Le Forum Catholique

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images/icones/mitre4.png  ( 904831 )Mgr Michel:L'Eglise,en chemin de service,doit prendre sa part des douleurs Covid par Jean Kinzler (2020-11-14 14:39:06) 

Mobilisation pour la reprise des messes publiques: «Cela n'envoie pas le bon signal pour notre Église»
Par La Croix

La Croix: Dans votre diocèse, des catholiques se mobilisent pour le retour des messes publiques. Quel est votre sentiment?

Mgr Pierre-Yves Michel: J'ai pu parler aux organisateurs d'un rassemblement dans mon diocèse. Je partage leur tristesse et leur déception mais je ne soutiens pas leur initiative pour autant. Je pense qu'elle n'envoie pas le bon signal pour notre Église, qui, selon moi, doit prendre le chemin du service plutôt que celui de la confrontation. Je préférerais que les catholiques prennent leur part de souffrance en ces temps difficiles et qu’ils dépassent ce sentiment d’injustice. Dimanche, nous annonçons la Journée mondiale des pauvres, je crois qu'il faut y voir un signe et une opportunité pour les chrétiens, pour comprendre où nous sommes écrits.


Comment les fidèles mobilisés prennent-ils le fait que leur évêque ne soutienne pas leur rassemblement?

Mgr PY M.: Ces catholiques expriment quelque chose de fidèle et de beau, leur sincérité est réelle mais j'ai essayé de leur montrer une autre perspective. Sur le plan sanitaire, la situation est grave et cela explique que l'on accepte cette limitation temporaire de notre liberté de culte. Ensuite, ils savent que je suis vigilant et clair dans le dialogue avec les autorités. Les discussions continuent entre les cultes et l'État, c'est important de le souligner. Enfin l'accès aux sacrements n'est pas aussi limité que pendant le premier confinement, c'est essentiel de le souligner. En tant qu'évêque, de concert avec mes prêtres, je veille à proposer dans les paroisses des temps de permanence pour se confesser, des temps d'adoration, et à titre individuel, sur demande, il est possible de recevoir l'eucharistie.

Comment expliquez-vous cette mobilisation pour la messe?

Mgr PY M.: Elle révèle des souffrances, des incompréhensions et plusieurs questions importantes, dont celle-ci: comment nous situer comme chrétiens avec nos convictions, dans un monde qui ne l'est plus? Cette question se pose dans un contexte déjà sensible pour une partie des catholiques, qui croient percevoir une déconsidération de la spiritualité de la part des autorités civiles en général. En tant qu'évêque, j'essaie de montrer le chemin du Christ, qui a accepté des injustices et a dû marcher résolument vers la Passion.

ici
images/icones/3d.gif  ( 904833 )C'est l'évêque qui est allé à la mosquée par Ptitlu (2020-11-14 14:51:59) 
[en réponse à 904831]

Ça c'est certainement un bon signe ?
http://www.e-tribune.fr/index.php/a-la-une/region/16292-l-eveque-de-valence-envoie-un-message-de-paix-aux-musulmans

Dire que l'évêché de Viviers (dont le titulaire est quasi apostat) doit être regroupé avec celui de Valence. Ça fait une bonne paire d'évêques en dessous de tout...
images/icones/coeurbrise.gif  ( 904834 )Qui es-tu donc, fils, pour lâcher ta mère ? par Glycéra (2020-11-14 14:52:41) 
[en réponse à 904831]

L'Eglise est notre Mère ...

Et ses épiscopes la lâchent, et ces cherfs d'équipe lâchent les poussins que nous sommes ?

Où iras-tu petit troupeau ?

Non, Messeigneurs, votre place est à notre tête, pas en planque dans le foin des bergeries bien chaudes ...
images/icones/1q.gif  ( 904835 )Exemple typique d'évêque affligeant, fonctionnaire mou de l'Arrêt Public par Aétilius (2020-11-14 14:53:33) 
[en réponse à 904831]

Terrible d'être poignardés dans le dos par ceux qui devraient être à notre tête.

En tout cas bel exemple de mélange entre tiédeur et moutonnisme, content d'être mené à l'abattoir, heureux de suivre le loup déguisé en berger, à moins qu'il ne soit lui-même loup ?
images/icones/2a.gif  ( 904837 )Voilà bien les cathos "mous du genou"... par vistemboir2 (2020-11-14 15:07:03) 
[en réponse à 904831]

comme dit si bien jejomau. Rien à ajouter...
images/icones/fleche3.gif  ( 904838 )Pourquoi ne pas, simplement, renvoyer ces évêques indignes ? par Ptitlu (2020-11-14 15:23:26) 
[en réponse à 904837]

Qui refusent de défendre la Foi et se "désolidarisent" de leurs fidèles, tout en n'arrêtant pas de leur demander leur "solidarité" et leurs sous.

Ces évêques n'ont que la façade, le titre, l'évêché... Quand ils ne sont pas partis s'installer en banlieue.

Baste ! Ils ne nous représentent pas ou plus et n'ont aucun droit de parler en notre nom ou de "négocier" avec l'état des libertés publiques qui ne sont pas négociables par essence et qu'ils ont de toute façon décidé d'abandonner.
images/icones/mitre4.png  ( 904842 )Voilà la ligne de La Croix comme d'habitude ! par JVJ (2020-11-14 16:02:17) 
[en réponse à 904831]

Soit l'évêque veut se faire bien voir (et connaître !) et savait qu'il aurait un accueil complaisant dans le torchon, soit La Croix a trouvé un tel évêque pour servir la soupe du pouvoir et lâcher les fidèles les plus motivés en ville.

Je pensais connaître la centaine d'évêques français, mais j'avoue que cui-là m'avait échappé !

Il est passé trois ans au séminaire de Paray, ce qui n'aurait pas dû faire de lui un évêque qui pense ainsi... Pauvre Excellence, il a mal... J'en connais aussi qui a mal, mais qui trouve le moyen de désavouer les prêtres qui étaient, en citoyen adulte n'est-ce pas, devant leur cathédrale un soir. La stasi locale a su les dénoncer alors que l'article de presse ne montrait que de jeunes femmes et ne parlait pas de clercs.

Pendant ce temps, des évêques sont courageux.
Je vous transcris partie d'un entretien donné ce jour dans le quotidien d'un département. Pour qui sait lire, à commencer par le préfet, c'est une colère épiscopale qui signifie "le gouvernement se fout de nous et cela commence à bien faire !".

Ceux qui en revanche sont habitués à vivre en vase clos ne peuvent saisir la nuance des propos d'un évêque qui ne peut pas piquer sa colère tous les jours, pondre un texte sur les élections américains et contre la Turquie, installer la messe de St-Pie V exclusive d'un trait de plume, renvoyer toutes les religieuses en civil et obliger les enfants des écoles sous contrat à aller à la messe le dimanche sous peine d'excommunication. Un évêque qui afficherait sa raideur se verrait interdit de colonnes ou le courrier des lecteurs serait habilement orienté. On se souvient comment Mgr Aillet était traité, y compris face à un maire de droite.

"L'argument qui est donné par le Conseil d'Etat, c'est de dire que nous ne serions pas respectueux des consignes sanitaires. C'est faux, en tout cas pour nous. Je trouve que cette affirmation est quelque peu fallacieuse. Je me doute bien que, derrière, il n'y a, en réalité, pas que le culte catholique qui est concerné par cette décision... Je redis, en tout cas, que je suis profondément déçu (...) c'est également ennuyeux pour les obsèques, surtout lorsque beaucoup de personnes, dans un village par exemple, veulent dire au revoir au défunt (...)".

Mgr a aussi un propos très ferme sur la laïcité agressive envers le catholicisme et le déplacement du curseur sur les catholiques, au lieu de regarder du côté de l'islam. Il est aussi question d'écoles qui refusent des aumôneries.

Je parie que demain la libre pensée du département va protester. Elle ne représente que dix vieux, mais on lui donnera la parole, comme à la CGT ou au PC qui protestent contre la vision de telle feuilleton à la télévision ou qui exige un droit de réponse.

Comme Mgr Aupetit l'a dit, certains évêques ont les numéros des ministres et de députés, sans pour autant nous donner la teneur de leur conversation. Le bruit ne fait pas toujours de bien. J'aimerais seulement être certains que 80 évêques harcèlent les députés LaREM, que Mgr de Blois, qui est courageux et ferme, a au téléphone Mme Gourault, qui est une catholique pratiquante de bonne foi et très accessible. Histoire de faire remonter la colère.

Je sais bien que jamais un pouvoir ne pourra dire : bon pour les mâles qui se collent à la mosquée le vendredi selon une hygiène qui n'est pas la nôtre, pas question de le permettre. Pour les catholiques qui respectent les distances et le masque (pas tous comme j'ai vu encore en septembre dans une église traditionnelle, ai-je dit), ok. Au Conseil d'Etat, comme je l'ai dit en reprenant Guénois dans Le Figaro, ils ont montré des videos de youtube dans lesquelles des ordinations avec NNSS Aillet et Macaire se faisaient sans respecter les consignes sanitaires. C'était pain béni.

On se souvient de Mgr Touvet organisant une messe en plein air, avec les fidèles dans les voitures. Il a pris au jeu les règlements et les failles. Son frère est préfet, ancien directeur des libertés publiques et juridiques au ministère de l'Intérieur. Comme wikipedia ne le sait pas (je viens de vérifier), il est aussi le beau-frère d'un général de grande valeur. On pouvait se moquer de cette initiative. J'ai trouvé que c'était gonflé au bon sens du terme et cela fut relayé par beaucoup de médias. Cet évêque est passé par le séminaire de Paray et tient son diocèse, avec charité et souci de la grandeur de sa charge. Son compte facebook est lisible par tous.



images/icones/fleche2.gif  ( 904855 )Lundi prochain le ministre de l'Intérieur rencontre les cultes par JVJ (2020-11-14 17:41:26) 
[en réponse à 904831]

Le Figaro

"Le ministre caractérise ces actions de « prières de rue », alors que ce sont des manifestations, très espacées, pour demander des messes publiques. Le ministre estime qu'elles sont illégales. Mais le droit français, s'il interdit aux religions, comme à d'autres, des troubles à l'ordre public, ne prévoit pas de réprimer une prière dans l'espace public. L'épiscopat, embarrassé, n'a aucun pouvoir sur ces rassemblements qui émanent de fidèles pour la plupart modérés. Si certains évêques ont pris leurs distances publiques avec ces initiatives, beaucoup d'autres prélats ne les empêchent pas."

La Croix dirait que ces fidèles sont intégristes et hostiles au vivre-ensemble.

JM Guénois semble optimiste.

Mais on notera que la république, évidemment, traite l'Eglise catholique comme les autres "cultes".

J'espère que plus aucun évêque ne parlera à l'avenir de "communauté catholique", ce qui est une manière d'avouer que l'Eglise est un morceau infime du puzzle assez anarchique de ce beau pays.

Finkielkraut cette semaine sur France 5 C à vous : le catholicisme a formé ce pays et il tacle le premier ministre qui parle de communauté catholique. L'islam ne vise pas cette communauté, mais la France entière.
images/icones/1b.gif  ( 904869 )Les prières de rue ne sont pas illégales car il n'y a pas de loi pour les interdire par Ptitlu (2020-11-14 22:22:36) 
[en réponse à 904855]

Donc elles sont autorisées

Et de facto. Rien n'interdit aux gens de venir à 500 et + sur une place (ou moins), en respectant distances et gestes barrière et avec des attestations, même avec des motifs ou les limites d'1 km et d'1h ne s'appliquent pas (courses etc)
images/icones/info2.gif  ( 904856 )Lettre aux catholiques par un évêque breton par Jean Kinzler (2020-11-14 19:13:07) 
[en réponse à 904831]

Lettre aux catholiques d’Ille-et-Vilaine : Eucharistie & confinement

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Ce temps de pandémie est une épreuve. Tous, nous sommes concernés comme chacun de nos frères et sœurs en France et dans la majeure partie du monde. Certains en souffrent plus que d’autres, en particulier les malades de la Covid-19, les familles des défunts dont la mort est due à ce virus, les personnes âgées dépendantes dont l’isolement s’alourdit, mais aussi les victimes de la crise économique. Le nouveau confinement nous déstabilise !

LA GRANDE LUMIÈRE DE LA FOI
Pour vous, chers fidèles catholiques, la foi en Dieu est une lumière qui vous garde dans l’espérance. Dieu n’est pas confiné et se fait proche de celles et ceux qui le cherchent avec confiance. Il est amour, éternelle est sa fidélité !

Votre foi vous pousse à la charité inventive et attentive. Elle vous aide à sortir de l’individualisme ambiant qui conduit à penser que chacun a droit à ce qu’il désire. Elle vous donne au contraire la joie d’appartenir à une communauté, à une paroisse, à la « famille de Dieu » qu’est l’Église. Que la Covid-19 ne vous divise pas !

Au centre de la communauté, de la paroisse, de l’Église, l’Eucharistie est toujours célébrée pour elle et avec elle : « Il est grand le mystère de la foi. » Conscients de l’importance singulière de l’Eucharistie – qui n’est comparable à aucun autre rite des cultes –, nous, évêques, avons demandé la possibilité de la célébrer, tout en respectant les gestes barrières. Pour des raisons sanitaires estimées graves, le juge du Conseil d’État a préféré maintenir l’interdiction.

Par solidarité avec nos concitoyens, nous devons tous obéir. Mieux, par charité pour notre prochain, nous devons être vigilants dans l’application des gestes barrières afin de contribuer, chacun à sa place, à stopper la contamination de la Covid-19.

Ainsi, certains parmi vous souffrent de ne pouvoir participer à l’Eucharistie, « source et sommet de toute la vie chrétienne », comme le souligne le concile Vatican II.

Tous, vous êtes appelés à continuer à avancer comme chrétiens selon le double appel que Dieu nous adresse : « Vous serez mes témoins » (Actes 1,8) ; « Devenez saints, vous aussi, dans toute votre conduite » (1 Pierre 1,18).

Être témoin en vivant la charité et avancer humblement vers la sainteté, voilà le cœur de la vie chrétienne à la suite du Christ qui nous a aimés jusqu’à l’extrême (Jean 13,1) et qui est le seul saint (Apocalypse 15,4) ! Pour cela, vous avez besoin d’une nourriture.

Rappelez-vous l’image biblique de Dieu : il est Pasteur pour son peuple (Ézéchiel 34). Ayez confiance en Lui ! Jésus, le Bon Pasteur, conduit ses brebis vers de verts pâturages, il fortifie les chancelantes, soigne les blessées. Il appelle chacune par son nom, afin que chacune se tourne vers Lui et L’écoute. Il donne sa vie pour ses brebis (Jean 10,1-18).

Par cette image du Pasteur, chacun comprend que l’Eucharistie, c’est Jésus lui-même qui se donne en nourriture afin que chacun grandisse dans la charité et la sainteté. Mais comment recevoir cette nourriture divine et sacramentelle quand l’Eucharistie n’est plus possible ? Voici quelques indications simples.

CHEMINER JUSQU’À L’ÉGLISE
Tout d’abord, chacun peut aller dans une église pour prier, pour trouver la paix, pour remercier des dons reçus. Que ce soit alors une belle démarche de pèlerinage, accomplie seul ou en famille, mais sans regroupement de personnes. Chaque église, avec son architecture, son chœur, son tabernacle et sa petite lumière rouge, ses statues, est un symbole de l’Église, « la Jérusalem qui vient du ciel » (Apocalypse 21,2).

Souvenez-vous : « Quelle joie quand on m’a dit : Nous irons à la maison du Seigneur ! Maintenant notre marche prend fin devant tes portes, Jérusalem ! Jérusalem, te voici dans tes murs : ville où tout ensemble ne fait qu’un ! » (Psaume 121)

A NOTER : une proposition de lectio divina hebdomadaire sera bien proposée à tous sur ce site web, afin de nourrir votre prière dans les églises ouvertes

S’OUVRIR À LA PRIÈRE
Chacun a la possibilité de prier, seul ou en famille, en trouvant la manière qui convient : devant une image du Christ, avec de la musique, en contemplant la nature et sa beauté, dans sa chambre ou à l’église. Par le chapelet, le silence du cœur, la prière liturgique des Heures, la méditation de la Parole de Dieu en y cherchant son visage, le « pardon, merci, s’il te plaît » adressés à Dieu, etc…

Il est beau d’avoir une liturgie familiale avec par exemple le signe de la croix, la demande de pardon, la Parole de Dieu, la louange pour les bienfaits de Dieu et l’intercession pour des personnes connues et inconnues, le Notre Père puis la bénédiction que des parents peuvent donner à leurs enfants.

« Seigneur, je n’ai pas le cœur fier ni le regard ambitieux ; je ne poursuis ni grands desseins, ni merveilles qui me dépassent. Non, mais je tiens mon âme égale et silencieuse ; mon âme est en moi comme un petit enfant contre sa mère. » (Psaume 130)

MÉDITER UN PASSAGE BIBLIQUE
L’Écriture Sainte est une nourriture pour chacun. En elle, Dieu dévoile son projet d’amour, lui qui « veut que tous les hommes soient sauvés » (1 Timothée 2,4). En elle, Il parle vraiment. Pour L’écouter, il est bon de se mettre en sa présence, de faire le beau signe de la croix, de demander l’Esprit Saint et d’accepter humblement de se laisser toucher ou interpeller par tel mot ou telle phrase dans la Bible. Cherchez le passage des Évangiles ou dans la Bible, qui vous nourrit dans votre foi en Dieu. Partagez en famille, en couple, sur un même texte biblique, en vous écoutant mutuellement.

On peut aussi choisir les textes bibliques proposés dans la liturgie de la Parole au cours de l’Eucharistie (sur le site internet AELF). L’Église, notre mère, vous les offre pour que votre foi s’illumine : « Ta parole est la lumière de mes pas, la lampe de ma route. Je l’ai juré, je tiendrai mon serment, j’observerai tes justes décisions. J’ai vraiment trop souffert, Seigneur ; fais-moi vivre selon ta parole. Toi, mon abri, mon bouclier ! J’espère en ta parole. Déchiffrer ta parole illumine et les simples comprennent. La bouche grande ouverte, j’aspire, assoiffé de tes volontés. » (Psaume 118)

VIVRE UNE CHARITÉ ACTIVE
La grande parole de Jésus est connue : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres qu’on vous reconnaîtra pour mes disciples. » (Jean 13,34-35) Ceci est son commandement pour votre vie personnelle, familiale, professionnelle, mais aussi associative.

Vous connaissez peut-être « l’hymne à la charité » de saint Paul. Allez le lire au chapitre 13 de sa Première Lettre aux Corinthiens. L’Apôtre décrit les grandes qualités de l’amour. Il est juste de prier pour exprimer son amour envers Dieu, et pour demander que l’amour grandisse en son cœur. La Parole vous indique le chemin de l’amour envers le prochain, qui va jusqu’au pardon. Voilà le but de « toute la vie chrétienne » : aimer à la manière du Seigneur Jésus ! Voilà la vie eucharistique !

L’EUCHARISTIE, SACREMENT DE L’AMOUR
Le fruit principal de la célébration de la Messe est l’amour. En effet, elle rend présent le sacrifice du Christ qui s’offre à son Père, par amour pour Lui et par amour pour tous les hommes. Ce sacrifice rend « tout honneur et toute gloire » à Dieu le Père. Il est l’« offrande pure » car vécue dans un amour parfait et total. Le prêtre offre ce sacrifice et s’y unit. Les fidèles s’y unissent dans la foi.

Vous participez « activement » à la Messe quand vous vous offrez vous-mêmes, par amour, en vous unissant à l’offrande du Christ ressuscité. À votre offrande de tout votre être, vous pouvez joindre celles et ceux qui vous sont chers ou certains que vous voulez présenter et unir à Jésus, le « sauveur du monde » (Jean 4,42).

Par charité pour eux, vous les confiez ainsi à l’infinie bonté de Dieu. Vous exprimez votre offrande par amour, avec Jésus, à notre Père du ciel, en disant « AMEN » de tout votre cœur, en réponse au prêtre qui chante ou dit : « Par Lui, avec Lui et en Lui, à toi Dieu le Père, tout honneur et toute gloire, dans l’unité du Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. » Chacun peut alors se dire : moi, pauvre pécheur, j’offre ma vie avec confiance au Père du ciel, en étant uni à Jésus ressuscité dont l’offrande est infiniment pure.

LA PARTICIPATION SPIRITUELLE
Cela peut être vrai même si vous ne pouvez pas assister à la Messe et si vous vivez une liturgie familiale nourrie de la Parole de Dieu et habitée par une louange et par une intercession. Cela est vrai aussi si vous suivez la Messe par la télévision, internet ou la radio, au moment où elle est célébrée. Oui, tous, vous pouvez entrer dans une participation réelle et spirituelle à l’offrande de Jésus.

Cela est concret ! Il s’agit de votre vie telle qu’elle est. La vie d’une maman avec le souci des enfants, d’un papa avec les joies et les peines, d’une épouse ou d’un époux, d’une grand-mère âgée soucieuse de ses petits enfants ou d’un grand père veuf. Il s’agit d’un malade avec sa solitude, ou d’une personne engagée dans son travail. Il s’agit de la situation réelle d’une personne que vous confiez à Jésus.

Soyez heureux de votre participation spirituelle en étant reliés par votre foi au Christ mort et ressuscité, réellement présent dans le sacrement de l’Eucharistie où vous n’êtes pas présents physiquement. Grâce à cette participation active, consciente, pleine de confiance et d’amour envers Dieu, votre charité grandit en vos cœurs, et la grâce de Dieu rejoint les personnes que vous présentez à Jésus.

Cette offrande est d’autant plus un sacrifice qu’il y a peut-être des choses difficiles à porter et que votre amour expérimente ses limites, parfois douloureuses. C’est avec amour que le Christ vous unit à Lui tel que vous êtes, dans la situation qui est la vôtre, pour vous donner sa grâce et vous confier au Père du ciel.

Certes, la privation de l’Eucharistie est une souffrance à offrir, mais que cette privation devienne pour chacun de vous un jeûne accepté et offert par amour. Oui, votre participation spirituelle au sacrifice de l’Eucharistie, qui est célébrée au moment où vous vous offrez avec Jésus, est toujours source de grâce et de croissance dans votre vie vers la paix: « La paix soit avec vous ! » (Jean 20)

RENCONTRER UN PRÊTRE
Peut-être certains d’entre vous souhaiteront rencontrer un prêtre. N’hésitez pas à aller le voir. Les prêtres sont disponibles pour vous écouter, pour célébrer le sacrement de la réconciliation si vous le désirez, et pour vous accompagner au mieux sur votre chemin de charité et de sainteté en ce temps difficile pour tous. Si vous souffrez trop de ne pas pouvoir communier, parlez-en au prêtre. N’oubliez pas que les prêtres souffrent de célébrer l’Eucharistie sans peuple. Mais ils l’acceptent et célèbrent la Messe pour vous tous.

J’ai confiance que chacun, avec la grâce de Dieu, saura trouver son chemin de vie chrétienne pendant ce confinement. N’ayez pas peur : Dieu vous est présent. Éternelle est sa miséricorde ! Qu’il vous garde tous et chacun dans l’espérance. Je Le lui demande. Courage, confiance et douceur soient avec vous tous, ainsi que l’unité qui donne paix et joie !

Rennes, le 12 novembre 2020
+ Pierre d’Ornellas
Archevêque de Rennes--https://rennes.catholique.fr/archeveque/textes-divers/359116-lettre-aux-catholiques-dille-et-vilaine-eucharistie-confinement/
---
Rennes. Mgr Pierre d’Ornellas : « Ne pas mélanger manifestation et prière »
https://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/rennes-mgr-pierre-d-ornellas-ne-pas-melanger-manifestation-et-priere-7051672






images/icones/fleche2.gif  ( 904868 )Mgr d'Ornellas peut bien parler de charité lui par Ptitlu (2020-11-14 22:19:36) 
[en réponse à 904856]

Quand il l'a piétinée sans vergogne (et le bon sens, et la sincérité) vis à vis des des fidèles de St François (ICRSP) en 2016 (ils ont gagné)
https://www.breizh-info.com/2016/06/22/45391/rennes-double-discours-de-mgr-dornellas-chapelle-saint-francois/

En fait ces évêques sont encore pire que la République : en pourchassant les fidèles et l'Église, elle suit sa "vocation" historique.

Or, certains de nos évêques
- ne parlent que de "solidarité" mais pas avec leurs fidèles
- pratiquent le "dialogue" mais surtout pas avec les catholiques
- proclament des vertus et la Foi qu'ils sont les premiers à trahir en actes
- empêchent par tous moyens des prêtres et fidèles NOM (et il y en a) de préférer la Foi à l'arbitraire de l'État
- prétendent parler au nom des fidèles alors qu'ils n'en ont rien à cirer et le font savoir

Bref, je reitere ma question : puisque ces évêques ont raté leur vocation, autrement dit d'être des sous-chefs dans une préfecture en train de cirer les pompes du préfet ou de diriger une asso d'aide aux migrants dûment subventionnée,

Qu'attends t-on pour les récuser ?


Puisqu'ils ne font aucun cas de leurs fidèles, ignorons les aussi, ignorons le denier du culte et faisons le savoir !
images/icones/neutre.gif  ( 904857 )Collaboration de l'Église et de l'Etat par Roger (2020-11-14 19:26:18) 
[en réponse à 904831]

Un aspect étonnant et insuffisamment souligné de la situation présente est que l'épiscopat français semble avoir fait, dans sa majorité, le choix d'une collaboration étroite avec l'autorité civile...

Dans un pays qui se faisait gloire d'avoir séparé l'Église et l'État...
images/icones/neutre.gif  ( 904858 )Soumission par Bertrand (2020-11-14 19:42:48) 
[en réponse à 904857]

plus que collaboration...

Quand l'un des interlocuteurs impose, sans jamais apparement prendre en compte les raisons de l'autre, on est plus dans le dialogue ou la collaboration mais dans le diktat d'un côté et la soumission de l'autre...
images/icones/1p.gif  ( 904859 )S'ils avaient dit : nous sommes en dictature, il est important de le savoir ! par Glycéra (2020-11-14 19:59:51) 
[en réponse à 904858]

Messieurs les évêques, vous êtes censés nous guider ...

et vous parlez à notre place.

Nous voulons la messe. Nous en appelons à la liberté promise.



Quand leur direz-vous :

vous nous brimez,
vous tyrannisez sans justification,
vous outrepassez les lois de la France,

le peuple veut autre chose,
nous en faisons partie,
nous le voulons avec eux.

Quand servirez-vous aussi notre Très-Haut ?
images/icones/neutre.gif  ( 904906 )En effet par Roger (2020-11-15 17:55:41) 
[en réponse à 904858]

Cher Bertrand

La collaboration fût tragiquement inégalitaire- au moins entre 1940 et 1944...

Je pensais que chacun comprendrait...
images/icones/1h.gif  ( 904860 )On ne va quand même pas faire semblant par Rothomagus (2020-11-14 20:30:51) 
[en réponse à 904831]

de découvrir des évidences qui ont plus d'un siècle !
République première servie, la religion suit.
On peut même remonter à la Révolution et la division entre le clergé constitutionnel, et les réfractaires, dont un grand nombre fut persécuté. Seule période de l'Histoire de France où l'exercice public du culte catholique a été, brièvement, interdit. Seule période... jusqu'à 2020. Nouvelle Terreur !
Dira-t-on des messes clandestines dans le bocage ? Au domicile des fidèles ? Ceux qui le feront et y assisteront ont un vrai courage.
Le dialogue avec l'Etat, qui reprend lundi, se soldera par un accord dans les 10 jours qui permettra à la joie de tous de reprendre l'assistance à la messe dès le 1er décembre, en même temps que les commerces. Ce qui, de toute façon était prévu, mais laissera croire aux négociateurs catholiques qu'ils ont gagné quelque chose à ramener aux fidèles, tirant la couverture à eux au plus grand amusement de l'Etat.
Dans le sens inverse, ceux qui utilisent l'argument de la communion des fidèles tirent un peu trop sur la corde. Nous ne sommes pas à Pâques quand même, et apporter le viatique et l'extrême onction est toujours possible dans les situations d'urgence.
images/icones/fleche2.gif  ( 904894 )Un oui sans réseve à votre post par Francis Dallais (2020-11-15 14:22:19) 
[en réponse à 904860]

IL serait temps que les catholiques se rendent compte des méfaits ABSOLUS du Concordat et du Ralliement.

Bon et saint dimanche.

Francis Dallais, "messé" comme on dit En Vendée militaire
images/icones/1e.gif  ( 904900 )Il serait temps non ? par Ptitlu (2020-11-15 16:49:58) 
[en réponse à 904894]

Concordat 1802
Ralliement 1892

images/icones/bravo.gif  ( 904919 )Comme c'est agréable par Rothomagus (2020-11-15 21:46:41) 
[en réponse à 904894]

de lire quelqu'un qui comprend l'origine de notre situation !
Dans un sens, Concordat et ralliement sont les deux lames d'une même cisaille, qui a sappé l'Eglise de France.
Nos évêques, dont l'ignorance les excuse en peu quand même, sont incapables de réagir autrement qu'ils ne le font, car ils sont eux-mêmes les produits de cette mutation ecclésiale.
N'ayant pas connu "l'avant", ils vivent dans un "après", aujourd'hui, dont les normes leurs paraissent toutes naturelles, ainsi qu'à la majorité des catholiques français.
Heureusement, il y a encore des familles qui ont la mémoire longue des horreurs commises par la république naissante, et des renoncements des uns et des autres.
Le coeur du problème liturgique n'a jamais été Vatican II, mais le constat que tout a été fait au XIXème pour flanquer à la porte les spécificités de notre "Eglise particulière" comme l'on dit aujourd'hui. On a enterré les usages et nos rites diocésains particuliers.
...Pour la Messe de Rome ! Dont on a, ironie de l'Histoire, demandé le rétablissement après l'affreuse réforme liturgique. A tel point qu'elle a été parfois réintroduite dans une pureté du rite romain ignorée jusqu'à présent dans certains diocèses.
Je me demande toujours si nous n'aurions pas dû plutôt faire valoir nos droits au rétablissement de nos usages anciens, qui sont une perte irréparable, alors qu'on pourra toujours reconstituer facilement une Messe romaine en forme extraordinaire.
Mais tout ceci est un autre sujet !
images/icones/hum2.gif  ( 904962 )Pas vraiment par Peregrinus (2020-11-16 14:58:33) 
[en réponse à 904919]

Comme le disait le chanoine Sevrin, on voit bien ce que l'Église a perdu depuis la fin du Concordat, on voit moins ce qu'elle a gagné.

La table rase de 1802, la destruction de l'ancienne Église gallicane, l'acte de toute-puissance de Pie VII, le raz-de-marée ultramontain du milieu du XIXe siècle ne sont pas des choses qui me réjouissent : c'est plutôt tout le contraire. Je comprends assez bien les raisons fort sérieuses des évêques anticoncordatistes de 1802 (tout en notant que la plupart de ceux qui ont survécu après 1814 ont fini par accepter le Concordat).

Mais il faut prendre en compte le complet délabrement de l'Église de France à la fin des années 1790 : dix ans d'interruption du culte public, un grand nombre d'enfants restés sans instruction religieuse et parfois sans baptême, des discordes infinies non seulement entre le clergé fidèle et le clergé constitutionnel, mais aussi à l'intérieur même du clergé réfractaire. Le Concordat a, c'est à mon sens un fait, permis une réorganisation efficace du culte catholique. Il a limité les effets du désastre révolutionnaire. Si insuffisant qu'il ait pu être, sur le point du statut public de la religion catholique notamment, il est probable qu'il n'aurait pas été possible d'avoir beaucoup mieux : Bonaparte lui-même a eu quelque peine à le faire accepter aux Chambres du Consulat.

Ce qui est en revanche très regrettable, c'est que le renvoi par Louis XVIII de la Chambre introuvable ait causé l'échec du bien meilleur Concordat de 1817.

Peregrinus
images/icones/neutre.gif  ( 904892 ) par Roger (2020-11-15 13:43:50) 
[en réponse à 904831]

Mgr Wintzer s'est aussi exprimé

https://www.la-croix.com/Debats/Mgr-Wintzer-Restriction-cultes-prendre-notre-part-epreuves-pays-2020-11-04-1201122906
images/icones/neutre.gif  ( 904893 )Extrait par Roger (2020-11-15 13:45:38) 
[en réponse à 904892]

Mgr Pascal Wintzer, archevêque de Poitiers, dénonce un discours parfois « malsain » parmi ceux qui s’insurgent de la décision du gouvernement de maintenir l’interdiction des cultes publics.

Selon La Croix
images/icones/neutre.gif  ( 904895 )Mgr Moutel (St Brieux) désapprouve aussi... par Meneau (2020-11-15 15:47:37) 
[en réponse à 904831]


" Les organisateurs s’expriment en leurs noms, mais cela n’engage en rien l’évêque ni les catholiques "



SOURCE

(avec une grosse faute d'orthographe du journaliste à la fin de l'article)

Cordialement
Meneau

images/icones/neutre.gif  ( 904896 )St Brieuc par Meneau (2020-11-15 15:48:09) 
[en réponse à 904895]

Bien sûr.

Cordialement
Meneau
images/icones/hein.gif  ( 904897 )Pourquoi les évêques représentent-ils les laïcs catholiques ? par Philippe F. (2020-11-15 15:56:43) 
[en réponse à 904896]

Les évêques sont normalement compétents en matière de foi et de mœurs, pas en matière de santé publique ou de législation.
Avons-nous jamais demandé aux évêques de nous représenter sur l'école, sur la contraception, sur l'avortement, sur l'immigration ?
Est-il logique de laisser les évêques parler en notre nom ?