Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=902766
images/icones/bravo.gif  ( 902766 )Et le premier prix de la dhimmitude ecclésiastique revient à ... par Cristo (2020-10-20 14:10:57) 

... lui (Père Laurent Berthou, porte-parole du Diocèse de Bayeux et Lisieux) ; mention spéciale pour le dernier paragraphe qui vaut son pesant de fagot de buis ; le cadavre de M. Paty n'est pas refroidi que lui nous parle de rire, d'humour, d'autodérision :

"Nos trois religions croient en un seul Dieu qui est un Dieu de Paix"
"Cet attentat, ce meurtre est d’une lâcheté absolue et il n’a rien à voir avec la religion musulmane bien évidemment" rappelle le Père Laurent Berthout porte-parole du Diocèse de Bayeux et Lisieux, "C’est un pêché contre Dieu, une atteinte à Dieu et la dignité humaine. "Il faut lutter contre le terrorisme parce que ce sont des gens qui veulent mettre la main sur Dieu. Les terroristes cherchent à faire dire à Dieu des choses qu’il n’a jamais dite et jamais pensé. Parce que Dieu est au service de l’Humanité pour que l’humanité grandisse dans la paix et la fraternité et la Justice."

L’Islamisme cherche à manipuler les musulmans et nous-même en disant "vous voyez bien, ils ne sont pas acceptés par la société, donc il faut qu’ils se rebellent contre la société". Et nous, nous avons nos propres extrémismes qui disent : "vous voyez bien les musulmans comment ils sont, alors il faut surtout pas avoir de relations avec eux...'

La réponse à ça, c’est dire, au contraire, nos trois religions sont faites pour s’entendre et faire partie de la même société.

"Le dialogue interreligieux est tout à fait naturel pour nous tous" rappelle le Père Laurent Berthout porte-parole du Diocèse de Bayeux et Lisieux. "Nos trois religions croient en un seul Dieu qui est un Dieu de Paix. Nous sommes tous frères et sœurs d’une même humanité, comme le dit le Pape François. Nous avons tous bien sûr des différences dans notre expression de foi, nous avons des différences dans nos théologies mais ce qui fait le socle commun, c’est que d’abord nous faisons partie de la même humanité et nous faisons partie d’un même pays, d’une même nation, et dans une nation les hommes et les femmes se parlent, ont des activités en commun et cherchent à mieux se connaître et à établir des ponts entre nous". "A partir du moment où des personnes n’acceptent plus ce pacte, je dirais républicain, ça devient dramatique, on le voit, ca finit par des attentats, par des meurtres et pour résister à tout cela il faut poursuivre les criminels d’une part et d’autre part pour nous, continuer à dialoguer."

Savoir rire ensemble c’est important. Nous avons dans nos trois religions beaucoup d’humour, nous avons je crois beaucoup d’autodérision et çà c’est important aussi de pouvoir en témoigner. Autant du sérieux de nos fois propres mais aussi de nos capacités à rire de nous-même.


https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/calvados/ensemble-musulmans-juifs-chretiens-nous-rappelons-notre-engagement-commun-denoncer-intolerance-violence-1886150.html
images/icones/2b.gif  ( 902793 )C'est vraiment à vomir. par Yves Daoudal (2020-10-20 18:32:03) 
[en réponse à 902766]

Négationnisme et apostasie, on fait un lot, enrobé dans une fiente de bons sentiments.
images/icones/3d.gif  ( 902821 )Qu'attendent ceux qui sont encore fidèles par Ptitlu (2020-10-20 23:59:45) 
[en réponse à 902793]

Donc qui vont, organisent ou célèbrent la Sainte Messe quand la Ripouxblique l'interdit pour signifier leur renvoi à ces évêques qui ont choisi maçonnerie et César contre leur charge de pasteurs ?

Ces évêques ne tiennent que par le respect des petites gens. "L'évêché", "Excellence", "Monseigneur"...

Une baffe et un coup de pied au fondement, oui, tout ce qu'ils méritent !

images/icones/nounours.gif  ( 902874 )Ben quoi ? par Regnum Galliae (2020-10-21 15:48:34) 
[en réponse à 902793]

clic
images/icones/fleche2.gif  ( 903105 )Que s'est-il passé fin février puis fin avril 1979 ? par Scrutator Sapientiæ (2020-10-24 09:45:25) 
[en réponse à 902874]

Bonjour Regnum Galliae,

Le mauvais exemple vient non seulement de haut, mais aussi de loin.

Je vous rappelle deux exemples de prises d'appui pontificales, restrictives et sélectives, sur une partie du Magistère intra-conciliaire et sur une partie du Magistère pontifical post-conciliaire :

- tout d'abord dans le discours du pape à des représentants de la religion shinto, le 28 février 1979 : il s'agit d'une citation tronquée de Nostra aetate n° 2,

- et ensuite dans le discours du pape au Secrétariat pour les non-chrétiens, le 27 avril 1979 : il s'agit d'une citation tronquée d'Evangelii nuntiandi n° 53.

Dans le discours de fin février 1979, le pape ne cite que la première phrase de NA n° 2 :

"L’Église catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu’elles diffèrent sous bien des rapports de ce qu’elle-même tient et propose, cependant reflètent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes. Toutefois, elle annonce, et elle est tenue d’annoncer sans cesse, le Christ qui est « la voie, la vérité et la vie » (Jn 14, 6), dans lequel les hommes doivent trouver la plénitude de la vie religieuse et dans lequel Dieu s’est réconcilié toutes choses. Elle exhorte donc ses fils pour que, avec prudence et charité, par le dialogue et par la collaboration avec les adeptes d’autres religions, et tout en témoignant de la foi et de la vie chrétiennes, ils reconnaissent, préservent et fassent progresser les valeurs spirituelles, morales et socio-culturelles qui se trouvent en eux."

Et dans le discours de fin avril 1979, le même pape ne cite que la première phrase de EN n° 53 :

Une telle situation suscite, certes, des questions complexes et délicates, qu’il convient d’étudier à la lumière de la Tradition chrétienne et du Magistère de l’Eglise pour offrir aux missionnaires d’aujourd’hui et de demain de nouveaux horizons dans leurs contacts avec les religions non chrétiennes. Nous voulons relever surtout aujourd’hui que ni le respect et l’estime envers ces religions, ni la complexité des questions soulevées ne sont pour l’Eglise une invitation à taire devant les non chrétiens l’annonce de Jésus-Christ. Au contraire, elle pense que ces multitudes ont le droit de connaître la richesse du mystère du Christ dans laquelle nous croyons que toute l’humanité peut trouver, dans une plénitude insoupçonnable, tout ce qu’elle cherche à tâtons au sujet de Dieu, de l’homme et de son destin, de la vie et de la mort, de la vérité. Même devant les expressions religieuses naturelles les plus dignes d’estime, l’Eglise s’appuie donc sur le fait que la religion de Jésus, qu’elle annonce à travers l’évangélisation, met objectivement l’homme en rapport avec le plan de Dieu, avec sa présence vivante, avec son action ; elle fait rencontrer ainsi le mystère de la Paternité divine qui se penche vers l’humanité ; en d’autres termes, notre religion instaure effectivement avec Dieu un rapport authentique et vivant que les autres religions ne réussissent pas à établir, bien qu’elles tiennent pour ainsi dire leurs bras tendus vers le ciel."

Source : "Le dialogue interreligieux dans l'enseignement officiel de l'Eglise catholique, du Concile Vatican II à Jean-Paul II (1963-2005)", paru en 2006 aux éditions de Solesmes, de la 283 à la page 286.

Je tiens à préciser que l'on trouve le même procédé sous la plume de Paul VI, dans bien des discours et messages, mais aussi que le Magistère de Paul VI consacré au dialogue interreligieux est quantitativement beaucoup moins important que celui de Jean-Paul II consacré au même domaine.

En particulier, je vous renvoie ici au discours de Paul VI aux fidèles "à l'occasion de la canonisation de Saint Nicolas Tavelic et de ses compagnons" (p. 230, dans le même livre), ce discours constituant un sommet du genre, qui en dit long sur la profondeur de la tendance au détournement de finalité du christianisme catholique à laquelle nous sommes confrontés, depuis le début des années 1960.

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/fleche2.gif  ( 902966 )Ce qui compte, en effet, c'est que ce soit "par amour". par Scrutator Sapientiæ (2020-10-22 09:10:06) 
[en réponse à 902793]

Bonjour Yves Daoudal,

Si nous n'avons pas un "respect total pour les convictions de ceux qui croient autrement", pour reprendre une des expressions du pape qui a été à la fois le successeur de Jean-Paul I° et le prédécesseur de Benoît XVI, ou si nous sommes les plus réalistes possible sur les religions non chrétiennes, c'est que nous "manquons de charité"...

A ce compte là, le "par-amour-isme" légitime la plus extrême lâcheté.

Bonne journée.

Scrutator.


images/icones/fleche2.gif  ( 903108 )Négationnisme, apostasie, et soumission à la mentalité postmoderne. par Scrutator Sapientiæ (2020-10-24 10:01:26) 
[en réponse à 902793]

Bonjour Yves Daoudal,

Non seulement nous sommes en présence d'une prise de parole qui fonctionne à l'akérygmatisme jusqu'à l'apostasie et au consensualisme jusqu'au négationnisme, mais en outre nous sommes en présence d'une prise de position qui en dit long sur toute un alignement intellectuel et relationnel sur la conception postmoderne de la religion et des diverses religions.

Je vous rappelle que nous n'avons plus en face de nous

- des modernes, dans l'acception rationaliste de ce terme, qui sont plutôt opposés à la religion en général et aux diverses religions en particulier, en ce qu'ils considèrent que la religion et les religions constituent des survivances inspirées par une vision des choses antérieure aux Lumières et propices à l'abêtissement et/ou à l'asservissement,

mais

- des postmodernes, qui ne sont pas opposés à la religion ni aux diverses religions, mais qui sont partisans d'une instrumentalisation de la religion et des religions, au service du consensus, notamment onusien, culturellement et sociétalement correct, ou médiatiquement et mondialistement correct, ce qui n'est pas la même chose.

En fait, les personnes dont nous parlons ici ont fréquemment une conception sentimentaliste, dans l'acception post-schleiermachienne de cette notion, et transcendantaliste, dans l'acception post-kantienne de ce terme, de la religion et des diverses religions : d'après eux, la religion et les religion correspondent avant tout à une question de sentiments et de valeurs, et ne correspondent pas avant tout, voire pas du tout, à une question de connaissance, de compréhension, de conformation et de contemplation, sous la conduite et en direction de la vérité, dans le domaine de la religion.

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 903109 )PIB et religion par fils du vent (2020-10-24 10:25:18) 
[en réponse à 903108]


J'ai lu quelque part sur la toile le texte d'un chercheur qui disait qu'en gros plus un pays est sous développé plus il y a de la religion. Plutôt que de former les jeunes à être de parfais hackers l'école devrait remettre en branle des cours de philo.
images/icones/fleche2.gif  ( 903116 )C'est notamment la vision d'Emmanuel Todd. par Scrutator Sapientiæ (2020-10-24 11:57:59) 
[en réponse à 903109]

Bonjour et merci, fils du vent.

Vous faites allusion à une vision qui est notamment celle d'Emmanuel TODD, cette vision comportant une part de vérité, comme on le constate, dans le monde entier, depuis le XVIII° siècle, non seulement pour des raisons qui découlent du siècle des Lumières sur le plan philosophique et scientifique, mais aussi pour des raisons qui découlent du même siècle sur le plan économique et technologique.

On pourrait aussi parler de l'influence des Lumières sur le véritable comportement et sur les véritables priorités des individus et des communautés, ou de l'influence de ces Lumières sur les concepts et les valeurs qui sont effectivement utilisés par les personnes et par les sociétés, ou encore de l'influence des mêmes Lumières sur l'évolution effective des conceptions et des pratiques à l'égard du bonheur, du corps, de l'éducation, de la santé, du pouvoir et du savoir.

Pour autant, là où les religions ont reculé, les croyances, notamment politiques, ont occupé, au XIX° siècle, puis au XX° siècle, une assez grande partie de l'espace, culturel et spirituel, mais aussi matériel ou, en tout cas, temporel, qui s'est libéré.

Parmi ces croyances politiques, et non plus religieuses, certaines posent aujourd'hui un problème, comme la croyance en faveur du bien-fondé de la poursuite de la mondialisation et la croyance en faveur de celui de la poursuite de la soumission à l'Alliance atlantique et à l'Union européenne.

Ces croyances posent un problème en ce que ce sont des croyances qui ne s'affichent pas et ne s'assument pas en tant que telles, et en ce qu'elles sont rarement analysées, pour ne pas dire lucidement disqualifiées, en tant que telles.

Et les mêmes croyances posent un problème en ce que ce sont des croyances qui suscitent de moins en moins d'adhésion effective, y compris chez ceux qui sont chargés de continuer à les imposer.

Que suis-je en train de dire ? A peu près ce qui suit : là où les religions ont reculé (ou en tout cas certaines d'entre elles, dont, je crois, le bouddhisme et le judaïsme...), certaines croyances ont prospéré : non seulement des croyances politiques (ou, aujourd'hui, sociétales, au sein de mouvances "sectionnelles"), mais aussi, bien sûr, des croyances sectaires parfois fort éloignées des religions instituées ou des traditions croyantes les plus importantes.

Or, on est bien obligé de constater que le développement de ces croyances anti-religieuses, non religieuses, post-religieuses ou pseudo-religieuses, est allé de pair, ici ou là, avec un amélioration considérable des conditions de vie et avec un développement considérable de l'économie, de l'éducation, des sciences, des techniques, etc...

Conclusion : nous sommes en présence d'un double mouvement : ce mouvement est à la fois un mouvement de marginalisation et un mouvement de diversification de ce qui relève du "croire".

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/radioactif.gif  ( 902936 )Méconnaissance claire de l'Islam par PEB (2020-10-21 21:57:13) 
[en réponse à 902766]

L'islamisme, c'est encore l'Islam mais à un autre degré. En fait, tout musulman sérieux se doit de bâtir l'Oumma qui est la plus parfaite des sociétés en tout temps et en tout lieu. C'est pourquoi il n'a aucun sens ni de l'humour, ni de l'autodérision. Il exaltera, bien au contraire, sa communauté de foi et de vie et en combattra farouchement ses ennemis, déclarés ou non.

Le musulman ne peut se permettre aucun aveux de faiblesse. Il en serait anéanti. C'est un fier combattant qui n'a que faire des considérations de personne. Seul compte le salut communautaire. La violence excessive de ses têtes brûlées est condamnable non pas tant par leur sauvagerie mais parce qu'elle rabaisse le crédit public de la collectivité. Ces derniers jours, il fallait entendre la panique et la rage des imams les plus autorisés. Leur grande angoisse serait une révolte générale des Gaulois les rejetant à la mer.
Dans leur logique, ils s'accommodent très bien avec les autres, tant qu'ils peuvent rendre des services éminents: accompagnement social, éducation, santé, routes &c. Toutefois, l'athéisme généralisé de la société française les met mal à l'aise.

Au contraire, le chrétien s'enorgueillit de ses faiblesses. Sa prière est la longue plainte du misérable ver qui s'humilie en raison de son indignité: Kyrie eleison! Il ne propose pas la Révolution - sinon celle de l'Amour - mais une conversion toute individuelle. L'ironie vient de là, qui souligne les imperfections personnelles. Ca a donné aussi la psychologie comme voyage intérieur dans les tréfonds de l'âme: à l'exemple des confessions de saint Augustin.

Les caricatures forment un art presque consubstantiel au christianisme. En effet, le Fondateur a été l'objet de moqueries au cours de son ministère et de sa Passion. Sa Résurrection condamne en retour Anne, Pilate et Hérode à être la risée des fidèles pour les siècles des siècles. Et lorsque le chrétien est lui-même mis en boîte, il est censé exulter de joie, car le disciple n'est pas plus grand que le Maître et heureux est-il si on le diffame ou l'injurie à cause du Très-Saint Nom.

Pour pénitence et pour l'exaltation de la Foi, voici une Une de Charlie, je voulais dire, de la gazette du Palatin.

Hosanna in excelsis!

images/icones/fleche2.gif  ( 902961 )Quelques remarques très rapides. par Scrutator Sapientiæ (2020-10-22 08:56:37) 
[en réponse à 902766]

Bonjour Cristo,

D'une part, le nivellement entre les trois religions dites du Livre conduit tout droit à la platitude interreligieusement correcte.

D'autre part, une espèce d'orthopraxie sociologale s'est manifestée substituée à ce qu'est l'orthodoxie théologale.

Par ailleurs, il est devenu patent que la survalorisation de la problématique du "dialogue" et de "l'unité" a fait perdre de vue, au sein même du clergé catholique, le spécifique de la charité et de la vérité chrétiennes dues aux croyants non chrétiens.

Enfin, on est vraiment en droit de s'interroger sur l'inscription dans la durée, et en profondeur, du mode de formation et de sélection des futurs prêtres, compte tenu de leur regard et de leur discours, convenus et formatés, SUR ET POUR les religions non chrétiennes.

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 902977 ) Tous ces "dia-logues" externes tuent la force intérieure par Glycéra (2020-10-22 11:02:51) 
[en réponse à 902961]




Et tant que l'Occident (j'y mets l'Europe et les Sémitiques) resteront ainsi à la surface des choses, à l'extérieur, à l'ego, à l'enveloppe, à la forme formelle, à l'échange mental, cela ira de mal en pis.

Comme notre agriculture.
Comme la transmission de notre culture ancestrale.
Comme la santé qui est à la faculté soignée surtout de l'extérieur.

Comme aussi la transmission spirituelle qui est moteur de tout ceci...

Que nous sommes pauvres là !

Pendant ce temps, les pratiques d'Orient restent vivantes chez ceux qui savent contempler la vie, et entendre leur coeur et leur âme.

Pourquoi avons-nous perdu cette capacité : celle des ermites des déserts, celle des moniales contemplatives, celle des contemplatifs partis prêcher quand ils en ont senti l'appel ?

Par ce que notre monde veut tout, réclame tout, crie "j'ai droit à ", exige qu'on lui donne. "On" = l'état, l'organisme *, la "sécu" qui pompe les biens portants, ceux qui portent les autres, et laisse les profiteurs vendeurs de médocs perpétuels remplir leurs poches au dépend de ceux qui ne guériront pas, puisqu'"on" ne change rien dans le mode vital des administrés.

L'Orient se sauvera-t-il de son communisme ?
L'Occident comprendra-t-il la leçon de l'intériorité nécessaire ?
Repartiront-ils dans le "bon sens" **?

L'Occident a peu à peu déraillé, envoyé promener le niveau spirituel, puis le niveau royal.

Il lui reste les parlotes, superficielles, les synodes ou comités, et nous les voyons s'y autogratifier en vaines palabres, qui descendent le niveau à chaque rencontre.


Seul le retour à son centrage, à son jardin intérieur, au Royaume de Dieu qui est en chacun sera une clef réelle. Aller se nourrir à notre source intérieure, pratiquer le recentrage là où Dieu désire habiter et parler à notre âme. Prier, prier, prier, en silence, à l'écoute.

L'Orient enseigne cela.
Même là où le Parti veut éteindre ces lumières, il n'y réussit pas.

Quand on sait l'entendre, cela devient porteur.

Pardon de la longueur, je ne m'y attendais pas.
Bonne journée
Glycéra








* Un organisme est fait d'organes, cela devrait vivre, mais e mot sert à parler des structures sociales étatiques, d'un état mort ou mori-bond, qui ne sait ni ne peut rebondir.

** nom de bonne santé mentale des gesn du peuple qui ne s'en laissent pas conter, ni compter. Une association de gens de "Bon Sens" sera-t-elle viable et utile ?
images/icones/fleche2.gif  ( 903110 )Nous souffrons d'un manque de simplicité spirituelle. par Scrutator Sapientiæ (2020-10-24 10:28:44) 
[en réponse à 902977]

Bonjour et merci, Glycéra,

Nous souffrons d'un manque de simplicité spirituelle, dans l'ordre de la foi théologale et dans celui de la vie surnaturelle.

Nous souffrons d'un manque de catégories, de conceptions, de définitions et de distinctions simples (je n'ai pas dit : simplistes) dans le domaine de la religion.

Nous souffrons d'un manque de priorisation de la fidélité doctrinale et de la fécondité spirituelle, pensées et vécues dans la simplicité (je n'ai pas dit : dans le schématisme).

Nous souffrons d'un manque de solidarité culturelle, doctrinale, pastorale et spirituelle inter-générationnelle, concrète et vivante, entre les catholiques, dans ces domaines : la catéchèse, la prédication, la liturgie et la piété.

Nous souffrons aussi, pourquoi le cacher, d'un déficit de lecture biblique, pour ne pas dire d'interprétation d'inspiration vétéro-testamentaire, de l'anthropologie et de la civilisation dominantes : l'une et l'autre fonctionnent à l'apostasie, à l'idolâtrie, au divertissement, à la soumission aux sens et à la technique, non en dépit mais en raison des fondements effectifs de cette anthropologie et de cette civilisation.

En d'autres termes, je ne suis pas de ceux qui distinguent entre un Occident qui s'en sort très mal et un Orient qui s'en sort mieux, ou moins mal, sur le plan spirituel, disons depuis 1945, mais je suis de ceux qui considèrent que nous gagnerions à recourir à davantage de simplicité chrétienne, à l'égard de ce à quoi nous adhérons et vis-à-vis de ce à quoi nous résistons.

Or, la "mystique du dialogue" est aux antipodes de la simplicité chrétienne à laquelle je pense, alors que cette simplicité chrétienne fonctionne légitimement à l'exclusivisme, à un exclusivisme enraciné en Jésus-Christ et dépourvu d'agressivité, en présence des croyants non chrétiens et des religions non chrétiennes.

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/1a.gif  ( 903130 )Toutes ces catégories ... par Glycéra (2020-10-24 15:43:48) 
[en réponse à 903110]



Merci de votre réponse.

Il me semble que votre demande, votre soif de "simplicité" ressemble à ce qu'en chimie on voit dans les corps simples, donc les corps purs.

Je l'appelle Unification. (action pour être unis, Un)
Quand les morceaux sont ainsi épars, une action pour les unir ? C'est l'Unification. Pour arriver au "Un", au Tout-Un, au Tout.

Le Tout a son existence, pure. Ce n'est pas une somme de petits bouts, c'est le Tout, simple.

Nous souffrons des divisions, des découpages, des catégories. Le premier pas de travers a été de diviser en 2, en consommant (con-sommer) de l'arbre interdit avant la date d'autorisation. Depuis nous avons continué à diviser toutes les choses, les notions, les décisions en puissances de 2, dia-bol-iquement

Ce qui souligne que le dia-logue n'est pas rassembleur en son étymologie ? La relation est autre : elle re-lie.

A méditer ?



Disons-nous, j'en suis persuadée, que nous avons le même but sous deux rédactions différentes ?

Merci de votre réponse
Au service du même Très-Haut !

Glycéra
images/icones/1v.gif  ( 903151 )"Rien à voir avec la religion musulmane bien évidemment" par Paterculus (2020-10-24 21:57:18) 
[en réponse à 902766]

Bon, alors résumons.
L'islamisme ne prospère pas sur le terreau du protestantisme.
Ni sur celui du judaïsme.
Ni sur celui du catholicisme.
Ni sur celui de l'indouisme.
Ni sur celui de l'orthodoxie.
Ni sur celui du shintoïsme.

Ah, oui; alors, on se demande bien d'où il peut venir, l'islamisme !

Votre dévoué Paterculus
images/icones/3f.gif  ( 903198 )De la bêtise ? par Ptitlu (2020-10-25 22:38:17) 
[en réponse à 903151]

Et si on regarde la carte de France, celle des conversions à l'islam recoupe celle du désespoir et de la misère (sociale, économique, culturelle).