Le Forum Catholique

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images/icones/hein.gif  ( 900790 )Question liturgique sur la lecture de l'Evangile ? par Anne Charlotte Lundi (2020-09-20 18:03:52) 

J'ai assisté un dimanche matin à la messe traditionnelle ailleurs que dans ma paroisse géographique.
Lecture de l'Evangile habituelle en latin, et surprise : le prêtre invite les fidèles à s'assoir puis fait la lecture de l'Evangile en français et donne les annonces paroissiales.
Je n'avais jamais vu cette façon de procéder, les fidèles habituellement restant debout pendant la lecture de l'Evangile même en français !
Connaissez-vous des explications ? Justifications liturgiques ? Avez-vous déjà vu cette curiosité ? Ou c'est peut-être moi que ne sors pas assez le dimanche !

Je vous remercie.

images/icones/neutre.gif  ( 900796 )Le doublage en français par Archange (2020-09-20 21:14:40) 
[en réponse à 900790]

n’est pas un acte liturgique. Donc aucune règle.
images/icones/ancre2.gif  ( 900798 )Ou plutôt... par Paterculus (2020-09-20 22:08:15) 
[en réponse à 900796]

... c'est un acte liturgique, mais du côté de l'explication, donc de l'homélie, et pas de la proclamation.
Votre dévoué Paterculus
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 900809 )Si l’homélie par MG (2020-09-21 10:13:15) 
[en réponse à 900798]

Est un acte liturgique pourquoi le célébrant depose-t-il le manipule et la chasuble avant de prêcher ?
images/icones/ancre2.gif  ( 900873 )Je ne vois pas pourquoi... par Paterculus (2020-09-21 21:39:03) 
[en réponse à 900809]

... le fait de déposer manipule et chasuble avant l'homélie ou le sermon devrait faire que la prédication au cours de la messe ne soit pas considérée comme un acte liturgique : pouvez-vous développer votre point de vue ?

Je ne sais pas pourquoi on dépose ainsi le manipule et la chasuble, mais il y a peut-être une explication toute simple : dire la messe est fatigant et la prédication est un moment fort de cette fatigue ; et porter la chasuble, surtout si elle est lourde et qu'il fait chaud, ajoute à la dépense physique de la messe. Donc peut-être que l'explication est qu'on veut ménager le prêtre. Bien sûr, ce n'est qu'un hypothèse de ma part.

Ceci dit, je pense que si la prédication au cours de la messe n'était pas un acte liturgique, il n'y aurait pas de raison de la réserver à des ministres ordonnés.
La vérité, c'est qu'il y a des moments plus ou moins forts - et sacrés - pour la messe : par conséquent il n'y a pas d'inconvénient à ce que le prêtre soit moins paré pour les moments les moins sacrés.

VdP
images/icones/nounours.gif  ( 901876 )homélie et chasuble : je suppose que c'est uniquement une question pratique par Sacerdos simplex (2020-10-07 12:04:10) 
[en réponse à 900873]

Si le prédicateur fait des grands gestes avec des effets de manche, le manipule peut se détacher du bras et finir sur la figure de Melle Aulombec.
De même, on montait en chaire par un escalier archi-étroit, et une chasuble romaine un peu carrée et rigide pouvait se heurter un peu partout.
(voir la vidéo du "Petit Baigneur" avec la scène de l'homélie...)

Quant à ceux qui croient qu'on retire le manipule pour montrer que ce n'est pas liturgique...
...est-ce pour dire que le N.O.M. n'est plus liturgique depuis qu'on l'a retiré ?...


images/icones/sacrecoeur.gif  ( 901878 )Le sermon par MG (2020-10-07 12:30:23) 
[en réponse à 901876]

N’est pas prévu dans la liturgie. La réforme en a fait un point important de la célébration et cela devient pénible surtout pour les messes basses.
images/icones/neutre.gif  ( 901879 )Moi qui allais repondre par Vox clamantis (2020-10-07 13:01:41) 
[en réponse à 901878]

Qu'un bon sermon c'était un sermon de messe de semaine (court et efficace)...
images/icones/neutre.gif  ( 901882 )Le sermon n'est pas obligatoire par Leopardi (2020-10-07 13:30:58) 
[en réponse à 901879]

Ca n'est donc pas un élément de la liturgie
images/icones/1b.gif  ( 901887 )Comme l'a rappelé Sacerdos simplex par Jérusalem (2020-10-07 14:27:03) 
[en réponse à 901882]

Le Code de Droit Canonique dit que l'homélie fait partie de la liturgie, c'est donc un élément de la liturgie.

Sinon, ceux qui veulent faire prêcher des laïcs le peuvent tout à fait, puisque ce n'est pas un acte liturgique.
images/icones/neutre.gif  ( 901893 )Non par Leopardi (2020-10-07 15:10:59) 
[en réponse à 901887]

Il n'y a pas de lien entre cléricature et acte liturgique. Le service de l'autel fait partie de la liturgie et peut être exercé par des enfants. De même les lectures, lues par des laics (dans le NOM); à moins que les lectures ne fassent pas partie de la liturgie?

Enfin, comment se fait-il que l'on puisse l'omettre, notamment dans les messes de semaine?

images/icones/1a.gif  ( 901900 )Oui mais non... par Jérusalem (2020-10-07 16:34:02) 
[en réponse à 901893]

Les exemples que vous prenez sont justement des fonctions liturgiques, normalement assurées par des clercs, mais qui, par délégation, peuvent être tenues par des laïcs.
Mais que va-t-il en être alors des actes qui ne peuvent être délégués !

Vous avez néanmoins raison, je ne sais pas ici affirmer définitivement de lien entre "cléricature" et acte liturgique, même si, intuitivement, il me paraît évident.

En revanche, s'il est un lien que je ne vois pas, c'est celui entre le caractère facultatif du sermon et son aspect liturgique ; il me semble par exemple que la bénédiction des cierges à la Purification est facultative, il s'agit pourtant bien d'un acte liturgique ?

En tout état de cause, le CIC est très clair sur l'appartenance de l'homélie à la liturgie. Se poser la question de savoir s'il s'agit d'un acte liturgique me semble alors légèrement vain.
images/icones/1v.gif  ( 901904 )Le credo ne fait pas partie de la liturgie ! par Paterculus (2020-10-07 17:34:45) 
[en réponse à 901893]

Sinon comment se fait-il qu'on peut l'omettre pour les messes de semaine ?

Votre argument du service de l'autel se retourne lui aussi contre vous : si ce service de l'autel peut être fait par des laïcs et fait pourtant partie de la liturgie, à plus forte raison on doit considérer que ce qui est interdit aux laïcs fait partie de la liturgie.

Dès la plus haute antiquité les lectures de la messe ont été suivies d'un commentaire par le célébrant.

VdP
images/icones/1b.gif  ( 901907 )J'avais bien pensé au Credo... par Jérusalem (2020-10-07 17:42:12) 
[en réponse à 901904]

Mais cela ne tient pas.

On n'a pas le choix de le dire ou de ne pas le dire (ou, comme on dirait aujourd'hui, "on fera comme l'on veut, à moins qu'on ne le fasse autrement"), mais il y a des messes où l'on doit le dire, et d'autres auxquelles il est interdit de le dire.

L'homélie est laissée à la discrétion du célébrant, d'où l'argument de Leopardi ; mais comme je le dis plus haut, je trouve l'argument sans valeur puisqu'il est d'autres actions liturgiques qui sont falcutatives.
images/icones/neutre.gif  ( 901916 )Le sermon est obligatoire les dimanches et fêtes de précepte par Meneau (2020-10-07 21:43:44) 
[en réponse à 901882]

Il l'était dans le CIC 1917


Can. 1344

§ 1 Les dimanches et les jours de fêtes de précepte de l’année, chaque curé a le devoir propre d’annoncer au peuple la parole de Dieu, avec l’homélie coutumière, surtout à la messe la plus fréquentée.



et il l'est dans le CIC 1983 :

Can. 767

§2. A toutes les messes qui se célèbrent avec concours du peuple les dimanches et jours de fête de précepte, l’homélie doit être faite et ne peut être omise que pour une cause grave



Cordialement
Meneau
images/icones/1v.gif  ( 901919 )Et d'ailleurs le baptême et la confession sont-ils des actes liturgiques ? par Paterculus (2020-10-07 21:52:48) 
[en réponse à 901916]

Si oui, alors il faut obliger les prêtres à porter le manipule et la chasuble lors de l'administration de ces sacrements !
De même pour les saluts du Saint Sacrement...
VdP

PS. Merci, Meneau, toutes les arguties de ce fil me ramènent à l'épître du Pseudo-Barsabbas !
images/icones/1b.gif  ( 900808 )Et la coutume ? par Anne Charlotte Lundi (2020-09-21 06:21:28) 
[en réponse à 900796]

On peut dire que tous les éléments nécessaires sont réunis pour que l'adage s'applique "la coutume, force de loi",
Je trouve incongru cette frénésie à remettre en question les habitudes des fidèles...
Un témoignage : j'avais amené à la messe traditionnelle une personne habituée à la nouvelle messe et cela l'a choquée que l'on puisse s'assoir pendant la proclamation de la "Parole".
Vous me direz et c'est vrai, on peut toujours rester debout à la lecture de l'Evangile en français c'est comme pour les prières au bas de l'autel aux messes chantées.
Mais les femmes doivent se taire à l'église...
images/icones/hein.gif  ( 901920 )J'avoue ne pas comprendre... par Paterculus (2020-10-07 21:57:56) 
[en réponse à 900808]

... qu'on puisse être "choquée que l'on puisse s'asseoir pendant la proclamation de la 'Parole'".
Je pensais que dans l'un et l'autre missel on était debout pendant la proclamation de l'évangile, et assis pour les lectures d'une autre partie de la Bible...
VdP
images/icones/livre.gif  ( 901940 )Ce n'est pas très compliqué par Nemo (2020-10-08 15:45:11) 
[en réponse à 901920]

La proclamation des lectures se fait en latin (obligatoirement, il est illicite de se contenter d'une traduction.

On se tient en effet debout pendant la proclamation de l'évangile en latin. Si une traduction est donnée, l'usage courant est de rester debout mais rien n'empêche de s'asseoir puisque la traduction n'est pas une proclamation, elle ne se faisait même pas obligatoirement au même endroit. Il m'est arrivé du reste de lire l'Evangile en Français alors que le célébrant le proclamait en latin : un servant peut le faire comme pour l'épitre même si ça se fait moins.

De même les fidèles ont coutume de s'asseoir une fois que le célébrant a achevé la récitation du Gloria et du Credo à l'autel.
images/icones/pelerouin1.gif  ( 901949 )J'avais souvenir d'un document... par Sacerdos simplex (2020-10-08 17:13:38) 
[en réponse à 901940]

...en latin (d'il y a peut-être 10 ans) d'un organisme ad hoc (pour le rite de 1962) du St Siège qui disait que l'Evangile peut "etiam" être lu en vernaculaire, ce qui avait donné lieu à un échange sur le FC, échange dans lequel un liseur (chef de choeur ?) avait longuement, péremptoirement et sèchement dit que "etiam" signifie "de nouveau" (lu en latin puis, de nouveau, en vernaculaire), ce qui est évidemment faux dans un tel contexte (confusion avec "iterum" ?) :

"crucifixus etiam pro nobis..." : il a même été crucifié...

Etiam a le sens de "même" au sens de : "Peut même être lu/proclamé en vernaculaire" (à la place du latin).

Qu'en dites-vous ?
Merci de vos lumières.


Il m'est arrivé du reste de lire l'Evangile en Français alors que le célébrant le proclamait en latin


Je ne comprends pas. Simultanément ?






images/icones/1a.gif  ( 901953 )[réponse] par Regnum Galliae (2020-10-08 17:47:35) 
[en réponse à 901949]

avec quelqu'un qui traduisait en langue des signes en même temps ?
images/icones/livre.gif  ( 901955 )Réponses par Nemo (2020-10-08 18:35:20) 
[en réponse à 901949]

La solution est dans la dernière édition (1962) du lectionnaire français latin à l'usage des diocèses de France. Le président des évêques de France, je ne sais plus quel cardinal, spécifie que la lecture en français des lectures ne dispense pas du texte latin.
Oui, on lisait autrefois une traduction pendant que le prêtre récitait l'évangile au missel. Ce n'était pas idéal mais ça se faisait comme ça.
images/icones/abbe1.gif  ( 901961 )C'est précisément parce que c'est simple... par Paterculus (2020-10-08 20:17:48) 
[en réponse à 901940]

... que je ne comprends pas qu'on puisse être choqué.

C'est simple, vous le dites vous-même ainsi :

rien n'empêche de s'asseoir puisque la traduction n'est pas une proclamation



Alors pourquoi être choqué ?
Je répondais à Anne Charlotte Lundi qui écrivait :

cela l'a choquée que l'on puisse s'assoir pendant la proclamation de la "Parole".


dans le contexte suivant :

Lecture de l'Evangile habituelle en latin, et surprise : le prêtre invite les fidèles à s'asseoir puis fait la lecture de l'Evangile en français



VdP
images/icones/fleche2.gif  ( 901959 )J'ai vu une fois quelque chose d'analogue par Philippilus (2020-10-08 19:05:00) 
[en réponse à 900790]

Lors de vacances, dans une paroisse diocésaine isolée desservie par l'ICRSP.

Le prêtre a lu l’épître et l'évangile en latin, sans traduction. Puis après être monté en chaire, il a lu à la suite les deux traductions, avant de commencer son sermon.

Sur le moment, j'ai trouvé cela curieux, mais c'est peut-être finalement une bonne solution?

Philippilus