
( 904218 )
Bof, bof... par JVJ (2020-11-07 17:39:31)
[en réponse à 904207]
Si un homme massacre sa femme, cela ne suffit pas pour enlever toute valeur au mariage hétérosexuel...
Et on peut retourner votre propos en vous exposant de beaux couples formés de prêtres catholiques, chez les gréco-melkites par exemple, et, justement, chez les popes en Grèce ou en Roumanie.
On maintient le célibat dans la discipline du rite latin ou romain, lors même qu'il n'y a plus de rite latin ! Si on ordonnait façon maronite ou gréco-melkite en France, est-ce que cela vous empêcherait de dormir ? Je n'ai pas un avis très tranché. Ensuite, il est trivial et secondaire de dire que les diocèses tireraient une grande langue à devoir loger et payer convenablement ces prêtres pour faire vivre leur famille. Un anthropologue un poil courageux pourrait aussi dire qu'il faudra trouver des femmes aussi pieuses et discrètes en France qu'en Roumanie et en Syrie... Et des femmes qui ne se prennent pas pour le curé comme autrefois certaines gouvernantes ou femmes de diacres.
Permettez-moi de dire que lorsque vous assistez à une messe gréco-melkite, ce n'est pas marqué sur la figure du curé qu'il est marié et a quatre enfants le soir à table. Il en impose d'ailleurs davantage que bien de nos clercs qui se traînent pour faire leur travail ou qui délèguent les obsèques à des laïcs.
Don Rodrigue, un prêtre intervenant ici et moi avons connu un saint curé de campagne proche de la Tradition et qui avait le recul de toute une vie sérieuse, et très solitaire. Dans ses confidences en fin de vie, il ne lui était pas inconcevable que l'on ordonne prêtres des hommes mariés. On parle du cap des 40 ans ou des 50 ans pour les laïcs. Les prêtres ont aussi leurs grands moments de lassitude et d'acédie. La littérature a montré cela avec beaucoup de tact.
Les regroupements de prêtres à la schlague par certains évêques ou les communautés de prêtres qui ont du succès, s'expliquent aussi par la crainte de se voir seul face à sa table et son litre de vin parfois, le samedi soir et les jours de fête quand personne n'a pensé à vous inviter. Cela indique aussi que ces évêques craignent pour des prêtres en principe voués à la desserte des âmes, dans un presbytère, seul. Qui fera l'histoire des gouvernantes ? Y en-a-t-il encore ?
J'ai beaucoup de compassion pour certains prêtres, de tous les âges. J'ai connu aussi des religieux qui en communauté buvaient beaucoup trop.
J'avoue que je suis tombé dans le panneau lyonnais, comme les chaînes d'information... Mais on ne prête qu'aux riches !

( 904302 )
La dernière fois que l'Église a toléré des prêtres mariés par Ptitlu (2020-11-08 09:54:28)
[en réponse à 904218]
Les biens de l'Église ont été transmis aux laïcs et elle a mis des siècles à tout récupérer...