Le Forum Catholique

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images/icones/bravo.gif  ( 905633 )Vitraux de Notre-Dame : la ministre Bachelot déjuge Mgr Aupetit par Cristo (2020-11-25 13:45:22) 

... ou quand l'Etat a plus de bon sens et de goût esthétique que l'Eglise.

Si on m'avait dit un jour que je dirais du bien de dame Bachelot ...

Attention : tout danger n'est pas écarté pour autant, s'agissant des aménagements intérieurs.




Notre-Dame : Roselyne Bachelot juge "irrecevable" l'idée de vitraux contemporains

Un éventuel remplacement des actuels vitraux de Notre-Dame par des vitraux contemporains, proposition suggérée au sein du diocèse de Paris, a été jugé mardi "irrecevable" par la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot.

Article rédigé par franceinfo Culture avec agences

Publié le 25/11/2020 11:03 Mis à jour le 25/11/2020 11:03


Monseigneur Michel Aupetit, archevêque de Paris, a évoqué devant des prêtres de son diocèse l'éventualité d'un geste contemporain avec la création de nouveaux vitraux, en chargeant un groupe de travail de réfléchir au futur aménagement du lieu de culte et à un meilleur accueil des millions de visiteurs, selon de récentes informations de presse.
"L'Etat est compétent sur tous les décors intérieurs"

"Le clergé est habilité à amener du mobilier culturel" mais "les vitraux ne sont pas du mobilier" et "l'Etat est compétent sur tous les décors intérieurs", a rappelé Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, auditionnée le 24 novembre par la mission d'information de l'Assemblée nationale chargée de veiller à l'application de la loi Notre-Dame de juillet 2019.

"La France a signé la convention de Venise (de l'UNESCO) de 1964 qui rend absolument impossible toute dépose des dits vitraux et leur remplacement par des oeuvres modernes. La chose est pour moi irrecevable et contraire aux conventions que nous avons signées", a-t-elle martelé. "Je ne serais pas a priori choquée que des éléments décoratifs plus modernes, plus actuels, puissent être amenés dans une chapelle", a-t-elle tempéré.

L'éventualité d'un geste contemporain pour reconstruire la flèche avait déjà suscité le débat. La décision a finalement été prise de la reconstruire à l'identique. Interrogée sur le futur aménagement du parvis de la cathédrale, Roselyne Bachelot a aussi indiqué vouloir "défendre le respect paysager" du site.
Polémique autour de l'usage des donations

Par ailleurs, elle a vivement rejeté le reproche fait par la Cour des comptes à son ministère, qui regrettait qu'une petite partie des sommes reçues des donateurs soit utilisée pour divers frais de fonctionnement comme la communication, les salaires et les loyers de la maîtrise d'ouvrage. Selon le rapport de la Cour, l'Etat et non l'Etablissement public aurait dû prendre en charge ce budget.

"Nous ne nous entendrons pas sur cette polémique. Il n'y a pas de sujet" sur cette affaire "claire et transparente", a-t-elle tranché. "La maîtrise d'ouvrage fait partie des travaux de conservation" de Notre-Dame, et "n'est pas détachable" du reste des taches, a-t-elle insisté.



https://www.francetvinfo.fr/culture/patrimoine/notre-dame-roselyne-bachelot-juge-irrecevable-l-idee-de-vitraux-contemporains_4194895.html
images/icones/ancre2.gif  ( 905635 )J'aime les batailles à fronts renversés ! par Paterculus (2020-11-25 13:52:34) 
[en réponse à 905633]

Mais si on m'avait dit qu'un jour je soutiendrai une ministre (spécialement celle-là) contre un archevêque, j'en aurais fortement douté !

Une question, simplement : est-il exact que les vitraux ne soient pas du mobilier ?
J'avais entendu le contraire à propos d'un vitrail que j'avais fait faire dans une chapelle militaire.
Mais c'est peut-être le fait que Notre-Dame soit classée qui change la donne.

Votre dévoué Paterculus
images/icones/neutre.gif  ( 905637 )Les vitraux par Vox clamantis (2020-11-25 14:08:35) 
[en réponse à 905635]

Sont "immeubles par destination" - quand ils sont en place évidemment, s'ils sont déposés ou en caisse ils deviennent des objets mobiliers.

C'est pourquoi des vitraux en place lors d'une protection MH sont protégés au titre de l'édifice (comme une part d'un bien immeuble) alors qu'on peut protéger par exemple des vitraux démontés de leurs fenêtres comme objets mobiliers (une collection de vitraux acquise sur le marché de l'art par exemple).
images/icones/neutre.gif  ( 905638 )Précisions par Vox clamantis (2020-11-25 14:09:55) 
[en réponse à 905637]

Des vitraux démontés pour x y z raison de leur monument de manière temporaire ont évidemment vocation à revenir à leur place...
images/icones/ancre2.gif  ( 905640 )Merci ! par Paterculus (2020-11-25 14:22:22) 
[en réponse à 905638]

... pour ces précisions.
VdP
images/icones/fleche3.gif  ( 905645 )Vitraux : sans doute des biens immobiliers... par vistemboir2 (2020-11-25 14:51:10) 
[en réponse à 905638]

non par nature mais par destination (d'après mes souvenirs de fac. de droit).
Me Parfu devrait pouvoir nous éclairer à ce sujet...
.
images/icones/livre.gif  ( 905647 )Immeubles par destination par Jean-Paul PARFU (2020-11-25 15:25:16) 
[en réponse à 905645]

En droit, un immeuble est une chose fixée au sol, tandis que le meuble ne l'est pas.

Un immeuble par destination est un bien meuble rattaché à l'immeuble de manière fixe, et dont la séparation de l'immeuble nécessite un descellement, un démontage, une dénaturation des lieux.

Il y a des immeubles par destination par la loi et d'autres par la jurisprudence. La loi, c'est l'article 517 du Code civil.

Vox clamentis a donc donné la bonne réponse.
images/icones/neutre.gif  ( 905648 )Exact par Regnum Galliae (2020-11-25 15:25:27) 
[en réponse à 905645]

Et de manière plus terre-à-terre, lorsque vous vendez ou achetez un bien immobilier, la vente comprend généralement les appareils de cuisine encastrés (fours, frigos...), qui sont immeubles par destination, mais exclut ceux qui ne le sont pas et qui sont considérées comme des meubles.
images/icones/hum2.gif  ( 905646 )Restent encore les bancs lumineux clignotants par Gaspard (2020-11-25 14:51:45) 
[en réponse à 905633]

le génie de Mgr Aupetit ne s'était pas arrêté aux vitraux classés ayant survécu à l'incendie.

Outre ces éventuelles créations disruptives [de vitraux], le comité [de Mgr Aupetit] propose de revoir le mobilier de l’édifice, avec l’aide de la scénographe Nathalie Crinière, bien connue des grands musées internationaux et à qui on doit la récente exposition sur Christian Dior au Musée des Arts décoratifs, et du spécialiste des grands éclairages, Patrick Rimoux. Les chaises en bois et en paille, des classiques dans les églises, seraient par exemple remplacées par des bancs dotés de points lumineux. Les photos de synthèse donnent une impression de piste d’aéroport, voire de parking.


Source article du Figaro du 19 novembre 2020
images/icones/fleche2.gif  ( 905660 )avec ces bêtises et les mauvais conseillers de l'archevêque, par JVJ (2020-11-25 19:01:07) 
[en réponse à 905646]

l'Eglise de Paris s'est tiré une balle dans le pied et n'avait qu'un petit fusil à un coup.

Zéro crédibilité.

Je ne sais si je dois le regretter.

Tout de même un peu quand même, même si je compte plus sur les conservateurs et les quatre commissions nationales pour encadrer les restaurations dans les règles de l'art.

Le diocèse sortira des sous pour refaire un autel et sans doute une tribune, des bancs...

Ils ont voulu faire les malins.

J'espère que l'archevêque va secouer les deux ou trois clercs qui lui ont soufflé ce genre de choses. Le vicaire général aux clandestins me semble tomber comme un cheveu dans la soupe, par exemple. Il y avait des clercs, dont des membres du chapitre, bien posés et conservateurs à tous les sens du terme. Le chanoine Hennique par exemple qui a été ou est encore délégué à l'art et à la culture (belles homélies il y a quinze ans à Notre-Dame), tel ancien curé bi-ritualiste d'une église réputée près du Louvre... Je cite ici des prêtres que je ne connais pas personnellement, évitant de citer ceux que je connais et qui savent que c'est cuit pour eux.

On a voulu du clinquant, l'ancien patron du Louvre... On serait même allé jusqu'à demander Pierre Bergé s'il était encore du monde (tout le monde se souvient du tapis déployé aux obsèques de son amant à St-Sulpice, avec un poële distingué : que personne ne me dise que je ne respecte pas un mort !). Ne croyez pas que je blague. L'Eglise a le chic par endroits pour faire le courte échelle à ceux qui veulent sa mort ou sa transformation radicale. C'est le dialogue avec le monde ! Les CDAS, j'y reviens, ne recrutent pas chez les connaisseurs et jamais à ma connaissance chez des Tradis. Des architectes en retraite qui dessinent des autels comme ils ont décidé des hangars, de la Jeannine sans aucune compétence, la copine de yoga du vicaire général, le vieux prêtre du coin qui s'ennuie mais qui reçoit Le Monde des religions, ça, oui.
images/icones/3c.gif  ( 905664 )Vitraux de Notre-Dame : le mobile moderniste par vistemboir2 (2020-11-25 20:40:19) 
[en réponse à 905633]

d'un crime prémédité, un crime abominable, contre le bon goût, contre le bon sens et finalement un crime contre l’Église et les fidèles catholiques.

Et ce mobile, c'est la haine inavouée de tout ce qui représente et symbolise la Chrétienté, une époque de civilisation chrétienne, exclusive de toute autre religion, donc à l'opposé de Nostra Ætate, de Vatican II et de son "esprit"...

C'est le crime par excellence des modernistes, qui veulent toujours "faire du passé table rase", comme on le voit déjà quand il s'agit de liturgie, de morale et de discipline, pour plaire au monde et se conformer à sa doxa, ce monde pour lequel, pourtant, le Christ n'a pas prié (Jn 17,9)...

images/icones/tele.gif  ( 905667 )Imaginez si la Séparation n'existait pas ! par JVJ (2020-11-25 20:55:45) 
[en réponse à 905633]

Je me suis fait une raison.

Et je pense aussi aux comptes en banque des catholiques. Personne n'emprunterait pour renflouer la toiture de chaque église...

Zemmour ce soir sur cnews, à la fin de son émission, a parlé encore de Mgr Aupetit et voit, de son poste, que depuis Vatican II, certains s'obstinent à suivre le Siècle au lieu de s'y opposer, parfois frontalement.

Finkielkraut et Onfray ne disent pas autrement. G. Cuchet est dans la nuance, mais ne dit pas franchement autrement.

Cela va finir par se voir que beaucoup renient leur passé et le génie du christianisme. C'est franchement déprimant quand cela vient des pasteurs et de tous les missionnés de l'Eglise.

Il fallait aussi que l'Etat, très vite, calme le jeu des zozos, pour rappeler le domaine de compétences et que, notamment, on ne touchait pas aux vitraux. Ce que j'ai dit ici depuis le début.
L'Eglise va se surpasser avec l'autel conciliaire, mais l'Etat pourra encore parlementer et même mettre son veto si c'est trop loufoque. Pour avoir en mémoire les ornements de la messe d'installation de l'archevêque, j'avais pourtant en tête un goût très sûr et une crosse digne de ce nom.

N'oublions pas que plusieurs archevêques reposent sous le choeur.

Tant que le mot conservateur sera un gros mot dans l'Eglise... Il faut que l'Esprit souffle. Et s'essouffle.

Ceux qui ne mettent jamais les pieds dans la messe du NOM, ne savent pas ce que certains chants ont pu nous fatiguer en mêlant les métaphores du bateau (qui ne coule jamais), du souffle (qui ne saoûle jamais), de l'Esprit (qui est toujours avec nous), du large, du blé, du soleil, l'étranger (trouveras-tu quand Il viendra un peu de pain et d'amitié ? hein ?!)...

Et Widor, Gounod, Boëllmann, Palestrina, Bach, Balbastre, Vivaldi, Mozart (et là j'en imagine qui disent : maçon, protestant, infidèle à sa femme !...), Cherubini, Haendel, Brahms, Mahler (un juif !)... C'est pour les sourds ?

Toute mon admiration aux organistes et à leur sens du sacrifice, quand parfois ils ne sont pas traités comme des moins que rien, par des gens qui n'y connaissent rien.

Pamela va vous exécuter (c'est le verbe qui s'impose...) le Veni creator en Français pour que tout le monde puisse comprendre les paroles... Quand on sort du confinement et qu'on est obligé depuis son banc de supporter l'image et le son, c'est rude, même un jour de Pentecôte.

A quand remonte la dernière conversion d'un écrivain au détour d'un pilier dans une église parisienne ?