Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=906544
images/icones/marie.gif  ( 906544 )08/12 Immaculée Conception de la Vierge Marie par ami de la Miséricorde (2020-12-07 23:01:37) 



IMMACULÉE CONCEPTION DE LA T. Ste. VIERGE MARIE

Litanies de l'Immaculée Conception

Acte de consécration à l'Immaculée de St-Maximilien-Marie Kolbe

Daigne recevoir ma louange, ô Vierge bénie,
Immaculée Conception, Reine du ciel et de la terre,
Refuge des pécheurs et Mère très aimante
À qui Dieu voulut confier tout l'ordre de la miséricorde. Me voici à tes pieds.

Moi ...pauvre pécheur.

Je t'en supplie, accepte mon être tout entier
Comme ton bien et ta propriété.
Agis en moi selon ta volonté, en mon âme et mon corps,
En ma vie et ma mort et mon éternité.
Dispose avant tout de moi comme tu le désires
Pour que se réalise enfin ce qui est dit de toi:
La femme écrasera la tête du serpent . Et aussi:
Toi seule vaincras les hérésies dans le monde entier .

Qu'en tes mains immaculées si riches de miséricorde,
Je devienne un instrument de ton amour
Capable de ranimer et d'épanouir pleinement
Tant d'âmes tièdes ou égarées.
Ainsi, s'étendra sans fin le Règne du Coeur divin de Jésus.
Vraiment ta seule présence attire les grâces
Qui convertissent et sanctifient les âmes
Puisque la grâce jaillit du Coeur divin de Jésus
Sur nous tous en passant par tes mains maternelles.

Source : missa.org

Prière à l'Immaculée Conception par Saint Alphonse de Liguori

Ah ! mon immaculée maîtresse, je me réjouis avec vous de vous voir enrichie d'une si grande pureté. Je remercie, et je me propose de remercier toujours notre commun Créateur de vous avoir préservée de toute tache de péché, comme j'en ai la conviction ; et pour défendre le grand, le singulier privilège de votre Immaculée Conception, je suis prêt et je m'engage à donner au besoin ma vie. Je voudrais que tout le monde vous appréciât et vous reconnût pour cette belle Aurore, toujours ornée de la divine lumière, pour cette arche choisie du salut, délivrée du commun naufrage du péché ; pour cette colombe parfaite et immaculée, suivant les expressions de votre divin ‚poux ; pour ce jardin fermé, qui fut les délices de Dieu ; pour cette fontaine scellée, où le démon ne pénétra jamais pour la troubler ; pour ce lis, enfin, éclatant de blancheur, qui, vous élevant parmi les épines des enfants d'Adam, lesquels naissent tous souillés de péchés et ennemis de Dieu, êtes née pure, sans tache, et aimée de votre Créateur.

Permettez-moi de vous louer encore comme Dieu lui-même vous a louée. O très pure colombe ! toute blanche, toujours amie de Dieu. Ah ! très douce, très aimable, immaculée Marie, vous qui êtes si belle aux yeux de votre Seigneur, ne dédaignez pas de fixer vos regards miséricordieux sur les plaies qui souillent mon âme. Regardez-moi, prenez pitié de moi, guérissez-moi. Aimant des cœurs, attirez à vous mon cœur misérable, vous qui, dès le premier moment de votre vie, avez paru belle et pure devant Dieu ; ayez compassion de moi, qui non seulement suis né dans le péché, mais qui ai, depuis mon baptême, souillé mon âme de nouvelles fautes. Ce Dieu, qui vous a choisie pour sa Fille, pour sa Mère, pour son Épouse ; qui vous a en conséquence préservée de toute tache et préférée dans son amour à toutes les créatures, quelle grâce pourrait-il vous refuser ? Vierge immaculée, sauvez-moi, vous dirai-je avec saint Philippe de Néri. Faites que je me souvienne toujours de vous, et vous, ne m'oubliez pas. Il me semble que dix siècles me séparent de l'heureux moment où j'irai contempler votre beauté en Paradis, pour vous louer et vous aimer davantage, ma Mère, ma Reine, ma bien-aimée, très belle, très douce, très pure et immaculée Marie ! Amen.

Source : http://prieres-catholiques.blogspot.com/

On fait mémoire du Mardi de la 2ème Semaine de l’Avent

images/icones/marie.gif  ( 906545 )L'éternelle vie et la profondeur de l'âme par Fr. Garrigou-Lagrange par ami de la Miséricorde (2020-12-07 23:02:39) 
[en réponse à 906544]

DEUXIÈME PARTIE
CHAPITRE III
QUELLE EST LA NATURE ET LA CAUSE PROCHAINE DE CETTE IMMUTABILITÉ


On objecte : la liberté du deuxième acte à l'ins­tant précis qui suit la mort est diminuée puisque cet acte est toujours conforme au précédent.

A cela il faut répondre que la liberté de ce second acte est diminuée en effet pour le pécheur qui ne s'est pas repenti avant la mort, car comme il est dit en saint Jean, VIII, 34 : « celui qui pèche, est esclave du péché ».

Mais au contraire pour le juste mort en état de grâce, la liberté de l'acte qu'il fait sitôt après la mort est plus grande, car la liberté qui est une suite de l'intelligence, grandit avec la lucidité de celle-ci ; ainsi la liberté de l'ange et plus encore celle de Dieu est plus grande que la nôtre; et cependant l'élection souverainement libre de Dieu est posée de façon immuable et ne change plus. Il en sera de même de notre acte libre posé sitôt après la mort, il ne changera plus.

Quand plus tard au jugement dernier l'âme repren­dra son corps, elle ne changera plus, car elle se sera déjà immobilisée elle-même dans son choix, et elle; n'apprendra rien de nouveau sur la fin dernière, en reprenant son corps. Elle ne changera donc pas son choix.

C'est plus facile à comprendre pour l'immutabi­lité dans le bien, mais il en est de même pour l'obstination dans le mal. Seulement les mystères d'ini­quité sont plus obscurs que les mystères de grâce ; car ces derniers en eux-mêmes sont souverainement lumineux, tandis que les autres sont les ténèbres mêmes.

L'entrée dans l'état de séparation du corps fixe à jamais le choix librement déterminé avant la mort, comme l'hiver le grand froid fixe sur les vitres le brouillard en figures variées ; le givre est précisé­ment le brouillard qui se dépose sous forme de glace immobile. Mais la meilleure image ou métaphore est celle de l'Écriture : « Si un arbre tombe au midi ou au nord (c'est son dernier mouvement) il reste (immo­bile) à la place où il est tombé. »

On peut compléter cette doctrine par ce que dit saint Thomas au Contra Gentes, IV, c. 95. Le Saint Docteur y montre que chacun juge pratiquement selon son penchant, et surtout selon son inclination à ce qu'il a choisi comme fin ultime ; ainsi l'ambitieux, juge selon l'inclination de l'orgueil, et l'humble selon son penchant à l'humilité.

Or notre inclination vers la fin ultime choisie par nous peut changer tant que l'âme est unie au corps (qui lui a été donné pour qu'elle tende à sa fin), mais cette inclination ne change plus après la séparation du corps, car l'âme juge alors d'une façon immuable selon cette inclina­tion même et elle est dès lors fixée dans son choix. L'humble continue à juger définitivement selon le penchant de la vertu ; l'orgueilleux continue de. juger toujours selon son orgueil, avec une amertume qui ne finira pas ; son jugement est à jamais perverti et par là même son choix volontaire dans lequel il s'obstine.

Et même si Dieu lui offrait l'unique voie de retour qui est celle de l'humilité et de l'obéissance, l'obstiné refuserait cette unique voie.

Il y a quelque chose d'un peu semblable dans la vie présente, une maladie congénitale reste toute la vie ; de même assez souvent quand on entre bien ou mal dans un état de vie permanent. Par exemple, si l'on entre très chrétiennement dans l'état de mariage, la bonne disposition qu'on avait en y entrant est confirmée ; et aussi souvent hélas, si on y entre mal, la mauvaise disposition persiste et devient habituelle. De même si l'on entre pour un excellent motif en religion, et malheureusement aussi si on y entre pour un motif humain. Voir plus loin, chap. VI : la connaissance de l'âme séparée, chapitre où se confirme ce que nous venons de dire.

On a objecté encore : mais les damnés, du fait qu'ils sont instruits par leur malheur, pourraient revenir sur leur jugement pratique et sur leur choix, qui reste libre.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde