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24/11 St Jean de la Croix, confesseur et docteur, St Chrysogone, martyr par ami de la Miséricorde (2020-11-23 23:20:11)
St Jean de la Croix, confesseur et docteur
Prêtre et Docteur de l'Église.
Jean de Yepes naquit en Espagne en 1542. Il entra chez les Carmes à vingt et un ans. Il rencontra Thérèse d'Avila alors qu'il avait décidé de quitté le Carmel pour l'ordre des Chartreux. Celle-ci le convainquit de le réformer. C'est ainsi que naquit l'ordre des Carmes Déchaux. Jean est l'auteur de la Nuit Obscure, La montée au Carmel, le Cantique Spirituel. Il mourut en 1591, isolé et persécuté. Il a été canonisé en 1726 et déclaré Docteur de l'Église en 1926. Il est le saint Patron des théologiens, des poètes et des mystiques.
Prière de Saint Jean de la Croix : «« Seigneur Dieu, mon Bien-Aimé, si tu te souviens encore de mes péchés pour ne pas accomplir ce que je te demande, fais en eux ta volonté, c'est ce que je désire le plus : exerce ta bonté et ta Miséricorde, et tu seras connu en eux. Et si ce sont mes œuvres que tu attends pour exaucer par ce moyen ma prière, donne-les-moi, toi, et fais-les-moi, et aussi les peines que tu voudrais accepter, et que cela se fasse ! Si ce ne sont pas mes œuvres que tu attends, qu'attends-tu donc, très clément Seigneur ? Pourquoi tardes-tu ? Car enfin, si ce que je te demande au nom de ton Fils doit être grâce et Miséricorde, prends mon obole puisque tu la veux et donne-moi ce bien puisque toi tu le veux aussi. Lire
Source : site-catholique.fr
Des prières de Saint Jean de la Croix. Saint Joseph et saint Jean de la Croix.
Des sentences spirituelles de Saint Jean de la Croix
Oeuvres Spirituelles de Saint Jean de la Croix
Mémoire de St Chrysogone, martyr

( 905515 )
L'éternelle vie et la profondeur de l'âme par Fr. Garrigou-Lagrange par ami de la Miséricorde (2020-11-23 23:21:36)
[en réponse à 905514]
A LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE MÈRE DE DIEU
patronne de la bonne mort en signe de profonde gratitude et d'humble obéissance.
CHAPITRE VI
LE PURGATOIRE AVANT LA MORT ET LE FOND DE L'AME : LA NUIT DE L'ESPRIT
Alors chez les grands Saints se réalise ce que dit saint Augustin : « L'amour de Dieu est poussé jusqu'au mépris de soi ». Cette héroïcité se manifeste surtout par l'amour de la croix. On lit dans les Actes des Apôtres, V, 41 : qu'après la Pentecôte ils furent jetés en prison et « qu'ils sortirent du Sanhédrin joyeux d'avoir été jugés dignes de souffrir des opprobres pour le nom de Jésus, et chaque jour dans le temple et dans les maisons, ils ne cessaient d'annoncer Jésus comme le Christ ».
Ils l'annoncèrent jusqu'au martyre, et leur sang répandu avec celui de milliers d'autres martyrs fut « une semence de chrétiens ». - « L'amour de Dieu jusqu'au mépris de soi » avait finalement triomphé de « l'amour de soi poussé jusqu'au mépris de Dieu ».
Telle fut la cause de la diffusion de l'Évangile, de la conversion du monde païen, et ensuite de la conversion des barbares.
De même aujourd'hui, seule la sainteté, seule une pléiade de saints peut ramener les masses vers le Christ et l'Église. Les aspirations démocratiques telles que les a conçues Lamennais et bien d'autres n'y suffiraient certes pas.
Il faut la charité surnaturelle d'un saint Vincent de Paul, qui se propose pour fin dernière, non pas la félicité terrestre du peuple et des peuples, mais la vie éternelle véritable, de façon à ce que celle-ci ne soit pas seulement un mot vénéré, mais la réalité suprême, ou Dieu éternellement possédé.
DEUXIÈME PARTIE
LA MORT ET LE JUGEMENT
Dans cette deuxième partie nous considérerons :
1° l'impénitence finale
2° la bonne mort
3° l'immutabilité de l'âme soit dans le bien, soit dans le mal, après la mort
4° la connaissance de l'âme séparé
5° le jugement particulier
CHAPITRE I
L'IMPÉNITENCE FINALE ET LES CONVERSIONS IN EXTREMIS
Comme toute notre vie de l'éternité dépend de l'état de notre âme au moment de la mort, il faut parler ici de l'impénitence finale, qui s'oppose à la bonne mort et par contraste, des conversions in extremis.
L'impénitence est, chez un pécheur, l'absence ou la privation de la pénitence qui devrait détruire en lui les conséquences morales du péché ou de la révolte contre Dieu.
Ces conséquences du péché sont l'offense faite à Dieu, la corruption de l'âme révoltée et désaxée, les justes châtiments qu'elle a mérités.
La destruction des suites du péché se fait par la réparation satisfactoire, c'est-à-dire par la douleur d'avoir offensé Dieu, et par une compensation expiatrice. Comme l'explique saint Thomas IIIa. q. 84, a. 5, et 85, ces actes de la vertu de pénitence sont pour le pécheur de nécessité de salut, ils sont exigés par la justice et la charité envers Dieu, et aussi par la charité envers nous-mêmes.
L'impénitence est l'absence de contrition et de satisfaction ; elle peut être temporelle, au cours de la vie présente, ou finale, au moment de la mort.
Il faut lire le sermon de Bossuet sur l'endurcissement, qui est la peine des péchés précédents. (Avent de saint Germain et Défense de la Tradition, I. XI, c. IV, V, VI, VII, VIII).
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

( 905530 )
Histoire russe par Glycéra (2020-11-24 11:20:29)
[en réponse à 905515]
Est-ce dans Tolstoï ? Je ne sais plus.
Un vieux paysan,
sur son lit de mort.
La famille est là.
Les cierges brûlent.
Les prières ont été dite.
Le sacrement donné.
Le vieux désire consoler les siens,
et comprendre ce qui va en être de lui.
- Merci Mon Dieu,
j'ai combattu le beau combat.
J'ai pris soin des miens,
de ma chère épouse.
Elle m'a dit combien elle était comblée,
elle aussi, et nos enfants si droits.
J'ai offert le gîte aux pèlerins,
j'ai aidé nos voisins,
j'ai choyé nos troupeaux,
et cultivé Ton terrain.
J'ai pris soin de moi,
de ce que Tu m'as transmis,
par les pères de mes pères,
et toutes nos familles alliées.
Pour Ton serv ...
Dans ce souffle, il s'arrête.
Il regarde la porte fermée ...
qui grince un peu, et s'ouvre.
Un vieux pélerin entre,
mouillé de vent et de froid.
- Ô Maître ... Tu te trompes.
Tu les trompes aussi.
Non, ta parole ne plait pas au Seigneur,
Le Dieu de nos coeurs et du monde.
A l'intérieur de toi, il reste encore trop à faire.
Et tu ne le sais pas, ... pas encore.
Il te reste peu de temps, bien peu,
car ton corps te lâches.
Entre en toi.
Vois.
Entends.
Touche.
Goûte.
Et convertis-toi, retourne-toi.
Tu as besoin de voir l'autre côté.
Que tu n'as pas désiré regarder.
Fais-le, et vite, Ô Maître.
Et le vieux pleura.
Et son coeur se retourna.
Et il vit, entendit, toucha, goûta.
Que son travail était vanité,
des tâches vaines...
même si elles étaient utiles.
La salvation était autre
Dans la main bénie de Dieu.
Et il tendit les mains vers le Ciel.
Et cria soudain : - Merci Mon Dieu,
Que Tu es beau ! Le Seigneur,
Maître de mon âme. Regardez-Le tous !
Et il ferma les yeux en ayant à tous sourit de bonheur transparent.

( 905537 )
Merci Glycera..... par Pol (2020-11-24 12:22:48)
[en réponse à 905530]
....c'est une belle histoire, encore une autre ! Merci.