Le Forum Catholique

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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 906371 )05/12 St Sabbas, abbé par ami de la Miséricorde (2020-12-04 23:26:48) 

Samedi de la 1ère Semaine de l’Avent



Monastère de Mar Saba fondé par Saint Sabas



Mémoire de St Sabbas, abbé

La vie de Saint Silas page 181

Prière à Saint Sabas page 405

images/icones/marie.gif  ( 906373 )L'éternelle vie et la profondeur de l'âme par Fr. Garrigou-Lagrange par ami de la Miséricorde (2020-12-04 23:31:16) 
[en réponse à 906371]

DEUXIÈME PARTIE

CHAPITRE III

LA CAUSE DE L'IMMUTABILITÉ DE L'AME SITOT APRÈS LA MORT


Voyons ce que nous dit l'Écriture et la Tradition sur le fait et la nature de cette immuabilité de l'âme ; nous verrons ensuite comment les théologiens l'expliquent et nous distinguerons trois conceptions assez différentes de la cause de ce fait.

Cf. SAINT THOMAS, C. Gentes, 1. IV, C. 91, 92, 94, 95 (Commentaire de SILVESTRE DE FERRARE) ; De Veritate, q. 24, a. II. - Ia, q. 64, a. 2 (Comment. de Cajetan) - Salmanticenses, de Gratia, de Merito, disp. I, dub. IV, no 36. - BILLOT, De Novissimis, 1921, p. 33 ; Dict. Théol. cath., art. mort., col. 2492 ss. (A. MICHEL).

LE FAIT DE L'IMMUTABILITÉ, LE TERME DE L'ÉTAT DU MÉRITE

Nous ne parlons pas ici de la question étudiée aujourd'hui par les physiologistes et les médecins : quand y a-t-il mort non seulement apparente, mais réelle ?

Il paraît certain que dans plusieurs cas de mort accidentelle ou subite, la vie latente peut demeurer parfois plusieurs heures dans l'organisme qui était un moment auparavant parfaitement sain ; elle peut durer, semble-t-il, une demi-heure dans les cas de morts provoquées par une maladie qui mine depuis longtemps l'organisme. Nous ne considérons ici que la mort réelle, la séparation de l'âme et du corps.

Or le magistère ordinaire de l'Église enseigne que l'âme humaine sitôt après la mort est jugée sur toutes les actions bonnes ou mauvaises de son existence terrestre, et cela suppose que le temps du mérite est fini. Cet enseignement commun n'a pas été solennel­lement défini, mais il est fondé sur l'Écriture et la Tradition. Il n'y a plus de mérites après la mort contrairement à ce qu'ont dit beaucoup de protes­tants.

Déjà dans l'Ancien Testament, il est dit dans le livre de l'Ecclésiastique XI, 28 : « C'est chose facile devant le Seigneur, au jour de la mort, de rendre à l'homme selon ses oeuvres..., à la fin de sa vie ses oeuvres seront dévoilées » ; ce verset 28 de la Vulgate est dans l'original au v. 24. Voir aussi Ecclésiaste, IX, 10. Dans le Nouveau Testament (MATTH., XXV, 13, Luc, XIII, 22, JEAN , V, 29) le jugement dernier porte uniquement sur les actes de la vie présente.

Dans l'Évangile selon saint Luc, XVI, 19-31, il est question du jugement particulier : le mauvais riche et le pau­vre Lazare sont jugés uniquement sur les actes de la vie terrestre et irrévocablement : Abraham répond à l'âme du mauvais riche : « entre nous et vous il y a pour toujours un grand abîme ».

De même Jésus dit avant de mourir au bon larron : « Aujourd'hui tu seras avec moi en paradis ». Luc, XXIII, 43. - Notre Seigneur ne cesse de nous exhorter à la vigilance et à la pénitence pour que nous ne soyons pas surpris par la mort ; par exemple après la parabole des vierges sages et des vierges folles il dit : « Veillez donc, car vous ne savez ni le jour, ni l'heure » MATTH., XXV, 13 ; MARC, XIII, 33.Saint Paul dit encore plus explicitement II COR., V, 10 : « Nous tous il nous faut comparaître devant le tribunal du Christ, afin que chacun reçoive ce qu'il a mérité étant dans son corps, selon ses oeuvres, soit bien, soit mal ». - Ibid., VI, 2 : « Voici maintenant le temps favorable, voici le jour du salut ». - GAL., VI, 10 : « Ainsi donc pendant que nous avons le temps, faisons le bien envers tous ». - PHIL., I, 23 : « Je désire mourir et être avec le Christ, ce qui est de beaucoup le meilleur ».

On lit aussi dans l'Épître aux Hébreux, III, 13 : « Exhortez-vous les uns les autres chaque jour, tant que dure ce temps appelé : aujourd'hui ! afin que personne ne s'endurcisse ». De même HÉBR., IX, 27, « Il est arrêté que les hommes meurent une seule lois, après quoi vient le jugement ». Le verset suivant fait allusion au jugement dernier, mais celui-ci aussi portera uniquement sur les actes de la vie présente.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/idee.gif  ( 906422 )Réponse à Dame Glycéra et Sieur origenius ? par Marquandier (2020-12-05 17:21:32) 
[en réponse à 906373]

À propos de ce fil ?
images/icones/1b.gif  ( 906425 )Justement non par Meneau (2020-12-05 20:31:45) 
[en réponse à 906422]

en tout cas pour ce qui est de Glycera, puisqu'il évacue la question dès la première ligne :

Nous ne parlons pas ici de la question étudiée aujourd'hui par les physiologistes et les médecins : quand y a-t-il mort non seulement apparente, mais réelle ?
...
Nous ne considérons ici que la mort réelle, la séparation de l'âme et du corps.



Cordialement
Meneau
images/icones/hein.gif  ( 906426 )Jugement par marieR (2020-12-05 20:51:55) 
[en réponse à 906422]

D'après ce que je peux comprendre du post d'Origenius, un être humain, juste après sa mort est soumis à un jugement particulier et en ce sens, ce post est tout à fait conforme à l'enseignement de l'Eglise.

Maintenant, il ne s'agit pas de discuter ici de la durée de ce jugement particulier: un instant ou trois jours...

Ce qu'Origenius soulignait était qu'il était préférable d'éviter de dégoiser sur un défunt pendant ces trois jours qui suivent le décès et que dès q'un être a quitté ce monde, il est entre les mains de Dieu...

Je comprends mal pourquoi ce message a pu provoquer de tels remous....