Le Forum Catholique

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images/icones/fleche3.gif  ( 903206 )le pape s'assure de l'élection d'un successeur bergoglien par Johanis (2020-10-26 07:28:21) 

Les intentions du pape dans la nomination des cardinaux sont tellement évidentes que les journaux "bien informés" sont d'accord : le principal souci du pape dans la nomination des nouveaux cardinaux est de préparer l'élection d'un successeur dans sa ligne. JM Guénois souligne un nombre de consistoires record et que "François a une nouvelle fois choisi des hommes exclusivement proches de sa ligne", alors que ses 2 prédecesseurs "s'attachaient, qui plus est, à choisir des profils variés", tandis que la croix souligne qu'il y a dans le nouveau consistoire "9 électeurs, tous très proches de ses options théologiques et pastorales."
Humainement parlant, à ce stade, on ne peut que prévoir un futur pape qui continuera la ligne désastreuse de l'actuel. Vierge Marie à notre secours !

Du figaro :
"Les autres, d'une moyenne d'âge de 66 ans - c'est très jeune pour l'Église -, recevront la responsabilité décisive d'élire un nouveau pape en cas de conclave.
D'où l'enjeu de cette nouvelle promotion : le pape choisit ici les électeurs de son successeur. C'est la septième fois que François nomme des cardinaux, depuis son élection en 2013. Un record dans l'histoire de l'Église : en vingt-sept ans de règne, Jean-Paul II ne convoqua que 9 consistoires. En huit ans de pontificat, Benoît XVI réunit 5 consistoires. Ces deux papes s'attachaient, qui plus est, à choisir des profils variés. Comme pour ses promotions précédentes, François a une nouvelle fois choisi des hommes exclusivement proches de sa ligne, très engagés dans les combats de pastorale sociale." ICI

Même son de cloche dans la Croix : "Nouveaux cardinaux : treize nominations très « bergogliennes »
"Le pape a nommé dimanche 25 octobre 13 nouveaux cardinaux, dont 9 électeurs, tous très proches de ses options théologiques et pastorales." ICI
images/icones/1i.gif  ( 903208 )Vous êtes sûr ? par Jean-Paul PARFU (2020-10-26 08:10:57) 
[en réponse à 903206]

Ah ben ça alors ...
images/icones/carnet.gif  ( 903215 )La Croix:13 nouveaux cardinaux très bergogliens  par Jean Kinzler (2020-10-26 09:43:42) 
[en réponse à 903208]

Loup Besmond de Senneville, dans La Croix:

Les nouveaux cardinaux très « bergogliens » du pape François

Le pape a nommé, hier, 13 nouveaux cardinaux, dont neuf électeurs, tous très proches de ses options théologiques et pastorales.

26/10/2020

Le pape François continue de remodeler à sa façon le Collège des cardinaux. C’est ce qui se confirme, à voir les noms des 13 nouveaux cardinaux énoncés par le pape, hier, à la fenêtre de l’appartement pontifical donnant sur la place Saint-Pierre, où il récite l’Angélus chaque dimanche. Parmi cette nouvelle promotion du pape François – la septième –, neuf ont moins de 80 ans, et sont donc cardinaux électeurs.

Au 28 novembre, 72 cardinaux électeurs sur 128 seront nommés par François, ce qui rend plus « bergoglien » que jamais le Collège des électeurs du futur pape. Parmi les neuf nouveaux cardinaux de moins de 80 ans, tous ont d’ailleurs des profils très proches des options pastorales ou de la vision de l’Église portée par François.

C’est le cas de Mario Grech et Marcello Semeraro, qui font partie des artisans les plus actifs de la réforme de la Curie, en cours depuis 2013. C’est le cas, aussi, d’Augusto Lojudice, de Wilton Gregory et de Jose Advincula, particulièrement engagés auprès des migrants ou des plus pauvres. Quant aux quatre non-électeurs, si leur nomination n’influe pas sur la tenue d’un futur conclave, elle n’en revêt pas moins une importance symbolique, comme celle du père Enrico Feroci, 80 ans, curé de paroisse et ancien directeur de la Caritas diocésaine de Rome.

Par ailleurs, la diversification géographique se poursuit, puisque François étend le Collège cardinalice à de nouveaux pays, comme le Brunei, dont le vicaire apostolique devient cardinal, ainsi que le Rwanda, puisque l’archevêque de Kigali devient le tout premier électeur potentiel du pape issu de ce pays. Et le temps où les Italiens étaient majoritaires est désormais bien loin : sur les neuf électeurs, seuls 3 viennent de ce pays. Une nouvelle fois, le pape confirme aussi qu’il s’affranchit, définitivement semble-t-il, de la tradition consistant à créer cardinal les archevêques de grandes villes. De grands sièges, traditionnellement cardinalices, ne sont toujours pas pourvus, comme Turin, Palerme, Los Angeles, Milan ou Paris.

Autre fait notable : aucun Français ne figure dans cette promotion, alors même que les deux derniers à avoir été créés cardinaux remontent à 2015 (Dominique Mamberti) et 2007 (André Vingt-Trois).

Même si avec ces nominations, François reste donc sur sa lancée, initiée avec le premier consistoire de 2014, jouant ainsi sur le futur conclave et donc l’élection de son successeur, il n’en reste pas moins que ce consistoire sera unique dans l’histoire. Car qui peut dire à quoi ressemblera la cérémonie au cours de laquelle les 13 nouveaux cardinaux recevront, le 28 novembre prochain à Rome, en pleine pandémie, le chapeau des mains du pape ?https://www.la-croix.com/
images/icones/1d.gif  ( 903217 )Ah bon ? par Jean-Paul PARFU (2020-10-26 09:58:49) 
[en réponse à 903215]

Le pape Bergoglio choisit des gens qui pensent comme lui ? Mais c'est inouï !
images/icones/neutre.gif  ( 903229 )en un sens oui par rapport à ses prédécesseurs par Luc Perrin (2020-10-26 11:29:32) 
[en réponse à 903217]

un peu benêts, salva reverentia, qui s'évertuaient à nommer des opposants déclarés au Sacré Collège ou des tièdes plus que tièdes par ex. McCarrick. Lehmann par Jean Paul II alors que l'Allemand avait âprement combattu le pape sur tout.

Les choix étroitement partisans ne sont pas une règle dans l'histoire du collège cardinalice : il est vrai qu'autrefois les Princes pesaient de tout leur poids sur les choix.
Le lien avec les grandes villes n'a jamais été automatique mais c'était aussi un moyen de diversifier au plan des courants doctrinalo-pastoraux.

Ceci posé, Pie XI par exemple a fait des choix partisans autant que François. Ce n'est pas de ce point de vue une nouveauté absolue.
Tous les choix ne sont pas non plus partisans dans ceux effectués par le pape François.

J'ai une pensée personnelle pour le nouveau cardinal-archevêque de Kigali, parfait trilingue, que j'avais eu le plaisir de rencontrer quand il était encore Recteur du Grand séminaire national de Nyakibanda.
images/icones/nounours.gif  ( 903235 )La différence de comportement par Jean-Paul PARFU (2020-10-26 11:52:50) 
[en réponse à 903229]

s'explique simplement par le fait que les conciliaires conservateurs ont peur du progressisme et des progressistes qu'ils savent soutenus à l'intérieur et à l'extérieur de l'institution et veulent paraître gentils, larges d'esprit, tandis que les progressistes n'ont pas, bien entendu, ces pudeurs de jeunes filles et utilisent sans complexe toute la place, toute la surface qu'ils ont pu conquérir, convaincus d'être dans le sens de l'histoire !
images/icones/neutre.gif  ( 903247 )Toujours le même topo par Candidus (2020-10-26 15:56:48) 
[en réponse à 903235]

Ce que vous dites décrit exactement la situation qui prévaut dans le domaine politique depuis les années 60. La droite, pour ne pas paraître ringarde aux yeux des "intellectuels" progressistes, accepte le dictat de la gauche dans le domaine "sociétal".
images/icones/vatican.gif  ( 903250 )L'option nucléaire des cardinaux conservateurs par Candidus (2020-10-26 16:46:41) 
[en réponse à 903206]

Que pourraient faire les cardinaux catholiques lors du prochain conclave si un clone de Bergoglio était élu ?

Nous sommes tous conscients des difficultés que pose un Souverain Pontife fleurtant avec l'hérésie (dans le meilleur des cas). Nous ne sommes pas équipés pour gérer ce type de situation, tout simplement parce que nous nous heurtons au : "Prima Sedes a nemine iudicatur", "personne ne peut juger le premier siège" ; il n'existe pas d'instance au-dessus du pape qui puisse le juger, le condamner, le déposer, annuler ses décrets.

Que faire alors ? Il existe une fenêtre de tir durant laquelle les cardinaux disposent d'une option, c'est le moment situé entre la proclamation de l'élection et l'acceptation de l'élection par l'élu ; un délai plus ou moins long s'écoule toujours entre ces deux moments.

Les cardinaux ne peuvent pas s'opposer à l'élection mais ils peuvent constater l'existence d'un vice de forme qui rend l'élection invalide. Une fois l'élection acceptée par l'élu et entérinée par le Collège cardinalice, cela devient beaucoup plus compliqué, voire inextricable.

Quel pourrait être ce vice de forme ? L'absence d'une condition requise pour être papabile, c'est-à-dire apte à devenir pape : la profession de la foi catholique.

On peut imaginer un groupe de cardinaux présentant au nouvel élu une profession de foi catholique rédigée à l'avance et couvrant les points de doctrines mis à mal par Bergoglio. Ces cardinaux exigeraient du cardinal élu qui n'a pas encore donné son consentement, d'indiquer s'il adhère à cette profession de foi. Dans le cas d'une réponse négative ou d'un refus de répondre, les cardinaux seraient fondés à refuser le résultat de cette élection pour vice de forme.

C'est une idée que j'avance avec la plus grande prudence, mais a priori je ne vois pas ce qui s'opposerait à cette manière de procéder.
images/icones/livre.gif  ( 903253 )Ne pas oublier par Jean-Paul PARFU (2020-10-26 17:40:35) 
[en réponse à 903250]

Toutefois que "... lorsqu'il cesse de répéter ce que la tradition unanime tient pour révélé, et donc quand il parle comme théologien privé, un pape peut tomber dans l’hérésie.

Cette possibilité – sans laquelle il serait comme Dieu – est depuis toujours connue et professée par l’Église. Un canon du Décret de Gratien en fait mention explicite. Or, si le Décret est une compilation de formules canoniques datée de 1119, ce canon remonte à une beaucoup plus haute antiquité ; il sera sans cesse confirmé par un usage constant dans la suite des temps. Chose curieuse, il est fréquemment cité, notamment ces dernières années, mais toujours amputé de ses derniers mots, qui en limitent la portée et en changent précisément tout le sens :

« Que nul mortel n’ait l’audace de faire remontrance au pape pour ses fautes ; car il ne peut être jugé par personne celui qui doit juger tous les hommes, EXCEPTÉ S’IL EST REPRIS POUR AVOIR DÉVIÉ DE LA FOI. » (...)

Or l’affirmation claire que le Pape peut être repris par quiconque dans ce seul et unique cas, à savoir quand il est suspecté d’hérésie, quand il paraît dévier de la vraie foi, cette affirmation est corroborée par Innocent III, Innocent IV, Grégoire IX, Adrien VI, Paul IV, etc. (...)".
images/icones/mitre4.png  ( 903256 )Par ailleurs par Jean-Paul PARFU (2020-10-26 17:54:56) 
[en réponse à 903250]

Il me semble que la déclaration que vous souhaiteriez faire lire au Cardinal élu pape, mais n'ayant pas encore accepté son élection, doit avoir au préalable été prévue par la procédure et donc par le droit canon. A défaut, l'élu pourrait, sans conséquences sur la validité de son élection et de son acceptation, refuser de prêter ce serment.