dont devait germer Jésus selon la promesse faite à David par le prophète Nathan (cf. 2 S 7), et comme époux de Marie de Nazareth, saint Joseph est la charnière qui unit l’Ancien et le Nouveau Testament.

2. Père dans la tendresse

Joseph a vu Jésus grandir jour après jour « en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes » (Lc 2, 52). Tout comme le Seigneur avait fait avec Israël, "il lui a appris à marcher, en le tenant par la main : il était pour lui comme un père qui soulève un nourrisson tout contre sa joue, il se penchait vers lui pour lui donner à manger" (cf. Os 11, 3-4).

Jésus a vu en Joseph la tendresse de Dieu : « Comme la tendresse du père pour ses fils, la tendresse du Seigneur pour qui le craint » (Ps 103, 13).

Joseph aura sûrement entendu retentir dans la synagogue, durant la prière des Psaumes, que le Dieu d’Israël est un Dieu de tendresse,[11] qu’il est bon envers tous et que « sa tendresse est pour toutes ses œuvres » (Ps 145, 9).

L’histoire du salut s’accomplit en « espérant contre toute espérance » (Rm 4, 18), à travers nos faiblesses. Nous pensons trop souvent que Dieu ne s’appuie que sur notre côté bon et gagnant, alors qu’en réalité la plus grande partie de ses desseins se réalise à travers et en dépit de notre faiblesse. C’est ce qui fait dire à saint Paul : « Pour m’empêcher de me surestimer, j’ai reçu dans ma chair une écharde, un envoyé de Satan qui est là pour me gifler, pour empêcher que je me surestime. Par trois fois, j’ai prié le Seigneur de l’écarter de moi. Mais il m’a déclaré : "Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse" » (2 Co 12, 7-9).

Si telle est la perspective de l’économie du salut, alors nous devons apprendre à accueillir notre faiblesse avec une profonde tendresse.[12]

Le Malin nous pousse à regarder notre fragilité avec un jugement négatif. Au contraire, l’Esprit la met en lumière avec tendresse. La tendresse est la meilleure manière de toucher ce qui est fragile en nous. Le fait de montrer du doigt et le jugement que nous utilisons à l’encontre des autres sont souvent un signe de l’incapacité à accueillir en nous notre propre faiblesse, notre propre fragilité. Seule la tendresse nous sauvera de l’œuvre de l’Accusateur (cf. Ap 12, 10). C’est pourquoi il est important de rencontrer la Miséricorde de Dieu, notamment dans le Sacrement de la Réconciliation, en faisant une expérience de vérité et de tendresse. Paradoxalement, le Malin aussi peut nous dire la vérité. Mais s’il le fait, c’est pour nous condamner. Nous savons cependant que la Vérité qui vient de Dieu ne nous condamne pas, mais qu’elle nous accueille, nous embrasse, nous soutient, nous pardonne. La Vérité se présente toujours à nous comme le Père miséricordieux de la parabole (cf. Lc 15, 11-32) : elle vient à notre rencontre, nous redonne la dignité, nous remet debout, fait la fête pour nous parce que « mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé » (v. 24).

La volonté de Dieu, son histoire, son projet, passent aussi à travers la préoccupation de Joseph. Joseph nous enseigne ainsi qu’avoir foi en Dieu comprend également le fait de croire qu’il peut agir à travers nos peurs, nos fragilités, notre faiblesse. Et il nous enseigne que, dans les tempêtes de la vie, nous ne devons pas craindre de laisser à Dieu le gouvernail de notre bateau. Parfois, nous voudrions tout contrôler, mais lui regarde toujours plus loin.

3. Père dans l’obéissance

Dieu a aussi révélé à Joseph ses desseins par des songes, de façon analogue à ce qu’il a fait avec Marie quand il lui a manifesté son plan de salut. Dans la Bible, comme chez tous les peuples antiques, les songes étaient considérés comme un des moyens par lesquels Dieu manifeste sa volonté.[13]

Joseph est très préoccupé par la grossesse incompréhensible de Marie : il ne veut pas « l’accuser publiquement »[14] mais décide de « la renvoyer en secret » (Mt 1, 19). Dans le premier songe, l’ange l’aide à résoudre son dilemme : « Ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés » (Mt 1, 20-21). Sa réponse est immédiate : « Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit » (Mt 1, 24). Grâce à l’obéissance, il surmonte son drame et il sauve Marie.

Dans le deuxième songe, l’ange demande à Joseph : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr » (Mt 2, 13). Joseph n’hésite pas à obéir, sans se poser de questions concernant les difficultés qu’il devra rencontrer : « Il se leva dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère et se retira en Égypte, où il resta jusqu’à la mort d’Hérode » (Mt 2, 14-15).

En Égypte, Joseph, avec confiance et patience, attend l’avis promis par l’ange pour retourner dans son Pays. Le messager divin, dans un troisième songe, juste après l’avoir informé que ceux qui cherchaient à tuer l’enfant sont morts, lui ordonne de se lever, de prendre avec lui l’enfant et sa mère et de retourner en terre d’Israël (cf. Mt 2, 19-20). Il obéit une fois encore sans hésiter : « Il se leva, prit l’enfant et sa mère, et il entra dans le pays d’Israël » (Mt 2, 21).

Mais durant le voyage de retour, « apprenant qu’Arkélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il eut peur de s’y rendre. Averti en songe, – et c’est la quatrième fois que cela arrive – il se retira dans la région de Galilée et vint habiter dans une ville appelée Nazareth » (Mt 2, 22-23).

L’évangéliste Luc rapporte que Joseph a affronté le long et pénible voyage de Nazareth à Bethléem pour se faire enregistrer dans sa ville d’origine, selon la loi de recensement de l’empereur César Auguste. Jésus est né dans cette circonstance (cf. Lc 2, 1-7) et il a été inscrit au registre de l’Empire comme tous les autres enfants.

Saint Luc, en particulier, prend soin de souligner que les parents de Jésus observaient toutes les prescriptions de la Loi : les rites de la circoncision de Jésus, de la purification de Marie après l’accouchement, de l’offrande du premier-né à Dieu (cf. 2, 21-24).[15]

Dans chaque circonstance de sa vie, Joseph a su prononcer son "fiat", tout comme Marie à l’Annonciation, et comme Jésus à Gethsémani.

Dans son rôle de chef de famille, Joseph a enseigné à Jésus à être soumis à ses parents (cf. Lc 2, 51), selon le commandement de Dieu (cf. Ex 20, 12).

Dans la vie cachée de Nazareth, Jésus a appris à faire la volonté du Père à l’école de Joseph. Cette volonté est devenue sa nourriture quotidienne (cf. Jn 4, 34). Même au moment le plus difficile de sa vie, à Gethsémani, il préfère accomplir la volonté du Père plutôt que la sienne,[16] et il se fait « obéissant jusqu’à la mort […] de la croix » (Ph 2, 8). C’est pourquoi l’auteur de la Lettre aux Hébreux conclut que Jésus « apprit par ses souffrances l’obéissance » (5, 8).

Il résulte de tous ces événements que Joseph « a été appelé par Dieu à servir directement la personne et la mission de Jésus en exerçant sa paternité. C'est bien de cette manière qu'il coopère dans la plénitude du temps au grand mystère de la Rédemption et qu'il est véritablement ministre du salut ».[17]

4. Père dans l’accueil

Joseph accueille Marie sans fixer de conditions préalables. Il se fie aux paroles de l’Ange. « La noblesse de son cœur lui fait subordonner à la charité ce qu’il a appris de la loi. Et aujourd’hui, en ce monde où la violence psychologique, verbale et physique envers la femme est patente, Joseph se présente comme une figure d’homme respectueux, délicat qui, sans même avoir l’information complète, opte pour la renommée, la dignité et la vie de Marie. Et, dans son doute sur la meilleure façon de procéder, Dieu l’aide à choisir en éclairant son jugement ».[18]

Bien des fois, des évènements dont nous ne comprenons pas la signification surviennent dans notre vie. Notre première réaction est très souvent celle de la déception et de la révolte. Joseph laisse de côté ses raisonnements pour faire place à ce qui arrive et, aussi mystérieux que cela puisse paraître à ses yeux, il l’accueille, en assume la responsabilité et se réconcilie avec sa propre histoire. Si nous ne nous réconcilions pas avec notre histoire, nous ne réussirons pas à faire le pas suivant parce que nous resterons toujours otages de nos attentes et des déceptions qui en découlent.

La vie spirituelle que Joseph nous montre n’est pas un chemin qui explique, mais un chemin qui accueille. C’est seulement à partir de cet accueil, de cette réconciliation, qu’on peut aussi entrevoir une histoire plus grande, un sens plus profond. Semblent résonner les ardentes paroles de Job qui, à l’invitation de sa femme à se révolter pour tout le mal qui lui arrive, répond : « Si nous accueillons le bonheur comme venant de Dieu, comment ne pas accueillir de même le malheur » (Jb 2, 10).

Joseph n’est pas un homme passivement résigné. Il est fortement et courageusement engagé. L’accueil est un moyen par lequel le don de force qui nous vient du Saint Esprit se manifeste dans notre vie. Seul le Seigneur peut nous donner la force d’accueillir la vie telle qu’elle est, de faire aussi place à cette partie contradictoire, inattendue, décevante de l’existence.

La venue de Jésus parmi nous est un don du Père pour que chacun se réconcilie avec la chair de sa propre histoire, même quand il ne la comprend pas complètement.

Ce que Dieu a dit à notre saint : « Joseph, fils de David, ne crains pas » (Mt 1, 20), il semble le répéter à nous aussi : "N’ayez pas peur !". Il faut laisser de côté la colère et la déception, et faire place, sans aucune résignation mondaine mais avec une force pleine d’espérance, à ce que nous n’avons pas choisis et qui pourtant existe. Accueillir ainsi la vie nous introduit à un sens caché. La vie de chacun peut repartir miraculeusement si nous trouvons le courage de la vivre selon ce que nous indique l’Évangile. Et peu importe si tout semble déjà avoir pris un mauvais pli et si certaines choses sont désormais irréversibles. Dieu peut faire germer des fleurs dans les rochers. Même si notre cœur nous accuse, il « est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses » (1Jn 3, 20).

Le réalisme chrétien, qui ne rejette rien de ce qui existe, revient encore une fois. La réalité, dans sa mystérieuse irréductibilité et complexité, est porteuse d’un sens de l’existence avec ses lumières et ses ombres. C’est ce qui fait dire à l’apôtre Paul : « Nous savons qu’avec ceux qui l’aiment, Dieu collabore en tout pour leur bien » (Rm 8, 28). Et saint Augustin ajoute : « …même en ce qui est appelé mal (etiam illud quod malum dicitur) ».[19] Dans cette perspective globale, la foi donne un sens à tout évènement, heureux ou triste.

Loin de nous, alors, de penser que croire signifie trouver des solutions consolatrices faciles. La foi que nous a enseignée le Christ est, au contraire, celle que nous voyons en saint Joseph qui ne cherche pas de raccourcis mais qui affronte “les yeux ouverts” ce qui lui arrive en en assumant personnellement la responsabilité.

L’accueil de Joseph nous invite à accueillir les autres sans exclusion, tels qu’ils sont, avec une prédilection pour les faibles parce que Dieu choisit ce qui est faible (cf. 1 Co 1, 27). Il est « père des orphelins, justicier des veuves » (Ps 68, 6) et il commande d’aimer l’étranger.[20] Je veux imaginer que, pour la parabole du fils prodigue et du père miséricordieux, Jésus se soit inspiré des comportements de Joseph (cf. Lc 15, 11-32).

5. Père au courage créatif

Si la première étape de toute vraie guérison intérieure consiste à accueillir sa propre histoire, c’est-à-dire à faire de la place en nous-mêmes y compris à ce que nous n’avons pas choisi dans notre vie, il faut cependant ajouter une autre caractéristique importante : le courage créatif, surtout quand on rencontre des difficultés. En effet, devant une difficulté on peut s’arrêter et abandonner la partie, ou bien on peut se donner de la peine. Ce sont parfois les difficultés qui tirent de nous des ressources que nous ne pensons même pas avoir.

Bien des fois, en lisant les “Évangiles de l’enfance”, on se demande pourquoi Dieu n’est pas intervenu de manière directe et claire. Mais Dieu intervient à travers des évènements et des personnes. Joseph est l’homme par qui Dieu prend soin des commencements de l’histoire de la rédemption. Il est le vrai “miracle” par lequel Dieu sauve l’Enfant et sa mère. Le Ciel intervient en faisant confiance au courage créatif de cet homme qui, arrivant à Bethléem et ne trouvant pas un logement où Marie pourra accoucher, aménage une étable et l’arrange afin qu’elle devienne, autant que possible, un lieu accueillant pour le Fils de Dieu qui vient au monde (cf. Lc 2, 6-7). Devant le danger imminent d’Hérode qui veut tuer l’Enfant, Joseph est alerté, une fois encore en rêve, pour le défendre, et il organise la fuite en Égypte au cœur de la nuit (cf. Mt 2, 13-14).

Une lecture superficielle de ces récits donne toujours l’impression que le monde est à la merci des forts et des puissants. Mais la “bonne nouvelle” de l’Évangile est de montrer comment, malgré l’arrogance et la violence des dominateurs terrestres, Dieu trouve toujours un moyen pour réaliser son plan de salut. Même notre vie semble parfois à la merci des pouvoirs forts. Mais l’Évangile nous dit que, ce qui compte, Dieu réussit toujours à le sauver à condition que nous ayons le courage créatif du charpentier de Nazareth qui sait transformer un problème en opportunité, faisant toujours confiance à la Providence.

Si quelquefois Dieu semble ne pas nous aider, cela ne signifie pas qu’il nous a abandonnés, mais qu’il nous fait confiance, qu’il fait confiance en ce que nous pouvons projeter, inventer, trouver.

Il s’agit du même courage créatif démontré par les amis du paralytique qui le descendent par le toit pour le présenter à Jésus (cf. Lc 5, 17-26). La difficulté n’a pas arrêté l’audace et l’obstination de ces amis. Ils étaient convaincus que Jésus pouvait guérir le malade et « comme ils ne savaient par où l’introduire à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et, à travers les tuiles, ils le descendirent avec sa civière, au milieu, devant Jésus. Voyant leur foi, il dit : “Homme, tes péchés te sont remis” » (vv. 19-20). Jésus reconnaît la foi créative avec laquelle ces hommes ont cherché à lui amener leur ami malade.

L’Évangile ne donne pas d’informations concernant le temps pendant lequel Marie, Joseph et l’Enfant restèrent en Égypte. Cependant, ils auront certainement dû manger, trouver une maison, un travail. Il ne faut pas beaucoup d’imagination pour remplir le silence de l’Évangile à ce propos. La sainte Famille a dû affronter des problèmes concrets comme toutes les autres familles, comme beaucoup de nos frères migrants qui encore aujourd’hui risquent leur vie, contraints par les malheurs et la faim. En ce sens, je crois que saint Joseph est vraiment un patron spécial pour tous ceux qui doivent laisser leur terre à cause des guerres, de la haine, de la persécution et de la misère.

À la fin de chaque événement qui voit Joseph comme protagoniste, l’Évangile note qu’il se lève, prend avec lui l’Enfant et sa mère, et fait ce que Dieu lui a ordonné (cf. Mt 1, 24 ; 2, 14.21). Jésus et Marie sa Mère sont, en effet, le trésor le plus précieux de notre foi.[21]

On ne peut pas séparer, dans le plan du salut, le Fils de la mère, de celle qui « avança dans son pèlerinage de foi, gardant fidèlement l’union avec son Fils jusqu’à la croix ».[22]

Nous devons toujours nous demander si nous défendons de toutes nos forces Jésus et Marie qui sont mystérieusement confiés à notre responsabilité, à notre soin, à notre garde. Le Fils du Tout-Puissant vient dans le monde en assumant une condition de grande faiblesse. Il se fait dépendant de Joseph pour être défendu, protégé, soigné, élevé. Dieu fait confiance à cet homme, comme le fait Marie qui trouve en Joseph celui qui, non seulement veut lui sauver la vie, mais qui s’occupera toujours d’elle et de l’Enfant. En ce sens, Joseph ne peut pas ne pas être le Gardien de l’Église, parce que l’Église est le prolongement du Corps du Christ dans l’histoire, et en même temps dans la maternité de l’Église est esquissée la maternité de Marie.[23] Joseph, en continuant de protéger l’Église, continue de protéger l’Enfant et sa mère, et nous aussi en aimant l’Église nous continuons d’aimer l’Enfant et sa mère.

Cet Enfant est celui qui dira : « Dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40). Ainsi chaque nécessiteux, chaque pauvre, chaque souffrant, chaque moribond, chaque étranger, chaque prisonnier, chaque malade est “l’Enfant” que Joseph continue de défendre. C’est pourquoi saint Joseph est invoqué comme protecteur des miséreux, des nécessiteux, des exilés, des affligés, des pauvres, des moribonds. Et c’est pourquoi l’Église ne peut pas ne pas aimer avant tout les derniers, parce que Jésus a placé en eux une préférence, il s’identifie à eux personnellement. Nous devons apprendre de Joseph le même soin et la même responsabilité : aimer l’Enfant et sa mère ; aimer les Sacrements et la charité ; aimer l’Église et les pauvres. Chacune de ces réalités est toujours l’Enfant et sa mère.

6. Père travailleur

Le rapport avec le travail est un aspect qui caractérise saint Joseph et qui est mis en évidence depuis la première Encyclique sociale, Rerum novarum, de Léon XIII. Saint Joseph était un charpentier qui a travaillé honnêtement pour garantir la subsistance de sa famille. Jésus a appris de lui la valeur, la dignité et la joie de ce que signifie manger le pain, fruit de son travail.

À notre époque où le travail semble représenter de nouveau une urgente question sociale et où le chômage atteint parfois des niveaux impressionnants, y compris dans les nations où pendant des décennies on a vécu un certain bien-être, il est nécessaire de comprendre, avec une conscience renouvelée, la signification du travail qui donne la dignité et dont notre Saint est le patron exemplaire.

Le travail devient participation à l’œuvre même du salut, occasion pour hâter l’avènement du Royaume, développer les potentialités et qualités personnelles en les mettant au service de la société et de la communion. Le travail devient occasion de réalisation, non seulement pour soi-même mais surtout pour ce noyau originel de la société qu’est la famille. Une famille où manque le travail est davantage exposée aux difficultés, aux tensions, aux fractures et même à la tentation désespérée et désespérante de la dissolution. Comment pourrions-nous parler de la dignité humaine sans vouloir garantir, à tous et à chacun, la possibilité d’une digne subsistance ?

La personne qui travaille, quel que soit sa tâche, collabore avec Dieu lui-même et devient un peu créatrice du monde qui nous entoure. La crise de notre époque, qui est une crise économique, sociale, culturelle et spirituelle, peut représenter pour tous un appel à redécouvrir la valeur, l’importance et la nécessité du travail pour donner naissance à une nouvelle “normalité” dont personne n’est exclu. Le travail de saint Joseph nous rappelle que Dieu lui-même fait homme n’a pas dédaigné de travailler. La perte du travail qui frappe de nombreux frères et sœurs, et qui est en augmentation ces derniers temps à cause de la pandémie de la Covid-19, doit être un rappel à revoir nos priorités. Implorons saint Joseph travailleur pour que nous puissions trouver des chemins qui nous engagent à dire : aucun jeune, aucune personne, aucune famille sans travail !

7. Père dans l’ombre

L’écrivain polonais Jan Dobraczyński, dans son livre L’ombre du Père,[24] a raconté la vie de saint Joseph sous forme de roman. Avec l’image suggestive de l’ombre il définit la figure de Joseph qui est pour Jésus l’ombre sur la terre du Père Céleste. Il le garde, le protège, ne se détache jamais de lui pour suivre ses pas. Pensons à ce que Moïse rappelle à Israël : « Tu l’as vu aussi au désert : Yahvé ton Dieu te soutenait comme un homme soutient son fils » (Dt 1, 31). C’est ainsi que Joseph a exercé la paternité pendant toute sa vie.[25]

On ne naît pas père, on le devient. Et on ne le devient pas seulement parce qu’on met au monde un enfant, mais parce qu’on prend soin de lui de manière responsable. Toutes les fois que quelqu’un assume la responsabilité de la vie d’un autre, dans un certain sens, il exerce une paternité à son égard.

Dans la société de notre temps, les enfants semblent souvent être orphelins de père. Même l’Église d’aujourd’hui a besoin de pères. L’avertissement de saint Paul aux Corinthiens est toujours actuel : « Auriez-vous des milliers de pédagogues dans le Christ, vous n’avez pas plusieurs pères » (1 Co 4, 15). Chaque prêtre ou évêque devrait pouvoir dire comme l’apôtre : « C’est moi qui, par l’Évangile, vous ai engendrés dans le Christ Jésus » (ibid.). Et aux Galates il dit : « Mes petits-enfants, vous que j’enfante à nouveau dans la douleur jusqu’à ce que le Christ soit formé en vous » (4, 19).

Etre père signifie introduire l’enfant à l’expérience de la vie, à la réalité. Ne pas le retenir, ne pas l’emprisonner, ne pas le posséder, mais le rendre capable de choix, de liberté, de départs. C’est peut-être pourquoi, à côté du nom de père, la tradition a qualifié Joseph de “très chaste”. Ce n’est pas une indication simplement affective, mais c’est la synthèse d’une attitude qui exprime le contraire de la possession. La chasteté est le fait de se libérer de la possession dans tous les domaines de la vie. C’est seulement quand un amour est chaste qu’il est vraiment amour. L’amour qui veut posséder devient toujours à la fin dangereux, il emprisonne, étouffe, rend malheureux. Dieu lui-même a aimé l’homme d’un amour chaste, en le laissant libre même de se tromper et de se retourner contre lui. La logique de l’amour est toujours une logique de liberté, et Joseph a su aimer de manière extraordinairement libre. Il ne s’est jamais mis au centre. Il a su se décentrer, mettre au centre de sa vie Marie et Jésus.

Le bonheur de Joseph n’est pas dans la logique du sacrifice de soi, mais du don de soi. On ne perçoit jamais en cet homme de la frustration, mais seulement de la confiance. Son silence persistant ne contient pas de plaintes mais toujours des gestes concrets de confiance. Le monde a besoin de pères, il refuse les chefs, il refuse celui qui veut utiliser la possession de l’autre pour remplir son propre vide ; il refuse ceux qui confondent autorité avec autoritarisme, service avec servilité, confrontation avec oppression, charité avec assistanat, force avec destruction. Toute vraie vocation naît du don de soi qui est la maturation du simple sacrifice. Ce type de maturité est demandé même dans le sacerdoce et dans la vie consacrée. Là où une vocation matrimoniale, célibataire ou virginale n’arrive pas à la maturation du don de soi en s’arrêtant seulement à la logique du sacrifice, alors, au lieu de se faire signe de la beauté et de la joie de l’amour elle risque d’exprimer malheur, tristesse et frustration.

La paternité qui renonce à la tentation de vivre la vie des enfants ouvre toujours tout grand des espaces à l’inédit. Chaque enfant porte toujours avec soi un mystère, un inédit qui peut être révélé seulement avec l’aide d’un père qui respecte sa liberté. Un père qui est conscient de compléter son action éducative et de vivre pleinement la paternité seulement quand il s’est rendu “inutile”, quand il voit que l’enfant est autonome et marche tout seul sur les sentiers de la vie, quand il se met dans la situation de Joseph qui a toujours su que cet Enfant n’était pas le sien mais avait été simplement confié à ses soins. Au fond, c’est ce que laisse entendre Jésus quand il dit : « N’appelez personne votre Père sur la terre : car vous n’en avez qu’un, le Père céleste » (Mt 23, 9).

Chaque fois que nous nous trouvons dans la condition d’exercer la paternité, nous devons toujours nous rappeler qu’il ne s’agit jamais d’un exercice de possession, mais d’un “signe” qui renvoie à une paternité plus haute. En un certain sens, nous sommes toujours tous dans la condition de Joseph : une ombre de l’unique Père céleste qui « fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes » (Mt 5, 45) ; et une ombre qui suit le Fils.

* * *

« Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère » (Mt 2, 13), dit Dieu à saint Joseph.

Le but de cette Lettre Apostolique est de faire grandir l’amour envers ce grand saint, pour être poussés à implorer son intercession et pour imiter ses vertus et son élan.

En effet, la mission spécifique des saints est non seulement d’accorder des miracles et des grâces, mais d’intercéder pour nous devant Dieu, comme l’ont fait Abraham[26] et Moïse,[27] comme le fait Jésus, « unique médiateur » (1 Tm 2, 5) qui est auprès de Dieu Père notre « avocat » (1 Jn 2, 1), « toujours vivant pour intercéder en [notre] faveur » (He 7, 25 ; cf. Rm 8, 34).

Les saints aident tous les fidèles « à chercher la sainteté et la perfection propres à leur état ».[28] Leur vie est une preuve concrète qu’il est possible de vivre l’Évangile.

Jésus a dit : « Mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur » (Mt 11, 29), et eux sont à leur tour des exemples de vie à imiter. Saint Paul a explicitement exhorté : « Montrez-vous mes imitateurs » (1 Co 4, 16).[29] Saint Joseph le dit à travers son silence éloquent.

Devant l’exemple de tant de saints et de saintes, saint Augustin s’est demandé : « Ce que ceux-ci et celles-ci ont pu faire, tu ne le pourrais pas ? ». Et il a ainsi obtenu la conversion définitive en s’exclamant : « Bien tard, je t’ai aimée, ô Beauté si ancienne et si nouvelle! ».[30]

Il ne reste qu’à implorer de saint Joseph la grâce des grâces : notre conversion.

Nous lui adressons notre prière :

Salut, gardien du Rédempteur,
époux de la Vierge Marie.
À toi Dieu a confié son Fils ;
en toi Marie a remis sa confiance ;
avec toi le Christ est devenu homme.

O bienheureux Joseph,
montre-toi aussi un père pour nous,
et conduis-nous sur le chemin de la vie.
Obtiens-nous grâce, miséricorde et courage,
et défends-nous de tout mal. Amen.

Donné à Rome, Saint Jean de Latran, le 8 décembre, Solennité de l’Immaculée Conception de la B.V. Marie, de l’année 2020, la huitième de mon Pontificat.

François

[1] Lc 4, 22 ; Jn 6, 42 ; cf. Mt 13, 55 ; Mc 6, 3.

[2] S. Rituum Congreg., Quemadmodum Deus, (8 décembre 1870): Pii IX P.M. Acta, pars I, vol. V, 283.

[3] Cf. Discours aux ACLI à l’occasion de la Solennité de saint Joseph Artisan (1er mai 1955) : AAS 47 (1995), p. 406.

[4] Exhort. ap. Redemptoris custos (15 août 1989) : AAS 82 (1990), pp. 5-34.

[5] Catéchisme de l’Église Catholique, n. 1014.

[6] Méditation en période de pandémie (27 mars 2020) : L’Osservatore Romano, éd. en langue française (31 mars 2020), p. 5.

[7] In Matth. Hom., V, 3 : PG 57, 58.

[8] Homélie (19 mars 1966) : Enseignements de Paul VI, IV (1966), p. 110.

[9] Cf. Livre de la vie, 6, 6-8.

[10] Tous les jours, depuis plus de quarante ans, après les Laudes, je récite une prière à saint Joseph tirée d’un livre français de dévotions des années 1800, de la Congrégation des Religieuses de Jésus et Marie, qui exprime dévotion, confiance et un certain défi à saint Joseph : « Glorieux Patriarche saint Joseph dont la puissance sait rendre possibles les choses impossibles, viens à mon aide en ces moments d’angoisse et de difficulté. Prends sous ta protection les situations si graves et difficiles que je te recommande, afin qu'elles aient une heureuse issue. Mon bien-aimé Père, toute ma confiance est en toi. Qu'il ne soit pas dit que je t’ai invoqué en vain, et puisque tu peux tout auprès de Jésus et de Marie, montre-moi que ta bonté est aussi grande que ton pouvoir. Amen ».

[11] Cf. Dt 4, 31 ; Ps 69, 17 ; 78, 38 ; 86, 5; 111, 4 ; 116, 5 ; Jr 31, 20.

[12] Cf. Exhort. ap. Evangelii gaudium (24 novembre 2013), nn. 88.288.

[13] Cf. Gn 20,3 ; 28, 12 ; 31, 11.24 ; 40, 8 ; 41, 1-32 ; Nb 12, 6 ; 1S 3, 3-10 ; Dn 2 ; 4 ; Jb 33, 15.

[14] La lapidation était aussi prévue dans ces cas (cf. Dt 22, 20-21).

[15] Cf. Lv 12, 1-8 ; Ex 13, 2.

[16] Cf. Mt 26, 39 ; Mc 14, 36 ; Lc 22, 42.

[17] S. Jean-Paul II, Exhort. ap. Redemptoris custos (15 août 1989), n. 8 : AAS 82 (1990), p. 14.

[18] Homélie de la Sainte Messe avec Béatifications, Villavicencio - Colombie (8 septembre 2017) : L’Osservatore Romano, éd. en langue française (14 septembre 2017), p. 12 : AAS 109 (2017), p. 1061.

[19] Enchiridion de fide, spe et caritate, 3,11 : PL 40, p. 236.

[20] Cf. Dt 10, 19 ; Ex 22, 20-22 ; Lc 10, 29-37.

[21] Cf. S. Rituum Congreg., Quemadmodum Deus (8 décembre 1870) : AAS (1870-71), p. 194.

[22] Conc. Œcum Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium, n. 58.

[23] Catéchisme de l’Église Catholique, nn. 963-970.

[24] Edition originale : Cień Ojca, Warszawa 1977.

[25] Cf. S. Jean-Paul II, Exhort. ap. Redemptoris custos, nn. 7-8 : AAS 82 (1990), pp. 12-16.

[26] Cf. Gn 18, 23-32.

[27] Cf. Ex 17, 8-13 ; 32, 30-35.

[28] Conc. Œcum Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium, n. 42.

[29] Cf. 1 Co 11, 1 ; Ph 3, 17 ; 1 Th 1, 6.

[30] Les Confessions, 8, 11, 27 : PL 32, 761 ; 10, 27, 38 : PL 32, 795.



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http://www.vatican.va/content/francesco/fr/apost_letters/documents/papa-francesco-lettera-ap_20201208_patris-corde.html
images/icones/barbu2.gif  ( 906644 )[réponse] par Yves Daoudal (2020-12-09 11:04:24) 
[en réponse à 906597]

Joseph le saint patron des immigrés clandestins musulmans...
images/icones/nounours.gif  ( 906645 )Oui en effet ! par Jean-Paul PARFU (2020-12-09 11:16:51) 
[en réponse à 906644]

Vous avez raison.

Avec ce pape, il faut toujours se méfier et ne pas se précipiter. Il a le don de reprendre des formes traditionnelles pour y mettre autre chose à la place et les Tradis se font berner.

Je renvois à ce que vous écriviez également ici
images/icones/1b.gif  ( 906650 )Au contraire par Regnum Galliae (2020-12-09 11:51:53) 
[en réponse à 906645]

Le saint Père incite implicitement les migrants à rentrer dans leur pays dès que possible puisque c'est ainsi que la Sainte Famille a fait.
images/icones/neutre.gif  ( 906672 )plus rapide : par Montes Gelboe (2020-12-09 16:39:46) 
[en réponse à 906645]

Os bilingue detestor....(Proverbes ch. VIII v.13)
images/icones/fleche3.gif  ( 906673 )En complément de votre message par Fenestri (2020-12-09 17:13:48) 
[en réponse à 906672]

Contritionem praecedit superbia et ante ruinam exaltatur spiritus (Proverbes 16, 18)
images/icones/ancre2.gif  ( 906709 )Pas du tout d'accord par Paterculus (2020-12-09 21:20:10) 
[en réponse à 906644]

Bon, tant pis, on m'a déjà taxé de giscardien dans un fil où j'avais dit mon inquiétude à propos du salut éternel du père de la loi sur l'avortement, alors on va peut-être me taxer ici de bergoglien...

Mais je crois que là vous exagérez.
Le Pape dans sa lettre apostolique Patris Corde ne parle pas de clandestins. Si c'était le cas, je serais d'accord avec vous (quoiqu'avec des bémols sans doute). Les immigrants clandestins sont des gens qui enfreignent la loi du pays dans lequel ils ont l'intention de s'incruster, et ce qui est aberrant est qu'actuellement ils sont récompensés d'avoir enfreint la loi par les dirigeants mêmes du pays qu'ils bafouent. Cela est en effet inadmissible.

Voici donc le passage de Patris Corde où le Souverain Pontife parle de migrations.

La sainte Famille a dû affronter des problèmes concrets comme toutes les autres familles, comme beaucoup de nos frères migrants qui encore aujourd’hui risquent leur vie, contraints par les malheurs et la faim. En ce sens, je crois que saint Joseph est vraiment un patron spécial pour tous ceux qui doivent laisser leur terre à cause des guerres, de la haine, de la persécution et de la misère.


On voit ainsi que le Souverain Pontife ne parle pas du statut légal de ces personnes, mais des motifs qui les poussent à l'exil. Il a deux expressions pour cela :
- "contraints par les malheurs et la faim"
- "à cause des guerres, de la haine, de la persécution et de la misère."

Je vous pose donc la question : si vous-même étiez dans ce genre de conditions, et spécialement si vous aviez la responsabilité d'une famille, n'auriez-vous pas le devoir d'aller vers des régions où vous seriez à l'abri, vous et votre famille ?
Bien sûr, vous auriez aussi le devoir de respecter les lois du pays vers lequel vous migreriez : mais le Souverain Pontife ne dit pas le contraire dans ce texte.
On peut même y voir une condamnation de ceux qui ne veulent vivre que d'allocations sans contribuer à la prospérité du pays d'accueil, puisqu'il y est question, immédiatement avant le passage que je vous cite, du travail de la Sainte Famille durant son séjour en Egypte.

Je pense qu'il vaut mieux garder nos indignations pour ce qui est vraiment scandaleux.

Alors, oui, merci très Saint Père, pour ce rappel du patronage de Saint Joseph sur l'Eglise universelle.

Votre dévoué Paterculus
images/icones/barbu2.gif  ( 906647 )[réponse] par Yves Daoudal (2020-12-09 11:26:51) 
[en réponse à 906597]

"saint Joseph est un père qui a toujours été aimé par le peuple chrétien"

Peut-être... mais on chercherait en vain un sermon d'un père de l'Eglise sur saint Joseph...

La dévotion à saint Joseph date du XVe siècle. C'est en 1476 que sa fête est apparue dans le calendrier romain.
images/icones/1h.gif  ( 906648 )Et ? par FilsDeMarie (2020-12-09 11:37:12) 
[en réponse à 906647]

Ou voulez-vous en venir exactement ?
images/icones/fleche2.gif  ( 906649 )En effet par Regnum Galliae (2020-12-09 11:45:33) 
[en réponse à 906648]

on se fiche que les Pères de l’Église n'aient pas évoqué saint Joseph, lequel leur est d'ailleurs très probablement supérieur en sainteté et en science de Dieu.
Dieu est pédagogue et les priorités théologiques ont d'abord porté sur les mystères de Dieu (Très Sainte Trinité, double nature du Christ, etc.) puis sur la dignité de sa Très Sainte Mère. Saint Joseph est venu après. A chaque époque son saint. Saint Étienne était très vénéré au Moyen-Âge, un peu moins maintenant. Je ne sais plus quel saint disait que Dieu avait gardé saint Joseph pour la fin.
images/icones/4a.gif  ( 906652 )Nulle part. par Yves Daoudal (2020-12-09 11:54:21) 
[en réponse à 906648]

Je constate seulement.

Jusqu'au XVe siècle, le "peuple chrétien", pendant 14 siècles, aurait été bien étonné d'apprendre qu'il aimait particulièrement saint Joseph.

Dire "toujours" ce n'est pas vrai. C'est tout.
images/icones/1b.gif  ( 906655 )Tout comme il aurait été étonné que Marie fut immaculée Conception ? par Glycéra (2020-12-09 12:07:59) 
[en réponse à 906652]



Je ne marche pas.

Ce n'est pas parce les mots n'ont pas été inscrits et tamponnés que la chose n'est pas connue à l'intime, à l'intuition, ces deux sources réelles de la connaissance. EN ce sens le sens commun est le plus grand.

C'est celui des bergers de Bethlehem.

Ecrire, c'est juste savoir montrer, fixer, donner à lire. Et c'est après, comme les Rois Mages, qui d’ailleurs ont perdu en route leur lumière, et constaté que se fier aux hommes n'était pas vraiment fiable.







images/icones/neutre.gif  ( 906658 )Que Marie "fût" l'immaculée conception... par Vox clamantis (2020-12-09 12:19:39) 
[en réponse à 906655]

Cela c'est même 19 siècles qui en seraient fort surpris ! C'est une nouveauté de Lourdes et d'ailleurs ce n'est pas un dogme.

Ce qui est un dogme c'est que Marie a été conçue sans péché.

Le fait qu'elle "soit" sa propre conception immaculée, ce n'est pas sans richesse ni signification théologique, mais enfin, ce n'est pas un dogme, et surtout, cela a quand même un peu surpris au moment des apparitions de Lourdes...
images/icones/hein.gif  ( 906670 )Pas un dogme ? par Jérusalem (2020-12-09 15:28:35) 
[en réponse à 906658]

J'imagine qu'il doit y avoir une subtilité qui m'échappe dans votre message, mais comment pouvez-vous dire que l'Immaculée Conception n'est pas un dogme ?

Je suis sûr que vous connaissez parfaitement Ineffabilis Deus (qui précède les apparitions de Lourdes) qui définit

que la doctrine qui enseigne que la Bienheureuse Vierge Marie, dans le premier instant de sa Conception, a été, par une grâce et un privilège spécial du Dieu Tout-Puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée et exempte de toute tache du péché originel, est révélée de Dieu, et par conséquent qu'elle doit être crue fermement et constamment par tous les fidèles



Vous me direz que la définition elle-même ne reprend pas l'expression "Immaculée Conception", mais elle est présente à de nombreuses reprises dans la bulle, et il est bien précisé par la suite :

cette définition dogmatique par Nous prononcée touchant l’Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie



Je pense donc que vous devez poser une nuance, mais pourriez-vous l'expliciter ?
images/icones/neutre.gif  ( 906671 )Je pense par Meneau (2020-12-09 16:20:11) 
[en réponse à 906670]

que ce qu'il veut dire c'est que l'Immaculée conception est un fait et pas une personne.

Or Marie ne dit pas "j'ai été conçue immaculée", ça c'est le dogme, mais "je SUIS l'Immaculée-Conception", ce qui ouvre des perspectives intéressantes.

Cordialement
Meneau
images/icones/1a.gif  ( 906674 )Merci par Jérusalem (2020-12-09 17:14:15) 
[en réponse à 906671]

En effet, en relisant le message de Vox à la lumière de votre réponse, cela m'apparaît clairement.

Merci.
images/icones/neutre.gif  ( 906693 )Merci Meneau par Vox clamantis (2020-12-09 19:48:22) 
[en réponse à 906671]

C'est ce que je voulais dire.

Si Marie avait dit "J'ai été conçue immaculée", ça n'aurait pas été marquant, après tout, ça n'aurait été que la répétition du dogme proclamé quelques années plutôt.

Mais elle a dit "Je suis l'Immaculée Conception".
images/icones/neutre.gif  ( 906694 )J'ajoute par Vox clamantis (2020-12-09 19:53:00) 
[en réponse à 906671]

que cette réflexion ne m'est pas venue toute seule, mais de la lecture de cet article de la NRT, de grande qualité à mon sens.

Je n'avais pas réalisé que c'étaient les dernières paroles de la Vierge à Bernadette, cela leur donne un poids particulier.
images/icones/neutre.gif  ( 906662 )Les Pères de l'Eglise parlent de saint Joseph par Denis SUREAU (2020-12-09 14:27:57) 
[en réponse à 906652]

Saint Jean Chrysostome nous dit (+ 407) : « Ce fut en prévision du rôle éminent qui lui fut réservé que Dieu fit la grâce à Saint Joseph de posséder les plus grandes vertus »

Sur la virginité de Joseph et son rôle d’époux auprès de Marie

Saint Ephrem explique (306-372) : « Fils de David, Joseph prit pour épouse une fille de sa race. D’elle il eut un enfant, sans avoir cependant posé l’acte de mariage. Evidemment, c'eût été une honte que le Christ fût procréé par un homme. Et cependant, il ne convenait pas qu’il naquît d’une femme en dehors du mariage. Marie enfanta un fils qui fut inscrit non pas sous son nom, mais sous le nom de Joseph encore qu’il ne fût pas de lui. »

Saint Jérôme (340-420) : « Non seulement Marie, mais Joseph aussi est resté vierge, par Marie, afin que d’un mariage virginal naquit un fils vierge ».

Saint Augustin (354-430) : « Joseph a été l’époux de Marie, sans aucun commerce charnel, par le seul lien du mariage. »

Sur la paternité de Joseph auprès de Jésus

Saint Ephrem écrit : « Joseph embrassait tendrement le Fils de Dieu, qui se manifestait sous les apparences d’un petit enfant. Il l’entourait de respect, sachant bien que cet enfant était Dieu. Il restait comme saisi entre ces deux sentiments, la joie et la crainte. »

D’après saint Augustin : « Le terme de père adoptif appliqué à Joseph par rapport à Jésus est trop faible. Joseph considère le fils de son épouse Marie non comme un étranger qu’il adopte, mais comme le fruit d’une virginité qui est liée à la sienne et qui est le bien propre de son mariage avec Marie. »
images/icones/bravo.gif  ( 906665 )Virginité de Joseph : excellentes citations !... par Père M. Mallet (2020-12-09 14:43:24) 
[en réponse à 906662]


Merci beaucoup !...

Effectivement, Jésus est né légitimement, quoique miraculeusement, de ses parents.


images/icones/1d.gif  ( 906669 )Je n'ai pas dit le contraire ! par Yves Daoudal (2020-12-09 15:25:33) 
[en réponse à 906662]

Vous me prenez pour un ignare ?
images/icones/neutre.gif  ( 906663 )On peut s'en étonner par Regnum Galliae (2020-12-09 14:34:14) 
[en réponse à 906652]

Par exemple, comment se fait-il qu'il ait fallu attendre le XXè siècle pour introduire saint Joseph au Canon de la messe alors qu'y figuraient depuis longtemps Saint Jean-Baptiste, les Apôtres et des martyrs de Rome ?
images/icones/pelerouin1.gif  ( 906666 )La dévotion à St Joseph par Jean-Paul PARFU (2020-12-09 14:57:36) 
[en réponse à 906663]

est une dévotion tout à fait légitime. C'est un très grand saint. Les Pères de l'Eglise en ont parlé. Ce qu'ils en ont dit, et qui nous est rapporté ici, est tout à fait vrai.

Mais St Joseph appartient à l'enfance et à la vie cachée de Jésus. Aucune parole de lui ne nous est connue.

On peut lire, ci-joint, un post et un fil, consacrés à la dévotion envers St Joseph ici

Si le pape actuel nous invite à une vraie dévotion envers St Joseph, il n'y a évidemment aucun problème.
images/icones/1j.gif  ( 906682 )Ouf ! par FilsDeMarie (2020-12-09 18:42:10) 
[en réponse à 906666]


Si le pape actuel nous invite à une vraie dévotion envers St Joseph, il n'y a évidemment aucun problème.



Nous avons l'imprimatur et nihil obsta de Mr Parfu.....

Ouf, je commençais à me poser la question du fait que comme cette initiative de prier Saint Joseph venait de François, elle ne devrait pas être encouragée plus que cela....

J'ai eu quelques craintes.



images/icones/radioactif.gif  ( 906683 )Vous faites semblant de ne pas comprendre par Jean-Paul PARFU (2020-12-09 18:52:43) 
[en réponse à 906682]

Et vous en faites artificiellement une affaire personnelle avec moi, en laissant entendre que je suis prétentieux, etc ...

Bien entendu, ce n'est pas ça le problème. Le problème est que le pape François lance des années de ceci ou de cela, parle du diable, de la croix, de St Joseph, en sachant que cela va plaire à une partie traditionnelle des catholiques, mais en ayant, en réalité, autre chose qu'eux en tête en employant ces mots.
images/icones/iphone.jpg  ( 906684 )Vraiment ? par XA (2020-12-09 19:14:54) 
[en réponse à 906683]

Vous pensez que les tradis sont sa boussole ?

Et qu’il faut être « tradi » pour avoir une dévotion à St-Joseph ?

Il faut sortir de vos préjugés, cher Monsieur.

XA
images/icones/1n.gif  ( 906691 )Je n'ai pas parlé par Jean-Paul PARFU (2020-12-09 19:39:43) 
[en réponse à 906684]

des Tradis, à proprement parler, mais j'ai plutôt parlé de la partie la plus traditionnelle des Catholiques. Avouez que la dévotion à St Joseph n'est certainement pas la tasse de thé des journalistes de "La Croix", voire de la grande majorité de l'épiscopat français aujourd'hui, par exemple.

Par ailleurs, vous avez sans doute raison lorsque vous dites que le pape actuel se moque pas mal des "Tradis". Il a son agenda, comme on dit aujourd'hui, et il est ce que Daoudal appelait : un tenant du "catholicisme évangélique". Or, ce catholicisme emploie des mots qui paraissent catholiques, mais avec en réalité un contenu différent. C'est comme "le Canada Dry". Cela ressemble au catholicisme, mais ce n'est plus vraiment du catholicisme et il ne faut pas s'y laisser prendre ou en tout cas, il faut faire attention. C'est tout ce que j'ai voulu dire.
images/icones/barbu2.gif  ( 906708 )1,3 milliard de catholiques, une année saint Joseph... par Fenestri (2020-12-09 21:17:32) 
[en réponse à 906683]

Mais le pape ne poursuivrait qu'un seul but : rouler dans la farine le "monde traditionnel"... qui ne l'écoute d'ailleurs pas souvent.

L'avantage de cette explication est qu'elle ne demande aucun argument, puisqu'on reste dans l'incantation. Ainsi, la posture est assez confortable : elle permet d'éviter d'avoir à éventuellement reconnaitre que le pape peut, de temps à autre, dire ou faire quelque chose de bien...

Le pape ne parle pas de la Croix ? Normal, est-il vraiment catholique ?
Le pape parle de la Croix ? Méfiance, il essaye peut-être de tromper la partie traditionnelle...
images/icones/fleche2.gif  ( 906603 )Aucune objection par AVV-VVK (2020-12-08 20:06:54) 
[en réponse à 906572]

évidemment (!) mais à nouveau je pose la même question: ici
images/icones/fleche2.gif  ( 906630 )des temps troublés pour l'Eglise ? par jejomau (2020-12-08 23:34:39) 
[en réponse à 906572]

Saint Joseph, bien connu comme le patron de la famille et des travailleurs, l'est souvent un peu moins comme étant l'un des protecteurs de l'Eglise et comme celui d'être la "terreur des démons".

Placer l'Eglise sous la protection de Saint Joseph de manière spéciale pendant un an augure-t-il d'une période très proche difficile à venir pour la Sainte Eglise ?

Saint Joseph, c'est celui qui prend sous sa protection la petite église naissante figurée par Marie et leur fils pour fuir en Egypte.

Un danger pressant menace-t-il Rome que Saint Joseph doive veiller plus particulièrement en 2021 sur ce qui retera d'un Eglise peut-être dispersée ?

On peut établir de nombreuses conjectures diverses et variées. Mais les actes du Vicaire du Christ ne sont jamais banals en soi. Or il a décidé que l'année 2021 devait être consacré à Saint Joseph (ce qui est rarissime) et que c'est tout un signe

Une chose est certaine : c'est que la pérégrination à laquelle vont être conviés tous les fidéles sous la férule de Saint Joseph, les ménera à bon port , sains et sauf..
images/icones/hein.gif  ( 906705 )petit hommage du Pape à son prédécesseur ... par Cristo (2020-12-09 20:36:31) 
[en réponse à 906572]

... prénommé Joseph ?