Le Forum Catholique

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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 905208 )19/11 Ste Elisabeth de Hongrie, veuve, St Pontien, pape et martyr par ami de la Miséricorde (2020-11-19 08:32:45) 



Ste Élisabeth de Hongrie, veuve


Neuvaine à Ste Elisabeth de Hongrie

Histoire de sainte Elisabeth de Hongrie, duchesse de Thuringe

Litanies de Sainte Elisabeth de Hongrie



Mémoire de St Pontien, pape et martyr



images/icones/marie.gif  ( 905209 )L'éternelle vie et la profondeur de l'âme par Fr. Garrigou-Lagrange par ami de la Miséricorde (2020-11-19 08:33:34) 
[en réponse à 905208]

A LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE MÈRE DE DIEU
patronne de la bonne mort en signe de profonde gratitude et d'humble obéissance.

CHAPITRE V

LES RACINES DES VICES ET CELLES DES VERTUS DANS LA PROFONDEUR DE L'AME


La patience et la douceur chrétiennes, qui resplen­dissent dans les vrais martyrs, font supporter les maux de la vie présente avec égalité d'âme sans se laisser troubler. La patience supporte un mal inévi­table pour rester dans le droit chemin, pour conti­nuer son ascension vers Dieu.

Les martyrs sont au plus haut degré maîtres d'eux-mêmes et libres ; en eux apparaît l'acte principal de la vertu de forces qui ne consiste pas à attaquer mais à supporter les choses les plus pénibles sans défaillir, et en priant pour les persécuteurs.

La religion, aidée par le don de piété, nous porte à rendre à Dieu le culte qui lui est dû, avec l'affection filiale que le Saint-Esprit nous inspire et une confiance sans borne dans l'efficacité de la prière et en la bonté de Dieu, alors même que tout paraît désespéré.

La pénitence porte à réparer l'offense faite à Dieu en union avec le sacrifice de la Croix perpétué sur l'autel. Dans une âme qui a le zèle de la gloire de Dieu et du salut du prochain, elle porte à réparer pour les pécheurs.

Telle cette enfant, morte à Rome en odeur de sainteté le 3 juillet 1937, Antoinette Meo, qui dût subir, à moins de six ans, l'amputation d'une jambe, à cause d'un cancer ; lorsque sa mère lui dit : « Si le Seigneur te demandait ta jambe, la lui donnerais-tu ? », elle répondit : « Oui, Maman » et après une minute de réflexion, elle ajouta : « il y a tant de pécheurs dans le monde, il faut bien que quelqu'un répare pour eux. » - A la suite d'une seconde opé­ration, non moins pénible, son père lui demanda « Tes douleurs sont-elles bien fortes ? » « Oui, papa, dit-elle; mais la souffrance est comme l'étoffe, plus elle est forte, plus elle a de valeur ».

Cet esprit de réparation, qui anime la vie des grands saints fait entrer les âmes dans les hauteurs de Dieu. Les vertus infuses grandissent ensemble en ces saints jusqu'à ce qu'ils soient arrivés « à l'état de l'homme parfait, à la mesure de la stature parfaite du Christ » EPHES., IV, 13.

De plus les sept dons du Saint Esprit qui nous ren­dent dociles aux inspirations du Saint-Esprit, sont, en notre âme comme sept voiles sur une barque, ou mieux comme sept antennes spirituelles pour recevoir les inspirations d'une harmonie dont Dieu est l'au­teur.

Si la grande perversité manifeste tristement la profondeur de l'âme, les vertus la révèlent plus encore, surtout les vertus infuses. Parmi elles, la charité doit toujours grandir en nous jusqu'à la mort ; ses racines s'enfoncent toujours plus profondément dans notre volonté pour en chasser tout égoïsme, tout amour déréglé de nous-mêmes.

Cette charité devrait grandir en nous chaque jour par la sainte communion, et même chaque communion devrait être substantielle­ment plus fervente d'une ferveur de volonté, si non de sensibilité, que la précédente, et par là plus fruc­tueuse, car chacune doit non seulement conserver, mais accroître en nous la charité et ainsi nous dispo­ser à une meilleure communion pour le jour suivant.

Il en est ainsi dans la vie des Saints, car ils ne mettent plus d'obstacles à ce progrès. En eux se réalise ce qui est dit dans la parabole du semeur : « D'autres grains de froment tombèrent dans la bonne terre, et ils produisirent des fruits, l'un cent, un autre soixante, et un autre trente.

Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende ». MATTHIEU, XIII, 8. Il suit de ce que nous venons de dire que chez le juste, fidèle à Dieu, le plus bel âge de la vie au point de vue spirituel, c'est la vieillesse, l'âge où le mérite arrive à son plein développement, l'âge qui nous rapproche le plus de l'éternelle jeunesse du ciel.

La profondeur de l'âme se manifeste ainsi à nous de plus en plus. Nous la verrons mieux encore en disant quelques mots des purifications de l'esprit qui existent déjà chez les meilleurs, dans la vie présente, et en parlant ensuite de la vie de l'âme après la mort.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/stbenoit.gif  ( 905271 )Sainte Mechtilde de Hackeborn par Paterculus (2020-11-19 22:20:16) 
[en réponse à 905208]

J'arrive bien tard pour signaler qu'aujourd'hui, dans de nombreux monastères bénédictins, on fête Sainte Mechtilde de Hackeborn.
Je ne connaissais rien d'elle, mais j'ai trouvé intéressante la notice qui la concerne sur wikipedia, qui m'a paru rédigée par quelqu'un de bien au courant.
En résumé, elle naît en 1241 dans la famille de Hackeborn et à l'âge de sept ans elle rejoint sa Soeur Gertrude au monastère de Rodersdorf, qui devra se transporter à Helfta et dont Gertrude sera nommée abbesse.
En 1261 l'abbaye recueille une autre Gertrude, orpheline de cinq ans, qui deviendra la fameuse Gertrude d'Helfta. C'est grâce à l'enseignement de Sainte Mechtilde que Sainte Gertrude parvint à sa sainteté particulière, une solide amitié étant née entre les deux mystiques.
L'œuvre propre de Mechtilde est d'avoir fait une sorte de pont entre la spiritualité de Saint Bernard et celle de Sainte Gertrude d'Helfta, celle-ci préfigurant la dévotion au Sacré Coeur. Simplement, dans l'ambiance du XIIIème siècle, Sainte Mechtilde développe une ligne où le cœur du Christ est "le symbole lumineux d'un amour triomphant, par lequel on accède, dans la contemplation, à la Trinité et à la miséricorde divine."

Votre dévoué Paterculus