Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=906503
images/icones/fleur.gif  ( 906503 )Un évêque parle : "ne mangez pas de fraises en hiver!" par Cristo (2020-12-07 13:21:47) 

que voilà de mâles propos qui comblent un segment manquant en matière de pastorale !
Pas de papy et mamy à table dans la salle à manger, pas de descente tout schuss sur les pistes entre la messe de mninuit et les vêpres, pas de fraise dans la bûche au chocolat : ce n'est plus Noël !

Je force un peu le trait dans mon titre mais je suis toujours étonné qu'un prélat puisse donner un interview sans que le mot "Dieu" ou "Jésus" apparaisse.

Et l'espérance de Noël, nom d'une pipe ? C'était quand même l'occasion de la placer au lieu de parler comme un commissaire à la relance économique !

Je crois me souvenir que JVJ relève de son diocèse : gare au faux-pas écolo quand vous recevrez Monsieur d'Orléans à votre table.



« Une jauge difficilement audible »
Même si de nouvelles annonces sont attendues cette semaine, l'évêque d'Orléans n'a pas compris la limitation à 30 personnes de la jauge dans les églises. Il lance également un message à destination des commerçants, des professionnels mobilisés et des victimes de la crise.

jeudi 3 décembre 2020

Gaëla Messerli

Emmanuel Macron l’avait indiqué lors de son allocution de la semaine dernière : les messes ne pourraient recevoir que 30 fidèles maximum. « Cette jauge est difficilement audible, a commmenté la semaine dernière Jacques Blaquart, évêque d’Orléans. Tout le monde connaît le volume de la cathédrale Sainte-Croix alors qu’à côté, il y a la chapelle Saint-Joseph, où l’on peut difficilement imaginer faire entrer trente personnes. Nous sommes unanimes au niveau de l’ensemble des évêques : il aurait fallu parler en mètres carré. »

Difficile en effet, pour les curés, de sélectionner qui a le droit d’assister à une messe. La Conférence des évêques de France annonçait d’ailleurs la semaine dernière qu’un référé liberté avait été déposé, le 27 novembre, au Conseil d’État, les évêques estimant « avoir le devoir de veiller à la liberté de culte dans notre pays. » La juridiction demandait peu après au Gouvernement de revoir sa copie, et une mise à jour devait ainsi être faite cette semaine.

Pour ce qui est des cérémonies, si les enterrements sont toujours célébrés, des sacrements comme les confirmations devraient a priori plutôt reprendre en janvier ou février, estime l’évêque d’Orléans. Plus généralement, celui-ci estime que la dimension spirituelle de l’humain semble avoir été oubliée lors des dernières annonces de l’exécutif.

« Privilégier les productions locales »

Au-delà de la question des messes, Jacques Blaquart a aussi appelé la semaine dernière les habitants à acheter local. « Je vois la grande souffrance des petits commerçants, dit-il. De même, mieux vaut choisir des productions locales, c’est mieux pour notre planète. A-t-on réellement besoin de manger des fraises en hiver ? »

En ce temps de l’Avent, le diocèse d’Orléans invite sinon les habitants à participer à une opération baptisée « Merci-Courage-Espérance ». Elle se traduit par le fait de déposer une bougie à sa fenêtre chaque dimanche de l’Avent, en signe de gratitude envers les professionnels et les bénévoles mobilisés dans la lutte contre la pandémie. Dans chaque paroisse, chaque dimanche de l’Avent, une messe sera en outre célébrée à l’intention des victimes de la crise, selon un calendrier précis (dimanche 29 novembre pour les commerçants et artisans, le 6 décembre pour les professionnels du tourisme et de l’événementiel, le 13 décembre pour les professionnels de la culture et du sport, le 20 décembre pour les soignants et les enseignants). Afin d’encourager les commerçants, les hôteliers ou les restaurateurs fermés, l’évêque appelle enfin les habitants à écrire des petits mots de soutien et à leur déposer dans leur boîte aux lettres ou sur leur devanture.


images/icones/radioactif.gif  ( 906524 )Et les séminaristes qui viennent de Tahiti jusqu'à Orléans ?! par JVJ (2020-12-07 17:33:17) 
[en réponse à 906503]

Hein ? Le bilan carbone qui les obsède ! Et l'évêque auxiliaire de Lille chargé de Lourdes !
Quand on n'a plus rien à dire, on se transforme en chef d'une ONG écolo et pro-clandestine.

J'ai dit ici que jusqu'au 1er janvier, je ne parlerais pas de cet évêque qui est une calamité. Des prêtres pensent aussi cela et les laïcs ont bien le droit de l'écrire, mince alors.

Il ne comprend pas la jauge, mais il ne comprenait pas non plus ceux qui manifestaient. J'ai relayé ici ses entretiens à la pravda locale appelée RCF.
Si l'évêque de Troyes ne venait pas d'avoir un AVC, je le mettrais dans le même sac : il écrivait une lettre ouverte à la sncf pour sa mauvaise desserte de la ligne Paris-Troyes-Langres-Bâle, en pleine manif pour tous où cet évêque brilla par son absence.

Je ne sais plus que faire contre cette vacuité. Je préfère prier pour mes amis morts et les moines de St-Benoît. Ici, un ami sait pourquoi.

Mgr fut invité dès le début de son épiscopat à la maison. Il vint deux mois après son installation à une mienne conférence sur ses prédécesseurs médiévaux. Le président de séance, un tradi, l'a prié de venir au premier rang. Mgr s'en défendait...
Puis les années de vide sont passées. On nous l'avait présenté comme un homme de prière, Notre-Dame de Vie, décanté à Bordeaux après le vicarait général de Dagens.

On est ridicule avec de pareils éditos et de pareils bouquins dont j'ai souvent parlé ici. La revue diocésaine et certains bulletins paroissiaux vont dans le rose-vert en permanence. L'ancien bulletin de mon doyenné loua Rocard à sa mort et comprenait Jaurès en 1905, un saint laïc fut-il écrit par un prêtre !

La prose épiscopale est ridicule et totalement à côté des enjeux.

Il y a de valeureux prêtres, moins celui qui s'est suicidé faute d'avoir été soutenu par l'évêque qui fait des homélies en cinq points.

Mgr ne va pas plus chez les laïcs qui l'invitent (combien d'invitations chez les couples de moins de 40 ans ?), ni chez certains prêtres, ni chez certains diacres. Bunker.

Aux fêtes johanniques, vous enlevez les centaines de scouts d'Europe et les dizaines de SUF, avec leurs prêtres, il n'y aurait personne ! Et quand l'évêque défile (il ne veut pas entendre parler de procession), il y a deux ou trois évêques, et autant de prêtres.

Un Clavel, un Frossard ou un Bernanos diraient qu'on crève ici, et qu'on en a plus qu'assez.

J'ai souvent cité sa déléguée épiscopale préposée à la persécution nationale des prêtres (une dame qui ne s'est pas remise d'agressions sexuelles depuis 60 ans au moins, à Nancy qui plus est), les saillies épiscopales sur le plastique, son Non possumus dans la presse pour dire qu'il fallait voter Macron et ainsi peser de l'intérieur...

Je suis quelqu'un de bonne foi. J'étais là à son installation, je lui ai offert un livre (sans accusé de réception), je l'ai invité pour qu'un milieu d'historien le connaisse, je ne pétitionnerai jamais comme font les cathos de gauche.

Je suis orléanais par mon métier et mon domicile, mais je m'en moque totalement. Ce midi j'étais devant la croix posée par Mgr Dupanloup à l'emplacement de l'ancienne abbaye de Micy fondée sous Clovis, et je suis passé devant le carmel florissant de Micy. J'étudie aussi l'Eglise d'Orléans. Mais mon attachement est à Langres et à tous les autres diocèses où j'ai amis, archives ou admirations. Si j'étais orléanais de souche, j'aurais encore plus honte.
De valeureux prêtres de 40-60 ans, du diocèse, feraient bien mieux l'affaire. On les suivrait, il y aurait de la doctrine, la cathédrale vivrait, le préfet saurait qu'il a un préfet en violet en face de lui (et pas au-dessous de lui...), les jeunes écouteraient son homélie brève les 1 et 8 mai (et non un pensum sous le soleil qui n'en finit pas), cet évêque aurait même une soutane et dirait la messe dans les deux rites, il s'occuperait des catholiques au lieu de s'estimer capable de sauver la Terre.
Mgr Fort n'avait pas un caractère assez trempé et qui fut lâché par Mgr B. lors de son procès (relisez l'article de Bernie la veille de son ouverture, l'honneur de l'épiscopat ! si ce n'est pas tuyauté par la déléguée, je ne m'y connais pas en truanderie de la presse !). Il participa au GREC et célébrait dans les deux formes. C'est grâce à lui que le motu proprio fut tout de suite appliqué. Mgr B., de fait, ne le menace pas et les Tradis orléanais sont polis et discrets (et ce ne peut être que comme cela, simplement ils sont tout de même vus comme des bêtes curieuses et des marginaux à qui on peut faire plaisir de temps en temps, sans plus).

Vivement qu'un archevêché se libère, pour que le nonce reconnaisse enfin la carrure de cet évêque... La presse locale, qui n'en est pas à une bêtise près, avait lancé son nom pour succéder au cardinal Vingt-Trois. Faut vraiment ne rien connaître au siège de Paris et à l'Eglise pour imaginer une seule seconde que...

Mgr pense aux marchands, qui ne lui ont rien demandé, mais se f... pas mal de ceux qui attendaient que leur évêque rentre un peu dans le chou du pouvoir à la dérive autoritaire. Il va encore nous sortir son latin pour voter encore Macron au second tour. C'est tout vu. A-t-il au moins appelé les trois députés LaREM du département ? Il ne va déjà pas enterrer un prêtre suicidé.... Désolé, ce jour-là, l'évêque devait être là du départ du fourgon (j'y étais, pas lui, et quelques prêtres), jusqu'à la fosse à la tombée de la nuit autour de la famille. Seuls quelques prêtres y sont allés. Je ne connaissais pas ce prêtre, mais je me devais d'être à ses funérailles avec les miens, au froid et en pleines vacances. Drewermann, que tout le monde a oublié sauf au CERC du diocèse d'Orléans..., parlait des fonctionnaires de Dieu.




images/icones/1w.gif  ( 906528 )A-t-on réellement besoin d'entendre un évêque dire des platitudes ? par Gaspard (2020-12-07 18:49:56) 
[en réponse à 906503]


Mgr Blaquart. A-t-on réellement besoin de manger des fraises en hiver ?



Il faudrait que Mgr Blanquart se tienne un tout petit peu au courant de ce qui se dit dans le monde d'aujourd'hui : il y a encombrement médiatique complet sur le thème de la chasse à la fraise en hiver.

En revanche, pour parler du catholicisme, là, au contraire, il manque d'ouvriers.