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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 906257 )04/11 St Charles Borromée, évêque et confesseur, Sts Vital et Agricola, Martyrs par ami de la Miséricorde (2020-12-03 22:44:51) 



St Charles Borromée, évêque et confesseur

La Prière de St Charles Borromée « Ce qui m’attire vers Vous, Seigneur c’est Vous ! » :

« Ce qui m’attire vers Vous, Seigneur c’est Vous ! Vous seul, cloué à la Croix avec le corps déchiré par les agonies de la mort. Et Votre Amour s’est tellement emparé de mon cœur que, quand bien même il n’y eût pas le Paradis, je Vous aimerais quand même. Vous n’avez rien à me donner pour provoquer mon amour parce que même si je n’espérais pas ce que j’espère, je Vous aimerais comme je Vous aime ».

Ainsi soit-il.

La Prière de Saint Charles Borromée « Ange saint qui adorez toujours la Face du Père éternel » :

« Ange saint qui adorez toujours la Face du Père éternel, comme vous la voyez toujours ; puisque Sa bonté suprême vous a commis le soin de mon âme, secourez-la sans cesse par sa grâce, éclairez-la dans ses ténèbres, consolez-la dans ses peines, échauffez-la dans ses froideurs, défendez-la dans ses tentations, gouvernez-la dans toute la suite de sa vie. Daignez prier avec moi ; et parce que mes prières sont froides et languissantes, embrasez-les du feu dont vous brûlez, et portez-les jusqu'au trône de Dieu pour les lui offrir. Faites par votre intercession que mon âme soit humble dans la prospérité et courageuse dans l'adversité ; qu'elle s'anime dans la ferveur de sa foi et par la joie de son espérance, et que, ne travaillant dans cet exil qu'à avancer vers sa céleste patrie, elle aspire de plus en plus, par les gémissements d'un ardent amour pour Jésus son Sauveur, à L'adorer éternellement, et à jouir enfin avec vous, dans la compagnie de tous les saints Anges, de cette gloire ineffable qu'Il possède dans tous les siècles. Ainsi soit-il. »

Prière de Saint Charles Borromée à son Ange gardien « Ô Saint Ange de Dieu » :

« Au nom de la Très Sainte Trinité, moi, malheureux et misérable pécheur, je proteste en votre présence, ô Saint Ange de Dieu, de vouloir absolument mourir en l’Eglise catholique, apostolique et romaine, en laquelle sont morts tous les Saints qui ont été jusqu’à présent, et, hors de laquelle il n’y a point de salut. Inspirez-moi ces sentiments à l’article de la mort et à tous mes associés. Je proteste encore, ô mon cher Ange, que sous votre garde et votre protection, je veux sortir de cette vie, avec une grande confiance en votre secours, et entière espérance en la Miséricorde de mon Dieu. Combattez les ennemis de mon salut à ce moment, recevez mon âme à la sortie de mon corps, rendez-moi mon divin Jésus favorable après la mort. Je proteste pareillement, mon bienheureux Ange, que je demande du plus intime de mon cœur, de participer aux mérites du Sang de mon Jésus. Je déteste tous les péchés que j’ai commis, par les œuvres, par pensées, par paroles ; je pardonne à tous mes ennemis ; je veux mourir en serrant la Croix sur mon cœur, pour dire que je fonde mon espérance sur les mérites de Celui qui l’a teinte de son Sang. Je proteste aussi, ô mon très fidèle protecteur, qui ne m‘abandonnerez pas en ce dernier passage, que dans le désir je suis prêt à souffrir ce qui plaira à la Justice de mon Dieu. Que je crois tout ce que l’Eglise croit ; que je déteste tous les péchés, parce qu’ils Lui déplaisent ; que je les jette dans son Cœur amoureux ; que j’espère dans sa Miséricorde ; que je meurs volontiers, parce qu’il le veut ainsi ; que je recommande ma pauvre âme et celle de mes associés entre Ses mains ; et que je veux L’aimer toute l’éternité. Amen. »

Source : site-catholique.fr



Mémoire de Sts Vital et Agricola, Martyrs

diocèse de Nancy et Toul : St Charles Borromée, patron du clergé diocésain, messe propre
images/icones/marie.gif  ( 906259 )L'éternelle vie et la profondeur de l'âme par Fr. Garrigou-Lagrange par ami de la Miséricorde (2020-12-03 22:48:38) 
[en réponse à 906257]

DEUXIÈME PARTIE

LA MORT ET LE JUGEMENT

COMMENT SE PRÉPARER A LA MORT


On dirait que toute l'Église du Ciel vient au devant de l'âme chrétienne qui s'élève en état de grâce de l'Église militante, pour recevoir bientôt son éternelle récompense.

Bossuet dans son Opuscule sur la préparation à la mort montre que les derniers actes doivent être les actes de foi, d'espérance et de charité, fondus pour ainsi dire dans un acte d'abandon parfait.

« O mon Dieu, je m'abandonne à vous ; je n'ai à craindre que de ne pas assez m'abandonner à vous par Jésus-­Christ. Je mets la croix de votre Fils entre mes péchés et votre justice. Mon âme pourquoi es-tu triste, et pourquoi te troubles-tu ? Espère en lui et dis-lui de toutes tes forces : O mon Dieu, vous êtes mon salut... Le temps approche où la foi se changera en claire vue. Mon Sauveur, je crois, aidez mon incrédulité et soutenez ma faiblesse... Je n'ai rien à espérer de moi-même, mais vous avez commandé d'espérer en vous... Je me réjouis d'entendre dire que j'irai dans la maison du Seigneur... Quand vous verrai-je, ô le bien unique... Mon Dieu, ma vie et ma force, je vous aime ; je me réjouis de votre puissance, de votre éternité, de votre bonheur.

Bientôt, dans un moment, je serai en état de vous embrasser. Recevez-moi dans votre unité ».

« Pour nous, dit saint Paul, notre patrie c'est le ciel, d'où nous attendons, comme Sauveur, Notre Seigneur Jésus-Christ, qui viendra transformer notre corps humilié pour le rendre semblable à son corps glorieux, par la puissance qui lui assujettit toutes choses... Et que la paix divine, qui surpasse toute intelligence, garde vos coeurs et vos pensées dans le Christ Jésus. » PHILIPP., III, 20, IV, 7.

« Le chrétien, dit encore Bossuet, ibid., expire en paix en s'unissant à l'agonie du Sauveur. Mon Sei­gneur, je cours à vos pieds au jardin des oliviers : je me prosterne avec vous la face contre terre ; je m'ap­proche autant que je puis de votre saint corps pour recueillir sur le mien le précieux sang qui découle de vos veines. Je prends à deux mains le calice que votre Père m'envoie... Venez, ange consolateur de Jésus-Christ souffrant et agonisant dans mes mem­bres. Fuyez, troupes infernales... Ah ! mon Sauveur, je dirai avec vous : Tout est consommé.

Je remets mon âme entre vos mains. Amen. Mon âme, commen­çons l'Amen éternel, l'Alleluia éternel, qui sera la joie et le cantique des bienheureux dans l'éternité... Adieu, mes frères mortels ; adieu, sainte Église catholique.

Vous m'avez porté dans vos entrailles, vous m'avez nourri de votre lait ; achevez de me puri­fier par vos sacrifices, car je meurs dans votre unité et votre foi. Mais, ô Église, point d'adieu pour vous ; je vais vous trouver au ciel, voir votre source, les Apôtres, les martyrs, les confesseurs, les vierges. Je chanterai éternellement avec eux les Miséricordes de Dieu. » -

Saint Jean de la Croix dit : « Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l'amour », sur la sincérité de notre amour de Dieu, de notre amour de notre âme à sauver et sur la sincérité de notre amour du prochain.

CHAPITRE III
LA CAUSE DE L'IMMUTABILITÉ DE L'AME SITOT APRÈS LA MORT


Quelle est la raison pour laquelle l'âme est immua­blement fixée dans le bien ou dans le mal, sitôt après la mort ? Cette mystérieuse question pourrait être examinée après celle du jugement particulier, car elle s'éclaire mieux par ce que la Révélation nous dit de ce jugement. Cependant en soi le jugement parti­culier suppose que le temps du mérite est fini, et donc en soi ce terme du mérite doit être considéré d'abord.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/fleche2.gif  ( 906307 )Demain, la suite répondra-t-elle à Sieur Parfu ? par Glycéra (2020-12-04 14:52:55) 
[en réponse à 906259]



dans ce fil où le point est soulevé et donne lieu à des échanges pour comprendre de quoi il retourne ...

J'aime St Jean de la Croix ...