Le Forum Catholique

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images/icones/info3.gif  ( 901892 )Quand vous priez.... par fils du vent (2020-10-07 14:55:49) 


Grosse question. La prière n'est-elle réelle que devant un tabernacle dans une chapelle ou une église. Bref, peut-on faire oraison dans sa caravane, dans sa chambre ? Qu'en pensez-vous ? Moi perso je lis la bible (méthode lectio divina que m'a appris un rachaï) puis après ma 1/2 heure de lecture silencieuse, je taille le bout de gras avec Notre Seigneur : par exemple la chine qui n'a pas rapporté, la maladie d'un tel, le pv pris ce matin, mes projets, une demande de grâce etc etc. Et vous, quelle est votre expérience ?
images/icones/coeur.gif  ( 901895 )Prier, c'est partout et tout le temps, même en dormant par Glycéra (2020-10-07 15:25:47) 
[en réponse à 901892]


Prier, c'est avoir son coeur ouvert à Dieu.

Lui lancer une flèche de gratitude, c'est prier.
Lui demander de l'aide, ou des forces, c'est prier.
Lui poser une question, c'est prier.
Lire pour apprendre Dieu, et entendre la pratique à mettre en route dans notre vie, c'est prier.

Réciter un texte d'Eglise, en y mettant son âme attentive, c'est prier. Comme aux cérémonies des paroisses.
Rester dans rien faire ni dire devant le Tabernacle, comme on visite un ami malade qui dort, c'est prier.

Un moine prie tout au long du jour.
Dans le cloître, le jardin, la bibliothèque, la cuisine ou les récréations.
Il a voulu en faire son "métier".

Accepter d'aller oeuvrer, travailler, ranger, étudier, cuisiner, manger avec quelqu'un, marcher d'un endroit à un autre, c'est temps pour prier !

Marcher avec les petits-enfants, ou faire quelques pas avec un ami, c'est possibilité de servir Dieu,et de prier.




J'aime beaucoup Notre-Dame des Petits Pas ...

Ces moments où l'on change de lieu, avec calme et conscience, (trois minutes ou deux heures, c'est de même) pour mettre son coeur à la musique de Dieu. Comme Marie allant au puis chercher son eau.


Ma voiture est un moment béni : c'est "ma" chapelle. Beauté des pays, ou gestes d'attention aux autres, tout est relié à l'écoute, à Dieu à qui je laisse mon coeur disponible.


Comme un papillon où Il souffle ce qu'Il désire de moi.

Qu'elle est belle et bonne votre question !

Glycéra



images/icones/neutre.gif  ( 901936 )Ça ne fait pas recette par fils du vent (2020-10-08 14:26:35) 
[en réponse à 901895]


de parler de la prière sur le FC où ça s'échauffe sur des sujets pour la plupart secondaires.
images/icones/iphone.jpg  ( 901938 )Matthieu 6.6 par XA (2020-10-08 14:58:59) 
[en réponse à 901936]

« Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. »
images/icones/1a.gif  ( 901939 )Quelques pistes... par Fenestri (2020-10-08 15:42:22) 
[en réponse à 901892]

Pour évoquer un sujet relativement complexe par la multitude de façons de prier !

Certains, à l'image des Pères du désert, pourront être attachés à la récitation perpétuelle de versets tirés des psaumes, des Evangiles, des épîtres... Cela a, pour avantage, de permettre de cadrer l'oraison quand on a tendance à s'éparpiller.

Pourtant, l'éparpillement est naturel et j'ai toujours appris qu'il ne fallait pas avoir peur d'avoir des pensées parasites, notamment lors d'une adoration car toujours, dans le face-à-face avec le Saint-Sacrement, celles-ci finissent le plus souvent par s'évaporer.

Et quand vraiment l'adoration est compliquée, j'attrape ma Bible, je lis quelques versets de l'Evangile ; j'en choisis un et je le médite. Ca marche à tous les coups !

Je suis également assez sensible à ce que sainte Thérèse d'Avila disait sur l'oraison, elle qui avait du mal avec l'exercice ! Même si elle a beaucoup écrit, au point de proposer des pistes assez différentes, la constante reste quand même l'idée du dialogue très concret avec Jésus-Christ. Je crois me souvenir (je pourrais chercher la référence) de quelques lignes où elle explique que pour faire oraison, il faut imaginer, lorsqu'on prie, avoir Jésus assis à côté de nous, qui nous regarde. Que voudrait-on lui dire ? C'est un bon point de départ, qui m'a toujours beaucoup aidé.

A la question de la manière de faire oraison se pose aussi la question "physique" et chacun sera plus ou moins sensible : debout, à genoux, prostré, allongé, en marchant... Un moine, peu suspect de progressisme, m'avait ainsi confié aimer prier allongé dans sa cellule. Personnellement, la marche en pleine nature et en particulier le chapelet en marchant, a toujours été source d'oraisons très fructueuses. Trouver les positions qui nous conviennent le mieux permettent de gagner en efficacité, si vous me permettez ce vocabulaire...

Merci pour ce fil, c'est un beau sujet.
images/icones/1b.gif  ( 901952 )C'est simple par Chantal (2020-10-08 17:30:28) 
[en réponse à 901892]

Prier c'est " être avec Lui "
images/icones/fleche2.gif  ( 901968 )Témognage : Lettre du Général Delaunay aux Hommes-Adorateurs par Diafoirus (2020-10-08 22:19:26) 
[en réponse à 901952]

Lettre du Général Delaunay aux Hommes-Adorateurs


Né en 1923, le général Delaunay était chef de l’état-major de l’armée de Terre française du 1er octobre 1980 au 9 mars 1983. Le 16 août 1949, pendant la guerre d’Indochine, une grenade lui explose entre les mains. Il survit mais perd la main droite, ce qui ne l’empêche pas de reprendre le combat. Durant la guerre d’Algérie, il est capitaine puis général, il dirige l’École de cavalerie de Saumur de 1976 à 1979.

Aujourd’hui, il écrit aux Hommes-Adorateurs :
On me demande de dire la place qu’a tenu la prière dans ma vie, et notamment l’oraison. J’ai toujours été chrétien mais j’ai connu plusieurs conversions successives. Mon mariage avec une chrétienne d’abord. Par amour, je me suis laissé entraîner par elle dans une recherche personnelle de Dieu à travers Jésus. La mort de notre troisième enfant, Pascale, suivant de peu notre entrée aux Equipes Notre Dame, fut ensuite pour moi un double choc, déterminant. L’accession progressive à des responsabilités grandissantes et l’affrontement correspondant à des difficultés m’ont amené à me confier davantage à Dieu. J’y ai toujours retrouver la paix et la confiance en Jésus et en moi.

Aujourd’hui, arrivé à la grande vieillesse, vulnérable et environné par la mort, j’ai l’impression d’avoir été accompagné tout au long de ma vie et j’en rends grâces à Dieu. J’attends sereinement la Rencontre entre cette vie et l’autre, un commencement et pas une fin.

Sur le fond, voici ce que j’ai à dire :

1. Pour trop de mâles humains, la religion, c’est une affaire de bonnes femmes. Moi, j’ai eu la chance d’avoir un père qui avait mis la foi au centre de sa vie et qui le montrait, tout en étant un excellent professionnel, un bon citoyen et un père admirable.A le regarder et à l’imiter, j’ai appris que la prière ne remplace pas la compétence mais qu’on est d’autant meilleur qu’on peut s’appuyer sur Dieu, à travers ce face à face qu’on appelle l’oraison, (adoration quand on est devant le Saint Sacrement). C’est pourquoi je l’ai mise dans ma vie et je continue à la pratiquer tous les jours.

2. Devant la déliquescence de la société et la sinistrose ambiante, il ne nous reste que la prière. Et pas seulement celle des vieilles dames : celle des hommes dans la force de l’âge, des responsables : prière collective et prière individuelle.
C’est de celle-là que je parlerai surtout.

3. La pratique de l’oraison quotidienne, c’est surtout une question de volonté. Il m’a fallu des années de combat et de chutes pour réussir à la placer dans ma vie.

4. Bien que ce soit une affaire d’amour, il y a, si j’ose dire, une technique de l’oraison. Je mets mon réveil sur alerte pour 30 minutes pour n’avoir pas à regarder ma montre. Je fais le calme en moi, je respire, je m’imbibe d’un texte évangélique, je fais mon cinéma dans ma tête avec la scène en question en me mettant dans la peau de Zachée par exemple, puis je décroche mentalement le téléphone divin et j’ose m’adresser à Dieu en lui disant : « Me voilà ! Je t’aime et je veux rester avec toi. Je branche le pilote automatique. Maintenant c’est Toi qui es aux commandes ! »… et je reste là en silence dans l’abandon… jusqu’à ce que le vibreur sonne…

5. Mes distractions, je ne les écarte pas : Je les prie, je les incorpore à mon oraison.

6. Si je suis sec, je répète une formule, celle toute simple du pèlerin russe « Jésus Sauveur, prends pitié de moi, pécheur ! »

7. Quand, c’est fini je m’abstiens de juger mon oraison mais je remercie mon « pilote » et je lui dis « A demain ! »

8. Devant le Saint Sacrement, je fais de même mais pendant une heure et, si possible, de nuit.

“Sans Moi, vous ne pouvez rien faire“
Amen. Alléluia!
***
14 mars 2014


http://www.hommes-adorateurs.fr/lettre-du-general-delaunay-aux-hommes-adorateurs/

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